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[Tribune] Mémoire aux fins d’inconstitutionnalité partielle

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Relatif au mécanisme de recouvrement de la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH), devant la Cour constitutionnelle du Gabon

La requête de l’ancien député de la transition Jean Valentin LEYAMA tendait à l’annulation de ladite taxe mais une demande d’inconstitutionnalité partielle du mécanisme de recouvrement aurait également pu s’autoriser, tout en laissant subsister le principe même de la taxe.

Si la légitimé de la taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH) instituée par la loi de finances, n’est pas contestée, le recours à son recouvrement obligatoire par adossement à la facture d’électricité émise par la Société d’Energie et d’Eau du Gabon est, lui, mis en cause et doit être déclarée partiellement inconstitutionnel pour les motifs ci-après :

Violation du principe de légalité de l’impôt

(Article 47 de la Constitution)

La Constitution exige que la loi fixe avec précision :

  • L’assiette ;
  •  le taux ;
  • les modalités de recouvrement ;
  •  les sanctions.

Or, en confiant le recouvrement à un opérateur de service public à caractère industriel et commercial, sans encadrement exhaustif :

▪ la séparation entre créance fiscale et créance contractuelle n’est pas suffisamment garantie ;

▪ la nature exacte des sanctions applicables demeure ambiguë.

Cette imprécision constitue une insuffisance normative contraire à l’exigence constitutionnelle de clarté et d’intelligibilité de la loi fiscale.

Rupture d’égalité devant les charges publiques

(Article 1er de la Constitution)

Le mécanisme repose sur le rattachement au compteur électrique.

Il en résulte des situations inégalitaires :

▪ occupants sans compteur individuel ;

▪ branchements informels ;

▪ logements collectifs ;

▪ compteurs au nom de tiers.

Ainsi, deux occupants dans une situation équivalente au regard de l’habitation peuvent être traités différemment selon leur situation technique vis-à-vis du réseau électrique.

Cette différence de traitement ne repose pas sur un critère fiscal objectif lié à l’habitation elle-même, mais sur une circonstance technique.

Elle est donc susceptible de constituer une rupture d’égalité.

Atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux

(Préambule de la Constitution – État de droit et dignité humaine)

Si le non-paiement de la TFH entraîne :

▪ une coupure d’électricité,

▪ ou une contrainte indirecte affectant l’accès à un service essentiel,

alors la sanction devient :

▪ sans lien direct avec la nature de l’obligation fiscale ;

▪ excessive au regard du principe de proportionnalité.

L’électricité constitue aujourd’hui un service indispensable à la vie familiale, sanitaire et économique.

Conditionner son accès au paiement d’une dette fiscale distincte revient à instaurer une sanction indirecte manifestement disproportionnée.

Atteinte à la sécurité juridique

Le contribuable doit pouvoir identifier clairement :

▪ la nature de sa dette ;

▪ l’autorité créancière ;

▪ la voie de recours compétente.

La fusion matérielle sur un même support de facturation :

▪ entretient la confusion ;

▪ rend incertaine la procédure de contestation ;

▪ affaiblit les garanties juridictionnelles.

Le mécanisme de recouvrement alléguée pourrait apparait susceptible d’être jugé inconstitutionnelle par la cour , en raison des conséquences qu’elle entraîne sur les droits et libertés garanties par la constitution. Dès lors, 

De déclarer inconstitutionnelles les dispositions permettant :

▪ l’assimilation du non-paiement de la taxe à un manquement contractuel ;

▪ toute coupure d’électricité fondée exclusivement sur le non-paiement de la TFH.

À titre subsidiaire, d’émettre une réserve d’interprétation imposant :

1. Une séparation juridique stricte entre créance fiscale et créance commerciale ;

2. L’interdiction explicite de toute suspension d’électricité pour défaut de paiement exclusif de la taxe ;

3. La mise en place d’un recours autonome devant l’administration fiscale.

La Constitution ne s’oppose pas à la modernisation de la fiscalité locale.

Elle s’oppose en revanche à toute méthode de recouvrement qui méconnaît les principes fondamentaux d’égalité, de légalité et de proportionnalité.

En l’espèce, le mécanisme d’adossement à la facture d’électricité, en l’absence de garanties suffisantes, porte atteinte à ces principes.

Il appartient à la Cour de censurer ces dispositions pour préserver l’État de droit.

