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Gabon : Alain Claude Bilie-By-Nze annonce la création imminente d’un nouveau parti politique

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L’ancien Premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle du 12 avril dernier s’est de nouveau exprimé face à la presse, le mardi 29 avril 2025, à Libreville, pour confirmer sa volonté de poursuivre son engagement politique à travers la création prochaine d’une nouvelle formation.

Lors de cette conférence de presse, en présence de représentants des médias nationaux et internationaux, le leader de la plateforme Ensemble pour le Gabon, qui n’a recueilli qu’un peu plus de 3 % des suffrages, a dressé son bilan post-électoral et esquissé les contours de sa future orientation politique.

L’annonce phare de la journée a été celle de la création prochaine d’un parti politique, censé incarner les idéaux d’un Gabon rassemblé, résolument orienté vers le progrès et la modernité. Pour le conférencier, le scrutin du 12 avril marque non seulement la fin d’une époque mais aussi l’avènement d’une ère porteuse d’espoir et de renouveau pour l’ensemble de la population gabonaise.

Dans une déclaration empreinte d’optimisme, il a tenu à remercier ses partisans : « Merci à tous les membres de la plateforme pour leur engagement sans faille. Ensemble, nous continuerons à œuvrer pour un Gabon meilleur. » a conclu l’homme politique.

Gabon-Maroc : un partenariat stratégique à Meknès sur la sécurité sanitaire des aliments

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Du 21 au 27 avril dernier, à l’occasion de la 17e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), un accord de coopération scientifique a été officiellement signé entre l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) et le Laboratoire officiel d’analyses et de recherches chimiques de Casablanca (LOARC). Cette alliance pourrait renforcer les dispositifs de contrôle sanitaire des denrées alimentaires au Gabon, en s’appuyant sur l’expertise reconnue du laboratoire marocain.

Scellée par le Directeur général de l’AGASA, Docteur Jean Delors Biyogue Bi Ntougou en présence de plusieurs personnalités institutionnelles gabonaises et marocaines, cette convention marque une étape majeure dans le rapprochement technique entre les deux pays. Le LOARC s’engage ainsi à effectuer, pour le compte de l’AGASA, des analyses physico-chimiques conformes aux standards internationaux, en vue de garantir la qualité sanitaire des produits alimentaires consommés au Gabon.

Ce partenariat, à forte valeur ajoutée, s’inscrit pleinement dans une dynamique de coopération Sud-Sud renforcée, traduisant la volonté partagée du Gabon et du Royaume du Maroc de promouvoir des systèmes alimentaires sûrs, durables et respectueux des normes de santé publique. Il constitue également un levier important pour le renforcement des capacités techniques et scientifiques de l’AGASA, acteur clé de la politique nationale de sécurité alimentaire.

[Editorial] Laissons Oligui Nguema gouverner

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Le 12 avril 2025, 920 000 Gabonais se sont rendus dans les bureaux de vote pour choisir leur président de la République parmi huit candidats retenus par la Cour constitutionnelle. Avec 94,85% des voix et une très forte participation de 70,11% du corps électoral, Brice Clotaire Oligui Nguema a fini par l’emporter au terme d’une campagne apaisée. Autant dire un plébiscite, tant les Gabonais ont voté comme un seul homme pour « l’homme du 30 août 2023 », jour du coup de libération.

L’élection présidentielle terminée, d’aucuns voudraient « contrôler » le Bâtisseur en chef, qui pour « peser » sur ses choix, qui pour lui « recommander » d’écarter ou de « garder » tel, qui pour lui « vendre » ou « proposer » tel projet ou dossier. Oubliant que le président de la République, qui prête serment samedi 3 mai 2025, devant le peuple gabonais, sera seul, dans sept ans, à rendre des comptes : oui, il sera seul face à sa propre conscience, seul face à Dieu, seul face à ses compatriotes, seul face à toute la communauté internationale.

Enfin gouverné comme il se doit

C’est pourquoi, que ce soit les partis politiques, en quête d’influence et d’élus et qui, au fond, ne servent que les intérêts de leurs camps, que ce soit les « Grands électeurs » en manque de reconnaissance et de récompense, ou même « toutes » les familles du président élu, tout ce beau monde devrait, comme dirait Confucius, « rester à sa bonne place » pour que le Gabon soit enfin gouverné comme il se doit. Brice Clotaire Oligui devrait s’appuyer sur son patriotisme et sa vision déclinés en projet de société et plébiscités par le peuple.

