L’excellence militaire ouvre à nouveau ses portes. Le Commandant Dieudonné Ndougou, Chef de service des écoles primaires militaires, a officiellement lancé la session 2026 du concours d’entrée au prestigieux Prytanée Militaire. Entre rigueur administrative et sélection drastique, voici ce qu’il faut retenir pour cette nouvelle cuvée.
Le chemin vers le Prytanée reste l’un des plus exigeants du système éducatif gabonais. Pour cette session 2026, seuls les élèves de CM2 (5ème année), garçons et filles, âgés de moins de 13 ans, sont autorisés à concourir.
L’enjeu est de taille : si l’on se réfère à la session précédente du 21 juin 2025, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 2 262 candidats, moins de 200 avaient franchi l’étape de l’admissibilité. Une sélection de fer qui débouche, pour les plus méritants, sur des bourses d’études dans des académies d’excellence de pays frères tels que le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ou la Guinée.
Calendrier et modalités de dépôt
La Direction des Ecoles militaires a fixé des dates précises pour la constitution des dossiers. Les parents ou tuteurs ont du 15 mars au 30 avril 2026 pour déposer les candidatures. Une dérogation spéciale court jusqu’au 15 mai 2026 pour les centres situés à l’intérieur du pays. Pour une meilleure organisation, les centres d’examen de l’intérieur fonctionnent selon un système de jumelage des provinces (à l’exception de l’Estuaire), les dossiers devant être déposés directement dans les régions militaires concernées.
Attention aux détails. L’administration militaire ne tolère aucun manquement. Les pièces doivent être classées dans des chemises à élastique de couleurs distinctes : jaune pour les filles et verte pour les garçons.
Le dossier doit impérativement comprendre : une demande manuscrite du parent ou tuteur adressée au ministre de la Défense nationale ; trois copies légalisées de l’acte de naissance ; un certificat de scolarité de l’année en cours (2025-2026) ; un certificat médical datant de moins de trois mois et une copie du carnet de santé.
Alors que le Gabon continue de miser sur la formation de sa jeunesse au sein des grandes écoles militaires africaines, la session 2026 s’annonce déjà comme un cru de haut niveau. Les candidats sont prévenus : au-delà des capacités intellectuelles, l’aptitude médicale finale restera le juge de paix pour intégrer ce corps d’élite.
Dans la capitale économique gabonaise, la salubrité urbaine n’est plus une simple incantation, mais un impératif de terrain. Ce jeudi 26 février 2026, à l’occasion de la 7ᵉ Journée patriotique d’assainissement, le maire Pascal Houangni Ambourouet a troqué son bureau pour une inspection rigoureuse des sites sensibles de la commune. Une descente musclée visant à transformer les intentions en résultats concrets.
L’objectif premier du premier magistrat de la ville a été de contrôler l’effectivité de la mobilisation des agents municipaux. Loin des rapports de cabinet, le maire s’est rendu sur les chantiers de balayage, d’enlèvement des déchets et de curage des caniveaux.
Observant chaque détail, Pascal Houangni Ambourouet n’a pas hésité à interpeller les équipes techniques pour corriger les manquements constatés. Pour l’édile, le message est sans ambiguïté : l’efficacité de l’assainissement se juge à la propreté réelle des rues et non à la longueur des communiqués de presse.
Un rappel à l’ordre ferme pour les opérateurs économiques
La tournée a rapidement pris des allures de mise en demeure. Commerçants, administrations et opérateurs économiques ont été rappelés à leurs obligations élémentaires. Le maire a insisté sur la nécessité de maintenir propre le périmètre immédiat des établissements et de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène en vigueur. « L’espace public ne peut plus être une zone de tolérance pour l’insalubrité », a laissé entendre l’autorité municipale, martelant que la propreté est une responsabilité collective non négociable.
Si cette phase se veut encore pédagogique, l’Hôtel de Ville prévient : le temps des avertissements touche à sa fin. Cette 7ᵉ journée marque le prélude à l’activation de sanctions municipales sévères contre les contrevenants. L’ambition est d’installer des réflexes durables et de garantir un cadre de vie sain à tous les Portgentillais.
Le calendrier de la salubrité à Port-Gentil
Pour faire de la propreté un réflexe durable, la municipalité de Port-Gentil rappelle aux populations, aux commerçants et aux opérateurs économiques que la Journée patriotique d’assainissement s’inscrit dans un calendrier fixe. Fréquence : tous les derniers jeudis de chaque mois. Prochain rendez-vous : Jeudi 26 mars 2026. Horaires de mobilisation : de 08h00 à 12h00 (fermeture temporaire des commerces et marchés pour nettoyage des périmètres). Obligations : curage des caniveaux devant les habitations, désherbage des bordures et rassemblement des déchets ménagers dans les bacs homologués de la Société de valorisation des ordures ménagères (Averda). Cette méthode, alliant exemplarité des élus, présence sur le terrain et fermeté administrative, trace une voie que d’autres localités du pays pourraient gagner à suivre. À Port-Gentil, le signal est désormais clair : la rigueur est le nouveau standard de l’action municipale.
L’esplanade du stade d’Angondjé s’apprête à vibrer au rythme de la louange. L’artiste gospel de renommée internationale, Jonathan Gambela, a officiellement lancé son « Tour Africa 2026 » lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 27 février au Centre Gabonais de l’Innovation (Batterie 4). Deux concerts live exceptionnels sont attendus les 1er et 2 mars prochains.
Produit par Hismudic & Lambano Event, cet événement marque une étape majeure dans la carrière de l’artiste. Le choix du Gabon pour l’ouverture de sa tournée continentale n’est pas fortuit. Devant un parterre de journalistes et d’acteurs culturels, Jonathan Gambela a dévoilé les raisons de ce privilège accordé au public gabonais. « C’est un immense plaisir de débuter cette aventure ici. Statistiquement, après la France, le Gabon est le pays où ma musique est la plus écoutée. Commencer par Libreville était donc une évidence et une marque de reconnaissance », a confié l’interprète avec émotion.
Une expérience spirituelle et scénique inédite
Réputé pour la ferveur de ses prestations, Jonathan Gambela promet deux soirées placées sous le signe de l’intensité. Entre adoration profonde et louange énergique, le programme a été conçu pour offrir une véritable communion spirituelle au public d’Angondjé.
Côté logistique, les organisateurs mettent les petits plats dans les grands. L’ambition affichée est de proposer un spectacle aux standards internationaux, avec une mise en scène immersive capable de porter les messages de foi et d’espoir portés par l’artiste.
Au-delà de l’aspect religieux, la tenue de ce lancement confirme le statut de Libreville comme escale incontournable des grandes tournées africaines. Pour les promoteurs de Hismudic & Lambano Event, la réussite de ces deux dates donnera le ton d’une année 2026 placée sous le signe de l’excellence culturelle.
Les billets sont d’ores et déjà disponibles dans les points de vente habituels pour ce qui s’annonce comme l’un des rendez-vous gospel majeurs de ce premier trimestre.
La coordination provinciale de l’Estuaire de U-Report Gabon a tenu, ce vendredi 27 février au Serena Mall de Libreville, son Assemblée générale annuelle. Entre bilan des acquis de 2025 et perspectives stratégiques pour 2026, cette rencontre soutenue par l’UNICEF a réuni une jeunesse déterminée à peser dans le débat public et l’action communautaire.
Véritable boussole de l’engagement des jeunes, cette Assemblée générale a rassemblé plus d’une trentaine de leaders « U-Reporters » en présentiel, doublée d’une forte participation en ligne. L’enjeu était de taille : évaluer l’impact des sondages et des dialogues citoyens menés l’année écoulée pour mieux projeter le mouvement vers les défis de 2026.
