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Forum économique de Libreville : Le Gabon face à l’urgence d’être inventif et créatif pour bâtir un nouveau modèle économique pour son développement

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Sous le haut patronage du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon lance un ambitieux chantier de transformation économique à travers la première édition de Gabon Economic Forum, les 7 et 8 juillet 2025 à Libreville.

C’est à l’hôtel Radisson de Libreville que se tiendra, du 7 au 8 juillet 2025, la première édition de Gabon Economic Forum (GEF), organisée par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, également en charge de la Lutte contre la Vie Chère. Placé sous le thème « Transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée », cet événement se déroulera sous le haut patronage du président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Durant deux jours, le forum proposera trois panels de haut niveau. Le premier se penchera sur les stratégies de développement des secteurs à forte valeur ajoutée (agriculture, tourisme, bois, pêche, mines, numérique, etc.). Le deuxième abordera les conditions d’attractivité des investissements, tant nationaux qu’étrangers, et le troisième analysera les politiques de gestion durable de la dette publique.

En complément, quatre ateliers thématiques seront organisés : le rôle des entreprises dans la diversification économique, la réforme de la politique budgétaire, la valorisation des participations de l’État et les mécanismes de protection du pouvoir d’achat des ménages.

Une boussole pour une transformation structurelle

Dans un contexte de transition politique, le GEF 2025 s’impose comme une plateforme stratégique de dialogue entre les acteurs économiques, les universitaires, les partenaires techniques, la société civile et les institutions publiques. Son ambition : définir une feuille de route cohérente pour bâtir une économie plus inclusive, compétitive et résiliente face aux défis actuels.

Le choix des thématiques met en lumière les priorités nationales : diversification des secteurs productifs, réforme de la gouvernance financière, création de valeur locale, et amélioration des conditions de vie. Les discussions attendues devraient aboutir à des propositions concrètes, orientées vers une croissance équitable et soutenue, en phase avec les Objectifs de Développement Durable (ODD).

En misant sur l’intelligence collective et la concertation, ce forum se présente comme un levier de rupture avec les anciennes dépendances économiques. Il ouvre la voie à un nouveau pacte économique national, fondé sur l’innovation, la justice sociale et la souveraineté productive.

[Gabon : Union Nationale] Soutien réaffirmé au gouvernement et bilan positif des 100 premiers jours de la Ve République

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Après avoir activement participé au processus de transition et soutenu sans réserve la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, élection saluée pour sa transparence, son calme et l’absence de contestation, l’UN réaffirme aujourd’hui sa fidélité au chef de l’État. Le parti a dressé un premier bilan des actions menées au cours de ces cent premiers jours de gouvernance du gouvernement.

Malgré quelques lenteurs initiales, l’Union Nationale estime que les fondements d’une démocratie renouvelée ont été posés. Des lois clés ont été adoptées dans un esprit de concertation, notamment la loi électorale, la réglementation des partis politiques et la nouvelle répartition des sièges au sein des deux chambres du Parlement. Le parti salue le travail rigoureux du Parlement de la Transition, en soulignant l’efficacité du bicamérisme, qui a permis un débat équilibré entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Dans le cas particulier de la loi sur la répartition des sièges, c’est la version de l’Assemblée nationale qui a prévalu, conformément à la Constitution.

L’Union Nationale accueille aussi très favorablement la vision de « refondation républicaine » portée par le chef de l’État, axée sur la moralisation de la vie publique et le renforcement de la souveraineté nationale.

Des réformes économiques ambitieuses

Le parti se réjouit de la mise en place de cinq fonds stratégiques dédiés à des secteurs clés tels que l’agriculture, la pêche, l’énergie, l’eau et les infrastructures. Ces dispositifs sont perçus comme des moteurs pour transformer l’économie réelle, créer des emplois et restaurer l’autonomie productive du Gabon.

L’Union Nationale soutient pleinement la dénonciation par le gouvernement de l’Accord de partenariat de pêche durable avec l’Union européenne, jugé inéquitable et peu bénéfique pour le pays. De telles décisions marquent une rupture avec le passé et traduisent une volonté affirmée de défendre les intérêts nationaux.

Des mesures concrètes, comme le rachat d’Assala Energy, le projet de la nouvelle raffinerie ou encore la relance de la décentralisation, témoignent également de cette dynamique.

