Le ministère de la Communication engage une refonte majeure du secteur médiatique gabonais. Réunis à la Maison Georges Rawiri, le secrétaire général du ministère, Hass Nziengui, et les patrons de presse ont acté la relance de la carte professionnelle et l’ouverture d’une concertation pour une répartition plus transparente de l’aide publique.

Une concertation cruciale s’est tenue hier à Libreville entre le secrétaire général du ministère de la Communication, Hass Nziengui, et les responsables des médias nationaux. Au cœur des échanges : le redémarrage de la délivrance de la carte de presse et la révision des modalités d’attribution de la subvention à la presse écrite et numérique.
Carte de presse : la fin de cinq ans de paralysie
Le ministère souhaite urgemment régulariser un secteur bloqué depuis plusieurs années. La commission d’attribution de la carte professionnelle ne s’est pratiquement plus réunie depuis cinq ans.


Pour permettre aux journalistes de s’organiser, les autorités ont repoussé la date limite de dépôt des dossiers au 30 octobre. Hass Nziengui a exhorté les patrons de presse à inciter leurs équipes à accomplir ces démarches, rappelant que ce document est indispensable pour sécuriser le statut des professionnels et faciliter leur travail sur le terrain.
Vers une subvention plus équitable
Le second volet de la rencontre a basculé sur la santé financière des entreprises de presse. Face à la crise qui frappe les rédactions, le ministère de tutelle promet de rompre avec l’opacité.
L’objectif affiché est de recueillir les doléances des professionnels afin de définir des critères d’attribution objectifs, transparents et équitables. Les futures commissions techniques s’appuieront sur ces concertations pour distribuer l’aide publique de manière plus rationnelle, avec l’ambition affirmée de garantir le pluralisme médiatique au Gabon.