Mieux, en déroulant le tapis de son existence, lui, Brice Clotaire Oligui, fruit du Nord et du Sud, ayant des solides racines à l’Est et l’Ouest, devrait se rendre compte qu’il est « élu » de Dieu pour conduire la Nation Gabon vers les lendemains meilleurs. En cela, peu importe l’angle d’observation, le hasard – Albert Einstein disait que « le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito » – a voulu qu’il soit « là » et au bon moment lorsque ce même Dieu a décidé, le 30 août 2023, de mettre fin au martyr des Gabonais et le placer au-devant des aspirations de ses compatriotes pour les satisfaire.

Au milieu des Grands Hommes de la planète Terre

Se retrouver au milieu des Grands Hommes de la planète Terre. Comme si Dieu n’avait pas encore fini de lui parler, alors que le 12 avril les Gabonais – dans un plébiscite à nulle pareille ailleurs – venaient de lui confier leur destin, une semaine plus tard, le souverain pontife décédait. L’amenant samedi dernier à se retrouver au milieu des Grands Hommes de la planète Terre. Vous avez dit hasard ? Les croyants rappelleront à Tous : « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ».

Comme on le voit, si les planètes se sont alignées pour faire de Brice Clotaire Oligui Nguema l’élu du peuple gabonais, il y a lieu de lui marteler avec les tambours, balafons, trompettes son désormais devoir d’être « le père de la Nation ». Autrement dit : le fils de toutes les mamans, le fils de tous les papas, le grand frère de tous les Gabonaises et Gabonais, le petit frère de tous les Gabonaises et Gabonais, l’ami de tous les Gabonaises et Gabonais. Bref, il devra avoir, pour résoudre l’équation « Gabon apaisé, uni et développé » en ordonnée l’impartialité, en abscisse l’équité. Puisqu’il est désormais « une propriété collective » de tous les Gabonais. Pourquoi ?

Calife à la place du calife

Parce que, hier en Tunisie, les excès de la veuve du président Ben Ali, ses beaux-frères, ses frères et les siens avaient précipité la chute du régime. En août 2023, Oligui Nguema lui-même a dû mettre fin à la récréation de Sylvia Bongo, de son fils Noureddin Bongo Valentin et leurs amis, qui avaient transformé le Gabon en jungle. Où chacun se croyait calife à la place du calife, jouait de son influence, imposait ses règles, réglait ses comptes aux têtes qui ne leur revenaient pas, etc.

C’est pourquoi, dans le Gabon nouveau, plébiscité dans les urnes et incarné par le Bâtisseur, Brice Clotaire Oligui Nguema, le peuple souhaite voir le chef affirmer son indépendance et faire ses choix en fonction de ses critères et de ses objectifs. En bon bâtisseur, il ne manquera pas d’avoir à l’esprit que la construction d’un édifice c’est d’abord l’élaboration d’un bon plan, et sa réalisation grâce à des ouvriers compétents chacun dans son domaine qui l’accompagneront avec vigueur, rigueur, humanisme et loyauté.

En définitive, il sera seul à assumer les victoires, comme les erreurs, qui ne manqueront pas durant son septennat et qu’il faudra nécessairement corriger. Comme quoi, au nom d’un Gabon apaisé, uni dans la Concorde, laissons Oligui Nguema gouverner !

Gabon/Santé : Attention à certains compléments alimentaires pour les hypertendus

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« C’était la maladie des sujets âgés, entre 60 et 70 ans. Mais depuis une décennie, on voit des patients de 30 ans, voire même de 20 ans, atteints d’hypertension », expliquait déjà en mai 2021 Dr Carol Fadilath Yekini, cardiologue. Des propos rapportés, à cette époque, par Gabonreview.

L’hypertension artérielle, autrefois associée à l’âge, touche désormais une population plus jeune au Gabon. Cette maladie silencieuse est l’une des principales causes de décès prématuré. Elle favorise les AVC, infarctus et autres complications cardiovasculaires.

Pour limiter les risques, un bon traitement médical et de meilleures habitudes de vie. Cela passe par la réduction du sel et de l’alcool, une alimentation équilibrée et des activités physiques régulières, comme le rappelle Top Santé.

