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Gabon : Le petit déjeuner, devient un luxe face à la flambée des prix sur les marchés

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Libreville – La cherté de la vie continue de ronger le quotidien des Gabonais, alors que les produits de première nécessité connaissent une envolée spectaculaire. Illustration frappante de cette inflation persistante : la boîte de lait concentré sucré « Cè Bon », jadis commercialisée à 1 000 FCFA, s’échange désormais à 1 500 FCFA dans bon nombre de commerces de la capitale, soit une hausse vertigineuse de 50 % en quelques semaines.

Une situation qui fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages, contraints de revoir à la baisse leurs habitudes de consommation. Le petit déjeuner, longtemps considéré comme un moment de convivialité familiale, tend désormais à devenir un luxe que beaucoup de foyers ne peuvent plus se permettre.

« Cè Bon » n’est pas un cas isolé. D’autres denrées de consommation courante suivent une trajectoire similaire. La célèbre poudre chocolatée Nesquik, prisée dans les foyers, notamment par les enfants, est passée de 1 600 à 2 000 FCFA, enregistrant une hausse de 25%. Cette spirale inflationniste suscite une inquiétude grandissante au sein de la population. ⁠« Avant, avec 10 000 francs, on remplissait un panier pour toute la semaine. Aujourd’hui, cette somme ne suffit plus que pour deux ou trois produits essentiels », témoigne avec amertume une mère de famille rencontrée à la sortie d’un supermarché de Libreville.

Une riposte gouvernementale attendue

Conscient de la gravité de la situation, l’exécutif gabonais, sous la houlette du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de passer à l’action. Lors du dernier Conseil des ministres, des mesures ont été arrêtées pour freiner la hausse continue des prix et répondre à l’urgence sociale. ⁠« Afin de répondre aux attentes pressantes des populations en matière de lutte contre la vie chère et de renforcement du pouvoir d’achat, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de mettre en place, dans les plus brefs délais, une centrale d’achats des produits de première nécessité », a précisé le communiqué final du Conseil des ministres.

Cette future structure publique aura pour vocation d’approvisionner régulièrement le marché national en denrées essentielles à des tarifs accessibles. Elle devra également contribuer à la stabilisation des prix, enrayer les pratiques spéculatives, garantir une distribution équitable sur l’ensemble du territoire et constituer des stocks stratégiques pour anticiper d’éventuelles crises.

Alors que les ménages peinent à joindre les deux bouts, ces annonces gouvernementales suscitent beaucoup d’espoirs. Reste à savoir si leur mise en œuvre sera suffisamment rapide et efficace pour soulager durablement la population.

Gabon : À quand la résurrection du Stade omnisports Omar Bongo, la légende en ruines ?

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Libreville, 31 mai 2025 — Majestueusement perché au cœur de la capitale, cette arène mythique, qui a fait vibrer le cœur de la République, demeure un symbole poignant de la gloire passée et de l’espoir inachevé de l’histoire sportive du pays, toutes disciplines confondues. Inauguré en 1970 et capable d’accueillir jusqu’à 40 000 spectateurs, ce colosse architectural a longtemps été un véritable sanctuaire où se sont écrites les plus belles pages de l’histoire particulière du football national.

Entre les années 1970 et le début des années 2000, cette enceinte mythique a vibré sous les exploits de l’équipe nationale, Azingo National puis les Panthères du Gabon, lors de duels enflammés face aux cadors du continent africain. Les tribunes ont résonné des chants patriotiques fervents des supporters, exaltés par les prouesses de figures emblématiques comme, entre autres, François Amégasse, Aubame Yaya, Daniel Cousin, « Petit Mabouela » Eric Mouloungui, Théodore Zué Nguema ou Shiva Star Nzigou et bien d’autres.

Mais le stade Omnisport Omar Bongo n’était pas seulement un théâtre de performances sportives. Son gymnase a été aussi un haut lieu de la culture et du divertissement qui a accueilli des artistes de renommée mondiale comme l’icône sénégalaise, Youssou N’Dour ou l’emblématique groupe antillais Kassav. Des événements phares tels que « la Grande nuit de la musique » y ont vu défiler des stars internationales à l’image de Ja Rule, Eve, Shaggy et des talents locaux comme Koba Building, qui ont fait vibrer Libreville au rythme d’une communion populaire inégalée.

