Dans le cadre des programmes mondiaux de la FAO et en présence de la Première dame, Zita Oligui Nguema, les producteurs de la Ngounié ont reçu une importante dotation en équipements modernes et des formations stratégiques pour transformer le potentiel agricole local en levier de souveraineté alimentaire.
L’agriculture gabonaise franchit ainsi un palier significatif dans le chef-lieu du département de la Louetsi-Wano. La commune de Lébamba a récemment abrité une cérémonie solennelle de remise d’un important lot de matériels agricoles aux coopératives et producteurs de la zone. Preuve de l’importance stratégique accordée à l’événement, la Première dame, Zita Oligui Nguema, a fait le déplacement aux côtés du représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique centrale, ainsi que des ministres de l’Agriculture et des Travaux publics. Cette forte mobilisation des autorités publiques illustre la volonté politique de redynamiser le secteur primaire national.
Rompre avec les handicaps du passé
Cette dotation d’envergure concrétise une promesse formulée il y a deux ans. Lors d’une précédente mission d’évaluation sur le terrain, plusieurs goulets d’étranglement structurels avaient été identifiés. Les exploitants locaux faisaient face à une faible maîtrise technique des cultures de rente comme la banane et le manioc. De plus, l’apiculture demeurait marginale malgré un potentiel de production de miel exceptionnel dans la région.

Au-delà du déficit de compétences, la pénurie d’outils aratoires modernes constituait un frein majeur au rendement des travaux champêtres. Même le lycée agricole local souffrait d’un manque criant d’espaces aménagés pour dispenser des démonstrations pratiques indispensables à la formation des futurs techniciens.
L’offensive technique et logistique de la FAO
Pour corriger ces défaillances, la FAO a déployé un plan d’accompagnement global et structuré. L’agence onusienne a piloté des sessions de renforcement des capacités axées sur les bonnes pratiques agricoles, notamment la méthode PIF (Plantes Issues de Fragments) pour les bananiers, le micro-bouturage et les techniques apicoles modernes. Sur le plan logistique, des tracteurs immobilisés ont été remis en état de marche et des parcelles de terrain ont été entièrement viabilisées. Le lycée agricole a également bénéficié de la création d’une zone d’expérimentation dédiée aux travaux pratiques des élèves.
Sur le terrain, la distribution de matériel a pris une forme concrète et variée. Les producteurs ont réceptionné des motopompes, des tarières, des tronçonneuses, des motobineuses, des systèmes d’irrigation complexes, ainsi que des engrais organiques. Le programme s’est également ouvert aux activités connexes en fournissant des équipements de pêche artisanale. Une attention particulière a été accordée aux groupements de femmes et de jeunes, identifiés comme les véritables moteurs du développement coopératif local.
Vers l’autonomie financière de la Ngounié
Cette offensive s’inscrit en droite ligne de la stratégie globale de la FAO baptisée « Les quatre améliorations » (meilleure production, meilleure nutrition, meilleur environnement et meilleure vie), renforcée par le cadre programmatique « Main dans la main ».
L’objectif sous-jacent est de structurer durablement l’appareil productif de la province de la Ngounié. Bien que dotée de terres hautement fertiles, cette région souffrait jusqu’alors d’un déficit chronique d’infrastructures et de circuits de commercialisation organisés. Grâce à la synergie entre ces nouveaux équipements et les compétences acquises, les autorités publiques entendent stimuler la production à grande échelle, sécuriser l’approvisionnement des marchés urbains et accroître durablement les revenus des ménages ruraux de Lébamba.









