La Confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) a observé un mouvement d’humeur ce mercredi 28 octobre 2026 au ministère des PME-PMI, à Libreville. À travers cette mobilisation, les responsables de cette organisation patronale entendent attirer l’attention des autorités sur les difficultés rencontrées par les PME locales et réclamer un dialogue plus régulier avec le gouvernement.

Un déficit de concertation pointé du doigt. Selon Emmanuel Zué Meye Eyene, président de la CGPMEI, les organisations patronales des petites et moyennes entreprises ne sont pas suffisamment écoutées. Il déplore l’absence de concertation avec la ministre de l’Entrepreneuriat et des PME-PMI, Zenaba Gninga Chaning, depuis sa prise de fonctions, malgré plusieurs relances, courriers et demandes d’audience adressés à son cabinet.
Le responsable patronal estime que cette situation empêche les entreprises nationales de faire entendre leurs préoccupations quotidiennes. Il évoque notamment la précarité qui touche, selon lui, une grande partie des PME au Gabon, en raison du manque d’opportunités de développement et de la difficulté pour les entrepreneurs de valoriser leur expérience et leur expertise.


La mobilisation comme ultime recours
« Nous ne pouvons pas indéfiniment attendre », a déclaré Emmanuel Zué Meye Eyene, justifiant ainsi le choix de la mobilisation pour interpeller les pouvoirs publics. Pour la CGPMEI, l’amélioration des conditions d’activité des petites et moyennes entreprises passe notamment par une meilleure écoute des organisations patronales et une prise en compte effective de leurs doléances.

Une première ouverture obtenue sur le terrain
Cette démarche a toutefois permis une première avancée. Présente sur les lieux, la ministre Zenaba Gninga Chaning a échangé avec les membres de la confédération. Selon Emmanuel Zué Meye Eyene, il s’agit d’un premier échange de ce type depuis plus d’un an.
Une séance de travail a également été annoncée pour ce vendredi à 10 heures, afin de poursuivre les discussions et d’examiner de près les préoccupations soulevées par les représentants des PME.