Cependant, dans une société de plus en plus portée sur le bien-être, les Gabonais s’orientent vers les compléments alimentaires. Sauf que, certains composants peuvent nuire aux hypertendus. C’est dans ce sens que le Dr Columbus Batiste et la diététicienne Michelle Routhenstein, interrogés par Eating Well, mettent en garde contre plusieurs substances. Il s’agit donc de : la p-synéphrine (extrait de l’orange amère), utilisée dans les produits minceur, elle augmente la pression artérielle et peut provoquer des troubles cardiaques. Sa   consommation est  déconseillée aux hypertendus.

La racine de réglisse : elle contient de la glycyrrhizine, qui favorise la rétention de sodium et diminue le potassium, ce qui augmente la tension artérielle et affaiblit le muscle cardiaque.

La caféine : présente dans certains compléments énergisants ou à base de guarana, elle peut provoquer des pics de tension et accélérer le rythme cardiaque.

L’éphédrine (issue de l’éphédra) : ce stimulant, utilisé dans des produits brûle-graisse ou anti-rhume, est associé à des cas d’hypertension sévère, d’AVC et de décès. Il peut également rendre les traitements inefficaces.

Au Gabon, où l’accès à une information médicale fiable reste limité, il est crucial de consulter un professionnel de santé avant de consommer un complément alimentaire, surtout en cas d’hypertension.

Rappelons que, selon l’OMS, 1,28 milliard de personnes âgées de 30 à 79 ans sont hypertendues, dont la majorité vit dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, comme le Gabon.

Pour l’essor économique du Sénégal : Ousmane Sonko fait le ménage à Petrosen

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Décidé à passer le chiffon sur les passifs laissés par l’ancienne équipe, alors sous la direction de Macky Sall, le tandem Diomaye-Sonko veut aller vite. L’économie étant le nerf de la guerre, il faut mettre rapidement de l’ordre dans les entreprises à caractère économique, comme la compagnie pétrolière nationale (Petrosen).

Préférant le pragmatisme à la confrontation, le directeur de la branche Exploration-production (EP) de la compagnie pétrolière nationale sénégalaise (Petrosen), Thierno Seydou Ly, a perdu son siège. Une initiative du Premier ministre Ousmane Sonko, qui poursuit méthodiquement sa stratégie de reprise en main du secteur énergétique sénégalais.

 En effet, dans une manœuvre stratégique qui témoigne de sa volonté de contrôler étroitement le secteur énergétique sénégalais, le Premier ministre sénégalais poursuit méthodiquement la réorganisation de Petrosen.

Selon l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, Thierno Seydou Ly a été écarté le 5 mars dernier, officiellement « appelé à d’autres fonctions ». Cet ancien cadre de TotalEnergies, qui avait exercé au Gabon et au Nigeria, avant de prendre les rênes de Petrosen E-P en mai 2022, a été remplacé par Talla Gueye.

« Thierno Seydou Ly était déjà sur la sellette. Le ministre de tutelle a tenté de le maintenir en poste, mais Ousmane Sonko, déterminé à faire table rase du passé et tourner la page Macky Sall, a fini par s’en séparer », confie une source interne à Petrosen au magazine panafricain.

Ce départ ne constitue pas un simple changement de personnel, mais s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu au sein de la compagnie nationale. Selon JA, l’éviction de Thierno Seydou Ly résulte également d’une fronde d’une partie des cadres contre sa gestion et ses relations difficiles avec Alioune Gueye, l’actuel directeur de Petrosen Holding, ancien coordinateur du Parti africain du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), au pouvoir, aux Etats-Unis.

Unique fausse note dans le dispositif de Sonko pour renforcer son influence

La divergence de vues concernant la renégociation des contrats pétroliers semble avoir été déterminante. Alors qu’Alioune Gueye, proche du Premier ministre, considère « la révision des accords indispensables pour garantir au Sénégal un meilleur parti possible », Thierno Seydou Ly prônait une approche plus pragmatique « pour éviter tout conflit avec les opérateurs pétroliers étrangers », rapporte l’hebdomadaire panafricain.

Cette position mesurée lui aurait valu les « foudres de sa hiérarchie ». Une source proche du dossier, citée par le magazine affirme que « Thierno Seydou Ly constituait l’unique fausse note dans le dispositif que Sonko voulait mettre en place pour renforcer son influence sur le secteur extractif ».

