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Geoffroy Foumboula, le choix de la Société civile pour le CESEC

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Les organisations de la société civile gabonaise se sont réunies ce mardi 02 décembre 2025 à l’ABC Mall de Charbonnages pour préparer le renouvellement du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Lors de cette rencontre visant à renforcer leur influence institutionnelle, elles ont choisi Geoffrey Foumboula Libeka Makosso comme futur dirigeant, saluant son engagement, son expérience et son indépendance politique.

Les organisations citoyennes ont rappelé que Geoffrey Foumboula s’est illustré par plus de vingt années de militantisme, des mouvements scolaires jusqu’aux grandes plateformes citoyennes. Ancien Vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition, il a notamment contribué à l’adoption de plusieurs textes importants en faveur de la société civile, dont la loi protégeant les leaders associatifs et défenseurs des droits humains, la loi portant création et organisation des ONG au Gabon et celle consacrée à la promotion et à la protection des personnes vivant avec un handicap.

Geoffroy Foumboula, le choix de la Société civile pour le CESEC

Les organisations réunies soulignent que ce choix marque une volonté collective d’impulser un leadership expérimenté, crédible et résolument engagé dans la défense des droits, la transparence et la participation citoyenne. Geoffrey Foumboula représente aujourd’hui, selon elles, l’un des acteurs les plus aptes à porter la voix de la société civile au niveau national.

Selon Frédéric Mba Bibang, porte-parole de la société civile, cette rencontre ouvre une nouvelle dynamique visant à renforcer la structuration, la représentativité et la cohésion des organisations citoyennes dans le processus de renouvellement du CESEC.

Dans les prochains jours, les membres de la société civile solliciteront une audience auprès du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin de lui soumettre officiellement leurs propositions et recommandations concernant le renouvellement de cette instance.

Libreville : Mont-Bouet, un casse-tête municipal chronique

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Pierre Matthieu Obame Etoughe, Maire de Libreville, a effectué hier une nouvelle visite à Mont-Bouet. Comme ses prédécesseurs, il entend marquer son entrée en fonction par une gouvernance de proximité. Le rituel est bien connu : descente sur le terrain, échanges avec les commerçants, constats répétés… puis, une longue attente. Une routine qui alimente l’exaspération des usagers, tant ce marché, le plus grand de la capitale, reste marqué par l’insalubrité et l’anarchie.

À Libreville, chaque nouveau maire commence son mandat par une tournée au marché de Mont-Bouet, et Pierre Matthieu Obame Etoughe n’a pas dérogé à cet exercice habituel. « On devrait avoir un environnement moderne avec des services adaptés…Nous devons digitaliser les recettes… Bâtir des infrastructures pour permettre aux commerçants de travailler », a-t-il déclaré, justifiant sa descente par la nécessité d’évaluer les investissements en cours.

Libreville : Mont-Bouet, un casse-tête municipal chronique
Malgré les visites officielles, l’état général du marché témoigne d’une salubrité insuffisante.

Un état des lieux récurrent : assainissement, inondations, anarchie foncière

Sur le terrain, les mêmes constats reviennent : caniveaux obstrués, eaux stagnantes et risques d’inondation. Le maire a annoncé l’intervention prochaine d’équipes partenaires pour curer les caniveaux et les “nids de rivières”, une promesse déjà entendue lors des précédentes visites municipales.

S’est également ajouté un problème persistant de chevauchement de titres fonciers entre la mairie et certains usagers. Une fois encore, des commissions seront mises en place pour tenter de clarifier un dossier qui contribue depuis longtemps au désordre structurel du marché.

Des attentes exprimées depuis la transition… et toujours en suspens

Lors d’une précédente rencontre avec le maire sortant, Adrien Nguema Mba, les commerçants avaient formulé des demandes précises, restées pour l’instant sans solution. Ils réclamaient notamment l’ajustement des horaires à 20h30, une clarification juridique du ticket de 1 000 FCFA, la fin des pratiques administratives abusives et l’instauration d’un cadre réglementaire stable afin de travailler dans des conditions plus justes et plus prévisibles.

Face à la répétition de ces tournées sans lendemain concret, les gabonais espèrent que cette nouvelle descente ne sera pas, encore une fois, perçue comme une visite « touristique ». Ils attendent du nouveau maire une action durable, structurée et suivie, capable d’apporter de véritables améliorations à un marché stratégique pour l’économie urbaine.