Arthur NdougouEconomiste et Financier

Gabon : Vers une gestion plus transparente des marchés municipaux de Libreville

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Le 24 février 2026, la mairie de Libreville a franchi une étape clé dans l’assainissement de ses espaces marchands. Pierre Matthieu Obame Etoughe, maire de la commune, a reçu le rapport de la commission ad hoc chargée de réviser les contrats de prestation d’hygiène et de propreté. Ce document, fruit de deux mois d’enquête, préconise 23 réformes pour rompre avec les pratiques opaques du passé.

L’heure est au grand ménage dans les marchés de la capitale. Entre le 15 décembre 2025 et le 19 février 2026, les experts de la commission ad hoc ont passé au crible l’ensemble des concessions domaniales et des baux à construction liant la municipalité aux prestataires privés.

L’audit révèle des dysfonctionnements chroniques qui, au fil des années, ont dégradé la qualité du service public et fragilisé l’équité entre exploitants. L’objectif de cette révision est triple : rétablir l’ordre dans l’attribution des espaces ; durcir les normes d’hygiène et de salubrité ; rééquilibrer les contrats au profit de la municipalité et des usagers.

Pour Pierre Matthieu Obame Etoughe, ce rapport est un levier de modernisation. « Il s’agit de mettre fin aux pratiques irrégulières et de garantir un cadre plus sain », a martelé l’édile lors de la réception officielle du document, saluant au passage la rigueur du travail fourni.

23 recommandations pour transformer la gouvernance

Le rapport ne se contente pas d’un diagnostic, il impose une feuille de route structurée autour de 23 recommandations stratégiques. Celles-ci visent notamment à résilier ou réviser les conventions non conformes et à renforcer les mécanismes de contrôle de la mairie sur les concessionnaires.

Cette offensive contre les arrangements de gré à gré marque une volonté de l’exécutif municipal de reprendre la main sur un secteur économique vital pour des milliers de Librevillois.

Si le signal politique est clair, le succès de cette réforme repose désormais sur son application sur le terrain. Les commerçants et usagers, souvent victimes de la gestion erratique des marchés, attendent de voir comment ces recommandations se traduiront dans leur quotidien. La crédibilité de la mairie se joue maintenant sur sa capacité à transformer ce rapport en actions concrètes.

Gabon : Le Sénat en ordre de marche pour sa rentrée parlementaire

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À la veille de l’ouverture de la première session ordinaire de la sixième législature, le Bureau du Sénat s’est réuni ce 26 février à Libreville. Sous l’impulsion de sa présidente, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume épouse Awori Onanga, l’institution peaufine une rentrée placée sous le signe de la rigueur institutionnelle.

Le Palais Omar Bongo Ondimba s’apprête à retrouver son effervescence. Ce lundi 26 février, le Bureau du Sénat a tenu une séance de travail décisive pour baliser le lancement imminent des travaux parlementaires. L’enjeu est clair : transformer ce rendez-vous protocolaire en un acte fondateur de la nouvelle législature.

Au cours de cette réunion, chaque rouage de la cérémonie d’ouverture a été examiné. Du protocole à l’enchaînement des allocutions, le Bureau a fait de la précision sa priorité. Pour la Chambre haute, la maîtrise de la forme est un message politique en soi, elle doit refléter une institution crédible et ordonnée dès ses premiers pas.

Le Règlement intérieur au cœur des échanges, pour garantir un démarrage fluide et structuré des travaux parlementaires.
Le Règlement intérieur au cœur des échanges, pour garantir un démarrage fluide et structuré des travaux parlementaires.

Cap sur l’efficacité législative

Outre l’aspect cérémoniel, les échanges ont porté sur le fonctionnement interne de l’institution. Le Règlement intérieur, véritable boussole des sénateurs, a été au centre des discussions. L’objectif affiché par la présidence est d’éliminer toute zone d’ombre avant l’entrée en scène des nouveaux élus, garantissant ainsi une mise en route fluide, loin de toute improvisation.

En fixant ce cap, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume entend installer une méthode de travail exigeante. Plus qu’un simple rituel, cette ouverture doit affirmer l’autorité du Sénat au sein de l’architecture institutionnelle gabonaise.

