Salubrité, sécurité, éducation : l’édile de la capitale gabonaise a réuni son nouveau cabinet le 10 mars 2026. Entre exigences d’intégrité et feuille de route ambitieuse, Pierre Matthieu Obame Etoughe mise sur une administration de proximité pour transformer le quotidien des Librevillois.
Passer des paroles aux actes. Reçu à l’Hôtel de Ville ce 10 mars, le nouveau cabinet de Pierre Matthieu Obame Etoughe connaît désormais sa mission. Autour de la table : adjoints, conseillers chefs de départements et conseillers techniques ont été sommés d’incarner le renouveau de la municipalité.
Pour le maire, l’urgence est de faire face aux défis persistants de la capitale, rues encombrées, insécurité latente et accès inégal aux services de base. La réponse municipale reposera sur trois piliers : compétence, proximité et intégrité. « Vous êtes désormais les bras armés de cette transformation », a martelé l’édile, avant de dresser les priorités de son mandat : la salubrité urbaine, le renforcement de la sécurité, l’éducation et la relance du dynamisme économique.
Au-delà des grands axes stratégiques, c’est un véritable changement de culture administrative que réclame Pierre Matthieu Obame Etoughe. Exit donc l’inertie, place à l’efficacité. Les 16 conseillers chefs de département ont pour consigne de coordonner des groupes de travail agiles (chargés d’études et de missions) afin de traduire les orientations politiques en projets concrets. « L’institution attend de vous une rupture avec les méthodes du passé », a insisté le maire, rappelant que la discipline et la transparence seront les juges de paix de cette nouvelle équipe.

Un rayonnement par l’action.
L’ambition affichée est de bâtir une administration moderne, capable de favoriser l’inclusion sociale dans tous les quartiers. Pour les habitants, cette nouvelle ère doit se traduire rapidement par une ville plus propre et des services publics mieux coordonnés. En plaçant l’amélioration de la qualité de vie au centre de chaque initiative, la mairie de Libreville espère insuffler un nouvel élan au rayonnement de la capitale gabonaise.
Une architecture de combat pour Libreville. Pour traduire ses ambitions en actes, le maire s’appuie sur une équipe structurée autour de 16 conseillers chefs de département. Véritables chevilles ouvrières de la municipalité, ils coordonnent des groupes de travail composés de conseillers techniques, de chargés d’études et de chargés de missions. Leur mission est de transformer les orientations stratégiques en projets de quartier (assainissement, éclairage, soutien scolaire) avec une obligation de proximité et de résultats.
Prochaines étapes : le terrain comme juge de paix. L’heure n’est plus aux longs discours. Dès les prochaines semaines, les premières descentes sur le terrain sont attendues pour évaluer l’avancement des chantiers prioritaires. Ce déploiement opérationnel marquera le véritable test pour la nouvelle équipe municipale. Le rayonnement de Libreville dépendra désormais de sa capacité à transformer ces promesses en une réalité tangible pour chaque citoyen.