Mont-Bouet, symbole d’un paradoxe national

Si la mairie affirme vouloir moderniser ses services, digitaliser les recettes et renforcer la cartographie des contribuables, les usagers, eux, exigent surtout des résultats visibles. Mont-Bouet demeure un poumon économique essentiel, mais toujours enfermé dans des problématiques chroniques que les visites officielles n’ont jamais réussi à résoudre.

Libreville : Mont-Bouet, un casse-tête municipal chronique
Les Gabonais sont fatigués des tournées municipales.

La question reste donc entière : après plus de soixante ans d’indépendance, combien de mandats faudra-t-il encore pour mettre enfin fin à des décennies de gestion désordonnée du marché ?

Réconciliation et perspectives : Joël Ngoueneni Ndzengouma tisse les liens d’Okondja

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Un appel vibrant à l’unité et au rassemblement a marqué la rencontre fraternelle organisée par Joël Ngoueneni Ndzengouma, ancien Député de la Transition et président fondateur du parti pour les 7 Merveilles du peuple gabonais (7MP). Devant ses concitoyens d’Okondja, il a non seulement présenté ses vœux de réconciliation après la saison électorale, mais a également dévoilé ses perspectives d’engagement renouvelé au service de la Nation.

Le samedi 29 novembre 2025, la résidence de monsieur et madame Ofounda à Akanda, proche de l’hôtel de ville, a servi de cadre à une réunion empreinte d’une atmosphère chaleureuse et familiale. L’événement a rassemblé plusieurs ressortissants d’Okondja, parmi lesquels figuraient l’élu député Max Oboumadjogo, l’ancien candidat du PDG Elvis Ossindji, et l’invité d’honneur de marque, Josué Mbadinga, ancien ministre d’État et ex-député de la Transition.

S’exprimant au cours de cette assemblée fraternelle, Joël Ngoueneni Ndzengouma a rappelé avec conviction que « les élections sont passées et les ressortissants d’Okondja sont une famille », insistant ainsi sur la primauté du lien communautaire sur la rivalité politique.

Réconciliation et perspectives : Joël Ngoueneni Ndzengouma tisse les liens d'Okondja
Une rencontre avec plusieurs cadres d’Okondja.

Faisant preuve d’une grande humilité, l’ancien parlementaire a ensuite abordé les éventuelles frictions nées de son parcours politique. Il a reconnu avoir pu « froisser, heurter ou blesser » au cours de son engagement, et a formulé une demande de pardon sincère. Ce geste symbolique visait à refermer les fissures que la compétition politique est susceptible d’ouvrir, tendant une main pour restaurer l’unité et redonner un élan au socle social d’Okondja.

Gratitude et horizon d’action collective

Le ton du discours s’est résolument orienté vers l’avenir, le Président du 7MP affirmant que son action est désormais « une marche collective » et « une invite de persévérance » tournée vers « la quête d’un bonheur d’ensemble ».

S’exprimant avec gravité, il a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, soulignant qu’il gardait « avec humilité et respect » l’honneur de sa nomination comme député de la Transition.

Réconciliation et perspectives : Joël Ngoueneni Ndzengouma tisse les liens d'Okondja
Les populations d’Okondja venues nombreuses pour l’évènement.

Évoquant la fin de son mandat, il a fait preuve de lucidité : « J’aurais aimé rempiler en tant que Député élu, hélas ! mes électeurs n’ont pas eu le poids nécessaire ». Malgré cet échec électoral, l’ancien député a refusé de céder à la résignation ou au regret. Il a annoncé son intention imminente de se rendre à Okondja pour rencontrer ceux qui « le réclament et l’attendent ». Le but de ce déplacement sera d’appeler au « dépassement de soi » et au renforcement de « l’unité », réaffirmant avec force que « Okondja demeurera indivisible ».

Nouveaux objectifs et disponibilité politique

En conclusion de son allocution, Joël Ngoueneni Ndzengouma a révélé s’être fixé de nouveaux objectifs qui engagent son action, tant au sein de son parti le 7MP qu’en dehors, en vue de contribuer plus amplement au développement national. Affirmant que « les portes du 7MP sont ouvertes », il a réitéré sa disponibilité à collaborer avec l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) et les autres forces politiques du pays. Son discours s’est achevé sur une note d’espoir : « Merci à tous et que Dieu bénisse le Gabon, en nous multipliant ses grâces ».