Culture, société et développement durable

Le parti note avec satisfaction la place accordée à la culture nationale, notamment à travers l’inscription des langues gabonaises dans la Constitution et leur future introduction dans le système éducatif. La récupération et la préservation des biens culturels nationaux s’inscrivent dans la logique de souveraineté culturelle, appuyée par le projet de création d’un musée adapté.

Sur le plan social, l’Union Nationale se félicite de la reprise en main du dossier sensible des déguerpissements par le président de la République, avec une volonté affichée de reloger et d’accompagner les familles touchées.

Des perspectives économiques prometteuses

Malgré une baisse attendue de la production pétrolière, l’économie gabonaise devrait croître à un rythme de 3,3 % entre 2026 et 2028, portée par des projets d’envergure dans les secteurs clés et par une demande intérieure soutenue. L’inflation devrait rester modérée, autour de 1,6 % sur la même période. Ces dynamiques auront un effet positif sur les réserves extérieures du pays et sur sa balance des paiements.

Le gouvernement s’est engagé à renforcer le secteur non pétrolier, améliorer la mobilisation des recettes et rationaliser les dépenses publiques, dans l’objectif d’atteindre un équilibre budgétaire d’ici 2028. Pour l’Union Nationale, ces indicateurs confirment le sérieux et la cohérence de la politique économique menée.

Brice Clotaire Oligui Nguema incarne une nouvelle espérance pour les Gabonais. Dès ses premiers mois à la tête de l’État, il s’est montré déterminé à moderniser le pays et à donner au peuple les moyens de reprendre son destin en main.

L’Union Nationale soutient pleinement cette orientation et encourage le président de la République à poursuivre ses efforts, en veillant particulièrement à la protection des plus vulnérables.

[Gabon : Sport de proximité] Le Président Oligui Nguema inaugure une aire sportive moderne à Nzeng Ayong

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Le Président de la République a inauguré, le dimanche 6 juillet 2025, un nouveau complexe sportif et récréatif au quartier Nzeng Ayong, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville.

Ce site ultramoderne, entièrement dédié à la jeunesse, est une volonté des autorités publiques de revitaliser les quartiers populaires tout en favorisant l’épanouissement de la population, en particulier des jeunes. Le complexe inauguré par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, comprend plusieurs sous-infrastructures de pointe, parmi lesquelles : un plateau multisports permettant la pratique du basket-ball, handball, volley-ball, tennis et des arts martiaux. Un espace fitness ultramoderne, équipé pour les entraînements de tous niveaux. Une aire de jeux sécurisée, conçue spécialement pour les tout-petits. Des vestiaires séparés pour hommes et femmes. Un bâtiment administratif destiné à assurer la gestion optimale du site. Un espace commercial ouvert à la population locale.

[Gabon : Sport de proximité] Le Président Oligui Nguema inaugure une aire sportive moderne à Nzeng Ayong

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre l’oisiveté, pour la promotion du sport et le renforcement de la cohésion sociale. Pour les plus hautes autorités du pays, en tête desquelles le président Brice Clotaire Oligui Nguema, offrir des cadres d’expression saine et de développement personnel à la jeunesse est une priorité absolue.

[Gabon : Sport de proximité] Le Président Oligui Nguema inaugure une aire sportive moderne à Nzeng Ayong

Par cette nouvelle infrastructure, le Président Oligui Nguema réaffirme son engagement à doter le Gabon d’équipements modernes et accessibles à tous, afin de bâtir une société plus solidaire, active et tournée vers le développement aussi bien personnel que collectif.

[Libéria : Politique] Joseph Boakai présente les excuses officielles de l’État pour les atrocités des guerres civiles

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Le président libérien, Joseph Boakai, a solennellement présenté, samedi, les excuses officielles de l’État aux populations pour les souffrances endurées lors des deux conflits civils qui ont ravagé le pays entre 1989 et 2003, causant près de 250 000 morts et d’innombrables traumatismes.

Cette déclaration a été faite dans le cadre d’une cérémonie nationale de réconciliation organisée dans la capitale, Monrovia, quelques jours seulement après un hommage posthume rendu aux anciens chefs d’État Samuel Doe, capturé, torturé puis exécuté au début de la première guerre civile, et William Tolbert, assassiné lors du coup d’État militaire de 1980. « Je présente, au nom de l’Etat libérien, des excuses sincères à chaque famille endeuillée, à chaque victime, à chaque rêve brisé », a déclaré le chef de l’Etat, très ému. «L’Etat aurait pu faire davantage. Nous devons nous engager pleinement à ne plus jamais vous abandonner », a-t-il poursuivi.