Les missions clés de la VIème législature

Dans le cadre du renouveau des institutions, le Sénat du Gabon (chambre haute) assume trois missions fondamentales. Législation : Examen et vote des projets de lois, avec une attention particulière pour le développement des collectivités locales. Contrôle : Suivi rigoureux de l’action du Gouvernement et évaluation des politiques publiques. Stabilité : En tant que garant de la continuité législative, il assure l’équilibre des pouvoirs aux côtés de l’Assemblée nationale.

Gabon : L’alerte sanitaire grimpe face à l’intensification des délestages

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Entre pannes d’électroménager et risques d’intoxication alimentaire, les Gabonais subissent de plein fouet les conséquences des travaux sur le réseau électrique. Alors que la grogne monte, l’ombre d’une crise sanitaire plane sur les étals des commerçants.

Le quotidien des ménages gabonais est à nouveau rythmé par les coupures d’électricité. Ces dernières semaines, les délestages ont franchi un nouveau palier, plongeant de nombreux quartiers dans le noir. En cause : un vaste chantier de renouvellement des turbines à gaz de la centrale thermique. Si ces travaux sont présentés comme indispensables pour stabiliser la production nationale à long terme, leur impact immédiat sur la population est jugé «insupportable ».

Les dégâts ne sont pas seulement visuels. Dans les foyers, la fréquence des sauts de tension fait des ravages sur les appareils électroménagers. Réfrigérateurs et téléviseurs grillés alourdissent la facture des ménages dans un contexte économique déjà tendu.

Le mécontentement est d’autant plus vif que le parcours pour obtenir un dédommagement s’apparente à un véritable parcours du combattant, laissant la majorité des victimes sans recours face aux pertes financières subies.

Danger dans l’assiette : l’Agasa interpellée

Mais le risque le plus insidieux se cache dans les congélateurs. L’arrêt prolongé de la chaîne du froid menace directement la santé publique. Plusieurs témoignages pointent du doigt des pratiques frauduleuses : certains commerçants, peu scrupuleux, continueraient de vendre des produits surgelés avariés suite aux coupures.

Face à cette menace, et devant l’inertie apparente des associations de défense des consommateurs, l’opinion publique se tourne vers les autorités. Des voix s’élèvent pour demander une intervention musclée de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa). Objectif : intensifier les contrôles inopinés dans les commerces de proximité pour éviter une vague d’intoxications alimentaires.

Comment sauver vos aliments ?

Pendant un délestage, quelques réflexes simples permettent de limiter les risques sanitaires et de préserver vos stocks. Gardez les portes closes : Un congélateur plein peut maintenir une température sécuritaire pendant environ 48 heures s’il reste fermé. Un réfrigérateur, lui, ne protège vos aliments que pendant 4 heures.

La règle du « Toucher ». Si vos produits surgelés présentent encore des cristaux de glace ou sont froids au toucher (moins de 4°C), ils peuvent être recongelés sans risque majeur. En cas de doute, jetez, ne goûtez jamais un aliment pour vérifier s’il est périmé. Les bactéries responsables des intoxications ne modifient pas toujours l’odeur ou l’aspect.
Assurance : Prenez des photos de vos appareils endommagés et des factures d’aliments jetés. Elles sont indispensables pour toute procédure de réclamation auprès de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG).

Gabon : le trio final est connu pour le poste de sélectionneur des Panthères

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La course à la succession sur le banc des Panthères du Gabon entre dans sa dernière ligne droite. La Fégafoot a officiellement retenu trois techniciens pour diriger la sélection nationale : Antony Da Silva, Landry Chauvin et Luis Boa Morte. Le verdict final est désormais entre les mains du gouvernement.

Le suspense touche à sa fin pour les supporters gabonais. Après une phase d’étude intensive, la commission de recrutement a remis, ce mercredi 25 février 2026, les conclusions de ses travaux au Comité exécutif de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Sous la supervision directe de Pierre-Alain Mounguengui, le processus a abouti à une « short-list » de trois noms, extraite d’une pile impressionnante de candidatures.

Le futur patron de la sélection nationale a été choisi parmi un échantillon record. À la clôture de l’appel d’offres le 26 janvier dernier, pas moins de 605 dossiers s’étaient accumulés sur les bureaux de la Fédération. Après plusieurs jours de notation et d’évaluation technique, seuls trois profils ont survécu aux critères d’exigence de la commission : Antony Da Silva (Franco-Portugais), un profil international alliant rigueur européenne et connaissance des réseaux extérieurs. Landry Chauvin (Français) : formateur reconnu et technicien expérimenté, souvent cité pour sa capacité à bâtir des projets structurés. Luis Boa Morte (Portugais) : ancien international lusitanien, fort de son expérience du très haut niveau, notamment en Premier League.

