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Gabon : Oligui Nguema promet six ans de travaux pour ressusciter le Transgabonais

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Face au Parlement réuni en Congrès, le chef de l’Etat gabonais a levé le voile sur le calendrier de modernisation de l’unique voie ferrée du pays. Un chantier titanesque de six ans, financé à hauteur de 115 milliards de FCFA par l’AFD, destiné à sécuriser ce poumon économique national avant de viser l’intégration régionale.

Le diagnostic était posé, le calendrier est désormais fixé. Face aux parlementaires réunis en Congrès pour son discours sur l’état de la Nation, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tracé la feuille de route d’un des chantiers les plus stratégiques et les plus attendus de sa présidence : la réhabilitation lourde du Transgabonais. Un projet d’envergure nationale qui s’étalera sur une période de six ans, avec un horizon de livraison d’ores et déjà ancré pour 2031.

Pour redonner son lustre et sa robustesse à ce corridor de 650 kilomètres qui relie Owendo à Franceville, Libreville mise sur un partenariat financier international d’envergure. « L’Etat gabonais, dans le cadre d’un emprunt auprès de l’Agence française de développement (AFD), d’un montant de 173 millions d’euros, soit 115 milliards de FCFA, finance les travaux actuels de remise en état de notre voie ferrée. Les travaux se dérouleront sur une période de six ans pour s’achever en 2031 », a martelé le chef de l’État.

Cette bouffée d’oxygène financière doit permettre de traiter le mal à la racine. Vieillissement prématuré des infrastructures, zones instables sujettes aux glissements de terrain et rupture récurrente des rails, le Transgabonais souffre d’un sous-investissement chronique face à l’explosion du trafic de marchandises, notamment le manganèse et le bois.

Mettre fin au calvaire des usagers et sécuriser l’économie

L’annonce présidentielle apporte une visibilité cruciale pour les opérateurs économiques et les populations. Véritable colonne vertébrale du pays, le Transgabonais ne se contente pas de transporter les voyageurs, il est le cœur battant de l’activité commerciale nationale.

Or, ces dernières années, le réseau a cruellement affiché ses limites. Les déraillements à répétition, les suspensions de trafic prolongées et la dégradation du service ont lourdement pénalisé les chaînes d’approvisionnement et exaspéré les usagers. En fixant une échéance à 2031, Brice Clotaire Oligui Nguema acte l’extrême complexité technique des opérations. Ce cap temporel sera désormais le baromètre de la confiance entre le pouvoir de transition et des citoyens impatients de retrouver une infrastructure fiable.

Le rêve d’une interconnexion ferroviaire sous-régionale

Mais l’ambition du numéro un gabonais dépasse les frontières nationales. Au-delà de la simple urgence réparatrice, le président de la République a réaffirmé sa vision à long terme : faire du Transgabonais le pivot d’un réseau interconnecté en Afrique centrale.

Ce projet d’interconnexion avec les réseaux ferroviaires des pays voisins s’inscrit dans une logique d’intégration économique globale au sein de la CEMAC. Si l’horizon 2031 reste la priorité absolue pour sécuriser les bases de l’économie gabonaise, la diplomatie des rails d’Oligui Nguema se projette déjà vers l’avenir pour transformer le Gabon en un carrefour logistique incontournable de la sous-région.

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