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Gabon : Vaalco Energy renforce sa présence avec des investissements majeurs

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Libreville, 14 mai 2025 – La société pétrolière américaine intensifie ses opérations, annonçant des investissements significatifs pour augmenter sa production sur le champ offshore d’Étame-Marin. Avec un budget prévu entre 150 et 180 milliards de francs CFA (environ 250 à 300 millions de dollars) pour l’année 2025, l’entreprise vise à forer entre 5 et 10 nouveaux puits, consolidant ainsi sa position stratégique dans le secteur énergétique gabonais.

Présente au Gabon depuis 1995, Vaalco Energy a déjà investi plus de 4 milliards de dollars pour ses opérations pétrolières. La nouvelle campagne de forage, prévue pour le second semestre 2025, s’inscrit dans une volonté de doubler la production actuelle, estimée entre 15 000 et 16 000 barils par jour. L’objectif est d’atteindre une production de 30 000 barils par jour d’ici 2026.

Modernisation et innovation technologique

Pour mener à bien cette expansion, Vaalco Energy a sécurisé un contrat avec Borr Drilling Limited pour la fourniture d’une plateforme de forage moderne. Cette infrastructure permettra de réaliser des forages plus complexes et d’effectuer des opérations de maintenance sur les puits existants, notamment sur le champ d’Étame.

Vaalco Energy souligne également son engagement envers le développement local.  Actuellement, 96 % des postes au sein de l’entreprise au Gabon sont occupés par des investisseurs nationaux.  L’entreprise prévoit de renforcer cette politique de nationalisation des postes tout en continuant à former son personnel aux nouvelles technologies et aux standards internationaux du secteur pétrolier.

Perspectives économiques pour le Gabon

Ces investissements massifs de Vaalco Energy interviennent dans un contexte où le Gabon cherche à revitaliser son secteur pétrolier, pilier de son économie. L’augmentation de la production et les retombées économiques attendues pourraient contribuer significativement à la croissance du pays et à la création d’emplois locaux.

Avec ces initiatives, Vaalco Energy confirme son rôle clé dans le paysage énergétique gabonais, tout en renforçant les liens économiques entre les États-Unis et le Gabon.

Gabon : Libreville se prépare à accueillir une mission stratégique du FMI en juin prochain

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A la mi-juin, une délégation du Fonds monétaire international rencontrera les autorités gabonaises, dans un contexte de relance économique et de quête de stabilité financière. Cette visite pourrait marquer un tournant décisif dans les relations entre le Gabon et les bailleurs de fonds internationaux.

C’est au cours d’une séance de travail, présidée par le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, que les grandes lignes de cette mission ont été évoquées. Le représentant résident du FMI au Gabon, Gomez Agou, a participé aux discussions aux côtés du ministre de l’Economie, Henri-Claude Oyima et Louise Mvono, ministre de la Planification. À l’ordre du jour : la relance de la coopération avec l’institution de Bretton Woods et l’assainissement des finances publiques.

Après une période marquée par des déséquilibres macroéconomiques et une dette publique préoccupante, le gouvernement gabonais affiche sa volonté de restaurer la confiance des partenaires économiques. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait lui-même exprimé, dans une allocution, le souhait de replacer la rigueur financière au cœur de la gouvernance publique. « Il ne s’agit pas simplement de négocier un programme avec le FMI, mais de poser les bases d’une gestion saine, transparente et orientée vers le développement durable », a déclaré une source proche du ministère de l’Économie.

Cette mission du FMI devrait permettre de dresser un diagnostic actualisé de la situation financière du pays et de proposer des pistes concrètes pour améliorer la mobilisation des ressources, la maîtrise des dépenses et l’efficacité des politiques publiques.

Des discussions techniques porteront également sur la réforme du système fiscal, la modernisation de la gestion de la dette, ainsi que sur le climat des affaires. En toile de fond : la nécessité pour le Gabon d’attirer de nouveaux investisseurs, alors que plusieurs grands chantiers d’infrastructure sont en cours, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports et du logement.