Plateforme numérique de référence propulsée par l’UNICEF, U-Report s’est imposée au Gabon comme un outil incontournable permettant à la jeunesse de faire entendre sa voix auprès des décideurs sur des sujets cruciaux tels que l’éducation, la santé et l’environnement.
Consolider les valeurs et structurer l’impact
Invitée d’honneur, Clara Beauvoir, spécialiste de l’engagement des jeunes à l’UNICEF Gabon, a rappelé l’importance de la cohésion interne pour garantir l’efficacité des actions de terrain. « Nous discutons aujourd’hui des documents cadres de l’organisation pour nous mettre tous d’accord et continuer d’avancer sur les valeurs qui représentent U-Report. L’objectif est de mener des activités impactantes en 2026 », a-t-elle souligné.
Pour la coordination de l’Estuaire, l’heure est au renforcement du cadre organisationnel. Daïcie Mogoa Embo, Secrétaire générale de l’antenne provinciale, voit en ce rassemblement un levier de mobilisation : « Cette rencontre permet de renforcer la cohésion, d’évaluer nos actions et de mieux structurer notre engagement pour répondre efficacement aux préoccupations des jeunes de notre province. »
Pour l’année civile qui débute, U-Report Gabon entend mettre l’accent sur des thématiques urgentes : l’action climatique : un enjeu majeur pour la jeunesse gabonaise ; l’éducation et la sensibilisation : renforcer la présence du mouvement dans les quartiers ; la participation citoyenne : Transformer chaque sondage en action concrète de développement.
En clôturant ces travaux, U-Report réaffirme sa position de leader de la participation juvénile au Gabon, prouvant que la voix des jeunes, lorsqu’elle est structurée, devient un moteur essentiel du changement social.
Comment devenir U-Reporter au Gabon ?
Rejoindre ce mouvement citoyen est gratuit, anonyme et ouvert à tous les jeunes du pays. Pour devenir U-Reporter et commencer à répondre aux sondages sur les enjeux de votre communauté, il suffit de vous inscrire via les plateformes sociales de l’organisation. Envoyez simplement le mot « GABON » par message privé sur la page Facebook U-Report Gabon ou via le numéro dédié sur WhatsApp. Votre voix compte pour construire le Gabon de demain !
Mettre fin à des décennies de lourdeurs bureaucratiques et de conflits fonciers. Tel est l’objectif ambitieux affiché par l’Exécutif. Lors du Conseil des ministres du 26 février, présidé par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gouvernement a adopté le décret portant création du Guichet unique de la propriété foncière. Un outil stratégique conçu pour transformer radicalement l’accès au titre de propriété.
Ce nouveau dispositif vise à « simplifier et rationaliser les procédures administratives ». Jusqu’ici, le parcours de l’usager était marqué par une dispersion des démarches entre plusieurs administrations, entraînant des délais excessifs et des pratiques souvent jugées opaques.
En regroupant tous les intervenants de la chaîne de production en un lieu unique, l’Etat entend centraliser non seulement le traitement des dossiers, mais aussi la perception des frais, droits et taxes. Cette réforme marque une rupture nette avec un système éclaté, longtemps accusé de favoriser les litiges fonciers et les dérives administratives.
Un objectif choc : 50 000 titres fonciers en 4 mois
L’annonce la plus marquante de cette réforme réside dans son ambition opérationnelle. Le Guichet unique s’inscrit dans une opération de régularisation foncière de masse. Le but est de délivrer 50 000 titres fonciers en seulement quatre mois. Ce passage d’une réforme théorique à des résultats chiffrés témoigne d’une volonté d’efficacité immédiate au bénéfice des populations.
Pour réussir ce pari, le Guichet unique fera cohabiter des administrations clés qui, jusqu’alors, travaillaient en silos : l’ANUTTC (Urbanisme, Travaux topographiques et Cadastre) ; la Direction générale des impôts ; la Conservation foncière et des hypothèques ; le Trésor public et les juridictions judiciaires compétentes.
Le texte précise toutefois une nuance de taille : chaque entité conserve ses prérogatives et son pouvoir de signature. Il ne s’agit pas d’une fusion, mais d’une coordination physique et technique visant à fluidifier le circuit.
Le défi de la mise en œuvre
Au-delà de la prouesse administrative, ce guichet se veut un gage de sécurité juridique. En réduisant le nombre d’intermédiaires, les autorités espèrent limiter les risques de fraudes et les titres de propriété concurrents sur un même terrain.
Toutefois, le succès de cette « révolution » dépendra de la mise en œuvre réelle sur le terrain. La coordination effective entre les services, la dotation en ressources techniques et le respect strict du calendrier seront les juges de paix de cette réforme. Dans un pays où la terre reste un sujet socialement sensible, ce Guichet unique fait figure de test majeur pour la volonté réformatrice du gouvernement de la Ve République.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) est-elle sortie de son cadre légal ? C’est la question posée par quatre citoyens gabonais qui ont déposé, le 23 février dernier, un recours devant la Cour Constitutionnelle. Ils contestent la constitutionnalité de la suspension des réseaux sociaux et réclament le rétablissement immédiat de l’accès numérique.
Le collectif de requérants, composé de Maïmouna Abdoul Kadir, Teddy Annael Akue Essimengane, Elisabeth Mabandah et Cabrel Jeannis Ndomba Mouele, fonde son action sur le non-respect de la Constitution du 19 décembre 2024. Selon eux, la HAC a outrepassé ses prérogatives en imposant une restriction globale des plateformes sans base juridique solide. Les plaignants soutiennent que cette décision viole deux piliers de la démocratie gabonaise : la liberté d’expression ; le droit d’accès à l’information.
Pour les requérants, cette suspension ne cible pas des dérives précises mais s’apparente à une « sanction collective ». Ils soulignent que le blocage affecte indistinctement les citoyens, les médias et les acteurs économiques dont l’activité dépend de la connectivité numérique.
Dans leur requête, ils exigent non seulement l’annulation de la décision de la HAC, mais aussi une injonction de rétablissement en urgence.
Un test majeur pour la Haute juridiction
Cette affaire dépasse le simple cadre administratif. Elle place la Cour Constitutionnelle face à un arbitrage délicat entre les impératifs d’ordre public, invoqués par le régulateur, et la protection des libertés numériques. Le verdict de la Cour, particulièrement attendu par la société civile et les organisations de défense des droits de l’homme, pourrait constituer une jurisprudence historique pour l’ère de la Ve République.
Quid des prérogatives de la HAC sous la Ve République ?
La Haute Autorité de la Communication (HAC) est l’organe indépendant chargé de réguler le secteur des médias au Gabon. Si ses missions sont essentielles, l’actuel recours devant la Cour Constitutionnelle soulève la question de l’étendue de son pouvoir sur l’infrastructure numérique.
Régulation des contenus : Selon la loi organique en vigueur, la HAC a pour mission de veiller au respect de l’éthique, de la déontologie et de l’ordre public dans les médias (presse écrite, audiovisuelle et numérique). Pouvoir de sanction : Elle peut prononcer des avertissements, des suspensions de programmes ou de journaux et des retraits de licences en cas de manquements graves.
Le débat juridique. Le point de friction actuel réside dans la capacité de la HAC à suspendre des plateformes globales (Facebook, WhatsApp, TikTok, etc.). Les requérants soutiennent que cette compétence appartient davantage à l’organe de régulation des télécoms (ARCEP) ou nécessite une décision judiciaire, la HAC ne devant sanctionner que des éditeurs de presse identifiés et non l’accès universel à l’information.