La décision finale chez le ministre

Si la Fégafoot a terminé sa mission technique, le volet politique commence. Les noms des trois finalistes ont été officiellement transmis au ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany.
Conformément aux usages, c’est au représentant du gouvernement qu’incombe la responsabilité de désigner, en dernier ressort, celui qui aura la lourde tâche de qualifier le Gabon pour les prochaines échéances internationales. L’officialisation du nouveau sélectionneur est attendue dans les prochains jours.

ONU : Le Gabon officialise à Genève son entrée dans la Ve République

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Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le ministre gabonais de la Justice a solennellement annoncé la fin de la transition politique. Entre réformes constitutionnelles et nouveaux engagements internationaux, Libreville tourne une page historique.

Le Gabon change d’ère et le fait savoir sur la scène internationale. Ce mercredi, 25 février, à l’occasion de la 61e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, a porté la voix du président Brice Clotaire Oligui Nguema pour sceller la fin du processus de transition entamé le 30 août 2023.

Selon le communiqué du ministère de la Justice, le Garde des Sceaux a affirmé que la transition s’est « achevée avec succès ». Ce passage à la Ve République s’appuie sur la nouvelle Constitution adoptée par référendum, un texte qui, selon le ministre, sanctuarise la séparation des pouvoirs et l’Etat de droit.

Augustin Emane a également insisté sur la crédibilité des récents scrutins, qualifiés de «libres et apaisés », marquant ainsi le rétablissement définitif de la normalité démocratique dans le pays.

Un vaste chantier de réformes sociales et judiciaires

Au-delà de l’architecture politique, le ministre a exposé les piliers de la politique sociale du gouvernement. Economie inclusive : mise en place d’un mécanisme de redistribution pour les plus vulnérables et création d’une banque pour l’entrepreneuriat des jeunes. Droits des femmes : renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et accélération de l’autonomisation économique des Gabonaises. Modernisation de la Justice : amélioration des conditions de détention et formation accrue des forces de défense aux droits humains.

Le Gabon entend redevenir un acteur actif du multilatéralisme. Le pays s’est engagé à soumettre prochainement ses rapports au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à l’Examen périodique universel (EPU).

Enfin, le ministre a porté une recommandation technique forte devant l’assemblée genevoise : la nécessité d’une régulation internationale de l’intelligence artificielle. Un enjeu crucial pour Libreville afin de protéger le débat public contre les risques croissants de désinformation.

Gabon : Un lycéen de 21 ans écroué à Franceville pour trafic de cannabis

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Interpellé en possession de plusieurs dizaines de doses de stupéfiants au quartier Franceville II, un élève du Lycée Eugène-Marcel-Amogho a été placé sous mandat de dépôt le 20 février dernier. Cette arrestation illustre le renforcement de la lutte antidrogue dans la province du Haut-Ogooué.

La lutte contre la circulation des stupéfiants s’intensifie dans le Haut-Ogooué. Junior Ngandu Nganziani, un élève de 21 ans scolarisé au lycée Eugène-Marcel-Amogho, dort désormais à la prison centrale de Franceville. Le jeune homme a été placé sous mandat de dépôt le vendredi 20 février 2026, après avoir été appréhendé par les forces de sécurité.

L’interpellation a eu lieu la veille, lors d’une opération ciblée menée dans le quartier Franceville-2, situé dans le 2e arrondissement de la commune. Selon des sources policières, le suspect était en possession de 45 doses de cannabis, communément appelées « bonbons », prêtes à la revente. La valeur marchande de la saisie est estimée à 22 500 FCFA.

Déféré devant le procureur de la République au lendemain de son arrestation, le lycéen a été immédiatement placé en détention préventive en attendant son jugement.

Tolérance zéro en milieu scolaire

Cette opération s’inscrit dans une offensive plus large menée par l’antenne provinciale de l’Office central antidrogue (OCAD). Face à la recrudescence de la consommation de produits illicites chez les jeunes, les autorités judiciaires et policières ont décidé de durcir le ton.

« Les contrôles vont se poursuivre et s’intensifier », assure une source proche du dossier. L’objectif affiché est clair : freiner la propagation des stupéfiants qui gangrènent de plus en plus les établissements scolaires de la région.

