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Gabon : Crise à la COSYGA, la centrale syndicale dénonce une « usurpation de titre »

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Dans un communiqué transmis ce mardi 3 mars 2026, dont Gabonclic.Info a reçu copie, la Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA) a réaffirmé la légitimité d’Estelle Blanche Lepanda à sa tête. L’organisation dénonce vigoureusement les agissements de Wenceslas Mba Nguema et interpelle le ministère du Travail sur une confusion jugée « arbitraire ».

La guerre des chefs semble loin d’être terminée au sein de la plus ancienne centrale syndicale du pays. Pour le Secrétariat exécutif national de la COSYGA, l’heure est à la « clarification définitive ». Objectif : mettre fin à ce qu’elle qualifie d’imposture après le congrès statutaire des 20 et 21 février 2026, lequel a porté Estelle Blanche Lepanda à la présidence de l’organisation.

Le communiqué ne mâche pas ses mots à l’égard de Wenceslas MBA Nguema, accusé de s’attribuer indûment le titre de Secrétaire général « au mépris des lois de la République ». La confédération rappelle que ce différend a déjà fait l’objet de plusieurs procédures devant les tribunaux gabonais.

Selon la COSYGA, la justice a tranché de manière « irrévocable » sur les plans pénal et civil, reconnaissant des faits de faux, usage de faux et usurpation de titre. Pour la centrale, ces décisions confirment la souveraineté du congrès comme unique instance de légitimation, invalidant de fait les prétentions de M. Mba Nguema.

Le ministère du Travail pointé du doigt

Au-delà de la querelle de personnes, la COSYGA exprime son « indignation » face à l’attitude de l’administration. La centrale pointe une forme de complicité passive de certains services du ministère du Travail qui continuent de convier le camp adverse aux rencontres officielles.

Plus grave encore, l’organisation dénonce une « division arbitraire de la subvention étatique », y voyant une violation flagrante de l’autorité de la chose jugée et une atteinte directe aux libertés syndicales.

En conclusion, la COSYGA décline toute responsabilité pour les actes posés par Wenceslas Mba Nguema. Elle adresse une mise en garde formelle aux administrations et partenaires sociaux : « Seule Madame Estelle Blanche Lepanda est l’interlocutrice légale et légitime de la centrale. » La confédération se réserve le droit d’engager de nouvelles poursuites judiciaires pour protéger son patrimoine et son image de marque, alors que le climat social reste tendu.

Estelle Blanche Lepanda, une élection historique

En accédant au Secrétariat général de la Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA), le 21 février 2026, Estelle Blanche Lepanda marque un tournant majeur dans l’histoire du syndicalisme gabonais. Elle devient la première femme à diriger cette centrale historique depuis sa création en 1969.

Ancienne figure de proue du Secrétariat exécutif, elle succède à Philippe Djoula. Son mandat s’ouvre sous le signe de la légalisation et du renouveau, avec pour mission prioritaire de restaurer l’unité de la centrale et de sécuriser son patrimoine face aux contestations internes. Sa victoire au congrès de février est aujourd’hui le socle sur lequel elle entend rebâtir le dialogue social avec le gouvernement.

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