L’invité d’honneur, Josué Mbadinga, cadre du PDG, a salué l’engagement de son ancien collègue. « Je voudrais dire merci pour avoir été associé. Je voudrais dire mon ressenti par rapport aux moments passés à l’Assemblée […] J’ai apprécié les qualités de l’honorable Ngoueneni qui était, de nuit comme de jour, vraiment engagé en commission ad hoc, en commission générale, en séance plénière, prenant la parole pour dire ce qu’il pense. Je crois qu’il faut le dire sincèrement, sans flatterie. D’ailleurs, de toutes les façons, il n’y a pas de raison de le faire », a déclaré l’ex-ministre d’État et ancien député de la Transition.

La rencontre s’est clôturée autour d’un repas convivial, un moment de partage qui a prolongé l’esprit d’unité insufflé par le rassemblement des fils et filles d’Okondja, entourés de leurs amis et connaissances.

L’Appel à l’unité pour l’avenir d’Okondja

Cette rencontre à Akanda, bien au-delà d’une simple réunion post-électorale, a confirmé le statut de Joël Ngoueneni Ndzengouma en tant que rassembleur déterminé. Son geste d’humilité et son appel au pardon démontrent une volonté farouche de transcender les clivages politiques afin de réunir toutes les filles et tous les fils d’Okondja. En annonçant son retour imminent sur le terrain, l’ancien député fixe un cap clair : œuvrer, par le renforcement de l’unité et le « dépassement de soi », pour le développement effectif de sa localité. Ses nouveaux objectifs, tant au sein du 7MP qu’à travers la collaboration avec d’autres forces politiques, signalent un engagement inébranlable à mettre son expérience au service de la nation et, spécifiquement, au bénéfice de l’essor d’Okondja.

Décentralisation : Hermann Immongault auditionné au Senat

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Auditionné au Sénat, le ministre de l’Intérieur relance le chantier de la décentralisation, pierre angulaire des réformes voulues par le président de la République.

Le lundi 1er décembre 2025, la Commission des Lois du Sénat de la Transition a reçu le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, venu présenter et défendre le projet de révision de la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation. Les sénateurs, particulièrement impliqués dans ce dossier au cœur de leur mission, ont multiplié les interrogations, témoignant de l’intérêt soutenu de la chambre haute, véritable porte-voix des collectivités locales.

Avec une démarche méthodique, le ministre a détaillé devant les vénérables l’urgence d’ajuster certaines dispositions de la loi pour rendre la décentralisation pleinement opérationnelle. Il a rappelé que les compétences transférables de l’État central étaient déjà identifiées et que la réforme visait à consolider ce processus devenu irréversible. Cette révision trouve son origine dans les recommandations issues de la Commission nationale de la décentralisation, réunie en juin sous la présidence du Chef de l’État. À l’issue de l’audition, le texte sera examiné en profondeur par les sénateurs avant son adoption, sur la base de l’exposé des motifs présenté par le ministre.

Décentralisation : Hermann Immongault auditionné au Senat
Le cadre juridique, condition sine qua non pour une décentralisation effective.

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a fait de l’application effective de la décentralisation l’un des axes majeurs de son action. La loi en définit d’ailleurs le cadre : création, organisation, fonctionnement et autonomie des collectivités locales. Elle vise à en faire des structures de proximité dotées de compétences étendues dans les domaines administratif, économique, social et culturel. L’objectif est clair : rapprocher l’administration des citoyens, dynamiser le développement local et renforcer la réactivité des politiques publiques dans les secteurs clés que sont les infrastructures, la santé, l’éducation, les services et le cadre de vie.

Ainsi, cette réforme attendue apparaît comme un virage essentiel pour ancrer durablement la gouvernance locale au cœur de la transformation du pays.

Sénatoriales : le ministre de l’Intérieur fixe les dates des scrutins de reprise

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L’incertitude planant sur certaines circonscriptions après les élections sénatoriales a été levée. Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, agissant également comme président de la Cnocer, a annoncé par communiqué, rendu public le 1er décembre, la reprise des scrutins dans les départements de Ndolou (Ngounié) et de l’Okano (Woleu Ntem).

Cette démarche trouve son origine dans une décision de la Cour constitutionnelle concernant le département de Ndolou. Suite à une égalité parfaite des voix au premier et au second tour entre Jean Koumba Guiyedi (PDG) et Maryse Matsanga Mayila (UDB), le président de la Commission nationale d’organisation et de contrôle des élections et du référendum (Cnocer) avait sollicité l’avis de la haute juridiction pour dénouer l’impasse.

