Blog Page 201

[Nigéria : 32ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank] : Le Gabon décroche 1600 milliards FCFA pour des projets structurants

0

En marge de ces importantes assises de la Banque africaine d’Import-Export, à Abuja, la capitale fédérale nigériane, le Gabon vient de bénéficier d’un financement pour la réalisation de certaines infrastructures d’importance.

Le vendredi 27 juin 2025, en marge de cette rencontre, une forte délégation gabonaise a paraphé deux conventions majeures avec l’institution financière panafricaine, pour un montant cumulé dépassant 1600 milliards de FCFA. Il y avait là : Henri-Claude Oyima, ministre d’État, ministre de l’Economie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la Lutte contre la vie chère ; Gilles Nembé, ministre des Mines et des ressources géologiques ; Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie ; Louise Ovono, ministre de la Planification et de la prospective.

La première convention, d’un montant impressionnant de 3 milliards de dollars américains (soit environ 1600 milliards de FCFA), porte sur la réalisation d’infrastructures stratégiques. Il s’agit notamment de projets liés à la transformation locale du manganèse, à l’amélioration de l’offre énergétique nationale, ainsi qu’à la mise en œuvre des infrastructures ferroviaires destinée à fluidifier le transport minier.

Dans une dynamique complémentaire, un financement additionnel de 200 millions d’euros (environ 112 milliards de FCFA) a été consenti pour la construction de trois centrales énergétiques à Libreville, Port-Gentil et Lambaréné. À terme, ces installations permettront de renforcer la capacité nationale de production électrique de 300 mégawatts, condition sine qua non pour une industrialisation compétitive, durable et souveraine.

La signature de ces accords illustre la volonté ferme des autorités gabonaises de matérialiser la vision économique du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, laquelle repose sur la transformation locale des ressources et la valeur ajoutée endogène.

Cette initiative s’inscrit dans une conjoncture favorable, à l’aube de la mise en exploitation de gisements miniers stratégiques tels que Belinga et Baniaka. Le gouvernement ambitionne de faire de la transformation locale du manganèse une réalité d’ici janvier 2029, dans une logique de rupture avec l’ancien modèle extractiviste et exportateur de matières premières brutes.

Par ce partenariat structurant avec Afreximbank, le Gabon affirme sa volonté d’accélérer sa mutation vers une économie plus résiliente, industrialisée et inclusive.

A noter qu’Afreximbank est une institution financière panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain. Elle joue un rôle crucial dans le développement économique du continent en fournissant des solutions de financement innovantes et en soutenant des initiatives telles que la Zone de Libre-échange continentale Africaine (ZLECAf), dont le Gabon est membre. En plus des assemblées annuelles, Afreximbank organise également le Forum Afrique-Caraïbes sur le commerce et l’investissement 2025. Ce forum vise à accélérer le commerce, l’investissement et la croissance économique entre l’Afrique et les Caraïbes.

[Nigeria : Afreximbank 2025] Le PDG de UBA reçu par Brice Clotaire Oligui Nguema

0

En marge de la 32ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank, axée sur le commerce intra-africain, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience le président du Groupe United Bank for Africa (UBA)

Invité à participer à la 32ème Assemblée annuelle de l’Afreximbank aux côtés de plus de six mille délégués, d’autres chefs d’État et de nombreux patrons d’entreprises, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, est arrivé, le jeudi 26 juin à Abuja, à la tête d’une forte délégation. Cette rencontre organisée dans la capitale fédérale du Nigéria vise à discuter de l’avenir économique de l’Afrique sous le thème «Bâtir l’avenir sur des décennies de résilience».

La présence du président de la République à cet important forum panafricain souligne son engagement à renforcer le Gabon dans son rôle économique sur le continent. Il s’agit également pour le chef de l’Etat et la délégation qui l’accompagne de trouver de nouveaux partenaires financiers et techniques, alors que le Gabon ambitionne plus que jamais de diversifier son économie.

