Au lendemain de la découverte tragique du corps du jeune Cameron Pascal à Nzeng-Ayong, le Président Oligui Nguema a brisé le silence. Dans une déclaration officielle publiée ce 23 décembre, il exprime la fermeté de l’État face à la recrudescence des disparitions d’enfants et annonce des avancées majeures dans l’enquête.
Le climat de psychose qui s’est emparé de la capitale gabonaise a trouvé un écho au sommet de l’État. Par la voix de son premier magistrat, la République a tenu à marquer sa solidarité envers les familles éprouvées tout en envoyant un signal clair aux réseaux criminels.
Une réponse judiciaire immédiate
L’enquête sur le meurtre du jeune Cameron Pascal semble progresser à grands pas. Le chef de l’État a confirmé l’interpellation de quatre individus, corroborant les informations faisant état d’une accélération des investigations dans le voisinage de la victime. Cette annonce vise à rassurer une opinion publique de plus en plus prompte à dénoncer une supposée inertie des forces de sécurité.
Au-delà de ce cas précis, c’est une véritable doctrine de « tolérance zéro » que le Président entend instaurer. En érigeant la sécurité des mineurs en « priorité absolue », il place les services de renseignement et de police devant l’obligation de résultats, alors que les fêtes de fin d’année approchent sous une tension palpable.
La parole officielle : entre compassion et fermeté
Pour clore cette sortie, le chef de l’État a utilisé un champ lexical martial, destiné à réaffirmer l’autorité de la loi. « Je ressens avec une profonde gravité la douleur qui frappe notre Nation face aux disparitions d’enfants et au drame récent ayant coûté la vie à l’un des nôtres », a déclaré Oligui Nguema avec gravité.
Il assure ensuite de la diligence des services compétents. « Les autorités ont été instruites pour faire toute la lumière sur ces actes. Quatre présumés coupables ont été identifiés et placés en garde à vue », a-t-il annoncé.
Le Président avertit par ailleurs les auteurs de tels crimes avec une sévérité inhabituelle. « L’État sera sans pitié face à ceux qui s’en prennent à nos enfants. J’en appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous », a-t-il martelé. Avant de conclure sur une promesse de fermeté : « La République protège ses enfants. Elle ne renoncera jamais à la justice »