Constatant que le Code électoral était insuffisant pour régler ce type de situation, la Cour a ordonné l’organisation d’un nouveau vote afin de désigner l’élu sénateur.

Faisant suite à cette décision et en application des décrets en vigueur, les grands électeurs des départements concernés sont à nouveau convoqués.

Le communiqué ministériel détaille le calendrier, précisant que les bureaux de vote seront ouverts de 7h à 18h. Pour l’élection sénatoriale à Ndolou, le premier tour est fixé au samedi 6 décembre 2025, et il sera suivi d’un second tour le dimanche 7 décembre. Parallèlement, pour le scrutin dans l’Okano, seul le premier tour aura lieu le samedi 6 décembre.

Ces nouvelles dates permettront de lever les dernières incertitudes électorales et de finaliser rapidement la composition du Sénat de la Ve République.

CEEAC : Oligui Nguema appelle à une diplomatie solidaire

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Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a participé hier, 1ʳ décembre, à la VIII Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC. Si le Gabon a été chaleureusement félicité pour le « franc succès » de sa transition, les discussions, centrées sur la sécurité régionale, ont rappelé l’urgence de consolider la stabilité face aux crises persistantes, notamment au Tchad et au Nord-Kivu (RDC).

Réunis par visioconférence sous l’égide de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont dressé un bilan politique et sécuritaire nuancé.

Le président Oligui Nguema a rapporté que les États membres ont d’abord exprimé leur satisfaction face aux progrès réalisés. Le Gabon a été particulièrement mis en avant pour sa transition, tout comme le processus électoral apaisé récemment conduit au Cameroun.

Toutefois, cette dynamique positive n’efface pas les défis. Parmi eux, « nous avons souligné la nécessité pour certains pays de consolider leurs acquis démocratiques », a insisté le chef de l’État gabonais sur sa page officielle Facebook.

Les préoccupations se sont intensifiées autour des points chauds de la région, avec une attention particulière portée aux « préoccupations persistantes au Tchad et dans le Nord-Kivu ».

Plaidoyer pour une diplomatie interne

La session a également abordé le dossier délicat du retour du Rwanda au sein de la Communauté. Prenant acte de la création d’un comité de médiation dédié, le Président Oligui Nguema a rappelé l’importance, pour l’organisation, de trouver ses propres solutions.

Il a fermement réaffirmé la nécessité d’une « démarche interne, solidaire et durable pour prévenir et gérer les crises ». Ce plaidoyer pour une autonomie régionale accrue vise à renforcer l’efficacité des mécanismes de sécurité et de gestion des conflits au sein même de l’Afrique centrale.

Cette session extraordinaire a servi de piqûre de rappel : la paix et la stabilité dans la sous-région exigent un engagement permanent. Fort de son expérience de transition saluée, le Gabon entend désormais porter cette « diplomatie préventive » au service du « bien-être des peuples d’Afrique centrale », a conclu le président gabonais.

Election du maire de Port-Gentil : l’intégrité de la loi au-dessus des partis

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Le nouveau maire de Port-Gentil, Pascal Houangni Ambouroue, a finalement été élu le 29 novembre après l’annulation d’un premier vote. Ce premier scrutin, tenu le 9 novembre, avait été jugé illégal par le ministre de l’Intérieur car il s’était déroulé à main levée, en violation de la loi qui exige un scrutin à bulletin secret.

L’annulation a été provoquée par une dénonciation du conseiller municipal Jean Philippe Douckagha, pourtant membre de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), le même parti que le maire élu. Douckagha a saisi la gouverneure de l’Ogooué Maritime pour signaler cette irrégularité de procédure.

Son acte a immédiatement déclenché une violente campagne sur les réseaux sociaux. Douckagha a été accusé de visées politiciennes, certains commentateurs attisant les tensions communautaires au lieu de s’en tenir au rétablissement de la légalité. Malgré la polémique, des voix au sein de l’UDB ont défendu la démarche. La députée Justine Lekogo a estimé, sur le plateau de TV+ le 29 novembre, que l’acte de Douckagha était un signe de « vitalité démocratique », insistant sur le fait que l’« intérêt du Gabon doit être au-dessus des partis politique ».

Le moment clé est survenu lors de la reconnaissance de l’erreur par le président de séance du premier vote, Flavien Reteno Ndiaye. Dans un mea culpa de sagesse, le doyen des conseillers a publiquement reconnu que « le choix du scrutin à main levé était contraire aux textes ». « Je reconnais aujourd’hui devant vous que c’était une erreur. En tant que président de séance, je devrais être le premier garant du respect strict de la loi… Je tiens donc solennellement à vous présenter mes excuses », a-t-il ajouté.