Un géant à l’arrêt

Aujourd’hui, ce monument de la mémoire collective gît dans l’oubli, laissé à la merci intempéries. Les travaux de réhabilitation, maintes fois annoncés, se sont transformés en promesses creuses, enchaînant des retards et finalement l’arrêt du chantier, dans un flou institutionnalisé. La ferraille rouillée, les tribunes désertes et la pelouse envahie de broussailles témoignent l’abandon d’un patrimoine public dans un silence complice.

Pour beaucoup de Gabonais, le sort de l’Omnisports Omar Bongo est devenu le symbole d’un immobilisme criant. Tandis que d’autres pays du continent rénovent leurs infrastructures sportives et se rivalisent pour accueillir les plus grandes compétitions, le Gabon semble figé dans le temps, spectateur impuissant de la déliquescence de l’un de ses emblèmes les plus puissants.

L’espoir d’un regard d’Oligui Nguema et de Barro Chambrier

La réhabilitation du Stade omnisports Omar Bongo est devenue un véritable serpent de mer dans les programmes gouvernementaux. Pourtant, sa renaissance pourrait incarner bien plus qu’un simple chantier d’une infrastructure d’importance, elle porterait sur une dimension identitaire, sociale et politique. Redonner vie à ce stade, c’est redonner confiance à une jeunesse en mal de repères, c’est raviver une fierté nationale en berne. Et c’est enfin recréer un espace de communion et de rayonnement.

Alors que le Gabon entame une nouvelle étape de son existence avec les nouvelles autorités, nombreux sont ceux qui espèrent que la volonté politique se traduira enfin en actes. Car au fond, une seule question demeure : quand est-ce que le rideau se lèvera-t-il à nouveau sur l’Omnisports Omar Bongo ?

En attendant une réponse convenable, le silence des gradins continue d’interroger et le temps gagne dans sa marche d’usure. Les souvenirs, eux, s’émoussent.

Gabon : Quand les élèves du Lycée Technique font le choix de la reconnexion aux valeurs sociales et culturelles

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Le vendredi 30 mai, le Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB) a vibré au rythme de la culture et de l’identité gabonaise, à l’occasion de la première édition de sa journée culturelle, placée sous le thème évocateur « Ma Terre ».

Souvent perçu à travers le prisme des critiques, l’établissement semble aujourd’hui amorcer un tournant positif, en misant sur les valeurs et le potentiel de sa jeunesse. Cette journée a été pensée comme un moment de reconnexion, principalement : renouer avec les racines culturelles, valoriser les traditions, mais aussi promouvoir des valeurs fortes comme le respect, la solidarité, et la transmission. Un temps d’unité et d’espérance, pour semer les graines d’une jeunesse plus consciente, responsable et engagée.

Une initiative collective et inspirante

Derrière cette initiative, une synergie remarquable composée des membres de l’administration du lycée, avec en tête le proviseur, la coopérative scolaire et la participation précieuse de l’artiste Annie Flore Batchiellilys, véritable figure de la culture gabonaise. Plusieurs invités de marque ont honoré l’événement par leur présence, notamment un représentant du ministère de la Culture et des anciens élèves du LTNOB, revenus témoigner de leur attachement à l’établissement scolaire.

Gabon : Quand les élèves du Lycée Technique font le choix de la reconnexion aux valeurs sociales et culturelles

L’enthousiasme était palpable. Les élèves ont répondu présents en grand nombre, prenant eux-mêmes part aux festivités à travers des danses, des contes et d’autres prestations artistiques, conçues pour sensibiliser et transmettre. « Nous nous sommes dits, en tant que membres de l’administration, que nous devons créer un moyen de communication qui va favoriser aussi bien les apprentissages, l’enseignement, mais aussi la culture. Donc c’est vraiment tout le sens de cette journée-là. On veut jumeler l’apprentissage, l’enseignement, l’éducation, mais par la culture », a déclaré Eric Bekale Be Ntoutoume, proviseur du LTNOB.

Gabon : Quand les élèves du Lycée Technique font le choix de la reconnexion aux valeurs sociales et culturelles

Un message aligné avec les priorités nationales

La cérémonie a été conclue dans une ambiance festive et chaleureuse, sous les mots du représentant du ministère de la Culture, Alain Batchiellilys, venu saluer l’initiative : « Je voudrais terminer mon propos en saluant l’initiative de monsieur le proviseur et de son personnel. Car ce projet, cadre fort heureusement avec la volonté des plus hautes autorités en tête desquelles le président Brice Clotaire Oligui Nguema. »

Ce premier événement aura marqué les esprits et posé les bases d’une tradition à venir. Le prochain acte est déjà attendu pour mai 2026. Une célébration culturelle en devenir, au service de la jeunesse et de la mémoire collective.