Renforcement des liens économiques

En marge de ce sommet d’Afreximbank, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu en audience, Tony Elumelu, Président du Groupe United Bank for Africa (UBA Group). Cette audience accordée à l’acteur financier s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens économiques que l’Etat gabonais entretient avec les acteurs majeurs de la finance africaine. Au cours de ce tête à tête, le patron du Groupe UBA a réaffirmé l’intérêt stratégique de son établissement financier pour l’accompagnement dans la réalisation des projets structurants portés par les autorités gabonaises.

Le patron d’UBA a ensuite tenu à saluer la vision de transformation économique impulsée par le Président de la République, ainsi que les réformes engagées en faveur d’un développement durable et inclusif. La décision du chef de l’Etat d’interdire l’exportation du manganèse brut, a été largement saluée par le banquier.

Disponibilité à accompagner le Gabon

En sa qualité de leader et philanthrope, Monsieur Tony Elumelu a alors exprimé au chef de l’Etat sa disponibilité à accompagner le Gabon dans la réalisation de projets infrastructurels divers selon la vision de développement du Chef de l’État. A travers sa Fondation, Tony Elumelu ambitionne d’investir dans la promotion de l’entreprenariat en apportant des financements aux jeunes entrepreneurs gabonais.

A noter que lors d’une audience accordée au président du Groupe UBA, le 05 mai 2025, au Palais de la présidence de la République à Libreville, le Président Oligui Nguema avait salué l’engagement de Tony Elumelu en faveur d’un développement africain inclusif et durable. A cette occasion, Brice Clotaire Oligui Nguema, a attribué l’une des plus prestigieuses distinctions nationales, le grade de Commandeur dans l’Ordre National du Mérite Gabonais, au président du groupe UBA.  Le président de la République avait alors déclaré : « Tony Elumelu est non seulement un entrepreneur visionnaire, mais aussi un ami dévoué de notre nation, le Gabon. À travers sa Fondation et le Groupe UBA, il a démontré qu’investir en Afrique n’est pas seulement une bonne affaire, c’est la clé de notre avenir commun. Aujourd’hui, nous rendons hommage à un homme dont les actions continuent d’autonomiser la jeunesse africaine et d’inspirer des nations entières.»

Tony Elumelu est reconnu comme le plus éminent défenseur de l’entrepreneuriat en Afrique. En 2010, il a créé la Fondation Tony Elumelu (TEF), une organisation philanthropique de premier plan qui encourage une nouvelle génération d’entrepreneurs africains, catalyse la croissance économique, favorise l’éradication de la pauvreté et stimule la création d’emplois dans les 54 pays africains. Depuis sa création, le programme phare de la Fondation a identifié et mobilisé 18 500 entrepreneurs et créé un écosystème numérique de plus d’un million d’Africains, dans le cadre d’un engagement décennal de 100 millions de dollars américains pour financer, encadrer et ancien les jeunes Africains.

[Gabon : Assemblée générale de la FENATA] Un nouveau bureau installé et la réforme de la convention collective annoncée

0

La Fédération nationale des travailleurs des assurances a tenu, ce vendredi 27 juin 2025, son assemblée générale à la Chambre de commerce de Libreville, marquant un tournant important pour les travailleurs de cet important secteur au Gabon.

L’événement a été marqué par l’installation officielle du nouveau bureau exécutif, avec à sa tête Guizot Ikapi Ikapi, élu nouveau secrétaire général de la fédération. Dans sa première déclaration circonstancielle, en tant que secrétaire général, Guizot Ikapi Ikapi a annoncé les grandes priorités de son mandat, mettant l’accent sur une réforme majeure : la révision de la convention collective du secteur des assurances, en vigueur depuis 44 ans. « La priorité de notre mandat, c’est déjà de réécrire la convention collective du secteur des assurances. Parce que, comme nous le disions tantôt, la convention collective du secteur des assurances est vieille de 44 ans », a-t-il déclaré devant l’assemblée.

[Gabon : Assemblée générale de la FENATA] Un nouveau bureau installé et la réforme de la convention collective annoncée

Le nouveau secrétaire général a souligné l’urgence d’une telle réforme, estimant que les réalités socio-économiques actuelles ne correspondent plus à celles de l’époque de la rédaction du texte en vigueur. Pour lui, il est impératif d’adapter ce document fondamental aux besoins et conditions de vie des travailleurs du secteur en 2025. « Aujourd’hui, vous pouvez, comme nous, vous rendre compte qu’après 44 ans, les réalités socio-économiques ne sont plus les mêmes. Il est donc urgent d’adapter le texte qui régit les conditions de travail et de vie des travailleurs du secteur des assurances », a-t-il ajouté.