Les deux guerres civiles successives ont profondément meurtri la société libérienne : massacres de masse, mutilations, violences sexuelles systématiques, enrôlement forcé d’enfants soldats… Le pays peine encore à se relever de ces décennies de chaos.

Une justice toujours en suspens

Plus de deux décennies après la fin des hostilités, aucun tribunal national n’a encore été mis en place pour juger les auteurs présumés de ces crimes. En 2009, la « Commission vérité et réconciliation » (que certains pays de l’Afrique subsaharienne ne veulent pas mettre en place) avait pourtant recommandé la création d’une cour spéciale pour poursuivre les responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais cette initiative est restée lettre morte, notamment en raison de la présence persistante de figures influentes issues de l’ancien conflit dans les hautes sphères de l’État. Certains anciens chefs de guerre sont encore perçus comme des « héros » dans leurs bastions communautaires.

En avril 2024, un tournant s’est amorcé : le sénat libérien a adopté à l’unanimité un projet de loi visant à instaurer un tribunal chargé de juger les crimes commis durant les deux conflits. Un soutien inattendu était venu de l’ancien seigneur de guerre Prince Johnson, lui-même mis en cause dans plusieurs enquêtes et qui, avant son décès en novembre 2024, avait voté en faveur du texte. Cette avancée faisait suite à un vote similaire à la Chambre des Représentants et à une pression constante des organisations de la société civile, ainsi que de la communauté internationale.

En attendant la mise en place effective de cette juridiction, c’est à l’étranger que certains anciens criminels de guerre libériens ont été poursuivis. L’ONG Civitas Maxima s’est illustrée en menant des actions judiciaires dans plusieurs pays, dont la Suisse, la France et la Finlande.

Un devoir de mémoire et de justice

Par ce geste de reconnaissance solennelle, Joseph Boakai espère ouvrir une nouvelle page dans l’histoire du Liberia, marquée par la justice et la réconciliation. Mais de nombreux Libériens restent en attente d’actes concrets : la fin de l’impunité demeure une exigence incontournable pour reconstruire durablement la confiance entre l’État et ses citoyens.

[Gabon : Droits de l’Homme] Lancement du projet « Dignité en détention », une lueur dans les prisons gabonaises

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Libreville, 6 juillet 2025 – Dans une atmosphère d’engagement citoyen et de solidarité, les organisations SOS Prisonniers Gabon et Agir ensemble pour les droits humains ont officiellement lancé, le jeudi dernier, le projet ambitieux de promotion des droits fondamentaux au sein des établissements pénitentiaires gabonais.

Cette initiative, étalée sur 24 mois, bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, via sa Délégation au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe.

Porté par une vision résolument humaniste, ce programme vise à renforcer le respect et l’effectivité des droits humains dans les lieux de privation de liberté. Il s’articule autour de deux axes majeurs : le renforcement des capacités des organisations de la société civile impliquées dans la défense des droits des détenus ; l’amélioration des conditions de vie des personnes incarcérées, avec un accent particulier sur les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les malades, les étrangers et les minorités.

Ce projet entend ainsi jeter les bases d’un système pénitentiaire plus humain, équitable et conforme aux standards internationaux.

Une reconnaissance appuyée à l’Union européenne

Lors de cette cérémonie de lancement, Lionel Ella Engonga, président de SOS Prisonniers Gabon, n’a pas manqué de saluer l’engagement de l’Union européenne. Il a exprimé sa profonde gratitude à la Délégation de l’UE pour avoir rendu possible cette initiative de grande envergure. « Nous restons convaincus que ce projet générera des effets durables et tangibles, non seulement pour les droits des personnes détenues, mais également pour la consolidation d’un État de droit véritablement respectueux de la dignité humaine », a-t-il déclaré.

[Gabon : Droits de l’Homme] Lancement du projet « Dignité en détention », une lueur dans les prisons gabonaises

Un pas de plus vers la transformation du système carcéral

Le lancement de ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de réformes du secteur pénitentiaire au Gabon, souvent pointé du doigt pour la vétusté de ses infrastructures, le surpeuplement et les conditions de détention inhumaines. Le projet «Dignité en détention » ambitionne ainsi de devenir un levier concret de changement, en plaçant la personne humaine au cœur de l’action publique, même derrière les barreaux.

