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Gabon : Camélia Ntoutoume-Leclercq salue l’engagement d’Oligui Nguema pour l’enseignant

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A l’occasion de la Journée nationale de l’enseignant, célébrée le 23 mars, la ministre de l’Education nationale a rendu un hommage appuyé au chef de l’État. Entre célébration et plaidoyer, cette journée a mis en lumière les réformes en cours pour revaloriser le métier d’enseignant au Gabon.

Le 23 mars, l’école gabonaise a vibré au rythme de la Journée nationale de l’enseignant. Pour Camélia Ntoutoume-Leclercq, ministre d’Etat en charge de l’Education nationale et de l’Instruction civique, cet événement dépasse la simple commémoration. C’est un moment de « reconnaissance nationale » et une opportunité de réflexion sur l’avenir du système éducatif.

Lors de son allocution, la ministre d’Etat a salué la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon elle, soutenir les enseignants n’est pas un luxe, mais un impératif stratégique : « Investir dans l’enseignement revient à investir dans la stabilité, la paix et le développement du pays », a-t-elle martelé.

En érigeant l’enseignant au rang de « bâtisseur des intelligences » et de « guide des consciences », Camélia Ntoutoume-Leclercq a rappelé que le corps enseignant demeure la pierre angulaire de la formation de la jeunesse gabonaise.

Les attentes du terrain : du statut à la protection sociale

Si l’heure était à la célébration, les réalités du terrain n’ont pas été occultées. S’exprimant au nom de ses pairs, Hassan Eyeghe a plaidé pour une accélération des mesures concrètes. S’il a reconnu les efforts du gouvernement, il a insisté sur la nécessité d’une revalorisation profonde de la profession, passant par des formations adaptées et des outils de travail modernisés.

Plusieurs chantiers prioritaires ont été évoqués pour transformer le quotidien des enseignants : révision du statut particulier des enseignants ; modernisation des infrastructures scolaires et construction de logements ; mise en place d’une mutuelle pour garantir une meilleure protection sociale.

En clôturant les échanges, la ministre a réitéré l’engagement du gouvernement à faire de l’éducation une priorité absolue, érigeant l’école en socle du Gabon nouveau.

Des réformes concrètes : logement et statut

Si l’heure était à la fête, les représentants des enseignants, à l’instar d’Hassan Eyeghe, ont rappelé l’urgence des actes. Le président de la République a répondu par une série de mesures fortes déjà engagées ou en cours de déploiement : le « Plan 1 000 logements ». Le chef de l’État a annoncé le lancement d’un programme national de construction de 1 000 logements dédiés aux enseignants pour restaurer leur dignité. Des chantiers sont déjà visibles au Lycée National Léon Mba (24 logements) et au Lycée Technique d’Owendo.
Régularisation administrative. Plus de 4 000 situations administratives ont été régularisées et 1 810 anciens enseignants « bénévoles » ont été officiellement intégrés et formés.

Modernisation pédagogique. Le pays expérimente désormais l’Approche par compétences (APC) dès la classe de 6ème et engage une « gabonisation » des programmes (80% de contenus locaux en histoire-géographie au collège).

Protection sociale. La mise en place d’une mutuelle de santé et la révision du statut particulier des personnels de l’éducation restent les priorités du Plan Sectoriel de l’Education Intérimaire (PSEI) 2024-2030.

En clôturant les échanges, Camélia Ntoutoume-Leclercq a réaffirmé que l’école gabonaise ne doit plus être une « zone de turbulences » mais le socle sur lequel se bâtira le Gabon nouveau.

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