Cette déclaration, sans remercier explicitement Douckagha, a de fait validé sa démarche. Reteno Ndiaye a insisté sur le devoir de l’État. « La décision du ministre de l’Intérieur… est l’expression normale du fonctionnement de l’État. Lorsqu’une irrégularité de forme est constatée, il est de notre devoir de la corriger », a-t-il expliqué.

Finalement, Douckagha a voté pour le candidat de son parti lors du second scrutin. La polémique est éteinte : son objectif n’était vraisemblablement pas de changer l’élu, mais d’assurer la régularisation du vote pour garantir un mandat incontestable et conforme aux règles de la République.

Hypertension, maladies cardiaques : l’AGASA révèle l’impact caché du sel sur la santé des Gabonais

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Face à l’augmentation des risques de santé publique, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) lance un appel urgent. Dans le cadre de la campagne « Bien manger, c’est se protéger », l’AGASA alerte : la consommation de sel au Gabon est excessive et met en danger la population, en particulier à cause de nos habitudes culinaires traditionnelles, des bouillons aux plats resalés.

La consommation de sel au Gabon demeure bien au-delà des seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit moins de 5 grammes par adulte et par jour. Ce dépassement s’explique par la multiplication des sources dans nos foyers : sel de table, bouillons cubes, produits transformés ou encore sauces industrielles.

Les conséquences alarmantes d’une surconsommation

Cette surconsommation n’est pas sans conséquence et fait courir des risques majeurs à la population. « Trop de sel, c’est risquer l’hypertension, les maladies cardiaques et l’insuffisance rénale », rappelle l’AGASA. Ces pathologies silencieuses progressent rapidement, notamment l’hypertension artérielle, dont les cas augmentent de manière inquiétante, y compris chez les jeunes adultes. Globalement, 1,4 milliard de personnes âgées de 30 à 79 ans sont touchées par l’hypertension dans le monde.

Les spécialistes, comme le Dr Kanganga, rappellent l’importance de la prévention : il est crucial de mesurer sa tension régulièrement, d’adopter une alimentation plus saine et de faire un peu d’activité physique. Cette préoccupation est partagée par l’Organisation panafricaine de la santé, partenaire de la Semaine mondiale de sensibilisation au sel.

Changer les réflexes : la voie vers une cuisine plus saine

Réduire le sel dans une cuisine aussi savoureuse et généreuse que celle du Gabon est un défi culturel. La campagne « Bien manger, c’est se protéger » propose aux ménages de modifier leurs habitudes en adoptant de nouveaux réflexes culinaires.

Il est essentiel de goûter systématiquement avant d’ajouter du sel pour éviter les excès. On peut également remplacer le sel par des alternatives naturelles, telles que les épices, les herbes aromatiques, le citron ou le piment, qui rehaussent les saveurs sans aggraver les risques. Enfin, l’AGASA recommande de privilégier la cuisine maison et de limiter les produits ultra-transformés, qui sont souvent des sources cachées de sodium.

La mission de la campagne est d’accompagner les ménages vers une alimentation plus équilibrée, sans renoncer aux saveurs qui font la richesse de la gastronomie gabonaise.

Transparence minière : le Gabon met ses permis en ligne

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Le secteur minier gabonais, longtemps considéré comme opaque, prend un virage radical vers la transparence. Le président Oligui Nguema a marqué ce changement en inaugurant, le 30 novembre à Franceville, le nouveau siège de la Direction provinciale des Mines du Haut-Ogooué. Cet événement symbolise la double ambition du pays : moderniser l’administration et garantir l’accès public aux données stratégiques du secteur.

L’inauguration de la nouvelle structure physique s’est accompagnée d’une annonce majeure : la mise en ligne des documents miniers. Le ministre des Mines, Gilles Nembe, a confirmé cette avancée, soulignant que la transparence n’était plus une promesse, mais une réalité opérationnelle.

« Notre secteur, riche en potentiel, est désormais accessible à tous nos citoyens et opérateurs. Tous les Gabonais peuvent désormais consulter les permis et les conventions minières de manière transparente, efficace et claire depuis leur téléphone portable », a-t-il déclaré.

Transparence minière : le Gabon met ses permis en ligne
Un bâtiment moderne pour renforcer la gouvernance minière.