[Gabon : Droits de l’Homme] Lancement du projet « Dignité en détention », une lueur dans les prisons gabonaises

Soutenu par l’Union européenne, ce projet fait écho aux recommandations formulées par plusieurs instances internationales, dont le Sous-comité des Nations Unies pour la prévention de la torture (SPT), après sa mission d’évaluation au Gabon en mars 2024.

[Etats-Unis – Politique] Elon Musk lance son propre mouvement, le  Parti de l’Amérique

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L’homme d’affaires d’origine sud-africaine, longtemps considéré comme un allié stratégique de Donald Trump avant leur récente rupture, a officialisé ce samedi la création de sa propre formation politique.

C’est sur sa plateforme X, anciennement Twitter, que le patron de Tesla et de SpaceX a annoncé l’initiative : « Aujourd’hui, le Parti de l’Amérique est fondé pour vous rendre votre liberté », a-t-il écrit dans une déclaration aux accents populistes.

Fervent opposant au nouveau projet de loi budgétaire défendu par le président américain, qu’il accuse de contribuer à l’aggravation du déficit public, Elon Musk avait récemment menacé de créer son propre parti si le texte venait à être entériné. Promesse tenue.

Bien qu’il ne soit pas éligible à la présidence des États-Unis, la Constitution américaine exige que les candidats soient nés sur le sol national, l’influence politique de Musk suscite déjà de nombreuses interrogations. Cherche-t-il à s’ériger en contre-pouvoir ou à gêner la trajectoire de Donald Trump, redevenu président face à Kamala Harris lors du dernier scrutin ?

L’avenir dira s’il s’agit d’un simple coup d’éclat ou d’une réelle ambition politique.

Source : Le Soleil

[Gabon : Licenciement controversé à l’IMIPDG] Dérives managériales sous l’autorité du Docteur Oswald Lendoye

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Alors que le gouvernement s’emploie à réhabiliter les valeurs de justice sociale et à restaurer la crédibilité de l’administration publique, un scandale à caractère social et juridique vient d’éclabousser l’Institut des maladies infectieuses Professeur Daniel Gahouma (IMIPDG).

Selon un dossier transmis à la rédaction de Gabonclic.info le 5 juillet 2025, un licenciement jugé d’arbitraire aurait été prononcé au sein de cet établissement sanitaire, en totale violation des normes en vigueur.

D’après les dispositions claires de l’article 64 du Code du travail en République Gabonaise, tout employeur envisageant un licenciement est tenu de convoquer au préalable le salarié concerné à un entretien formel, par notification écrite, remise contre décharge, par voie d’huissier ou, le cas échéant, par courrier électronique avec accusé de réception. Par ailleurs, l’article 56 précise que la décision de licenciement ne peut être prononcée qu’après un délai de réflexion de cinq jours ouvrables suivant ledit entretien.

Comme une ère d’abus d’autorité à IMIPDG

Or, dans le cas de Mme C.M.L, les faits relatés frisent l’abus d’autorité. Selon les propres déclarations de l’intéressée, elle aurait été limogée brutalement, sans notification préalable, ni explication des motifs. « On m’a remis la lettre de licenciement le jour même, le lundi 30 juin. Le lendemain, je n’avais plus accès à mon poste de travail », raconte-t-elle avec consternation. Une démarche qui, en l’état, semble bafouer les principes élémentaires du droit du travail et les droits fondamentaux de la salariée.

[Gabon : Licenciement controversé à l’IMIPDG] Dérives managériales sous l’autorité du Docteur Oswald Lendoye

Pire encore, ce supposé « entretien préalable » se serait tenu le jour même de l’éviction, sans la présence d’un représentant du personnel, ni d’un procès-verbal d’audition. « Je n’ai reçu ni demande d’explication ni convocation. Tout s’est fait dans le silence et la précipitation, comme si l’on voulait simplement me faire taire », confie-t-elle. Des pratiques qui suscitent de vives inquiétudes sur le respect des procédures et l’éthique managériale à l’IMIPDG.

Une institution en proie à une gestion opaque et décriée

Inauguré en grande pompe le 12 août 2024 par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la Transition, l’IMIPDG a été présenté comme le fer de lance du système sanitaire national, notamment dans la lutte contre les épidémies. Pourtant, depuis sa mise en service, les signaux d’alarme se multiplient. Nombre d’agents dénoncent une atmosphère délétère : absence chronique de matériel médical, rémunérations fluctuantes, primes d’astreinte attribuées de manière discriminatoire, et gestion clanique des ressources humaines. Un pamphlet revient fréquemment dans les témoignages des agents : « À l’IMIPDG, les primes, c’est à la tête du client ».