[Gabon : Assemblée générale de la FENATA] Un nouveau bureau installé et la réforme de la convention collective annoncée

En parallèle à cette refonte de la convention collective, la FENATA compte également lancer une vaste campagne d’adhésion afin de renforcer ses bases syndicales. Cette campagne visera aussi bien les syndicats de base que les travailleurs individuels du secteur, désignés comme «personnes physiques de la corporation » par le nouveau bureau.

Avec cette nouvelle dynamique, la FENATA entend jouer un rôle central dans la défense des droits des travailleurs des assurances, dans un contexte économique en pleine mutation. L’Assemblée générale a été perçue par plusieurs participants comme le début d’un nouveau souffle pour la fédération, et plus largement, pour l’ensemble du secteur.

[Kenya : Une commémoration vire au drame] Au moins 16 morts et 400 blessés un an après les émeutes de 2024

0

Le Kenya replonge dans la tourmente. Ce mercredi, à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement populaire historique de juin 2024, le pays a été le théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Selon plusieurs Organisations non gouvernementales locales, le bilan s’élève à au moins 16 morts et plusieurs blessés, dans ce qui s’apparente à une répression particulièrement brutale.

Dès les premières heures de la journée, des rassemblements pacifiques ont émergé dans plusieurs quartiers de la capitale, Naïrobi, ainsi que dans d’autres grandes agglomérations du pays. Arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Libération » ou « Un seul mandat», en référence à la volonté populaire de voir le président William Ruto quitter le pouvoir. Les manifestants ont progressivement exprimé leur colère face à la situation socio-économique dégradée et à la répression persistante.

Cependant, le climat s’est rapidement dégradé. Des jets de pierres ont visé les forces de sécurité, qui ont riposté par un déploiement massif de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et, selon certaines sources, de tirs à balles réelles. Des scènes de chaos ont été rapportées dans plusieurs districts de la capitale, où les hôpitaux ont été débordés par l’afflux de blessés.

Un douloureux souvenir ravivé

La date du 25 juin est désormais gravée dans la mémoire collective kenyane. Il y a un an, jour pour jour, des milliers de citoyens avaient pris d’assaut le Parlement pour exiger le retrait du projet de loi de finances, jugé inique, ainsi que la démission du président Ruto. Cette montée de colère populaire, inédite depuis les années post-électorales de 2007, avait donné lieu à une violente répression. Les chiffres font froid dans le dos : plus de 60 morts recensés entre juin et juillet 2024, au moins 80 disparitions forcées – certaines personnes ayant été enlevées plusieurs semaines après les faits – et de nombreuses familles toujours sans nouvelles de leurs proches, selon les rapports des défenseurs des droits humains.

Une nation en quête de justice

Les appels à la justice et à la vérité n’ont, depuis, jamais cessé. Les familles des victimes et les ONG réclament une enquête indépendante sur l’usage disproportionné de la force par les autorités, ainsi qu’un processus de réconciliation nationale. Mais le pouvoir en place reste sourd à ces revendications. Le président William Ruto, de plus en plus contesté, continue de défendre une ligne sécuritaire dure, arguant de la nécessité de maintenir l’ordre public face aux « fauteurs de troubles ».

Alors que la colère gronde à nouveau, de nombreuses voix s’élèvent pour alerter sur les risques d’une nouvelle spirale de violences. La société civile, les églises et même certains parlementaires appellent à la retenue et au dialogue national.

[Gabon : Opération de déguerpissement] Recensement en cours avant les démolitions annoncées au Carrefour SNI d’Owendo

0

Les habitants de Virié 2 ont été soumis, ce jeudi 26 juin 2025, à une opération de recensement de leurs habitations. Cette initiative fait suite à l’ultimatum lancé par le général de division Arnaud Sandri Nombo, délégué spécial de la commune, dans le cadre du vaste projet de délogement forcé.

