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Gabon : la SEEG mise sur un plan triennal pour sortir de l’impasse énergétique

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Face à la recrudescence des délestages rotatifs qui paralysent le Grand Libreville, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a dévoilé un programme d’investissement d’urgence. Entre vétusté des infrastructures et explosion de la demande, l’opérateur historique tente de stabiliser un réseau à bout de souffle.

Le quotidien des habitants du Grand Libreville et des grandes agglomérations du pays reste rythmé par l’obscurité. Depuis plusieurs semaines, la capitale fait face à une crise énergétique aiguë marquée par des coupures rotatives d’une durée moyenne de deux heures. Si ces interruptions sont présentées comme une mesure de sauvegarde pour stabiliser le réseau, elles révèlent surtout les fragilités structurelles du système électrique gabonais.

Le diagnostic posé par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) est sans appel : la demande en électricité croît d’environ 5 % chaque année, alors que les capacités de production stagnent. Cette pression est accentuée par la vétusté des équipements et un déficit chronique d’investissement.

Le cri d’alarme des opérateurs économiques

Pour les petites et moyennes entreprises (PME), ces coupures ne sont pas qu’un simple inconfort : elles représentent un manque à gagner colossal. Les commerces de bouche, les ateliers de soudure et les cybercafés voient leur productivité chuter. Le recours systématique aux groupes électrogènes explose les coûts d’exploitation, menaçant la survie de nombreuses structures locales qui ne peuvent plus garantir la chaîne du froid ou respecter leurs délais de livraison.

Conscient de l’urgence, l’Etat a sollicité des solutions d’appoint immédiates. La centrale thermique flottante de la société turque Aksa Energy, amarrée au port d’Owendo, joue un rôle de béquille cruciale. Bien que coûteuse, cette infrastructure permet d’injecter des mégawatts supplémentaires dans le réseau en attendant que le plan d’urgence triennal 2025-2028 ne porte ses fruits.

L’une des opérations prioritaires de ce plan concerne la réparation du câble souterrain de 90 kV reliant les postes de Bisségué et d’Ambowè. Cette infrastructure est essentielle pour sécuriser l’alimentation de la zone d’Akanda et réduire progressivement l’intensité des délestages dans l’ensemble de l’agglomération.

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