Pour plusieurs observateurs, l’établissement est désormais perçu comme une extravagance, où règnent le népotisme, l’autoritarisme et les règlements de comptes. Des accusations graves qui remettent en question la mission même de cette structure publique censée incarner l’excellence sanitaire. Si cette affaire reste sans suite, cela pourrait être interprété comme une forme de complaisance, voire de complicité tacite, dans une gestion contraire aux principes de bonne gouvernance prônés par Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Un climat de terreur

Selon plusieurs témoignages recueillis en interne, le moral du personnel est au plus bas. La peur d’un licenciement arbitraire paralyse les agents, qui redoutent d’être eux aussi poussés vers la sortie sans ménagement. Dans ce climat d’incertitude, la motivation s’érode et la mission de service public semble de plus en plus compromise. L’IMIPDG, conçu comme un pilier de la modernisation du système de santé gabonais, risque ainsi de devenir le symbole d’un échec managérial, miné par des pratiques autoritaires, clanique et une gouvernance peu transparente.

Contacté par nos soins, pour donner leur version des faits, aucun membre de la direction générale n’a souhaité répondre à nos questions.

Aussi, face à cette situation préoccupante, le silence du ministère de la Santé devient de plus en plus pesant. Comment comprendre qu’un établissement aussi stratégique puisse agir en marge des règles élémentaires du droit administratif et du droit du travail ? Le ministre Adrien Mougougou peut-il rester indifférent face à de telles dérives ?

La Directrice générale de l’IMIPDG, Dr Oswalde Elisabeth Lendoye, était-elle pleinement informée des implications juridiques de cette procédure de licenciement ? Le service juridique et les ressources humaines ont-ils réellement respecté la légalité ? Autant de questions qui, pour l’instant, demeurent sans réponse.

[Togo : Crise politique] L’opposition et la société civile réclament le report des municipales

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À dix jours des élections municipales prévues au Togo, une partie de la classe politique et de la société civile monte au créneau. Dans un contexte marqué par une vive contestation populaire et une répression meurtrière, plusieurs organisations appellent au report du scrutin.

Dans un communiqué conjoint, diffusé vendredi 4 juillet, deux formations majeures de l’opposition togolaise, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et les Forces démocratiques pour la République (FDR), ainsi que des représentants de la société civile, ont exigé le report sine die des élections municipales, initialement fixées au 17 juillet prochain. Ces voix dissidentes justifient leur position par le climat délétère provoqué par la répression violente des récentes manifestations populaires.

Un mois de juin sous haute tension

Fin juin, le pays a été secoué par plusieurs journées de mobilisation populaire, parfois violemment réprimées. Les manifestations, qui ont rassemblé des milliers de personnes, visaient à dénoncer notamment l’arrestation de certaines figures critiques contre le régime, la flambée des prix de l’électricité, ainsi que la récente réforme constitutionnelle adoptée en 2024. Cette dernière permet au président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, de renforcer son emprise sur les institutions.

Le bilan humain de ces mobilisations est lourd : au moins sept morts, des dizaines de blessés et plus de soixante arrestations, selon des ONG locales. Les organisateurs pointent la responsabilité des forces de sécurité, soutenues selon eux par des milices proches du régime. Les autorités, quant à elles, évoquent sobrement des « décès par noyade », sans avancer de chiffres précis.

Des exigences claires

Face à ces violences, l’ANC, les FDR et leurs alliés dénoncent une « répression sauvage orchestrée par les forces de défense et de sécurité, appuyées par des milices paraétatiques» et affirment ne pas pouvoir participer à une élection dans de telles conditions.

Les partis d’opposition réclament en outre l’ouverture immédiate d’une enquête internationale, indépendante et impartiale, en vue d’identifier et de poursuivre les auteurs des exactions commises lors des manifestations.

[Guinée : Présidentielle 2025] Mamadi Doumbouya vers une candidature, l’opposition muselée et les médias sous pression

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À l’approche de l’élection présidentielle de décembre 2025, la tension monte d’un cran en Guinée Conakry. Quatre ans après la prise du pouvoir par la force, le général Mamadi Doumbouya semble se préparer à affronter les urnes en tant que candidat. Une perspective qui inquiète l’opposition en perte de terrain, réduite au silence, dans un climat répressif grandissant.