Gabon : Comment l’intelligence artificielle transforme le journalisme ?

Libreville, 30 mai 2025 – L’auditorium de Gabon 1ère a accueilli, ce vendredi un séminaire inédit sur l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur des médias, organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la presse, célébrée en différé. Pour cette année, le thème choisi est : « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias ».

Initié par le ministère de la Communication et des Médias, l’événement a rassemblé des figures clés du paysage médiatique et institutionnel, dont en plus du ministre de tutelle, Paul Marie Gondjout, le Représentant résident de l’UNESCO, Thierry Nzamba, le représentant du directeur général de l’OIF, Docteur Hans De Marie Heungoup. Dans son discours d’ouverture, le ministre a rappelé l’importance de l’éthique et de la rigueur professionnelle dans la production d’informations fiables et crédibles, en affirmant que l’IA, aussi puissante soit-elle, ne saurait remplacer l’exigence de qualité qui fonde le journalisme.

Les débats ont permis de dresser un panorama des opportunités offertes par l’IA dans le secteur des médias au Gabon. Selon Rafael Mezui Minsta, directeur général adjoint du Groupe d’intérêt public Post-Télédiffusion (GIPPT), « l’IA doit être utilisée pour assister l’homme dans ses tâches. La base de l’IA repose sur les données que l’homme renseigne ». Ces propos soulignent le rôle complémentaire de cette nouvelle technologie : un outil puissant pour analyser des données en temps réel, générer des résumés ou optimiser la diffusion de l’information. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité d’une adaptation rapide des professionnels pour rester compétitifs dans un secteur en mutation.

Des opportunités… mais aussi des risques bien réels

Cependant, l’utilisation de l’IA dans la production de contenus soulève des questions. Capable de rédiger des articles, de formater des contenus ou d’adapter les publications aux préférences des lecteurs, l’IA peut introduire des biais ou altérer la qualité de l’information. Magloire Blampain, expert invité, a mis en garde : « La qualité et la véracité de l’information restent essentielles, et l’IA doit être un outil complémentaire, non un substitut au travail journalistique ». Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que des outils comme ChatGPT ou DeepSeek, en générant automatiquement des articles, risquent de banaliser l’acte journalistique et d’affaiblir le rôle critique des rédactions.

Encadrer l’IA pour préserver l’éthique journalistique

La question éthique a également occupé une place centrale dans les débats. Pr Pierre Moukeli a alerté sur les risques de manipulation des contenus et sur l’opacité des algorithmes. « Le rôle du journaliste est d’encadrer ces technologies, pour garantir une information fiable et respectueuse des principes démocratiques », a-t-il insisté. Dans un contexte où les algorithmes des réseaux sociaux filtrent les contenus selon les préférences des utilisateurs, le risque est grand entre créer des bulles d’opinions homogènes et de fragiliser le pluralisme des idées.

Former les journalistes pour mieux maîtriser l’IA

Face à ces défis, une recommandation a émergé de façon unanime : instaurer des formations spécifiques sur l’utilisation et l’encadrement de l’intelligence artificielle. L’objectif est de permettre aux journalistes gabonais de s’approprier ces outils, d’en comprendre les limites et d’éviter que l’IA ne devienne une boîte noire incontrôlable. Cette démarche vise à préserver l’indépendance éditoriale et la liberté de la presse tout en exploitant le potentiel de l’IA pour moderniser les pratiques journalistiques.

En définitive, cette journée a permis de poser les bases d’une réflexion collective sur l’intégration de l’IA dans le secteur des médias au Gabon. Si l’intelligence artificielle représente une opportunité majeure pour repenser la production de contenus, elle appelle à une vigilance accrue et à un encadrement rigoureux. Comme l’a affirmé le ministre Paul Marie Gondjout, « le défi est d’innover sans jamais perdre de vue l’exigence éthique qui fonde le journalisme ». Une ambition qui passe par la formation, l’adaptation des compétences et une réflexion partagée sur le rôle des médias à l’ère numérique.