C’est un coup dur pour l’accès aux soins de proximité au Gabon. Le Dr Wenceslas Yaba, coordonnateur coordonnateur du Samu Social Gabonais, a annoncé avec regret la suspension provisoire de toutes les prises en charge. Depuis le 25 février à 18h, le numéro vert « 1488 » est inactif, laissant des milliers de bénéficiaires dans l’incertitude.
Selon le coordonnateur, cette interruption brutale est motivée par l’impossibilité de garantir désormais une qualité de soins conforme aux standards internationaux et à l’éthique médicale. « La structure n’est plus en mesure de répondre aux exigences de sécurité et d’efficacité nécessaires », a-t-il laissé entendre.
Pendant cette période de mise à l’arrêt, un inventaire complet des équipements et une évaluation des capacités opérationnelles seront entrepris. Cette pause technique vise à réorganiser les services pour permettre, à terme, une reprise des activités dans des conditions optimales.
Un pilier sanitaire pour les plus vulnérables
L’impact de cette suspension est considérable. Le Samu Social s’est imposé comme un acteur majeur de la santé publique au Gabon, notamment pour les populations démunies. Quelques chiffres témoignent de l’ampleur du service rendu : 2 500 consultations quotidiennes en moyenne ; 400 visites à domicile gratuites chaque jour via le 1488 ; le plus grand parc de couveuses gratuites du pays pour les nouveau-nés.
Interventions spécialisées : réanimation et chirurgie ophtalmologique (notamment la cataracte), le tout sans frais pour les patients.
L’inquiétude des patients
Depuis l’effectivité de la mesure le 25 février dernier, l’inquiétude grandit chez les bénéficiaires. Pour beaucoup, ce service gratuit représentait l’unique chance de survie face à l’urgence.
En attendant la réouverture, les autorités sanitaires invitent les patients à se diriger vers les structures hospitalières publiques. Toutefois, le passage de la gratuité totale du Samu Social aux soins payants des hôpitaux classiques pose un défi majeur pour les ménages les plus fragiles. Pour les responsables de la structure, l’enjeu de cette restructuration est de redéfinir des objectifs durables pour continuer la lutte contre les décès évitables au Gabon.
Sous la haute présidence du chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 26 février 2026 au palais de la Présidence de la République. Cette séance a été marquée par une réaffirmation de l’autorité de l’Etat et une clarification des orientations stratégiques du Gouvernement. Entre mesures de souveraineté numérique, relance du dialogue avec le FMI et réformes structurelles, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie, l’Exécutif affiche sa volonté de conjuguer fermeté institutionnelle et efficacité économique au service de l’intérêt national. Ci-après, l’intégralité des textes et décisions adoptés.
Dès l’ouverture de la séance, le Chef de l’État a tenu à recadrer avec fermeté le débat national relatif à la suspension temporaire de l’accès à certains réseaux sociaux. Il a rappelé que cette décision ne procède ni d’une improvisation, ni d’une volonté de restreindre les libertés fondamentales. Elle constitue un acte de souveraineté et de responsabilité, dicté par l’impératif de protection de l’ordre public, de préservation de la cohésion nationale et de sauvegarde de la dignité des Institutions républicaines.
Le Président de la République a souligné que, depuis plusieurs mois, il avait appelé à une anticipation rigoureuse des dérives observées dans l’espace numérique, devenu le vecteur de campagnes organisées de diffamation, de manœuvres de déstabilisation et d’instrumentalisations politiques inacceptables. Face à une coordination insuffisante et à un déficit d’anticipation dans la réponse apportée à ces menaces, le Gouvernement a été conduit, sous son autorité, à recourir à cette mesure exceptionnelle.
Par nature transitoire, cette suspension ne constitue pas une finalité, mais un signal d’autorité et de responsabilité. Elle rappelle l’exigence d’anticipation stratégique et de solidarité gouvernementale dans la gestion des enjeux contemporains. Le Chef de l’État a réaffirmé que l’encadrement du numérique se fera dans le strict respect de l’État de droit, tout en établissant les garde-fous nécessaires contre toute tentative de déstabilisation nationale.
Abordant les questions économiques, le Président de la République a salué la présence au Gabon d’une mission du Fonds Monétaire International (FMI). Cette mission s’inscrit dans le prolongement de l’audience accordée le 5 novembre 2025 ainsi que de l’annonce officielle faite par le Gabon, le 22 janvier 2026 à Brazzaville, en marge du Sommet de la CEMAC, de renouer un dialogue constructif avec les institutions de Bretton Woods.
Le Chef de l’État a indiqué que la conclusion d’un programme économique et financier avec le FMI constitue une nécessité stratégique. Au-delà d’un exercice technique, il s’agit d’un gage de crédibilité destiné à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers et à sécuriser les conditions d’accompagnement du programme national de transformation économique.
À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre chargé de l’Économie et des Finances d’accélérer les travaux préparatoires, en vue d’aboutir à la signature d’un programme au plus tard au mois de mai prochain. Il a toutefois fixé un cadre de négociation clair et intangible reposant sur :
– la sanctuarisation des projets prioritaires validés par le suffrage populaire lors de la dernière élection présidentielle ;
– la protection effective des ménages vulnérables ;
– la rationalisation rigoureuse des dépenses publiques, en vue d’éliminer toute charge improductive ;
– une gestion proactive, soutenable et responsable de la dette publique.
Le recours au FMI ne saurait être interprété comme un renoncement, mais comme un instrument au service de la souveraineté économique et du développement durable du Gabon.
Dans la seconde partie de son intervention, le Chef de l’État a rappelé avec autorité les membres du Gouvernement à leurs obligations fondamentales.
Évoquant les nominations intervenant en Conseil des Ministres, il a insisté sur l’exigence d’exemplarité, de compétence et d’équilibre dans la représentation des différentes composantes de la Nation. Il a réaffirmé le principe de « géocompétence », fondé sur l’articulation entre mérite avéré et représentativité nationale harmonieuse.
Le Président de la République a indiqué qu’il veillerait personnellement à la qualité, à la rigueur et à l’équilibre des choix opérés dans la désignation des collaborateurs de l’État.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination gouvernementale, en appelant à une prise en charge collégiale des dossiers stratégiques et à un suivi rigoureux des décisions arrêtées en Conseil des Ministres. L’action ministérielle, a-t-il rappelé avec fermeté, ne
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saurait être sectorielle ni personnelle : elle est collective et solidaire. Chaque ministre engage la responsabilité de l’ensemble du Gouvernement ; les réussites comme les insuffisances sont partagées.
Dans un contexte marqué par des attentes sociales fortes, le Chef de l’État a appelé à un sursaut d’unité, de discipline et d’efficacité au service exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE
– Projet de décret fixant les principes généraux et les modalités de mise en œuvre du Programme National de Sécurité de l’aviation civile (PNS).
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 168-3 de la loi n°026/2025 du 18 juillet 2025 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°023/2016 du 29 décembre 2016 portant Code de l’Aviation civile, est relatif à l’établissement et à la gestion du Programme national de sécurité.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité du dispositif national de supervision de la sécurité aérienne avec les Normes et Pratiques recommandées de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), conformément aux engagements pris par la République gabonaise en vertu de la Convention dite de Chicago du 7 décembre 1944, ratifiée par notre pays.
La coordination du Programme national de sécurité sera assurée par l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), en étroite collaboration avec le Bureau d’Enquêtes sur les Incidents et Accidents d’Aviation (BEIAA), afin de garantir la cohérence entre les fonctions de supervision et les mécanismes de retour d’expérience.
La mise en œuvre de ce programme constituera une avancée majeure en matière de réduction des risques et de renforcement des capacités nationales de supervision de la sécurité aérienne. Elle contribuera
également à consolider la position de notre pays en tant qu’acteur de référence en matière de sécurité aérienne, tant au niveau sous-régional qu’au sein de la communauté internationale de l’aviation civile.
MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
– Projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété foncière en République Gabonaise.
Ce projet d’ordonnance vise à abroger l’ordonnance n°003/2012 du 13 août 2012, afin de doter notre pays d’un cadre législatif mieux adapté aux réalités contemporaines de la gestion foncière.
De manière fondamentale, les innovations introduites par ce nouveau texte tendent à prévenir l’éclosion de litiges avant la création du titre de propriété et à garantir la sécurité juridique des transactions immobilières.
L’objectif ultime de cette réforme est d’assurer une transparence absolue dans l’attribution du droit de propriété.
En consacrant le titre foncier par une décision du juge judiciaire, le texte lui confère ses caractères définitif, irrévocable, imprescriptible et inattaquable.
– Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Guichet unique de la propriété foncière.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 20 de la Constitution et de la loi n° 20/2005 du 03 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, vise à simplifier et rationaliser les procédures administratives liées au foncier.
Il a pour objet de regrouper, en un lieu unique, l’ensemble des administrations intervenant dans la chaîne de production des titres fonciers, afin de réduire les lourdeurs administratives, d’améliorer les délais de traitement des dossiers et de centraliser la perception des frais, droits et taxes afférents aux opérations foncières.
La création de ce guichet unique s’inscrit dans une démarche de régularisation foncière de masse, destinée à permettre la délivrance de
cinquante mille (50 000) titres fonciers au bénéfice des populations dans un délai de quatre (4) mois.
Pour son fonctionnement, le Guichet unique de la propriété foncière regroupe :
– les services techniques de l’Agence nationale de l’Urbanisme, des Travaux topographiques et du Cadastre (ANUTTC) ;
– les représentants de la Direction générale des Impôts (DGI) ; – la Conservation de la propriété foncière et des hypothèques ; – les juridictions judiciaires compétentes ;
– le Trésor public.
Chaque entité conserve l’intégralité de ses attributions, de ses prérogatives et de son pouvoir de signature, dans le respect des textes en vigueur.
– Projet de décret portant déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.
Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61 du 10 mai 1961 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, porte déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.
À cet effet, est déclarée d’utilité publique l’occupation, par l’État, d’une bande de terre d’une superficie de cinquante-deux mille quatre cent soixante-dix-huit (52 478) hectares, située à Mambi, dans la commune de Mayumba, en vue de la réalisation d’activités de transformation de minerais.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
– Projet de loi autorisant la Ratification de l’Accord de partenariat signé à Apia (Samoa) entre les États membres de l’Union Européenne (UE) et les membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le 15 novembre 2023, dit Accord de Samoa.
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Le présent projet de décret autorise la ratification d’un nouvel accord de partenariat qui servira de cadre juridique global entre l’Union Européenne (UE) et les États membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) pour les vingt prochaines années.
Signé le 15 novembre 2023, cet Accord couvre le développement et la croissance durable, les droits de l’homme. Il répond également aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la gouvernance des océans, les migrations, la paix et la sécurité.
MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020 portant Code pénal de la République gabonaise.
Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification des dispositions des articles 157, 158, 159, 161, 283, 284, 288, 288-1, 291-1 et 291-2.
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale.
Les dispositions de l’article 322 de loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale sont modifiées et se lisent dorénavant comme suit : « article 322 nouveau alinéa 1 « Toutefois, en matière numérique ou électronique, pour être recevable devant les juridictions, la preuve doit répondre à des critères d’intégrité, d’authenticité et de traçabilité, authentifiés par les administrations habilitées ».
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Projet d’ordonnance portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.
Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte création, organisation et fonctionnement de la Commission National de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.
En effet, au regard de l’évolution de l’environnement institutionnel et de l’impératif nécessité de s’arrimer à l’architecture de la Vème République et pour renforcer la crédibilité et la stabilité du système démocratique, le Conseil National de la Démocratie devient la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC).
L’innovation apportée dans le cadre du présent projet d’ordonnance permet d’ériger en Observatoire, un organe technique qui aura pour missions de collecter, analyser et exploiter des données sur la vie politique et les campagnes électorales, d’identifier les dynamiques, les tendances, les enjeux et les problématiques de la vie démocratique.
– Projet d’ordonnance portant réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires.
Le présent projet d’ordonnance qui porte réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de transports ferroviaires afin de renforcer la capacité opérationnelle de cette Institution.
Ce texte réaménage le champ de compétences de l’ARTF, par le renforcement de ses missions et une clarification de ses pouvoirs en lui donnant des outils juridiques, règlementaires, humains et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de la mission de service public qui lui a été confiée par l’État.
– Projet d’ordonnance fixant l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle.
Le présent projet d’ordonnance organique, pris en application des articles 94 et 117 de la Constitution, fixe l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle, afin de mettre celle-ci en phase avec les nouvelles dispositions constitutionnelles.
La Vème République ayant apporté des innovations, notamment sur les règles de désignation des neuf membres de la Haute Institution, ce texte opère l’arrimage nécessaire à la nouvelle architecture institutionnelle.
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
– Projet de décret fixant le plafonnement des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils d’administration et des personnels des établissements publics, des entreprises publiques et des sociétés d’État ;
– Projet de décret fixant le plafond des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils de régulation et des personnels des Autorités Administratives Indépendantes ;
Les présents projets de décrets, pris en application de l’article 95 de la Constitution et des textes légaux et réglementaires en vigueur, fixent les plafonnements des rémunérations des présidents, vice-présidents et personnels de direction des établissements publics, entreprises publiques, sociétés d’État et autorités administratives indépendantes.
Ces textes soumettent lesdites rémunérations à l’impôt et à la retenue pour pension de retraite, dans les conditions prévues par les textes en vigueur. Ils interdisent également toute double rémunération.
– Projet de décret fixant le plafond des jetons de présence alloués aux membres des Conseils d’administration des Établissements publics, des Sociétés d’État, des entreprises publiques et des Autorités Administratives Indépendantes ;
Le présent projet de décret pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution fixe le plafond des jetons de présence versés aux membres des conseils d’administration des établissements publics, des entreprises publiques, des sociétés d’État ainsi que des Autorités Administratives Indépendantes.
A cet effet, les membres des différents conseils des établissements suscités bénéficient des jetons de présence selon les modalités prévues par le présent décret.
MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
– Projet d’ordonnance fixant le régime des organisations professionnelles des personnels régis par le Code du Travail en République Gabonaise
Le présent projet d’ordonnance vise à combler un vide juridique constitutionnel et à assainir l’action syndicale à travers quatre leviers majeurs:
– La fixation de critères de constitution rigoureux, afin d’éviter la prolifération de “syndicats de circonstance”;
– L’institutionnalisation des élections professionnelles, désormais établies comme le baromètre exclusif de la représentativité syndicale;
– L’exigence de transparence et de reddition des comptes, relative à l’usage des subventions publiques;
– La réaffirmation de l’indépendance syndicale, en garantissant la neutralité des organisations vis-à-vis des courants politiques.
Ce projet constitue ainsi le socle indispensable pour passer d’un syndicalisme de confrontation à un syndicalisme de participation responsable, gage de la paix sociale et de l’attractivité économique de notre pays.
MINISTERE DE LA SANTE
– Projet d’ordonnance portant instauration des mesures relatives à la lutte contre le tabac, la nicotine, ou tout autre produit assimilé ou dérivé en République Gabonaise.
Ce projet de texte prend en compte l’évolution de l’industrie du tabac avec l’apparition de nouveaux produits qui n’existaient pas lors de
l’adoption de la loi n 006/2013 et les nouvelles formes de commercialisation de ces produits.
Il s’articule autour de cinquante-neuf (59) articles répartis en huit (8) chapitres et vise à réduire l’offre, la demande et les effets nocifs afin d’améliorer la santé des populations.
– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) ;
– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) ;
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Centre Hospitalier Universitaire Mère – Enfant Fondation Jeanne EBORI (CHUMEJE)
Ces établissements sont érigés en établissements publics à caractère médical, scientifique et technique, placés sous la double tutelle des Ministres chargés de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, conformément à leur vocation hospitalo-universitaire.
Les projets d’ordonnance comportent onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés :
– à la création et aux attributions (Chapitre I) ;
– à l’organisation et à la gouvernance (Chapitre II) ;
– au régime des personnels (Chapitre III) ;
– aux ressources et aux règles de gestion financière et patrimoniale (Chapitre IV) ;
– aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).
Ce dispositif juridique vise à doter chaque centre hospitalier universitaire d’un cadre institutionnel clarifié et sécurisé, permettant :
– le renforcement de la gouvernance et de la redevabilité ; – l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins ; – la consolidation des missions d’enseignement et de recherche médicale ;
– l’optimisation de la performance globale du système national de santé, en cohérence avec les orientations stratégiques du Plan National de Développement Sanitaire.
L’adoption de ces textes constitue ainsi une étape structurante dans la modernisation de l’offre hospitalo-universitaire et dans l’élévation du niveau de prise en charge sanitaire des populations.
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Laboratoire National de Santé Publique.
Ce projet d’ordonnance, pris en application de l’article 94 de la Constitution, a pour objet de formaliser le cadre juridique du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), érigé en établissement public à caractère scientifique et technique, placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé.
Le texte comprend onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés : à la création et aux attributions (Chapitre I), à l’organisation (Chapitre II), au régime des personnels (Chapitre III), aux ressources et aux règles de gestion (Chapitre IV), ainsi qu’aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).
L’adoption de cette ordonnance permettra de doter le LNSP d’un cadre institutionnel sécurisé, propre à renforcer ses capacités d’expertise, de surveillance épidémiologique et d’appui au diagnostic, contribuant ainsi à l’amélioration durable de la qualité des soins et à la performance globale du système national de santé.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME
– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.
Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale, vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi que l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale aux
travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME
– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.
Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi qu’aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel, en vue de contribuer à l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la société agropastoral du Gabon (AGROPAG) ;
Cette société à participation publique majoritaire, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, a pour mission de structurer, développer et moderniser les filières agricoles et pastorales.
Elle est notamment chargée de la mise en valeur des terres, du développement de pôles de production intégrés, de l’appui aux producteurs, de la transformation et de la commercialisation des produits, ainsi que de la contribution à la sécurité alimentaire et à la réduction des importations.
La création d’AGROPAG s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique et de souveraineté alimentaire, en vue de renforcer durablement la production nationale et l’emploi rural.
– Projet de décret portant suppression de la Société d’Agriculture
et d’Élevage du Gabon (SAEG).
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions des articles 94 et 99 de la Constitution, porte suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon.
Ainsi, la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon, en abrégé SAEG, créée par l’ordonnance n°0013/PT/MAEP du 31 août 2024, ratifiée par la loi n°032/2024 du 30 janvier 2025 est supprimée.
De ce fait, les compétences, les activités ainsi que tous les patrimoines initialement dévolus à la SAEG sont de plein droit transférés à la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG).
– Projet de décret portant approbation des statuts de la société agropastorale du Gabon (AGROPAG).
Ce texte fixe les règles relatives à la forme juridique, au capital social, à l’objet, aux organes de gouvernance ainsi qu’aux modalités de fonctionnement et de contrôle de la société.
Il précise notamment la composition et les attributions du Conseil d’administration, les pouvoirs de la Direction générale, ainsi que les mécanismes de supervision de l’État actionnaire.
L’approbation des statuts permet ainsi de rendre pleinement opérationnelle AGROPAG, dans le respect des principes de bonne gouvernance, de transparence et de performance économique.
MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise ;
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution est relatif à la modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise.
Cette réforme vise essentiellement à intégrer dans l’organisation des activités de la communication audiovisuelle, écrite, numérique les aspects de la publicité ainsi que les modes de communication émergents sur le territoire gabonais.
Pour se faire, sont modifiés et complétés les articles 1er, 2, 3, 52, 53, 54, 69, 179, 182, 183 et 191 et le chapitre 1er du titre 1er, la Section 3 du chapitre II du titre II et la Sous-section 2 de la Section 1 du chapitre IV du même titre.
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°014/2023 du 3 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ;
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification de certaines dispositions, notamment l’article 3, de la loi n°014/2023 du 03 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication en République Gabonaise.
Ainsi, l’article 3 est modifié et complété afin d’élargir la mission de régulation du secteur de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et de la publicité.
– Projet d’ordonnance règlementant l’usage des réseaux sociaux via les plateformes numériques en République gabonaise ;
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, règlemente l’usage des réseaux sociaux, organise les mécanismes de réaction publique et judiciaire face aux communications numériques susceptibles de provoquer un risque grave et immédiat, et établit un régime de régulation applicable aux contenus générés et amplifiés par des systèmes d’intelligence artificielle diffusés via les plates formes numériques.
POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ENERGIE
Le Conseil a pris acte de la validation du financement, par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), du « Projet d’Accès aux services de base et d’Amélioration des performances » (PASBAP), en faveur de la République gabonaise, au terme du Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale, qui s’est tenu à Washington le 5 février 2026.
Le PASBAP s’inscrit dans la droite ligne du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
La contractualisation de ce projet marquera une étape décisive pour notre souveraineté énergétique et hydrique. Il interviendra dans quarante deux (42) localités réparties sur l’ensemble du territoire national et permettra d’étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable, d’assurer l’assainissement et l’électrification des zones ciblées, ainsi que d’améliorer les performances opérationnelles et financières des opérateurs du secteur.
Le Conseil a également pris acte de la communication relative au partenariat d’interconnexion entre le Gabon et la République de Guinée équatoriale.
À cet effet, une mission du Comité mixte bilatéral regroupant les principales entités sectorielles des deux (2) États, notamment les directions générales de l’Énergie et les exploitants du secteur de l’électricité (SEEG et SEGESA), s’est réunie du 2 au 6 février 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale.
Cette rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement de la ligne d’interconnexion électrique reliant les villes d’Ebebiyin et de Bitam, les conditions d’exploitation, ainsi que la situation financière liée à la fourniture d’énergie électrique.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
Le Conseil des Ministres a marqué son accord à la demande d’agrément de Monsieur Mellejor MERSOLE JALA en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République des Philippines près la République gabonaise, avec résidence à Abuja, en République fédérale du Nigéria.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
Le Conseil a pris bonne note de l’état d’avancement du processus de formalisation de la filière viande de brousse et du commerce de buffle.
MISSIONS, SEMINAIRES ET CONFERENCES
Le Conseil a pris bonne note du rapport de mission à Brazzaville (République du Congo) relatif à la réunion préparatoire à la Table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Cabinet du Haut Représentant, Monsieur André Jacques AUGAND
Agents de Sécurité :
– Sergent-Chef Staël Shaikin MOHAMEDE NANGA ;
– Sergent Neil Karl PANDET.
Chauffeur :
– M.Cédric Parfait OMANDA PANGOT.
SECRETARIAT GENERAL
– Secrétariat du Conseil des Ministres.
Il est mis fin aux fonctions de Mme Elza-Ritchuelle BOUKANDOU, en qualité de Conseiller Spécial, Secrétaire Adjoint du Conseil des Ministres.
– Conseiller Spécial, Chef du Département du Protocole d’Etat : Colonel Edouard Yves Didier MOUKAGNI KOMBILA ;
– Conseiller Spécial, Chef du Département Adjoint du Protocole d’État : Mme Myriam OBOUONO KOURAKOU.
