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Formation professionnelle : le SYFOP dénonce une crise qui perdure et appelle le gouvernement à agir

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À l’occasion de la célébration de la Fête de la Libération, le Syndicat de la Formation Professionnelle (SYFOP) a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur la situation du secteur de la formation professionnelle au Gabon. Dans une déclaration officielle, le syndicat dénonce un « délaissement » du secteur et interpelle directement les autorités sur une crise qui, selon lui, perdure depuis près de trois ans.

Le SYFOP indique avoir entamé son 11ᵉ mois consécutif de grève générale, déclenchée en novembre 2025. Une situation qui, d’après l’organisation syndicale, entraîne une paralysie importante de l’appareil de formation professionnelle. Parmi les principales conséquences évoquées figurent notamment le gel des examens et concours, laissant des milliers de jeunes apprenants dans l’incertitude quant à la validation de leurs qualifications et à leur insertion sur le marché du travail. Le syndicat déplore également la suspension des cours destinés aux agents publics en stage dans les centres de formation, compromettant ainsi le renforcement des compétences et l’évolution professionnelle des fonctionnaires.

Pour le SYFOP, cette crise affecte également durablement les structures et les projets de formation. L’organisation syndicale évoque une « mort lente de l’outil de travail », avec des activités professionnelles et des projets d’insertion socioprofessionnelle quasiment à l’arrêt. Elle estime que cette situation est d’autant plus préoccupante que la formation professionnelle constitue un levier essentiel pour l’employabilité et l’autonomisation de la jeunesse.

Formation professionnelle : le SYFOP dénonce une crise qui perdure et appelle le gouvernement à agir

Dans sa déclaration, le syndicat fustige par ailleurs ce qu’il qualifie de « silence assourdissant » et d’« inertie » des autorités ministérielles de tutelle, de la Direction générale de la Formation professionnelle et de la Direction générale de l’ANFEP. Le SYFOP considère que le secteur ne peut plus être relégué au second plan des politiques publiques, au regard de son rôle dans la préparation des jeunes à l’emploi et dans le développement des compétences nationales.

Face à cette situation, le syndicat réaffirme toutefois sa disponibilité au dialogue et demande l’ouverture immédiate de négociations « sincères et constructives » autour du cahier de revendications des agents. Il appelle également le gouvernement à trouver une solution urgente afin de préserver l’année de formation et de rétablir la continuité du service public dans ce secteur.

Enfin, le SYFOP entend prendre l’opinion nationale à témoin sur les conséquences de cette crise prolongée et sur les responsabilités qu’il attribue aux différents acteurs concernés. Par la voix de son président, Prince Prosper Engonga, le syndicat assure rester mobilisé pour la défense des droits des personnels et pour la revalorisation de la formation professionnelle au Gabon.

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