Menée par les équipes de la mairie de la commune d’Owendo, des agents de l’urbanisme et des chefs de quartiers concernés, cette opération visait à inventorier les biens immobiliers des habitants de Virié 2, au Carrefour SNI, avant la démolition prévue dans les tout prochains jours. Si la douleur des habitants reste palpable, la tension semble avoir légèrement diminué. L’annonce d’un éventuel de dédommagement pour les personnes impactées a changé l’état d’esprit de plusieurs familles. « Depuis ce matin, nous sommes sur le terrain pour que tout se déroule dans le calme. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de débordements », a affirmé Didier Charles Emane, porte-parole des déguerpis de Virié 2.

[Gabon : Opération de déguerpissement] Recensement en cours avant les démolitions annoncées au Carrefour SNI d’Owendo

Malgré ce recensement, qui augure une compensation, l’inquiétude demeure, surtout pour ceux dont les habitations ne sont pas prises en compte. Seules les constructions à usage d’habitation ont été recensées, laissant de côté celles bâties sur pilotis ou à vocation commerciale. Une situation qui suscite incompréhension et colère. « Nous ne sommes pas des étrangers, nous sommes des Gabonais. On a construit notre vie ici. Est-ce facile de recommencer sans rien ? Sans maison, sans argent ? » S’interroge, émue, Marie Onguina, propriétaire d’une maison sur pilotis.

Carrefour SNI : au centre du grand banditisme

Longtemps considéré comme le centre-ville d’Owendo, pôle commercial majeur abritant un important supermarché et carrefour stratégique de la commune, le Carrefour SNI est aujourd’hui tristement connu comme un repaire du grand banditisme. Bars, maisons de passe, trafics en tout genre, rixes nocturnes… constituent le lot quotidien de ce centre urbain. La zone est devenue un véritable foyer d’insécurité, à tel point que certains riverains l’ont rebaptisée « le couloir de la mort ». Une dérive d’autant plus préoccupante qu’elle se déroule sur un site qui ne devrait être qu’un espace de dynamisme économique et de vie familiale.

[Gabon : Opération de déguerpissement] Recensement en cours avant les démolitions annoncées au Carrefour SNI d’Owendo

Dans un contexte où l’insécurité gagne aussi les quartiers réputés tranquilles, cette opération de déguerpissement est aujourd’hui perçue par beaucoup d’observateurs comme une manière pour l’autorité publique de reconquérir l’espace urbain. Le futur grand marché d’Owendo, qui devrait voir le jour à proximité du Carrefour SNI, représente un projet prioritaire pour les autorités. Il nécessite donc la libération immédiate des lieux.

L’opération de recensement actuelle sera suivie d’une contre-expertise, prévue avant le 28 juin. Ensuite, viendra l’étape cruciale : la démolition des habitations. Un moment redouté par les populations, mais que les autorités estiment nécessaire pour redonner un nouveau visage à la commune d’Owendo.

Nous y reviendrons.

[Nigeria : 32ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank] Oligui Nguema à Abuja pour booster le commerce entre pays africains

0

Après avoir participé au sommet États-UnisAfrique à Luanda, en Angola, le président de la République poursuit sa tournée diplomatique. Ce 26 juin 2025, il s’est rendu à Abuja, la capitale du Nigeria où il prendra part à ce grand rendez-vous économique.

Cette réunion, qui se tient du 23 au 27 juin, réunit plusieurs chefs d’État africains, ministres, investisseurs et experts économiques. Le thème cette année : « Promouvoir le commerce entre les pays africains, attirer plus d’investissements, et encourager l’innovation sur le continent ».

[Nigeria : 32ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank] Oligui Nguema à Abuja pour booster le commerce entre pays africains

En participant à cet événement, Brice Clotaire Oligui Nguema poursuit sa volonté de renforcer la place du Gabon dans les échanges économiques régionaux. Il veut aussi trouver de nouveaux partenaires pour la diversification de l’économie nationale, encore très dépendante du pétrole.

Brice Clotaire Oligui Nguema compte défendre la vision d’un commerce africain plus uni, plus fort et tourné vers l’avenir. Pour lui, l’Afrique doit apprendre à compter sur elle-même, développer ses propres échanges et miser sur ses ressources.