– Conseiller Spécial, Chef du Département Santé : Lieutenant Colonel MPOUHOT Edmery.
– Conseiller Spécial, Chef du Département Enseignement Supérieur : Pr. Guy Serge BIGNOUMBA.
AGENCE NATIONALE DES BOURSES DU GABON (ANBG)
– Directeur Général Adjoint : M. Aymar Romaric NONO OYANIGUI.
Les personnels suivants sont remis à la disposition de leur administration d’origine :
Il s’agit de :
MM
• René Paul BOULINGUI ;
• Victorien KOUMBA PAMBO ;
• Jacques SIMA ;
• NDINGA NGUALI.
Mme
• Nina Françoise ASSELE épouse RINIERI.
Les personnels suivants sont admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Il s’agit de :
MM.
• Georges OVENGA KOMANANDI, précédemment chargé de Missions du Président de la République ;
• Ismaël Ahmad OARIS, précédemment chargé de Missions du Président de la République ;
• Claude José MARTINS, précédemment Attachée de Cabinet à la Présidence de la République ;
• Simon MANGOU MANGOU, précédemment Conseiller du Président de la République ;
• Joseph NDONG OBAME, précédemment chargé de Missions du Président de la République ;
• Jean François THARDIN, précédemment Conseiller Spécial, Chargé de Missions du Président de la République ;
• Jean Blaise MAYOGO, précédemment Attaché de Cabinet à la Présidence de la République ;
• Basile MENZOLE, précédemment Conseiller du Président de la République, Conseiller du Secrétaire Permanent ;
• Serge Robert MOMBEY, précédemment Conseiller du Président de la République ;
Mmes
• Denise ESSENG ASSOUMOU, précédemment Secrétaire de Cabinet du Président de la République ;
• Marie Françoise IGOUE, précédemment Conseiller du Président de la République.
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE
CONSEIL D’ADMINISTRATION
MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA SOCIETE FLY GABON HOLDING
– Membre Représentant la Présidence de la République : Capitaine OBOUBA LEBIBI Stephen ;
– Membre Représentant le Ministère des Transports, de la Marine Marchande, chargé de la Logistique : M. Laurent ABESSOLO MVE ;
– Membres Représentants le Ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère : MM
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Nasrine Yemici Abedje Ornelia OSSINGA BADIROU, confirmée.
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Dorsivale Kady MOUGUISSI.
– Secrétaires de Cabinet :
Mmes
• Roxane Desirée MAKANGA OGANDAGA, confirmée ;
• Mariane Ornella AMBOURHOUET KOUELE ;
• Pauline Lesly BARBERA ISAAC ENGANDA, confirmée. – Chef du Protocole : M. Davy Smith OGOUMAH RERAMBYAH. – Aide de Camp : Mme Marie René Léon MOREAU ANTCHOUET. – Chauffeur Particulier : M. Cédric AKENDENGUE.
– Agent de Sécurité : Mme Louise Rebecca BAYONNE.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Emmanuel BINGONO MEBA, Confirmée.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Audrey Guenaëlle Ruffine YEBE, Confirmée
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Alda MENGUE MEYI.
– Conseiller en Communication : Mme Guilaine KENDJINO OMANDA, Confirmée.
– Conseiller Réformes et Valorisation du Capital Humain : M. Maxime EBANG EDOU, Confirmé.
– Conseiller Climat et Environnement : M. Jean Bruno MIKISSA.
– Conseiller Statistique et Relance des Chaines de Valeurs, de l’Economie Forestière : M. Gabriel NTOGOU, Confirmé.
– Conseiller Logistique et Patrimoine : M. Thierry OVONO VONO, Confirmé.
– Conseiller, Envoyé Spécial pour la Promotion du Patrimoine Naturel du Gabon à l’International : M. Adrien Wany N’KOGHE MBA, Confirmé.
– Chargés d’Etudes :
MM.
• Arsène Elie ABESSOLO, Confirmé ;
• André Teddy OBAME MBEANG, Confirmé.
Mme
• Marie Christine NDOGOULA.
– Chargés de Missions :
MM.
• Raymond NGUEMA ETO, Confirmé ;
• Urbain NGOUA MEZUI, Confirmé ;
• : Jovial ASSOUMOU ESSONO, Confirmé.
Mme :
• Pélagie BIGNOUMBA.
– Chef du Protocole : Daili Fabious NGUEMA NGWA.
– Chauffeur Particulier : M. Hervé Maurice EBANG, Confirmé ;
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Félicien MOUKAGNI.
– Conseiller Juridique : Mme Reine Sylvie TSONGA.
– Conseiller en Communication : Mme Lynda GNOUMBA MOUNGUENGUI.
– Conseiller Diplomatique : M. Lionel Arnaud MPAGA ROGOMBE. – Conseiller Technique : M. Jeremy Rodelain ANATO LALOUNNA. – Conseiller chargé des Universités et Grandes Ecoles : M. Firmin NYAMA.
– Conseiller chargé de la Recherche Scientifique : M. Brice IBOUANGA.
– Conseiller chargé de la Vie Etudiante et de l’Insertion Professionnelle : Mme Ornella Pacelly NDOMBI LOUMBANGOYE. – Conseiller Financier : M. Rostant Guy NDONG ALLOGO. – Conseiller chargé des Investissements : M. Christ-Donal ABESSOLO.
– Chargés d’Etudes :
MM.
• Orphé Calis ADOU ENGANDJA ;
• Chris Dielvick BAKISSI ;
• Alain PAMBOU.
Mme.
• Amandine Claude ASSANGONE OBIANG.
– Chargés de Missions :
MM.
• Euloge IBOUILI IBOUILI ;
• Huit Wilfrid NGUIMBI NGUIMBI ;
• Jeansen MOUNGUENGUI NZAGOU.
Mme.
• Perpétue IBINGA MOUKETOU.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Diane Prisqua GOUSSANGUEBA Veuve POATY-TINDY.
– Secrétaires de Cabinet :
Mmes.
• Synatra N’DJANA ;
• Aimée Maguelonne AGOMDE OTANDO ;
• Maryse Declombeault MOUPIGA KOUMBA.
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Leticia Desfine MILENZI BOULINGUI.
– Chef du Protocole : Mme Ghislaine MABIALA.
– Chauffeur Particulier : Brigadier-Chef LENDOYE Rivouli Bertrand. – Aide de Camp : Sergent-Chef DOUKAGA DOUKAGA Christ Olsen. – Agent de Sécurité : Sergent-Chef Major MOUBOUADA KOMBILA Fernand Fernyss.
INSPECTION GENERALE DES SERVICES
– Inspecteur Général des Services Adjoint : M. Franck Jacob HOMBAHIYA.
MINISTERE DE LA SANTE
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : Dr. Serge KARATHA DIBA, confirmé. – Conseiller Technique chargé des Ressources Humaines en Santé : M. Antoine NZIENGUI
– Conseiller Technique chargé du Financement de la Santé : Mme Annie Laure MATSEMBA.
– Conseiller Technique en charge des Etablissements Sanitaires : Dr. Marie Félix Agathe GORRA
– Conseiller Technique en charge de la Gouvernance et du Suivi des orientations stratégiques nationales : M. Gabrielle Cynthia NTOH-NGONE ONDO.
– Conseiller Technique en charge de la Politique et des Affaires Sociales : Mme Léa MANGA.
– Conseiller en Communication Institutionnelle : Mme Lolyta OBONO MVONO.
– Conseiller en Coopération et Relations Internationales (Diplomate Sanitaire) : M. Lionnel Arnaud MPAGA ROGOMBE.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Yannick Emma Darnelle OGANDAGA MUENTSOUA.