Gabon : Joscelain Lebama salue une « décision historique et souveraine » sur la transformation locale du manganèse

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Dans une lettre ouverte, adressée au Chef de l’État et transmise à la rédaction de Gabonclic.info, le 1ᵉʳ juin 2025, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs des industries minières et métallurgiques (STIMM), a exprimé sa vive satisfaction face à l’annonce, en Conseil des ministres, de l’interdiction de l’exportation brute du manganèse à partir du 1er janvier 2029.

« Je tiens à rendre un hommage solennel, empreint de respect et de gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour avoir pris cette décision déterminante et porteuse d’espoir pour l’avenir », a déclaré Joscelain Lebama, qui a salué une mesure qu’il qualifie de « tournant économique majeur » dans l’histoire du Gabon. Pour le leader syndical, cette orientation rompt avec les logiques héritées de l’ère coloniale, où les ressources naturelles étaient extraites sans réelle valeur ajoutée locale. «Pendant trop longtemps, l’exportation brute de nos matières premières a profité à d’autres, renforçant les économies étrangères tout en perpétuant ici une illusion de progrès et une réelle fragilisation de nos compétences nationales », a-t-il déploré.

Une vision industrielle affirmée

Selon Joscelain Lebama, l’initiative présidentielle ouvre la voie à une industrialisation endogène, fondée sur la transformation locale des ressources, la montée en puissance du capital humain gabonais et la reconquête de la souveraineté économique. « Ce choix stratégique met fin à une époque, celle de la sous-traitance systématique et de la dépendance technologique », a-t-il souligné. Il appelle désormais les entreprises opérant dans le secteur minier, notamment la COMILOG, filiale du groupe français Eramet, à revoir leur stratégie industrielle en l’adaptant à cette nouvelle ère.

Une transition encadrée

Conscient des défis que cela implique, le syndicaliste salue également la période de transition de trois ans accordée par le gouvernement pour permettre aux opérateurs d’ajuster leurs infrastructures et de réaliser les investissements nécessaires dans la chaîne de valeur locale. « Le développement industriel du Gabon ne doit plus être une promesse différée, mais une réalité tangible, construite ici, par et pour les Gabonais », affirme-t-il, en exhortant les acteurs publics et privés à adhérer pleinement à cette dynamique de rupture, qu’il juge désormais irréversible.

Au nom des travailleurs qu’il représente, Joscelain Lebama réitère le soutien total du STIMM au président de la République, estimant que cette réforme constitue « l’un des actes les plus structurants de la Cinquième République ».

Nigeria : le bilan des inondations à Mokwa grimpe à 151 morts

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Le nombre de victimes des violentes inondations qui ont frappé la localité de Mokwa, dans l’État du Niger, au centre-nord du Nigeria, s’élève désormais à 151 morts, selon une actualisation communiquée samedi par les autorités locales.

« Le bilan actuel fait état de 151 décès », a confirmé Ibrahim Hussaini, porte-parole de l’Agence de gestion des urgences de l’État du Niger (NSEMA), cité par plusieurs médias nigérians. Ce nouveau décompte marque une aggravation par rapport à l’estimation précédente, publiée vendredi dernier, qui faisait état d’au moins 115 morts.

Les inondations, déclenchées par de fortes précipitations mercredi et jeudi, ont provoqué des crues dévastatrices, contraignant environ 3.000 personnes à fuir leurs habitations. D’après NSEMA, 503 ménages ont été affectés et 265 maisons partiellement ou totalement détruites. Le déluge a entraîné la destruction d’infrastructures essentielles, notamment des routes et deux ponts, isolant certaines zones et compliquant l’acheminement de l’aide humanitaire.

Face à l’ampleur du désastre, le président Ahmed Bola Tinubu a donné instruction à l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) ainsi qu’aux forces de sécurité de renforcer les opérations de secours et de recherche en appelant à une mobilisation rapide et coordonnée des services de l’État. Le gouvernement fédéral est sous pression pour fournir une réponse efficace à cette catastrophe, alors que les populations sinistrées peinent à accéder à un hébergement d’urgence, à l’eau potable et aux soins médicaux de base.

Gabon–Afrique du Sud : un partenariat en gestation au service des femmes, des jeunes et des enfants

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Dans une atmosphère empreinte de cordialité et de vision partagée, que s’est déroulée,  le 30 mai dernier, l’audience accordée par la Première dame, Zita Oligui Nguema à Madame Pamela Notutela Mthabela, ambassadrice de la République d’Afrique du Sud.

