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Redevance API/PNR : le Gabon maintient la pression sur les compagnies aériennes

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Le bras de fer entre le Gabon et l’Association du transport aérien international (IATA) se poursuit autour de la redevance API/PNR, fixée à 30 dollars par passager. Dans une correspondance datée du 27 août 2026, l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a fermement répondu aux réserves exprimées par l’organisation internationale. L’autorité gabonaise rappelle que cette redevance a été instituée par un arrêté interministériel du 10 juin 2026, publié au Journal officiel, et qu’elle relève, à ce titre, d’une décision réglementaire de l’État.

Pour l’ANAC, le Gabon est pleinement dans son droit de mettre en place ce dispositif, destiné notamment à renforcer le contrôle et la sécurité aux frontières. L’agence s’appuie notamment sur le principe de souveraineté consacré par la Convention de Chicago, qui reconnaît aux États une autorité complète sur leur espace aérien. Elle estime ainsi que l’IATA, qui représente les compagnies aériennes et joue principalement un rôle technique, ne peut remettre en cause les décisions prises par les autorités gabonaises en matière de sûreté ou de tarification.

Dans cette perspective, l’ANAC demande aux compagnies aériennes desservant le Gabon de procéder rapidement aux réglages techniques nécessaires afin de permettre la collecte de la redevance lors de l’achat des billets. Elle invite également l’IATA à accompagner les transporteurs dans cette mise en œuvre.

L’agence rappelle, par ailleurs, que les compagnies aériennes ont été associées aux discussions sur les modalités pratiques du dispositif, notamment lors de la réunion extraordinaire du Comité local de facilitation (COLFA), tenue le 13 août dernier. Pour Libreville, la mesure n’a donc pas été arrêtée sans concertation avec les acteurs du secteur.

Le calendrier, autre point de désaccord

Autre sujet de friction : le calendrier d’entrée en vigueur. Alors que l’IATA avait demandé davantage de temps, estimant qu’une période de trois à six mois serait nécessaire pour permettre aux compagnies de s’adapter, le Gabon maintient le 1er septembre 2026 comme date d’application de la mesure.

À quelques jours de cette échéance, l’ANAC demande donc aux transporteurs de finaliser les paramétrages nécessaires et de se conformer aux dispositions prévues par l’arrêté. La collecte des 30 dollars par passager devient ainsi une réalité imminente pour les compagnies opérant au Gabon.

Le dialogue reste ouvert

Malgré cette fermeté, l’ANAC affirme rester ouverte au dialogue avec l’IATA. Le désaccord porte désormais autant sur le montant de la redevance que sur les conditions de sa mise en œuvre et son éventuel impact sur le prix des billets et l’attractivité de la destination Gabon.

Pour les autorités gabonaises, toutefois, un principe ne saurait être remis en cause : la décision de renforcer la sécurité et le contrôle aux frontières relève de la souveraineté de l’État.

À l’approche du 1er septembre, le dossier API/PNR entre donc dans une phase décisive. Le Gabon entend faire appliquer sa décision malgré les réserves exprimées par l’IATA.

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