[Nigeria : 32ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank] Oligui Nguema à Abuja pour booster le commerce entre pays africains

Déguerpissement à Mindoubé : force doit rester à l’Etat

0

Le cycle de déguerpissement, commencé à Plaine Orety en début de mois, semble se répandre comme une trainée de poudre dans la commune de Libreville. En effet, après le délogement forcé des habitants, derrière l’Assemblée nationale et les sites adjacents, le carrefour SNI d’Owendo est actuellement sous la furie des bulldozers et autres Caterpillar. Mindoubé devrait boucler la boucle de cette série.

Plusieurs personnes se sont indignées en début de ce mois, lorsque Plaine Orety a connu sa déchéance, laissant plusieurs habitants de ce quartier sur un site jonché d’encombrements et ne sachant où mettre la tête (au propre comme au figuré). Les membres de la société civile, certains parlementaires et autres politiciens en rupture de ban avec une réalité sociale, se sont tous élevés pour condamner l’œuvre gouvernemental, malgré les explications et la preuve de la bonne foi de gouvernants sur cette action.

Le vendredi 20 juin 2025, le ministre de l’Environnement, de l’écologie et du climat, Mays Mouissi, après une réunion interministérielle de crise consacrée à la protection de la mangrove, en présence de ses collègues :  Maurice Ntossui Allogo, des Eaux et Forêts, chargé du conflit homme-faune et Laurence Ndong, de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue.   Cette concertation a été suivie d’une visite de terrain à Mindoubé, où, en plus des habitations anarchiques érigées sur le site, une scierie illégale a été découverte en pleine zone de mangrove, menaçant la disparition pure et simple de cet élément vital. Cette scierie, propriété d’un sujet béninois qui, en plus de sa capacité de nuisance sur la mangrove, avait érigé un mur avec un portail en fer, avec vue sur le bras de mer et obstruant tout accès sur ce terrain. Certains riverains ont affirmé que le portail en question débouchait sur une sorte de débarcadère. Pour quelle fin ? Nul ne le sait, si ce n’est l’auteur lui-même et ses complices. En tout cas « Ça sent le trafic et la magouille », a soupçonné un riverain.

Le caractère illégal des constructions concernées

La décision de la destruction de ces habitations anarchiques a rapidement été prise. Contrairement à la levée de cris d’indignation constatée à Plaine Orety et les autres sites à démolir, Mindoubé a connu une autre réalité. Les habitants du cinquième arrondissement ont reconnu, presque unanimement le caractère illégal des constructions concernées. En effet, plusieurs personnes ont applaudi à se rompre les phalanges cette décision gouvernementale, qui laisse croire que l’Etat a réellement pris le pas sur le désordre institutionnalisé dans l’occupation des terres. Et cette initiative de démolition, même si elle est douloureuse à plus d’un titre, elle est la preuve que la main du gouvernement ne peut trembler devant les actes délictueux. « Force reste à la loi », dit-on trivialement. Aussi, Mays Mouissi a donc décidé d’opposer la force de la loi à l’illégalité.

Des questions demeurent cependant à la vue de tout ce charivari. Quels sont les principaux complices dans l’attribution de ces sites ? Car, on sait très bien que, même avec cette sorte de suffisance et de mépris pour les nationaux qu’affichent certains de nos frères venus d’ailleurs, ceux-ci ne peuvent se permettre, sans l’aval d’une personnalité locale de s’approprier des terres de l’Etat. Si de tels actes sont assimilables à un crime contre l’autorité de l’Etat, leurs commanditaires, qui sont des Gabonais de bonne souche, doivent être recherchés et traînés devant les tribunaux. On ne peut vendre une partie du pays impunément.

En tout cas, le temps est venu, depuis le 30 août 2023, où l’Etat, sous la conduite du président élu et confirmé, le 12 avril 2025 par les Gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema tient à redonner au Gabon sa valeur, naguère bafouée sur l’autel des compromis et des compromissions. C’est donc en Gabonais libre et fier de servir son pays, que le chef de l’Etat entend sévir contre l’illégalité, l’injustice et la malhonnêteté d’où qu’elles viennent. « Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs », dixit le Dalaï Lama Tinzain Gyatso, considéré comme le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain.