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Sandrine NGOUSSOU MAGABY, confirmée.
– Chargés d’Etudes :
M. Mazzes IPANDY NDOUNGOU, confirmé.
Mmes
• Maëva Chamema LACKAT, confirmé ;
• Judicaëlle Joëlle OTAKAYA ;
• Danine Vadrana ANDOME.
– Secrétaires de Cabinet :
Mmes
• Pierrette P.E.AKAYE NGOUENDOUE ;
• Chancia Yasmine AVANDO TAIKA ;
• Christiane MOUKANDA, confirmée.
– Chef du Protocole : M. Tanguy AKOURE.
– Chargés de Missions :
MM
• Yorick TCHOUGOUA SAUNIER ;
• Ulrich MEZUI OLAME ;
• Albin Juvenal BOUSSENGHUY BOUSSEBGUI.
Mme
• Marika Camille ANTOMPINDI.
– Chauffeur Particulier du Ministre : M. Yves Benito MOUANDA. – Aide de Camp : Sergent REVIGNET INGUEZA ARONDO Aline. – Agents de Sécurité
• Major AKOUANGO LOUMBA Van ;
• M. Nkeith Nicolas AYO.
SECRETARIAT GENERAL
CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE (CHUL)
DIRECTION GENERALE
– Directeur Général : Pr. Steeve MINTO’O ROGOMBE.
– Directeur Général Adjoint : Mme Nina-Darlyse BERRE née ANDEME OVONO.
CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE AMISSA BONGO DE FRANCEVILLE
DIRECTION GENERALE
– Directeur Général : Pr. Kevin Cédrick DYATTA MAYOMBO.
DIRECTION GENERALE DE LA PREVENTION DU SIDA – Directeur Général : M. Alexis NGUEMA OBAME.
CENTRE NATIONAL DE TRANSFUSION SANGUINE
– Directeur Général du Centre National de Transfusion Sanguine : Pr. Marielle IGALA.
CENTRE DES OPERATIONS DES URGENCES DE SANTE PUBLIQUE – Coordonnateur du Centre des Opérations des Urgences de Santé Publique : Dr. Nigel Hugor MAKAYA.
– Coordonnateur Adjoint du Centre des Opérations des Urgences de Santé Publique : Dr. Pater Noster SIR ONDO ENGUIER.
DIRECTION GENERALE DES PARTENARIATS D’EVALUATIONS ET DE LA PLANIFICATION
– Directeur Général Adjoint : Mme Sandrine EFFA OBAME.
HÔPITAL D’ARRONDISSEMENT DE LA PEYRIE
– Directeur Hôpital d’Arrondissement de la Peyrie : Dr. Ghislaine KOUGOU MOUSSIROU épouse SOUMBOU.
CENTRE DE SANTE DE NZENG AYONG
– Directeur du Centre de Santé de Nzeng Ayong : Dr. Catherine OVONO MEZUI.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Apollinaire IBAMBA.
– Conseiller Diplomatique : Mme Nicole Caroline NGOUA. – Conseiller Juridique : M. Jeff Junior OUGANDA.
– Conseiller en Communication : M. Rodolphe MOUKAMBI BOMA.
– Conseillers Techniques :
MM
• Ernest OGANDAGA ;
• Eddy Blaise MABADI MAHEBA ;
• Judicaël TSOUMBOU NGOULOU ;
• Franzy KOUYA ;
• Achille Brice MAYAKA ;
• Joël ISSAPA.
– Chargés d’Etudes :
MM
• Edouard MAMBENDA SAUTAH ;
• Jean Pierre MABITY ;
• Haick Tanguy KEKA KIELA ;
• Karl Kevin GNASSA.
– Chargés de Missions :
Mmes
• Marie Louise WAKONGO BIYENE ;
• Huguemine ITOUMBOU ;
MM
• Didier NGOUBA EBIANG ;
• Florent MIADA.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Aïcha AVOME BOUYOU. – Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Andresse Snnaelle MOUGOLA NZENGUE.
– Secrétaires de Cabinet :
Mmes
• Ashley Pascale ISSANGA MBOUMBOU MAGANGA ;
• Edene Shneder MOUKETOU MABALANI ;
• Anasthasie MOUGHOLA BOUCHOMBO.
– Chauffeur Particulier du Ministre : M. Hugues Landry MAPOTA MBOUNDA.
– Aide de Camp : Brigadier-Chef Major MILWENY Junior Augance. – Agent de Sécurité : Sous-Brigadier YAMBA KOMENDI Chamberlain. – Chef du Protocole : M. Ulrich Polidor REMENO.
ADMINISTRATION SOUS TUTELLE
CAISSE NATIONALE D’ASSURANCE MALADIE ET DE GARANTIE SOCIALE (CNAMGS)
DIRECTION GENERALE
– Directeur Général Adjoint : M. Wilfried MANDO, en remplacement de M. Pierre MOUSSAVOU appelé à faire valoir ses droits à la retraite.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL
ORGANISATION SOUS TUTELLE
SOCIETE AGRO-PASTORALE DU GABON (AGROPAG) CONSEIL D’ADMINISTRATION
– Président du Conseil : M. Raymond NDONG SIMA.
– Directeur Général : M. Aubert NDILA.
AGENCE GABONAISE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE CONSEIL D’ADMINISTRATION
– Président du Conseil : Mme Emerencienne DOUNFOUNDOU.
MINISTERE DU COMMERCE, DES PME-PMI ET DE L’ENTREPRENEURIAT
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Yanique EKOBEVET ALLOGO. – Conseiller Juridique : M. MBIE-NTSEME.
– Conseiller en Communication : M. Andre Yves MVONO ABESSOLO.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Laïka Ornelia MAMFOUMBI NZIGOU.
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Michelle Tricia TCHINGA-TCHINGA.
– Secrétaires de Cabinet :
Mmes.
• Sheryline ANDEME ENGONGA, confirmée ;
• Sonia Ghuilaine KENGUE MBOUMBA.
M
• Teddy Axel HOULAMETANGA AZEONG.
– Chef du Protocole : M. Idris Paterne BENHA YEBE, confirmé. – Aide de Camp : Sergent ATOMO AMVAME Guy Roger. – Agent de Sécurité : Caporal-Chef TCHIBINDA Yan Djessi. – Chauffeur Particulier : M. Diego IVENDA.
– Chargés de Missions :
MM
• Guy Ronuald KOUMBA ;
• Brice Didier MBOUMBA MAVOUNGOU.
Mmes.
• Marguerite TEDGA TELEP ;
• Anaëlle KOUMBA SY.
MINISTERE DU TOURISME DURABLE ET DE L’ARTISANAT CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Georges MOUSSAVOU ;
– Conseillers Techniques :
MM.
• Hernin Gustave MBA ENEME ;
• Fabrice-Armand MOUBOMBERA ;
• Bleek Marcel REMONDO ;
• Patrick Amedée FANGUINOVENY ;
• Merfunt KASSA KOMBILA.
Mme.
• Raïssa Audrey MAMBOUNDOU.
– Conseiller Juridique : M. David BOUNDOUKOU.
– Conseiller en Communication : Mme. Urphia Tiye ININGHOUET NGOUANGA.
DIRECTION DES SERVICES DES AGENCES DE COMMUNICATION, DE PRESSE ECRITE ET NUMERIQUES
Directeur : M. Alain PAMBOU.
Directeur Adjoint : Mme Zita Leslie GONDJOUT.
DIRECTION DES SERVICES DE LA PUBLICITE, DE L’EDITION ET DE L’IMPRIMERIE
Directeur : M. Béranger Igor MBOUMBA.
DIRECTION DES SERVICES DE LA COOPERATION ET DES INNOVATIONS DES TECHNIQUES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
Directeur : M. Hans FOUNGUES.
