Le Gouvernement veut désormais donner un cadre opérationnel à la digitalisation des enseignements. Un atelier national consacré à l’élaboration et à la validation des textes d’application de l’ordonnance relative à la digitalisation des enseignements s’est ouvert ce mardi 21 juillet 2026 à Libreville, sous la conduite de Madame le Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Instruction Civique, Camélia Ntoutoume Leclercq.
La rencontre, qui a réuni plusieurs membres du Gouvernement et les partenaires concernés, témoigne de la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la transformation numérique du système éducatif gabonais. Étaient notamment présents le Ministre de l’Économie Numérique, Mark Alexandre Doumba, la Ministre de la Formation Professionnelle, Jacqueline Ilogue Bignoumba, ainsi que le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Charles Edgar Mombo.
Au-delà de l’élaboration de textes juridiques, l’enjeu est désormais de donner un contenu concret à la digitalisation de l’éducation. Dans un monde où les technologies numériques transforment profondément les méthodes d’apprentissage et l’accès au savoir, le Gabon ne peut rester à l’écart de cette mutation.
Bien pensée et correctement mise en œuvre, la digitalisation peut élargir l’accès aux ressources pédagogiques, faciliter la diffusion des cours et des contenus éducatifs, soutenir les enseignants dans leurs pratiques et offrir de nouvelles possibilités d’apprentissage aux élèves et aux étudiants. Elle peut également contribuer à réduire certaines inégalités entre les apprenants, notamment lorsque la distance ou l’insuffisance des ressources limitent l’accès au savoir.
Mais le numérique ne constitue pas, à lui seul, une solution miracle. Sa réussite dépendra de la qualité des infrastructures, de la disponibilité de la connexion Internet, de l’équipement des établissements scolaires et universitaires, mais aussi de la formation des enseignants et de l’accompagnement des apprenants. La protection des données, la cybersécurité et la sécurisation des plateformes devront également figurer parmi les priorités.
L’atelier ouvert ce 21 juillet apparaît ainsi comme une étape déterminante : celle qui doit permettre de transformer une ambition politique en dispositif juridique et opérationnel. Car, en matière de digitalisation de l’éducation, le véritable défi ne sera pas seulement d’adopter des textes, mais de faire en sorte que le numérique entre réellement dans les salles de classe, les amphithéâtres et les centres de formation, au bénéfice de tous les apprenants.
Sous la Très Haute impulsion de S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon entend ainsi inscrire son système éducatif dans l’ère numérique. Reste désormais à transformer cette volonté en résultats concrets et durables.