Mondial 2026 : L’arbitre gabonais Pierre Atcho joue sa qualification à Doha

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Actuellement au Qatar pour un ultime stage de préparation de la FIFA, l’officiel gabonais Pierre Atcho est en lice pour décrocher son ticket pour la Coupe du monde 2026. Un rendez-vous historique qui pourrait mettre fin à 36 ans d’attente pour l’arbitrage gabonais.

Le sifflet gabonais est à un tournant de son histoire. Depuis le 23 et jusqu’au 27 février 2026, Pierre Atcho participe à Doha, au Qatar, à un regroupement décisif organisé par la FIFA. Ce stage réunit l’élite des officiels internationaux présélectionnés pour la phase finale de la Coupe du monde, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet prochain aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.

Durant ces cinq jours, le numéro un de l’arbitrage national subit une batterie de tests rigoureux. Le programme, défini par l’instance faîtière du football mondial, ne laisse place à aucune approximation : évaluations physiques intenses, tests techniques, analyses psychologiques et simulations de matchs de haut niveau via l’assistance vidéo (VAR).

Selon Montel Moussounda, membre de la direction nationale de l’arbitrage à la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), ce rassemblement est le « filtre final ». Seuls les arbitres ayant validé toutes les étapes avec succès seront retenus sur la liste définitive pour le Mondial.

Marcher sur les traces de Jean-Fidèle Diramba

L’enjeu est immense pour Pierre Atcho. En cas de sélection, il deviendrait le deuxième Gabonais de l’histoire à officier lors d’un Mondial, 36 ans après la performance mémorable de Jean-Fidèle Diramba lors de la Coupe du monde 1990 en Italie.

Cette ascension fulgurante s’inscrit dans la politique de développement portée par Pierre Alain Mounguengui, président de la Fégafoot, qui a fait de la promotion et de la professionnalisation de l’arbitrage une priorité de son mandat. A quelques mois du coup d’envoi en Amérique du Nord, le Gabon retient son souffle pour son unique représentant dans le corps arbitral.

Gabon : La FORSY-PS lance une offensive pour la dignité des personnels de santé

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Au-delà du changement de nom acté ce 24 février au CHU de Libreville, la Force Syndicale des Personnels de Santé (FORSY-PS) a dévoilé une feuille de route offensive. Entre carrières bloquées et urgence hospitalière, le mouvement mené par Eric Akouri place le gouvernement face à ses responsabilités.

Si le passage du SYNAPS P-GA à la FORSY-PS marque une volonté de renouveau identitaire, le fond du combat reste inchangé : la survie des personnels de santé. Pour Eric Akouri, cette mue est le prélude à une pression accrue sur la tutelle.

La nouvelle centrale ne compte pas se contenter de discours. Les priorités sont déjà fixées sur la table du dialogue social : la régularisation des situations administratives. Un point de friction majeur qui concerne l’avancement de carrière et l’intégration des agents stagiaires. L’amélioration du plateau technique : la FORSY-PS pointe du doigt le manque de moyens qui fragilise la prise en charge des patients. La sécurité au travail : un cri d’alarme sur les conditions d’exercice dans les structures de l’intérieur du pays.

Gabon : La FORSY-PS lance une offensive pour la dignité des personnels de santé

« L’Esprit de la Ve République » comme boussole

En invoquant la Ve République, Eric Akouri appelle à une rupture avec les méthodes du passé. « Notre force est dans l’unité » n’est pas qu’un slogan, c’est une stratégie pour éviter l’émiettement des revendications. Selon les analystes du quotidien L’Union, cette restructuration pourrait forcer le ministère de la Santé à revoir son calendrier de négociations.

Le message envoyé aux autorités est donc clair : le changement de dénomination symbolise une montée en puissance. En cherchant à fédérer toutes les corporations, des médecins aux agents administratifs, la FORSY-PS se donne les moyens d’un rapport de force musclé si les promesses gouvernementales tardent à se concrétiser.

La détermination est palpable. En conclusion de cette assemblée, Eric Akouri a lancé un avertissement clair : « Ce changement de nom n’est pas une simple formalité, c’est le signal d’un réveil collectif. Nous ne quémandons pas de meilleures conditions, nous exigeons les moyens d’exercer notre devoir de soigner. »