Au cœur de cette rencontre : le renforcement de la coopération entre la représentation diplomatique sud-africaine et la Fondation Ma Bannière, engagée en faveur des femmes, des jeunes et des enfants. Ensemble, les deux personnalités ont esquissé les bases d’un partenariat autour d’initiatives conjointes dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire et de l’autonomisation.

Une ambition commune pour un avenir inclusif

L’Ambassadrice Mthabela a salué la pertinence des actions menées par la Fondation, soulignant son alignement avec les priorités sociales de l’Afrique du Sud. Elle a affirmé pleinement sa disposition à mobiliser les outils de coopération existants afin de créer des synergies au bénéfice des populations vulnérables.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération ancienne entre les deux pays. Depuis 1993, le Gabon et l’Afrique du Sud ont signé de nombreux accords dans des secteurs stratégiques : aviation civile, commerce, éducation, culture, défense, tourisme, fiscalité et investissements, entre autres.

L’année 2005 a marqué un tournant majeur avec la signature des accords sur la protection des investissements, l’évitement de la double imposition et l’instauration de consultations diplomatiques régulières. Le dernier accord en date, signé le 26 mai 2025, porte sur une coopération visant à produire du manioc à l’échelle industrielle dans le cadre des projets IBSA, avec pour objectif de renforcer l’économie locale et l’autonomisation des femmes.

Un nouveau souffle pour la coopération sociale

Au-delà des relations économiques déjà solides, cette initiative portée par la Première Dame ouvre la voie à un nouveau type de coopération, plus humaine et centrée sur l’inclusion sociale.

La rencontre entre Zita Oligui Nguema et Pamela Mthabela pourrait ainsi poser les jalons d’un partenariat stratégique à impact social, en phase avec les aspirations de développement des deux nations.

Conflit russo-ukrainien : une frappe aérienne ukrainienne sans précédent précède les pourparlers de paix à Istanbul

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2 juin 2025 — À la veille de nouvelles négociations de paix à Istanbul, l’Ukraine a lancé une opération militaire audacieuse, baptisée « Toile d’Araignée », visant plusieurs bases aériennes russes en profondeur du territoire.

Cette attaque, menée à l’aide de drones furtifs, aurait détruit ou endommagé plus de 40 avions militaires russes, dont des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22M, ainsi que des avions de surveillance A-50.  Selon les services de sécurité ukrainiens (SBU), cette mission a nécessité 18 mois de préparation. Des drones de type FPV ont été discrètement introduits en Russie, dissimulés dans des camions aménagés, avant d’être déployés simultanément sur plusieurs sites militaires, notamment en Sibérie, à Moscou et dans l’Arctique. 

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué cette opération comme un « succès historique », affirmant qu’elle avait permis de neutraliser environ un tiers de la flotte de bombardiers stratégiques russes. 

Réactions russes et internationales

Le Kremlin a qualifié cette attaque de « terroriste ». Certains médias pro-gouvernementaux la comparant même à un « Pearl harbor russe ».  Des appels à des représailles sévères, y compris nucléaires, ont émergé de certains cercles nationalistes. En parallèle, la Russie a intensifié ses frappes sur l’Ukraine, lançant près de 480 drones et missiles, causant la mort de 12 soldats ukrainiens et en blessant plus de 60.  Suite à cette attaque, le commandant des forces terrestres ukrainiennes, le général Mykhailo Drapatyi, a présenté sa démission. 

Négociations à Istanbul : espoirs et incertitudes

Malgré cette escalade, des délégations ukrainienne et russe se réunissent aujourd’hui à Istanbul (Turquie) pour une nouvelle série de pourparlers de paix, la première depuis 2022.  L’Ukraine, représentée par le ministre de la Défense Rustem Umerov, propose un cessez-le-feu immédiat, des échanges de prisonniers et le retour des enfants ukrainiens déportés. La Russie, quant à elle, est représentée par le conseiller présidentiel Vladimir Medinsky. 

Les observateurs internationaux restent prudents quant aux résultats de ces discussions, compte tenu des tensions exacerbées par les récents événements.

Gabon : Ouverture des inscriptions au concours d’entrée à l’Ecole des mines et de la métallurgie de Moanda

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Créée en 2016 et reconnue comme un centre de formation sous-régional, l’E3MG vient de lancer son concours d’entrée pour les formations de techniciens et d’ingénieurs dans les métiers liés aux mines. Une belle coïncidence avec la décision de l’Etat gabonais sur la transformation locale du manganèse.