Le remaniement ne s’est pas limité au seul directeur général. D’autres nominations ont été annoncées : Papa Samba Ba, jusqu’alors directeur des hydrocarbures, prend la tête de l’entité du contrôle et du suivi des opérations. À la direction générale des hydrocarbures, Ibrahima Noba devient directeur de l’exploration-production, tandis que Babacar Cissé dirigera la branche approvisionnement, transformation et distribution.

Le gouvernement espère, à travers ces changements, « insuffler une nouvelle dynamique au sein du ministère et de l’entreprise publique afin d’améliorer sa performance et d’affirmer sa montée en puissance », selon les termes rapportés par Jeune Afrique.

Quant au processus de renégociation des contrats pétroliers et miniers, le président Bassirou Diomaye Faye a assuré, lors de son discours à la Nation du 3 avril, que « les résultats obtenus à ce stade sont plus que satisfaisants » et qu’ils « seront communiqués à temps opportun ». Depuis l’avènement du tandem Diomaye-Sonko au pouvoir au Sénégal, la diversification de l’économie est leur priorité. Aujourd’hui, cette vision tend à faire du Sénégal un pays au développement certain.

Radiation de Tidiane Thiam de la liste électorale en Côte d’Ivoire : Tous les ingrédients seraient-ils assemblés pour une nouvelle implosion ?

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Après la décision d’un tribunal de radier le nom du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), les Ivoiriens semblent retenir leur souffle. Les causes produisant les mêmes effets, il n’est pas exclu que le pays retombe dans les travers ethniques, sinon dans une volonté d’exclusion. Ce qui n’augure guère d’une présidentielle apaisée dans moins de six mois.

« Je suis déterminé à me battre pour que les Ivoiriens puissent choisir librement celui ou celle qui les dirigera. Le PDCI est uni derrière moi. Il n’y aura pas de plan B, il n’y aura pas de plan C ». Cette phrase sur le compte Facebook de Tidiane Thiam semble étrangement une réplique de la même expression faite, à une période pas trop lointaine, par l’actuel président de la République de Côte d’Ivoire. Mais l’on oublie trop vite.

Depuis 1990, année de l’ouverture du pays à la démocratie multipartite, les guerres de positionnement ont fait de la Côte d’Ivoire une bombe à retardement. La crise post-électorale de 2010-2011 est encore trop présente dans les esprits, à laquelle la classe politique ne semble puiser assez de leçons pour cesser de jouer avec le feu.

Tout a débuté avec le décès, en 1993, de Félix Houphouët-Boigny, dont la succession, mal définie, alors même qu’il était clairement entendu que le président de l’Assemblée nationale soit le successeur constitutionnel du chef de l’Etat en cas de vacance du poste de président de la République. Mais, le Premier ministre de l’époque avait su introduire une mention qui donnait au chef du gouvernement la lassitude de terminer le mandat en cours. Cette dernière introduction n’ayant jamais été promulguée, un bras de fer devrait déterminer qui du Premier ministre ou du président de l’Assemblée nationale devrait prendre la succession du père de l’indépendance.

Une véritable guerre de leadership

Il s’ensuivit une véritable guerre de leadership entre les deux personnalités, finalement remporté par le chef du parlement. La tension ne s’est guère pour autant apaisée dans l’ensemble de la classe politique ivoirienne, qui s’est finalement transformée en guerre ethnique où une grande partie méridionale du pays et même le centre se sont retrouvés opposé à la grande partie septentrionale. Inutile de revenir sur les thèmes de « nordiste » et « ivoirité » qui ont abondamment créé une atmosphère remplie de soufre sur toute l’étendue du territoire. Et pendant six ans de président d’Henri Konan Bédié, la Côte d’Ivoire a été constamment sur une poudrière. Où l’armée a été obligée d’intervenir, en décembre 1999, pour tenter de mettre fin à ce jeu avec le feu. Ce coup d’Etat, autrement surnommé le « Coup d’Etat de Noël », n’est point arrivé à éloigner le spectre d’une guerre civile sur le pays. Bien au contraire, les lignes ont été nettement tranchées.

