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Gabon : Vers une absence de la délégation UDB Diaspora à l’inauguration de la Cité de la Démocratie ?

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Alors que le Gabon s’apprête à célébrer en grande pompe l’inauguration de la nouvelle Cité de la Démocratie, une ombre plane sur les festivités : l’absence annoncée de la délégation de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) de la Diaspora. Entre incompréhension et sentiment d’exclusion, les soutiens historiques du Chef de l’État s’interrogent sur leur place dans l’architecture actuelle du pouvoir.

Le contraste est saisissant, pour ne pas dire déroutant. Dans les couloirs du pouvoir et sur les listes d’invités pour ce rendez-vous historique, certains visages surprennent. On y croise des activistes, hier encore fers de lance d’une opposition virulente contre les autorités de la Transition, aujourd’hui conviés avec les honneurs. Pendant ce temps, les « bâtisseurs » de la première heure, ceux qui ont fait corps avec le projet du Président Brice Clotaire Oligui Nguema dès le coup de libération du 30 août 2023, brillent par leur absence.

Pour les membres de l’UDB Diaspora, l’amertume est à la mesure de leur investissement. Ils n’ont manqué aucune étape charnière du chronogramme de la Transition. Du Dialogue National Inclusif d’avril 2024 au référendum constitutionnel de novembre de la même année, jusqu’à la présidentielle d’avril 2025, leur loyauté ne s’est jamais démentie.

Sous la bannière du Rassemblement des Bâtisseurs (RDB), puis au sein de l’UDB, ils ont porté la voix du changement dans les foyers de la diaspora. Une mobilisation qui s’est traduite par une victoire éclatante lors des législatives de fin 2025, où le parti au pouvoir a raflé les deux sièges dédiés aux Gabonais de l’étranger (Afrique et Reste du monde).

Le paradoxe de l’exclusion

Dès lors, une question légitime s’impose : comment expliquer que ces acteurs clés se retrouvent aujourd’hui sans invitations officielles ni logistique pour une inauguration célébrant précisément cette démocratie qu’ils ont aidé à restaurer ? Cette situation crée un sentiment de « deux poids, deux mesures ». D’un côté, une ouverture politique qui semble favoriser les ralliements de dernière minute, et de l’autre, une mise à l’écart de ceux qui ont constitué le socle électoral et idéologique du régime durant les heures d’incertitude.

Au-delà de la logistique, c’est le signal politique envoyé à la diaspora qui inquiète. En tant que parti au pouvoir, l’UDB se doit d’incarner l’inclusivité qu’elle prône. Pour de nombreux militants basés à l’étranger, la considération ne peut plus se cantonner aux discours de circonstance ou aux rencontres formelles en marge de voyages présidentiels.

La Cité de la Démocratie, au-delà de son architecture physique, est censée symboliser la reconnaissance de tous les artisans de la nouvelle République. En omettant d’y associer sa diaspora combattante, le parti s’expose à une fragilisation de sa base la plus fidèle. Car la démocratie, pour être solide, doit se souvenir de ceux qui ont posé ses premières pierres lorsque l’horizon était encore incertain.

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