Cette visite marque une étape importante pour le pays, qui souhaite renouer avec les institutions financières internationales après plusieurs années de tension budgétaire.

Gabon : Reprise des cours au Centre de formation de Nkok

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Après sept mois d’interruption lié à un mouvement d’humeur des partenaires sociaux, les cours ont officiellement repris au Centre de formation et d’enseignement professionnels aux métiers du bois, du bâtiment et des Travaux publics de Nkok.

Pour marquer cette reprise tant attendue, la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’instruction civique et de la formation professionnelle, Camélia Ntoutoume-Leclercq, s’est rendue sur place, le mardi 13 mai 2025, afin de constater l’effectivité de la reprise des activités pédagogiques. Sa visite témoigne de l’importance accordée par les autorités publiques à la formation professionnelle, considérée comme un levier essentiel du développement économique national.

Gabon : Reprise des cours au Centre de formation de Nkok

Cette reprise sonne comme un signal fort pour les apprenants et les formateurs, appelés à reprendre le chemin des ateliers et des salles de classe dans un climat désormais apaisé.

Mali : La Charte des partis et le statut de l’opposition abrogés

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Dans une annonce choc, diffusée en flash spécial sur les ondes de l’ORTM le mardi 13 mai 2025, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a officialisé l’abrogation définitive de la charte des partis politiques et du statut de l’opposition. Cette décision, qualifiée d’historique, fait suite aux conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) et des récentes concertations populaires, marquant une rupture radicale avec le système politique en place depuis plus de trois décennies.

Le décret présidentiel met ainsi un terme à une ère politique marquée par une prolifération de partis jugés inefficaces et davantage préoccupés par la recherche des intérêts privés que pour le bien-être de la nation. Cette mesure drastique intervient après que les Assises nationales de la refondation de 2021 et les Concertations des forces vives de la nation des 28 et 29 avril 2025, qui avaient clairement exprimé la nécessité d’une refonte profonde du paysage politique malien.

Ces consultations nationales avaient mis en lumière un consensus au sein de la société malienne quant à la nécessité de réformer un système politique miné par l’anarchie partisane. Depuis l’instauration du multipartisme en 1991, le Mali a vu émerger plus de 200 partis politiques, souvent dépourvus d’idéologie claire, de base populaire solide ou d’ancrage territorial. Cette inflation de sigles a été accusée d’avoir fragmenté la représentation nationale, affaiblie la gouvernance et ouvert la voie à des manœuvres d’influence néfastes.

Les Maliens ont été les témoins de coalitions opportunistes, d’alliances contre-nature et d’une opposition souvent stérile, sans véritable projet alternatif. Les scandales financiers et le manque de résultats concrets ont finalement érodé la confiance du public envers une classe politique, perçue comme privilégiant ses propres intérêts au détriment du développement du pays. Le multipartisme, autrefois porteur d’espoir démocratique, était devenu, selon une opinion largement répandue, une source de rente plutôt qu’un moteur de progrès.

L’annonce de l’abrogation par le Conseil des ministres, le 30 avril, avait suscité de vives réactions au sein d’une partie de la classe politique, qui dénonçait une atteinte à la démocratie. Cependant, le gouvernement de Transition a souligné que ces mêmes partis avaient refusé de participer aux Concertations d’avril, ignorant ainsi la volonté populaire. Les tentatives de mobilisation projetées par certains leaders politiques les 3, 4 et 9 mai ont d’ailleurs connu un échec retentissant, révélant un manque de soutien populaire à cette initiative.

Face à cette situation, le gouvernement de la Transition a pris des mesures fermes, suspendant les activités des partis politiques dès le 7 mai, avant de soumettre le projet d’abrogation au Conseil national de Transition (CNT), qui l’a adopté à une quasi-unanimité, ouvrant la voie à la promulgation de la loi d’abrogation par le président Goïta ce mardi.