Décentralisation et gouvernance locale renforcée

Cette déclaration atteste de la pleine opérationnalité de la plateforme numérique dédiée, mettant fin à l’ère où ces informations restaient confinées dans des bureaux ministériels. Si cette initiative marque un changement de paradigme significatif pour la gouvernance minière, l’enjeu sera désormais de vérifier l’étendue exacte du service, la régularité des mises à jour des données et la simplicité réelle de l’accès pour l’ensemble des citoyens, notamment en zones reculées.

Le nouvel édifice de trois étages à Franceville n’est pas qu’une simple construction ; il est la pierre angulaire d’une politique de décentralisation. Cette nouvelle Direction provinciale a pour objectifs d’améliorer la proximité entre l’administration minière et les zones d’exploitation, de réduire drastiquement les délais de traitement des dossiers pour faciliter les échanges avec les entreprises, de renforcer la surveillance et le suivi des activités minières sur le terrain, et enfin, de limiter les déplacements coûteux et chronophages vers la capitale, Libreville.

Le Haut-Ogooué, fer de lance de la nouvelle ère minière

En tant que province à forte vocation minière, le Haut-Ogooué est la région idéale pour lancer cette initiative. La présence d’une direction provinciale complète est attendue pour fournir un appui concret au développement régional.

Ce nouveau dispositif administratif doit permettre d’encadrer plus efficacement les investissements, de suivre les opérations avec une meilleure réactivité et, surtout, de répondre directement et rapidement aux préoccupations des communautés locales, un point souvent négligé par le passé.

L’inauguration à Franceville signale donc une double volonté politique : allier une transparence inédite au niveau national avec une gouvernance locale plus forte et plus responsable. L’ère de l’opacité minière au Gabon semble révolue.

La modernisation du Transgabonais : un enjeu de résilience économique et social

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Le Transgabonais, souvent désigné comme la « colonne vertébrale » de l’économie gabonaise, est au centre des préoccupations nationales. Les conclusions de la « Caravane du Transgabonais », organisée du 26 au 30 novembre 2025, ont mis en lumière la nécessité pressante d’une modernisation de ce corridor ferroviaire jugé indispensable au développement du pays.

Organisée par les équipes du ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, en collaboration avec leurs partenaires européens, cette initiative a permis de dresser un constat sans appel : le rail reste le moyen privilégié pour assurer le maillage du territoire, d’autant plus que les alternatives routières demeurent précaires.

Le train, unique garanti de désenclavement

L’importance stratégique du Transgabonais se vérifie à travers l’ensemble des provinces visitées.

À Lastoursville, l’infrastructure ferroviaire est la seule à permettre l’existence de la plateforme forestière et logistique de 1 400 m², en garantissant l’acheminement du bois et des conteneurs vers les zones maritimes et le pôle de Nkok. Le train est l’unique moteur logistique de l’industrie forestière locale.

La modernisation du Transgabonais : un enjeu de résilience économique et social
A caravane à Lastoursville.

Plus symbolique encore, la dépendance du parc de la Lopé, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, au réseau ferré interroge directement la capacité du Gabon à valoriser durablement son patrimoine écologique et touristique, dont la fréquentation est conditionnée par la performance du Transgabonais.

De Moanda à la lutte contre la vie chère

L’enjeu industriel de la modernisation a été vivement souligné à Moanda. La compétitivité du secteur minier, pilier de l’économie gabonaise, est intrinsèquement liée à la capacité du réseau à soutenir des flux lourds et réguliers de marchandises.

« Cette modernisation est essentielle pour le transport du manganèse transformé dans les usines du Complexe industriel de Moanda (CIM) et du Complexe Métallurgique de Moanda », a rappelé un responsable du projet. Le renforcement des capacités logistiques est donc vital pour conserver la position du Gabon sur le marché international du manganèse.

Pour le ministère chargé de la lutte contre la vie chère, l’impact est direct sur le quotidien des populations. Un Transgabonais performant permet de limiter les coûts d’acheminement, offrant la possibilité de stabiliser les prix des produits de première nécessité et de sécuriser l’approvisionnement des villes enclavées.

La caravane a ainsi établi que l’avenir du Transgabonais dépasse la simple maintenance d’une infrastructure. Il s’agit d’un choix de société fondamental : garantir un pays mieux connecté, économiquement plus résilient et capable de bâtir son développement sur un corridor ferroviaire modernisé.