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Népal : Rajendra Dawadi, le proviseur qui a défié la crue pour sauver 1 643 élèves

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9 h 10, mercredi 26 août. À l’école secondaire Tribhuvan Trishuli, dans le district de Nuwakot, la matinée suit encore son cours. Puis quatre alertes parviennent au proviseur Rajendra Dawadi. Une crue importante menace la rivière Trishuli. Rien ne permet encore de confirmer que les eaux vont déferler. Mais le directeur ne veut pas jouer avec le danger. Il prend alors une décision qui va sauver 1 643 enfants.

Selon un entretien accordé à la BBC, quatre personnes viennent successivement l’alerter du risque élevé de crue. Parmi elles, un parent se présente à l’école pour récupérer son enfant en urgence. Rajendra Dawadi hésite à peine. Il sait que si l’alerte est fausse, les élèves auront simplement perdu quelques heures de cours. « Même si la crue ne venait pas, ce n’était qu’une seule journée de cours », explique-t-il.

La cloche retentit.

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Dans les salles de classe, les enseignants interrompent les cours et font sortir les élèves. Pas de panique, mais pas de temps à perdre non plus. Le proviseur ordonne de conduire les enfants vers les hauteurs.

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Il pense également à ceux qui ne sont pas encore arrivés. Les chauffeurs des bus scolaires sont contactés et reçoivent une consigne : faire demi-tour immédiatement. Les élèves doivent rester loin de la rivière.

9 h 10, mercredi 26 août. À l’école secondaire Tribhuvan Trishuli, dans le district de Nuwakot, la matinée se déroule encore normalement. Puis quatre alertes arrivent au proviseur Rajendra Dawadi : une grosse crue menace la rivière Trishuli. Impossible de savoir avec certitude si les eaux vont vraiment déferler. Mais le directeur préfère ne prendre aucun risque. Il prend alors une décision qui va sauver 1 643 enfants.

Selon un entretien accordé à la BBC, quatre personnes viennent tour à tour l’alerter du risque élevé de crue. Parmi elles, un parent se rend à l’école pour récupérer son enfant en urgence. Rajendra Dawadi n’hésite presque pas. Il se dit que, si l’alerte est fausse, les élèves auront simplement raté quelques heures de cours. « Même si la crue ne venait pas, ce n’était qu’une seule journée de cours », explique-t-il.

La cloche sonne.

Dans les salles de classe, les enseignants arrêtent les cours et font sortir les élèves. Pas de panique, mais il faut quand même faire vite. Le proviseur demande de conduire les enfants vers les hauteurs.

Il pense aussi à ceux qui ne sont pas encore arrivés. Les chauffeurs des bus scolaires sont appelés et reçoivent une consigne claire : faire demi-tour tout de suite. Les élèves doivent rester loin de la rivière.

Puis tout s’accélère.

Les derniers enfants viennent à peine d’être mis à l’abri que la Trishuli se déchaîne. En quelques minutes, les eaux envahissent le site de l’établissement. Cinq minutes seulement après la fin de l’évacuation, l’école est balayée et engloutie.

Le bâtiment est perdu. Mais les enfants sont vivants.

Les derniers enfants viennent à peine d’être mis à l’abri que la Trishuli se déchaîne. En quelques minutes, les eaux envahissent le site de l’établissement. À peine cinq minutes après la fin de l’évacuation, l’école est balayée et engloutie.

Le bâtiment est perdu. Mais les enfants sont en vie.

Les 1 643 élèves de l’établissement ont échappé à la crue. Deux membres du personnel n’auront malheureusement pas cette chance : après être retournés dans des zones dangereuses, ils perdent la vie.

Depuis, Rajendra Dawadi est présenté comme le héros de cette journée. Pourtant, au lendemain de la catastrophe, le proviseur ne s’attarde pas sur les compliments. Il faut désormais trouver des locaux pour poursuivre les cours et reconstruire l’école.

Mais pas question de reproduire la même histoire. Dawadi demande que le futur établissement soit construit sur les hauteurs, dans une zone sécurisée.

À 9 h 10, il n’avait qu’une alerte. À 9 h 15, il avait sauvé une école entière.

Depuis, Rajendra Dawadi est présenté comme le héros de cette journée. Pourtant, le lendemain de la catastrophe, le proviseur ne s’attarde pas sur les compliments. Il faut maintenant trouver des locaux pour continuer les cours et reconstruire l’école.

Mais pas question de refaire la même erreur. Dawadi demande que le futur établissement soit construit sur les hauteurs, dans une zone sûre.

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