Après une transition de huit mois, le régime militaire mené par le général Robert Gueï, une élection a été décidée, marquée par une volonté d’exclusion. Robert Gueï étant arrivé à mettre dans la constitution ce que les Ivoiriens, par ironie, avaient surnommé la guerre de prépositions « ou » et « et ». Autrement dit « Etre de mère « ou » de père ivoirien » ou être d’un parent ivoirien. Alassane Ouattara était alors soupçonné de n’être ni de mère ivoirienne, ni de père ivoirien. Le général putschiste ayant pris le soin d’écarter tous les candidats susceptibles de lui porter ombrage, pensait s’ouvrir un boulevard pour le palais du Plateau. Arriva alors un « troisième larron », en la personne de Laurent Gbagbo, qui s’empara du fauteuil présidentiel faute de président, le général Gueï ayant fui le palais sous une révolte populaire. Et pendant dix ans la Côte d’Ivoire a été sevrée d’élection présidentielle.

Laurent Gbagbo s’est retrouvé aux prises avec Alassane Ouattara

En 2010, avec la pression de la communauté internationale, un « scrutin spécial » a finalement pu se tenir et auquel toutes les candidatures ont été acceptées. Malheureusement cette présidentielle n’a guère connu une fin sereine. Au deuxième tour, le président sortant, Laurent Gbagbo s’est retrouvé aux prises avec Alassane Ouattara, soutenu par son ennemi d’hier, Henri Konan Bédié. Arriva ce qu’on aurait pu éviter, mais qui était prévisible : la Côte d’Ivoire fut mise à feu et à sang par une belligérance fondée sur une crise de positionnement et d’ethnie. Alassane Ouattara, aidé par les « Forces nouvelles », issue de la rébellion armée de 2002 à 2010, de Guillaume Soro, venue du nord du pays, appuyées par l’armée française stationnée à Port-Bouët à Abidjan, ont neutralisé l’armée régulière ivoirienne sous le commandement du général Phillipe Mangou (qui a été ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon avant de continuer sa mission diplomatique en Allemagne). En avril 2011, Alassane Ouattara pu s’asseoir officiellement sur le fauteuil présidentiel.

Cette crise post-électorale a officiellement coûté la vie à plus de trois mille personnes, sans compter les victimes de la rébellion où le pays avait été partitionné.

Depuis quinze ans, Alassane Ouattara est à la tête de Côte d’Ivoire, après une traversée de désert de plus d’une décennie. Son exclusion de la scène politique ivoirienne pour « nationalité douteuse » a été l’épicentre des différentes crises politiques qu’a connues le pays. Aujourd’hui, comme si l’histoire n’avait guère assez enseigné la sagesse et la prudence, une autre crise est sur le point de naître. Victor Hugo enseignant : « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas ». Sinon, combien de morts faut-il encore sur les rives de la Lagune Ebrié pour que ce peuple naguère le plus solidaire de la région ouest-africaine se ressaisisse ? Alassane Ouattara donnerait-il raison à ceux qui s’opposaient à son avènement à la tête de la Côte d’Ivoire ? Lui qui a connu l’exclusion, devrait-il l’imposer aux autres aujourd’hui ?

Guillaume Soro, qui a passé près de dix de sa vie dans le maquis

Laurent Gbagbo, qui s’était solidarisé du sort d’Alassane Ouattara pour s’opposer à Henri Konan Bédié, en 1995, se trouve écarté par son allié d’hier. Le PDCI-RDA, sans qui Alassane Ouattara ne connaîtrait peut-être jamais les honneurs du tapis rouge, est aujourd’hui le parti pestiféré. Guillaume Soro, qui a passé près de dix de sa vie dans le maquis, est aujourd’hui obligé de vivre en exilé, hors du pays pour lequel il a risqué ses études universitaires et sa vie. C’est au tour, donc de Tidiane Thiam, petit-fils de Félix Houphouët-Boigny, qui a fait d’Alassane Ouattara, contre la volonté populaire de ses compatriotes, un homme politique en Côte d’Ivoire, de boire le calice amer de l’exclusion. Car, c’est se rire de l’histoire que d’arguer que « Tidiane Thiam n’est pas ivoirien », alors que celui qui avance une telle excentricité, est pour la plus grande majorité des Ivoiriens un « homme venu d’ailleurs ». L’actuel président de la République a peut-être acquis la nationalité ivoirienne, mais personne n’est convaincu de son « ivoirité ». Peut-être faudra-t-il encore un autre bain de sang, qui atteigne, cette fois-ci, les familles des politiciens pour que ceux-ci cessent de croire que les Ivoiriens sont du bétail pour leurs holocaustes sataniques ?