Directeur Adjoint : M. Elie AKOUE ZOTOUMBA.
DIRECTION GENERALE DE LA POSTE
Directeur Général : M. Camille IROGOLO ;
Directeur Adjoint : M. Armel Aurey YOUBOU TSOUMOU ;
Directeur de la Réglementation : M. Guy- Philippe ZAMBA ;
Directeur Adjoint de la Réglementation : Mme Sheena MOUSSAVOU ; Directeur de la Poste : Mme Michelle Morène MATAMBA MOUDOCKI ; Directeur Adjoint de la Poste : Mme Lidiana Diana NSA ENGAU ; Directeur des Organismes et Société : Mme Zita Rolande MEDZA ME NDONG ;
Directeur Adjoint des Organismes et Société : Mme Jaida Karesse IBINGA MAKITA.
ADMINISTRATION SOUS TUTELLE
GROUPE GABON TELEVISIONS (GABON 1ere et GABON CULTURE)
– Président du Conseil d’Administration : M. Godel INANGA YENDEYIKA ;
– Directeur Général : M. Jean-Robert MOUTCHINGA BOULINGUI ;
– Directeur Général Adjoint : M. Gabin ATIGA
– Conseiller Technique du DG : Jean Christian KOMBILA ;
– Directeur Technique et de l’Exploitation TV : M. Armand Carmef MOUTSINGA ;
Relatif au mécanisme de recouvrement de la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH), devant la Cour constitutionnelle du Gabon
La requête de l’ancien député de la transition Jean Valentin LEYAMA tendait à l’annulation de ladite taxe mais une demande d’inconstitutionnalité partielle du mécanisme de recouvrement aurait également pu s’autoriser, tout en laissant subsister le principe même de la taxe.
Si la légitimé de la taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH) instituée par la loi de finances, n’est pas contestée, le recours à son recouvrement obligatoire par adossement à la facture d’électricité émise par la Société d’Energie et d’Eau du Gabon est, lui, mis en cause et doit être déclarée partiellement inconstitutionnel pour les motifs ci-après :
Violation du principe de légalité de l’impôt
(Article 47 de la Constitution)
La Constitution exige que la loi fixe avec précision :
L’assiette ;
le taux ;
les modalités de recouvrement ;
les sanctions.
Or, en confiant le recouvrement à un opérateur de service public à caractère industriel et commercial, sans encadrement exhaustif :
▪ la séparation entre créance fiscale et créance contractuelle n’est pas suffisamment garantie ;
▪ la nature exacte des sanctions applicables demeure ambiguë.
Cette imprécision constitue une insuffisance normative contraire à l’exigence constitutionnelle de clarté et d’intelligibilité de la loi fiscale.
Rupture d’égalité devant les charges publiques
(Article 1er de la Constitution)
Le mécanisme repose sur le rattachement au compteur électrique.
Il en résulte des situations inégalitaires :
▪ occupants sans compteur individuel ;
▪ branchements informels ;
▪ logements collectifs ;
▪ compteurs au nom de tiers.
Ainsi, deux occupants dans une situation équivalente au regard de l’habitation peuvent être traités différemment selon leur situation technique vis-à-vis du réseau électrique.
Cette différence de traitement ne repose pas sur un critère fiscal objectif lié à l’habitation elle-même, mais sur une circonstance technique.
Elle est donc susceptible de constituer une rupture d’égalité.
Atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux
(Préambule de la Constitution – État de droit et dignité humaine)
Si le non-paiement de la TFH entraîne :
▪ une coupure d’électricité,
▪ ou une contrainte indirecte affectant l’accès à un service essentiel,
alors la sanction devient :
▪ sans lien direct avec la nature de l’obligation fiscale ;
▪ excessive au regard du principe de proportionnalité.
L’électricité constitue aujourd’hui un service indispensable à la vie familiale, sanitaire et économique.
Conditionner son accès au paiement d’une dette fiscale distincte revient à instaurer une sanction indirecte manifestement disproportionnée.
Atteinte à la sécurité juridique
Le contribuable doit pouvoir identifier clairement :
▪ la nature de sa dette ;
▪ l’autorité créancière ;
▪ la voie de recours compétente.
La fusion matérielle sur un même support de facturation :
▪ entretient la confusion ;
▪ rend incertaine la procédure de contestation ;
▪ affaiblit les garanties juridictionnelles.
Le mécanisme de recouvrement alléguée pourrait apparait susceptible d’être jugé inconstitutionnelle par la cour , en raison des conséquences qu’elle entraîne sur les droits et libertés garanties par la constitution. Dès lors,
De déclarer inconstitutionnelles les dispositions permettant :
▪ l’assimilation du non-paiement de la taxe à un manquement contractuel ;
▪ toute coupure d’électricité fondée exclusivement sur le non-paiement de la TFH.
À titre subsidiaire, d’émettre une réserve d’interprétation imposant :
1. Une séparation juridique stricte entre créance fiscale et créance commerciale ;
2. L’interdiction explicite de toute suspension d’électricité pour défaut de paiement exclusif de la taxe ;
3. La mise en place d’un recours autonome devant l’administration fiscale.
La Constitution ne s’oppose pas à la modernisation de la fiscalité locale.
Elle s’oppose en revanche à toute méthode de recouvrement qui méconnaît les principes fondamentaux d’égalité, de légalité et de proportionnalité.
En l’espèce, le mécanisme d’adossement à la facture d’électricité, en l’absence de garanties suffisantes, porte atteinte à ces principes.
Il appartient à la Cour de censurer ces dispositions pour préserver l’État de droit.
Le 24 février 2026, la mairie de Libreville a franchi une étape clé dans l’assainissement de ses espaces marchands. Pierre Matthieu Obame Etoughe, maire de la commune, a reçu le rapport de la commission ad hoc chargée de réviser les contrats de prestation d’hygiène et de propreté. Ce document, fruit de deux mois d’enquête, préconise 23 réformes pour rompre avec les pratiques opaques du passé.
L’heure est au grand ménage dans les marchés de la capitale. Entre le 15 décembre 2025 et le 19 février 2026, les experts de la commission ad hoc ont passé au crible l’ensemble des concessions domaniales et des baux à construction liant la municipalité aux prestataires privés.
L’audit révèle des dysfonctionnements chroniques qui, au fil des années, ont dégradé la qualité du service public et fragilisé l’équité entre exploitants. L’objectif de cette révision est triple : rétablir l’ordre dans l’attribution des espaces ; durcir les normes d’hygiène et de salubrité ; rééquilibrer les contrats au profit de la municipalité et des usagers.
Pour Pierre Matthieu Obame Etoughe, ce rapport est un levier de modernisation. « Il s’agit de mettre fin aux pratiques irrégulières et de garantir un cadre plus sain », a martelé l’édile lors de la réception officielle du document, saluant au passage la rigueur du travail fourni.
23 recommandations pour transformer la gouvernance
Le rapport ne se contente pas d’un diagnostic, il impose une feuille de route structurée autour de 23 recommandations stratégiques. Celles-ci visent notamment à résilier ou réviser les conventions non conformes et à renforcer les mécanismes de contrôle de la mairie sur les concessionnaires.
Cette offensive contre les arrangements de gré à gré marque une volonté de l’exécutif municipal de reprendre la main sur un secteur économique vital pour des milliers de Librevillois.
Si le signal politique est clair, le succès de cette réforme repose désormais sur son application sur le terrain. Les commerçants et usagers, souvent victimes de la gestion erratique des marchés, attendent de voir comment ces recommandations se traduiront dans leur quotidien. La crédibilité de la mairie se joue maintenant sur sa capacité à transformer ce rapport en actions concrètes.