L’Ecole des mines et de la métallurgie de Moanda-Gabon (E3MG) est un établissement privé d’enseignement supérieur professionnel inauguré le 06 juin 2016. Elle est spécialisée dans la formation et le développement des compétences dans les métiers des mines et de métallurgie. Issue du partenariat public-privé avec l’Etat gabonais, représenté par le ministère des Mines et la Comilog, filiale du groupe minier français Eramet, l’E3MG a la forme juridique d’une Association à but non lucratif régie par la loi n° 35/62 du 10 décembre 1962.

L’école forme des ingénieurs généralistes, de niveau bac + 5. Mais l’établissement répond-il aux attentes de l’industrie extractive ? Pour répondre à ces préoccupations, les experts recommandent aux administrateurs de l’école d’établir un référentiel de compétences tenant compte des standards internationaux et de dresser un diagnostic des cours existants. Le pays devra se positionner sur un marché de dimension sous-régionale ou plus, pour être capable d’absorber les promotions formées. Ce qui implique donc de rendre l’enseignement strictement conforme aux besoins exprimés par ledit marché.

Ce concours vient à point nommé. Car, selon le communiqué final du Conseil des ministres du 30 mai, le président de la République a décidé : « l’interdiction formelle, à compter du 1er janvier 2029, de l’exportation du manganèse brut, ressource stratégique dont le Gabon est le deuxième producteur mondial ». Cette décision vient donc ouvrir des opportunités pour les professionnels du secteur. Les futurs étudiants de l’E3MG devront donc bénéficiaire, à plus d’un titre, de cette décision gouvernementale. « Le Président de la République engage résolument le pays sur la voie d’une politique industrielle ambitieuse, axée sur la transformation locale des matières premières, la montée en compétences de la main-d’œuvre nationale, la maîtrise des chaînes de valeur technologique et la consolidation des recettes fiscales », a précisé le communiqué final. Qui éclaircit que : « Une période transitoire de trois ans est accordée aux opérateurs du secteur pour procéder aux investissements requis, afin d’assurer une mise en œuvre progressive mais irréversible de cette orientation souveraine ».

Une véritable aubaine pour les cadres qui sortiront de l’E3MG et qui pourraient constituer la nouvelle élite pour la transformation, localement, du manganèse. D’autant plus que les formations durent douze mois pour les techniciens et dix-huit mois pour les ingénieurs. Un temps pendant lequel les étudiants alterneront entre cours théoriques et stages pratiques en entreprise.

Gabon : Clap de fin pour le tout premier salon dédié à la santé mentale au Gabon

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Libreville— Placée sous le thème évocateur « La santé mentale, le socle d’une nation forte », cette première édition, tenue du 29 et 30 mai 2025 à l’American Corner de Glass, s’est clôturée dans une ambiance de reconnaissance et d’espoir. Cet événement novateur visait à lever les tabous, informer le grand public et promouvoir une meilleure compréhension des troubles psychiques.

Pendant deux jours, le public a été convié à une immersion riche et variée : conférences de haut niveau, ateliers interactifs, stands d’exposition, séances de dépistage, témoignages poignants et prestations culturelles ont permis d’aborder la santé mentale sous de multiples facettes.

Un cadre bienveillant d’écoute et de dialogue a été instauré, mettant en lumière l’urgence d’une prise en charge précoce, respectueuse et humaine des personnes souffrant de troubles mentaux. Ce salon a ainsi constitué un véritable espace de sensibilisation, de formation et de déconstruction des stigmatisations.

Le point d’orgue de cette rencontre a été la cérémonie de clôture orchestrée par l’ONG Le Sel de la Terre, dirigée par Ada Alini Jaelle. À cette occasion, plusieurs acteurs engagés dans la défense de la santé mentale ont été honorés. Des personnalités telles que le Dr Louma Alphonse ont été saluées pour leur engagement indéfectible et leur contribution significative à cette cause.

Parmi les lauréats, SOS Prisonniers Gabon a eu le privilège de recevoir le trophée du Meilleur partenaire, une distinction qui vient récompenser son implication dans l’humanisation des lieux de détention et la prise en compte des problématiques mentales en milieu carcéral. «Nous exprimons notre profonde gratitude à l’ONG Le Sel de la Terre pour cette initiative salutaire, qui pose les jalons d’une nouvelle ère dans la prise en charge psychologique au  Gabon », a indiqué Lionel Engoga, Président de SOS Prisonniers Gabon.