Dans tous les cas, pour une fois, le nord de la Côte d’Ivoire ne se fera pas prier pour se joindre au centre et bouter les ennemis communs hors de ses frontières. Tidiane Thiam a déjà donné le ton : « La conjonction de tous ces éléments crée un environnement potentiellement dangereux pour notre pays. Je n’accepterai pas cette radiation qui est injuste, injustifiée et incompréhensible ».

Question : au lieu de faire le médecin après la mort, toutes les organisations africaines et internationales ne devraient-elles pas se pencher très rapidement sur le cas de la Côte-d’Ivoire avant qu’il ne soit trop tard ?

Gabon : Faut-il condamner les femmes pour leur passé sexuel ?

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Dans de nombreuses sociétés africaines, les discussions autour du mariage et de la moralité féminine demeurent sensibles. Une vidéo récemment publiée par V-Voyance sur TikTok a ravivé le débat sur l’importance du passé sentimental d’une femme à être une épouse.

Dans cette séquence devenue virale, l’auteur l’auteur déconseille aux hommes d’épouser une femme ayant eu plus de cinq partenaires sexuels. Selon lui, un tel choix serait risqué, en raison de blessures émotionnelles passées, pouvant entraîner une instabilité affective, voire une difficulté à rester fidèle. Il évoque également la « pureté » comme un critère déterminant dans l’évaluation de la « mariabilité » d’une femme.

Ces propos trouvent un certain écho dans un contexte culturel où la virginité et la discrétion sexuelle sont encore perçues par beaucoup comme des signes de respectabilité. D’ailleurs, la majorité des commentaires sous la vidéo, semblaient approuver cette vision. Cependant, ces opinions ne font pas l’unanimité.

Interrogé par la rédaction de Gabonclic.info, Mohamed apporte une perspective plus mesurée : « La décision d’épouser une femme ne devrait pas dépendre uniquement de son passé. Ce qui compte, c’est son comportement actuel. Une femme peut changer si elle est avec un homme sérieux », affirme-t-il. Il souligne également qu’une femme vierge peut tout autant être irrespectueuse ou difficile à vivre.

Dans une société gabonaise en pleine mutation, où les femmes revendiquent de plus en plus leur autonomie et leur liberté de choix, ce type de débat met en lumière des tensions entre normes traditionnelles, aspirations modernes et évolution des mentalités. Chacun est libre de ses critères et de sa propre vision du mariage.

Gabon : Journée nationale de la femme : « Le mariage n’est qu’une pièce de la maison »

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Cette sentence est de Pepecy Ogouliguende, députée de la Transition, invitée samedi dernier par l’Association des filles-mères du Gabon, dans le cadre de la célébration en différé de la Journée nationale de la femme dont Mouila a abrité, cette année, les manifestations.

Réunies sous le sous-thème « Femme, connais tes droits », les participantes à la rencontre initiée par l’Association des filles-mères du Gabon, dans le cadre de la célébration en différé de la Journée nationale de la femme, ont été invitées à réfléchir sur leur place dans la société et sur les défis qu’elles rencontrent au quotidien. Devant un public composé majoritairement de jeunes mères, Pepecy Ogouliguende, la conférencière, a partagé une réflexion en phase avec les réalités vécues par de nombreuses femmes au Gabon.

Le mariage : un élément parmi d’autres

Se prononçant sur l’importance du mariage dans les foyers Pepecy Ogouliguende a souligné : « Lorsque nous rencontrons des jeunes aujourd’hui, tout ce qui les préoccupe, c’est le mariage. Mais c’est une grosse erreur. Parce que la vie est comme une maison à plusieurs pièces. Et le mariage n’est que l’une de ces pièces, et non la maison toute entière », a estimé la conférencière. Dans un contexte gabonais où le poids des traditions, de la religion, des pressions sociales et des difficultés économiques, conduit souvent les jeunes filles à voir le mariage comme une finalité ou une issue, ces propos viennent bousculer un schéma bien ancré. Pour la députée de la Transition, il est essentiel que les jeunes filles comprennent qu’elles ont le droit et le devoir de rêver plus loin, de construire leur avenir à partir de leurs propres ambitions. « Chaque être humain sur cette terre a une destinée, une vision personnelle et donc une autonomie », a-t-elle martelé, insistant sur l’importance pour les femmes de se réaliser au-delà du foyer par l’éducation, l’engagement professionnel, l’entrepreneuriat ou encore la participation citoyenne.

