Le projet de navigabilité du fleuve Congo entre dans une nouvelle phase. Une délégation du gouvernement de la République démocratique du Congo, conduite par le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a rencontré, le 17 septembre 2026 à Abu Dhabi, les représentants de China Harbour Engineering Company (CHEC). Au cœur des échanges : l’accélération des études liées notamment à l’aménagement du tronçon Matadi-Kinshasa.
La rencontre, organisée à la demande du président Félix Tshisekedi, intervient quelques mois après la transmission par CHEC, fin janvier 2026, d’un rapport d’avancement sur le projet. L’entreprise chinoise est engagée aux côtés de la RDC dans le cadre d’un protocole d’accord portant sur le développement de la navigabilité du fleuve Congo.
Coordonner les administrations
À Abu Dhabi, les discussions ont débouché sur plusieurs mesures destinées à faire avancer le dossier. Le gouvernement congolais prévoit notamment la création, par arrêté, d’un comité de suivi interministériel. Celui-ci devra coordonner les différentes administrations appelées à intervenir dans le projet.
CHEC devra, de son côté, communiquer l’ensemble des besoins nécessaires à la poursuite des études. Il s’agit notamment des données techniques, des autorisations administratives et des appuis institutionnels indispensables à l’avancement du projet.
Le dossier présente toutefois une particularité géographique : certaines études concernent des sections fluviales frontalières. Kinshasa devra donc engager des discussions avec le gouvernement de la République du Congo afin d’obtenir les autorisations nécessaires.
Des études avant les travaux
À ce stade, le projet reste donc dans une phase préparatoire. Avant d’envisager d’éventuels travaux, les autorités congolaises veulent disposer d’éléments techniques suffisamment précis pour orienter les choix d’aménagement.
Dans cette perspective, une visite en Chine est également prévue. La délégation congolaise devrait y découvrir des réalisations similaires dans le domaine de l’aménagement fluvial afin de mieux apprécier les solutions techniques applicables au fleuve Congo.
L’objectif affiché par Kinshasa est de développer une voie de transport fluviale capable de relier la capitale à l’océan Atlantique à moindre coût. Pour un pays confronté à d’importantes contraintes logistiques et à des coûts de transport élevés, la mise en valeur de cet axe pourrait faciliter l’acheminement des marchandises et soutenir les échanges économiques.
Pour l’heure, aucune date de démarrage des travaux n’a été annoncée. La priorité est désormais de finaliser les études, de régler les questions administratives et transfrontalières et de mettre en place le mécanisme de suivi du projet.