[Gabon : Opération déguerpissements] Les commerçants des Charbonnages réclament un plan de réaménagement

0

Le carrefour des Charbonnages, à côté de l’échangeur, naguère constamment animé, à l’allure d’un marché, est devenu méconnaissable ces derniers jours. Comme sur plusieurs sites à travers la commune de Libreville, les autorités y ont lancé l’opération de déguerpissement. Les commerçants et autres usagers du site ont dû plier bagages.

Une commerçante peine à comprendre ce qui lui arrive. « Ils sont venus comme ça et m’ont dit de partir sans d’autres formes de procès. Pourtant, cela fait plus de dix ans que je vends ici», raconte Nadège, vendeuse de friperie. « Je veux bien qu’on aménage la ville, mais nous aussi on a besoin de vivre. Là, je me retrouve sans rien », se plaint-elle.

Sur la chaussée, c’est le même constat : des étals détruits, des marchandises renversées, entraînant amertume et contrariété parmi les usagers du site. « Le développement, c’est bien, mais on ne peut pas moderniser la ville en écrasant les gens », lance Germaine, qui écoulait des produits alimentaires au bord de la route. « On a investi avec nos petits moyens, et du jour au lendemain, on rase tout. On va où maintenant ? » Interroge-t-elle, alors que plusieurs vendeuses, comme elle, n’ont même pas eu le temps d’enlever leurs marchandises. « Ils sont arrivés le matin, on n’a même pas pu récupérer nos affaires », se plaint Aïcha, vendeuse de fruits, qui ajoute : « Je nourris cinq enfants avec ce boulot. Maintenant, je fais comment ? »

[Gabon : Opération déguerpissements] Les commerçants des Charbonnages réclament un plan de réaménagement

Même colère du côté de Dieudonné, un réparateur des téléphones, installé sur le site depuis des années : « Ce n’est pas qu’on est contre le changement. Mais il faut le faire correctement. Nous traiter comme ça, ce n’est pas normal », a-t-il déclaré.

Quant à Clarisse, elle n’a plus de place fixe pour son commerce. « Je me promène avec mon sac à dos rempli de marchandises, comme si j’étais une vendeuse à la sauvette. Ce n’est pas une vie. On nous parle de réforme, mais là, on dirait que nous, on ne nous  compte pas », déplore-t-elle. Comme elle, plusieurs commerçants déguerpis demandent juste à être considérés. Pour eux, réaménager la ville ne veut pas dire écraser les plus faibles.

Du côté des pouvoirs publics, notamment les agents de la mairie de Libreville, cette situation d’installation abusive sur les trottoirs n’a que trop durée. Depuis plusieurs années, les occupants de l’espace public ont toujours été priés de débarrasser les trottoirs, mais cet appel semble tomber dans des oreilles de sourds. Aujourd’hui, avec la volonté des plus hautes autorités, en tête desquelles, le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’ordre sera rétabli à Libreville.  Il ne sera plus possible de laisser des gens, sous n’importe quel prétexte, occuper les trottoirs et même la chaussée indûment.

Selon un agent municipal sur les lieux du déguerpissement : « La rue n’a jamais été un lieu d’établissement pour un commerce, quel qu’il soit. Les commerçants installés, d’une manière totalement anarchique, savent très bien qu’ils ne devraient pas être sur cette place, mais comptant sur le laisser-aller des anciennes autorités, ils pensent pouvoir s’imposer au nouveau gouvernement. C’est une erreur », reconnaît-il, avant de conseiller aux vendeurs sur place de récupérer leurs marchandises et de décamper le plus rapidement possible.

[Gabon : Suite à l’AG du SYPROMINES] Le ministère des mines répond aux revendications

0

Face à la montée des revendications du Syndicat des professionnels des mines, le ministère de tutelle a réagi par voie d’un communiqué officiel, ce 25 juin 2025. Réfutant plusieurs accusations, il a exposé les efforts déjà entrepris pour améliorer les conditions de travail et garantir un dialogue social apaisé et responsable.