Une société à repenser pour la jeunesse féminine

Alors que le Gabon fait face à de nombreux défis touchant la jeunesse, tels que le chômage, les grossesses précoces, l’abandon scolaire, la réflexion de Pepecy Ogouliguende résonne comme un appel à la responsabilisation, mais aussi comme une lueur d’espoir. Elle dessine les contours d’une société où la femme est reconnue pour l’ensemble de son potentiel, et non réduite à un seul rôle social.

Il est temps que chaque jeune femme prenne conscience de sa valeur et de ses capacités. Mais il est également urgent que le ministère de la Femme s’engage pleinement dans une démarche de sensibilisation, d’éducation et d’accompagnement. Comme l’enseigne la Bible : « Mon peuple périt faute de connaissance » (Osée 4:6), si nous souhaitons, à l’issue de ce septennat, voir émerger des femmes capables et bâtisseuses, alors, le ministère de la femme devrait investir dans le développement personnel, le leadership et l’autonomisation des femmes.

Gabon : Journée nationale de la femme, entre émancipation et connaissance des droits

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À l’occasion de la célébration en différé de la Journée nationale de la femme, l’Association des filles mères du Gabon a organisé, le samedi 26 avril, une rencontre citoyenne à Nzeng Ayong, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville. L’événement a rassemblé plusieurs femmes autour de thématiques essentielles liées à leur développement personnel et à leur autonomisation.

Parmi les intervenantes de marque figuraient Pepecy Ogouliguende, députée de la transition et militante engagée pour les droits des femmes, ainsi que Lemboumba Mengue Delphine Penka, présidente du Club des jeunes femmes juristes.

Gabon : Journée nationale de la femme, entre émancipation et connaissance des droits

Encourager l’émancipation et le retour aux valeurs traditionnelles, a été le schéma de cette rencontre. « Les objectifs poursuivis par cette rencontre sont l’émancipation de la femme, le retour aux sources des valeurs de la femme gabonaise », a souligné Haresse Kengue, présidente de l’association organisatrice. Un message fort, appuyé par l’intervention inspirante de Pepecy Ogouliguende, qui a échangé avec les participantes sur des sujets allant du leadership féminin à la gestion financière, en passant par le développement personnel.

Connaître ses droits pour mieux se défendre

De son côté, Delphine Penka Lemboumba Mengue a mis en lumière l’importance de la connaissance des droits chez les femmes gabonaises. « Beaucoup subissent des injustices parce qu’elles ne connaissent pas leurs droits, parce qu’elles ne savent pas qu’elles peuvent porter plainte et qu’en portant plainte elles n’ont pas à avoir peur, parce que la loi est de leur côté », a-t-elle déclaré. Avant de rappeler l’existence de textes juridiques fondamentaux, comme la loi sur l’élimination des violences faites aux femmes, ou encore celle relative à la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel.

Gabon : Journée nationale de la femme, entre émancipation et connaissance des droits

Pour Pepecy Ogouliguende, cette rencontre aurait tout aussi bien pu s’intituler « Tout est possible ». Un message d’espoir, fondé sur la conviction que le « Nouveau Gabon » ouvre de nouvelles perspectives aux femmes, à condition qu’elles sachent les saisir.

Gabon : Célébration en différé à Mouila de la Journée nationale de la Femme

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Organisé par la ministre de la Femme et de la protection de l’enfance, Elodie Diane Fouefoue épouse Sandjoh, l’événement s’inscrit dans une volonté de valoriser davantage l’engagement féminin à travers tout le territoire national.

Fait notable pour cette année : l’ensemble des activités s’est déroulé au complexe administratif de Mouila, où se sont enchaînées, tout au long de la journée les manifestations liées à cette célébration. Ce choix stratégique répond à l’ambition du ministère de délocaliser désormais cette fête, traditionnellement célébrée à Libreville, afin de la rapprocher des populations de l’intérieur du pays.

En prélude à la cérémonie officielle, Madame le ministre, accompagnée de plusieurs membres du gouvernement, a répondu  à l’invitation de Gysèle Itoumba, ancienne maire de la commune et figure emblématique du leadership féminin. Visiblement heureuses, les femmes de la localité ont exprimé leur fierté de voir leur province honorée par la célébration de la Journée nationale de la Femme.

Gabon : Célébration en différé à Mouila de la Journée nationale de la Femme

La visite s’est clôturée dans une ambiance conviviale autour d’un dîner partagé avec Sidonie Ouwé, renforçant les liens de solidarité et d’engagement autour de la cause féminine.