Face à une grève qui paralyse les établissements scolaires depuis le 5 janvier 2026, l’Exécutif gabonais dévoile une feuille de route interministérielle mêlant mesures concrètes, concertations élargies et mécanismes de suivi. Dans un communiqué interministériel daté du 10 janvier 2026, le gouvernement a officiellement réagi au climat social délétère qui secoue le secteur éducatif.
Le texte s’inscrit, selon ses termes, dans « un souci d’amélioration continue de la qualité du système éducatif national » et dans le cadre préparatoire des travaux de la commission tripartite chargée du traitement des situations administratives et financières des agents de l’Éducation nationale.
Ces travaux sont conduits « sous la coordination et les hautes instructions du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault » et associent le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, le ministre de l’Économie et de Finances, Thierry Minko, ainsi que la ministre de la Fonction publique, Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong. Le communiqué annonce des actions précises, notamment « l’octroi de 300 premiers postes budgétaires, au profit des sortants d’écoles, des professeurs de sciences et des enseignants bénévoles », ainsi que « la régularisation de 3 000 situations administratives ».
Un calendrier de concertation sous haute tension
L’ensemble de ces décisions, précise le document, ainsi que « les autres points contenus dans les différents cahiers de charges », feront l’objet « d’une harmonisation et d’une classification des priorités » lors d’une séance de travail prévue le dimanche 11 janvier 2026. Cette rencontre réunira « les représentants des partenaires sociaux, de SOS Éducation, des enseignants, ainsi que ceux de l’administration centrale de l’Éducation nationale ».
Dans la continuité, « la commission technique chargée de l’examen de ces dossiers », composée des services techniques des ministères concernés, reprendra ses travaux le lundi 12 janvier 2026, avant la tenue de la Commission tripartite interministérielle, placée « sous la haute présidence du Vice-Président du Gouvernement », le mardi 13 janvier 2026. Enfin, le communiqué annonce qu’« une commission de suivi et d’évaluation sera mise en place afin d’assurer un point mensuel sur l’état d’avancement et la mise en œuvre des engagements pris ».
Une volonté affichée de désamorcer une grève aux conséquences lourdes
À travers cette succession d’actions, de rencontres et de commissions, le gouvernement affiche une volonté manifeste de sortir de la grève qui paralyse les cours sur toute l’étendue du territoire depuis le 5 janvier 2026. En ouvrant des espaces de dialogue élargis et en annonçant des mesures chiffrées, l’Exécutif semble vouloir répondre à une crise sociale qui menace de se durcir si des solutions idoines ne sont pas rapidement mises en œuvre.
Reste désormais à transformer ces annonces en résultats concrets. Car plus la grève se prolonge, plus le retard pédagogique s’accumule, rendant le rattrapage difficile et exposant le système éducatif à des conséquences durables. Le temps du calendrier est enclenché ; celui des résultats est désormais attendu par l’ensemble de la communauté éducative.