Le ministère des Mines et des ressources géologiques a tenu, ce 25 juin 2025, à apporter des clarifications suite à l’assemblée générale extraordinaire organisée la veille par le SYPROMINES. À travers un communiqué officiel, l’administration a rejeté certaines allégations et présenté les actions concrètes mises en œuvre pour améliorer la situation des agents. Contrairement aux rumeurs de suppression, le ministère affirme qu’il n’a jamais été question d’annuler le paiement des formations. Toutefois, dans un souci de rigueur budgétaire et conformément aux nouvelles orientations de gouvernance, ces paiements doivent désormais être justifiés par des résultats effectifs.

Concernant l’installation des directeurs provinciaux, le ministère précise que les nominations ont bien été actées par le président de la République, mais que leur mise en place relève des compétences des gouverneurs. Le recours aux équipes de Libreville est jugé inutile dans un contexte de décentralisation. Deux nouveaux sièges provinciaux ont d’ailleurs été construits à Franceville et à Makokou et seront bientôt inaugurés, dès que le mobilier en cours d’acheminement aura été installé.

Le ministère a également obtenu 350 postes budgétaires pour renforcer ses effectifs, dont une centaine déjà transmise à la Fonction publique. Néanmoins, le principal défi demeure l’adéquation entre les profils disponibles et les besoins réels, notamment dans les métiers techniques, comme la géologie ou la métallurgie. Une situation urgente, car une partie du personnel arrive bientôt à la retraite, notamment sur le terrain, où près de la moitié des géologues devront être remplacés dans moins de deux ans.

Par ailleurs, le ministère mène un projet structurant de distribution de terrains viabilisés avec titres fonciers à l’ensemble de ses agents. Cette initiative, conduite en partenariat avec le ministère de l’Habitat et soutenue par le chef de l’État, vise à faciliter l’accès au logement et à préparer sereinement la retraite des agents. Elle ne dépend ni d’un syndicat ni d’un groupe restreint, mais conçue pour garantir l’équité entre tous les collaborateurs du ministère.

Enfin, plusieurs avancées notables ont été réalisées en matière d’amélioration des conditions de travail. Le ministère cite notamment la revalorisation de 35 % de la prime d’arbre de Noël et la rénovation en cours du bâtiment principal. À travers ces efforts, l’administration minière affirme sa volonté de bâtir une fonction publique efficace, équitable et durable, tout en appelant à un climat d’apaisement et de responsabilité collective.

Le ministère insiste par ailleurs sur l’importance d’un dialogue social ouvert mais responsable. « La porte du ministre est grande ouverte », peut-on lire, tout en affirmant que ce dialogue ne saurait être détourné au détriment de la vérité et de l’intérêt collectif.

[Gabon : Destruction de la mangrove à Port-Gentil] : Le ministre Mays Mouissi tape du poing sur la table

0

Port-Gentil, 26 juin 2025 – Après Libreville, c’est désormais le chef-lieu de la province de l’Ogooué-Maritime qui est dans le viseur du ministre de l’Environnement. Ce jeudi, le membre du gouvernement s’est rendu sur l’île Mandji afin de constater, de visu, les atteintes graves contre la mangrove, un écosystème pourtant classé zone protégée.

En compagnie des autorités administratives et municipales, Mays Mouissi a fait l’amer constat d’un saccage organisé : remblais sauvages, constructions anarchiques et occupations illégales marquent par leur emprise ce site fragile, au mépris total des réglementations en matière d’aménagement du territoire et de protection environnementale. « Protéger nos écosystèmes n’est pas un luxe, c’est un impératif vital. Nous ne saurions tolérer plus longtemps ces agressions répétées contre notre patrimoine naturel », a martelé le ministre de l’Environnement, de l’Ecologie et du Climat.

[Gabon : Destruction de la mangrove à Port-Gentil] : Le ministre Mays Mouissi tape du poing sur la table

Face à la gravité des infractions relevées, Mays Mouissi a ordonné le démantèlement, sans délai, des installations illégales et le rétablissement de l’ordre écologique. Les autorités locales ont été instruites de l’exécution de cette directive avec célérité et rigueur.

[Gabon : Destruction de la mangrove à Port-Gentil] : Le ministre Mays Mouissi tape du poing sur la table

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de la République, déterminées à restaurer l’État de droit et à faire respecter les normes environnementales à travers l’ensemble du territoire national.