A signaler que le gouvernement de Transition a insisté sur le fait que cette décision ne signifie pas la fin de la pluralité a des opinions. L’objectif est de refonder le système politique en élaborant une nouvelle charte des partis, plus exigeante et responsable, afin de construire une démocratie véritablement au service du peuple malien et non pour des intérêts partisans.

Cette abrogation marque un tournant potentiellement majeur dans l’histoire politique du Mali, dont les conséquences à long terme restent à observer.

Gabon : Les nouveaux retraités perçoivent leur pension de la CNSS

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Soulagement pour près d’un millier de nouveaux retraités. En effet, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé le paiement effectif des pensions à 954 nouveaux bénéficiaires à compter de ce mercredi 14 mai 2025.

Il s’agit des dossiers validés au cours du deuxième trimestre 2025, conformément au calendrier de traitement. Cette opération s’inscrit dans la volonté de la CNSS de résorber les retards accumulés et de garantir un service régulier aux assurés.

La direction générale appelle toutefois les retraités à se rapprocher des guichets pour vérifier leur situation et actualiser, si nécessaire, leurs dossiers. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de modernisation de la CNSS, qui prévoit également une digitalisation progressive des services.

Coopération Gabon-Maroc : Le Complexe horticole d’Agadir-Ait Melloul offre une bourse

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L’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) annonce une opportunité de bourse d’études à l’étranger destinée aux bacheliers gabonais de la session 2024-2025

Cette bourse, valable pour l’année académique 2025-2026, est offerte par le Complexe horticole d’Agadir-Ait Melloul (CHA), une entité relevant de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) de Rabat. Elle s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI).

Les candidats intéressés sont invités à déposer leur dossier de candidature au plus tard le mercredi 18 juin 2025. Pour plus d’informations, les postulants sont encouragés à se rapprocher des services de l’ANBG ou à consulter les canaux officiels de l’Agence.

Gabon : Colloque international sur l’inclusion scolaire

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Libreville, 14 mai 2025 – Le Gabon réaffirme son engagement en faveur d’une éducation pour tous. Depuis le 12 mai, un colloque international sur l’inclusion scolaire se tient à Libreville, réunissant chercheurs, enseignants, décideurs politiques et partenaires de l’éducation venus de plusieurs pays francophones.

Organisé en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), cet événement vise à renforcer la prise en charge des élèves en besoins éducatifs particuliers. Les échanges portent notamment sur l’accessibilité des infrastructures, la formation des enseignants et l’adaptation des programmes.

Selon les organisateurs, ce colloque représente une opportunité cruciale pour le Gabon de poser les bases d’une école inclusive, équitable et adaptée aux réalités locales. Les recommandations issues des travaux devraient alimenter les programmes des futures politiques éducatives du pays.

RDC : Kasaba dévastée par des inondations et plus d’une centaine de morts

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Dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 8 mai 2025, de violentes pluies se sont abattues sur le village de Kasaba, dans le territoire de Kalemie, situé dans la province du Tanganyika, à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Ces intempéries ont provoqué des inondations d’une ampleur exceptionnelle, emportant des maisons, détériorant des routes et emportant des habitants sur leur passage.

Le bilan provisoire communiqué par les autorités locales et relayé, le 10 mai par TV5Monde Afrique, fait état d’au moins 104 morts, 28 blessés et plus de 150 maisons totalement détruites. Parmi les victimes, plusieurs femmes et enfants ont été retrouvés sans vie, noyés dans la montée soudaine des eaux.

Selon les témoignages recueillis sur place, les pluies ont duré plusieurs heures, submergeant complètement la rivière locale qui a débordé de son lit. Les secours, très limités en moyens, ont été débordés par l’ampleur de la catastrophe. De nombreux habitants sont encore portés disparus, et des recherches se poursuivent avec l’appui des autorités provinciales et de la Croix-Rouge.