Le lundi 30 juin, le projet de nouvelle Constitution a été officiellement remis au président de la Transition. Si le document introduit des réformes notables, notamment un mandat présidentiel porté à sept ans, la création d’un Sénat et d’une Cour spéciale de justice, il ne tranche pas clairement la question cruciale : Mamadi Doumbouya pourra-t-il briguer la magistrature suprême ? Le texte sera soumis à référendum en septembre prochain.

Pour rappel, la charte de transition adoptée après le renversement d’Alpha Condé, en septembre 2021, stipulait explicitement que les membres de la junte, ceux du gouvernement et ceux des institutions de transition ne pourraient pas se présenter aux prochaines élections. Pourtant, les appels à la candidature de Doumbouya se multiplient dans le pays, alimentant la suspicion d’un glissement autoritaire.

Un régime sous accusation de verrouiller l’espace politique

La dernière émission des « Observateurs » de France 24, diffusée le 5 juillet, a donné la parole à des voix critiques du régime. Celles-ci dénoncent une dérive autoritaire marquée par l’intimidation des opposants et la confiscation de l’espace médiatique.

Plusieurs figures de l’opposition ont pris le chemin de l’exil ou se trouvent contraintes au silence. D’autres seraient portées disparues, selon diverses sources. Parallèlement, six organes de presse, dont les plus populaires, Espace TV et Djoma Médias, ont été définitivement interdits d’émettre au cours de l’année 2024. Une chape de plomb s’est abattue sur la liberté d’expression.

Un journaliste, sous couvert de l’anonymat, confie à France 24 : « Il est devenu extrêmement difficile d’exercer notre métier dans des conditions normales. Par peur de représailles, certains articles sont signés sous pseudonymes, d’autres ne sont même pas publiés. On continue de se documenter, de collecter les faits, dans l’espoir qu’un jour, la vérité puisse éclater au grand jour. »

Vers une présidentielle verrouillée

Interrogé sur les restrictions imposées aux médias à l’aube d’un scrutin décisif, le gouvernement guinéen affirme être favorable à une « couverture électorale pluraliste », tout en soulignant la nécessité du « respect du cadre légal, de la rigueur et de l’équité ». Une déclaration jugée hypocrite par une partie de la société civile, qui accuse le pouvoir de restreindre la liberté de la presse pour mieux contrôler la scène politique.

Alors que le doute plane toujours sur la candidature de Mamadi Doumbouya, les mois à venir s’annoncent déterminants pour l’avenir démocratique de la Guinée. La communauté internationale, quant à elle, observe avec prudence les signaux envoyés par Conakry.

[Gabon – Activités au Sénat] Paulette Missambo réceptionne les rapports finaux des ONG sur l’élection présidentielle

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Libreville, 5 juillet 2025 – Dans le cadre du suivi post-électoral, la Présidente du Sénat de la Transition a reçu, le mardi 2 juillet, une délégation de plusieurs représentants d’organisations de la société civile et d’acteurs internationaux engagés dans la promotion de la paix et des droits humains.

Parmi les membres de la délégation, le représentant de l’ONG Women Go for Peace, partenaire stratégique de l’Institut IDEA International, a officiellement remis le rapport final de sa mission d’observation.

Cette audience solennelle, introduite par le Vénérable Luc Oyoubi, Vice-président de la Chambre haute du Parlement, s’est tenue dans un climat empreint de reconnaissance et de collaboration. À la tête de la délégation, Hermina Akazong Sabikanda, qui a salué le climat pacifique et inclusif ayant prévalu lors du processus électoral, qu’elle a qualifié de modèle dans une transition politique souvent marquée par les tensions.

[Gabon – Activités au Sénat] Paulette Missambo réceptionne les rapports finaux des ONG sur l’élection présidentielle

A son tour, Zilida Efone, représentant l’Institut IDEA International, a réaffirmé l’engagement indéfectible de son organisation en faveur du renforcement démocratique au Gabon, en particulier par l’accompagnement des ONG locales et des défenseurs des droits humains en Afrique centrale. Elle a également exprimé sa gratitude à l’égard de la Présidente du Sénat, saluant son appui institutionnel dans la mise en œuvre de ce programme ambitieux de surveillance électorale.

[Gabon – Activités au Sénat] Paulette Missambo réceptionne les rapports finaux des ONG sur l’élection présidentielle

À travers cette remise de rapports, c’est tout un pan du travail de veille citoyenne et de consolidation démocratique qui a été mis en lumière, dans un contexte national où l’impératif de transparence, de paix et de dialogue reste plus que jamais d’actualité.