Cette tragédie ravive les interrogations sur la vulnérabilité des zones rurales en République Démocratique du Congo face aux dérèglements climatiques. À Kasaba, comme dans d’autres régions du pays, les infrastructures de drainage et les dispositifs d’alerte précoce sont quasiment inexistants. Les ONG locales appellent à une réponse humanitaire rapide, mais aussi à des investissements durables dans la prévention des catastrophes naturelles.

Gabon : Hermann Immongault présente la feuille de route du ministère de l’intérieur, de la sécurité et de la décentralisation

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Après les festivités liées à la formation du nouveau gouvernement, place désormais au travail. Certains ministres fraîchement nommés ou reconduits ont déjà pris leurs marques. C’est notamment le cas au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation (MISD).

Le lundi 12 mai 2025, le ministre a présidé une séance stratégique avec l’ensemble des responsables sectoriels de son département. Publiés sur la page Facebook officielle du ministère, les travaux de cette rencontre de haut niveau marquent un tournant décisif dans l’organisation du MISD sous l’ère de la Cinquième République.

Gabon : Hermann Immongault présente la feuille de route du ministère de l’intérieur, de la sécurité et de la décentralisation

Avec autorité et clarté, Hermann Immongault a décliné les priorités de son action, en parfaite adéquation avec les orientations fixées par le président de la République. Trois axes majeurs structureront les mois à venir : affaire intérieure, sécurité et décentralisation.

Le ministre a donné jusqu’au 30 mai pour dresser un état des lieux complet, tant sur le plan administratif qu’opérationnel.

Affichant une volonté ferme, Hermann Immongault a exhorté ses collaborateurs à une mobilisation totale, dans un esprit de rigueur, d’efficacité et d’exemplarité, afin de bâtir un ministère à la hauteur de la vision du chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Et voilà « Le Destin national » : une coalition de partis politiques non légalisés au Gabon  

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Ecartés de la dernière rencontre voulue par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, quarante-trois partis politiques non reconnus ou en cours de légalisation ont décidé de se regrouper. Le 10 mai dernier, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, leurs représentants ont annoncé la création d’une coalition baptisée « Le Destin national » (LDN).

Cette initiative est née après la rencontre entre le chef de l’État et les dirigeants des partis légalement constitués, dans le cadre des concertations nationales. Bien que la rencontre ait abordé des sujets cruciaux pour l’avenir politique du pays, les partis non officiellement enregistrés n’y ont pas été conviés. Une absence perçue par ces formations comme un déni de leur existence et de leur rôle dans le débat démocratique.

Christian N’nang Nsome, président du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG) et porte-parole de la nouvelle coalition, a déclaré que « Le Destin national milite activement pour la défense de la démocratie », rapporte Gabonreview. Cette mobilisation marque une volonté de faire entendre la voix de ces partis dans les grandes réformes en cours.

Une offre politique pléthorique face à une base électorale réduite

Le contexte politique actuel est marqué par une réflexion engagée sur la rationalisation du système partisan. Le président Oligui Nguema, investi le 3 mai 2025, a exprimé sa volonté de clarifier les règles du jeu politique. Il a notamment dénoncé la prolifération des partis dans un pays où moins d’un million d’électeurs sont enregistrés pour 104 formations politiques reconnues.

Des conditions plus strictes seraient désormais exigées pour une existence légale. En effet, dans le cadre de cette réforme, de nouvelles exigences sont proposées pour obtenir la reconnaissance légale : chaque parti devra désormais compter au moins 18 000 militants répartis sur tout le territoire national, posséder un siège physique, un compte bancaire actif, et obtenir au minimum cinq parlementaires et trente conseillers locaux lors des prochaines élections.

Alors que le pays se prépare aux scrutins sénatoriaux, législatifs et locaux, cette coalition nouvellement formée espère peser dans les débats. Mais les conditions d’accès à la reconnaissance légale pourraient constituer un obstacle majeur. Pour ses membres, « Le Destin national » serait autant un instrument de contestation qu’un moyen de peser dans les futures réformes politiques.