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Gabon : Le cri d’alarme de l’intersyndicale des impôts face au « sentiment d’abandon »

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Réunis en assemblée générale ce mercredi 4 mars 2026 sur le site d’Oloumi, les agents de la Direction générale des Impôts (DGI) ont durci le ton. Entre absence de statut particulier et asphyxie budgétaire, l’intersyndicale interpelle le gouvernement et brandit la menace d’un durcissement du mouvement après le 5 avril.

L’atmosphère était électrique ce 4 mars 2026 à l’agence des impôts d’Oloumi. Plusieurs dizaines d’agents, représentant les quatre syndicats du secteur, ont convergé pour exprimer un ras-le-bol accumulé depuis le dépôt d’un préavis de grève en novembre 2025. Malgré les enjeux colossaux de recouvrement qui pèsent sur leurs épaules, les agents dénoncent un silence gouvernemental jugé « méprisant ».

Au cœur de la colère : l’absence d’un statut particulier. « Il était important d’informer les agents et de consulter la base », a martelé Mathia Pamphile Benga, porte-parole de l’intersyndicale. Depuis plus de vingt ans, les techniciens du fisc attendent une reconnaissance légale de la spécificité de leurs missions.

Gabon : Le cri d'alarme de l'intersyndicale des impôts face au « sentiment d’abandon »

Un vide juridique qui dure depuis 2002

Bien qu’un projet de loi et un décret aient été soumis pour réorganiser les services et optimiser la lutte contre la fraude fiscale, le dossier semble s’enliser dans les tiroirs administratifs. Pour les syndicats, ce manque de cadre juridique n’est pas seulement une question de prestige, mais un frein réel à l’efficacité du contrôle fiscal et à la protection des recettes publiques.

Plus grave encore, l’intersyndicale révèle que l’administration fonctionne sans budget de fonctionnement depuis près de cinq mois. Cette asphyxie financière rend les missions de contrôle sur le terrain, cœur de métier de la DGI, quasiment impossibles. « Comment remplir des objectifs de recouvrement toujours plus ambitieux sans moyens de transport, sans logistique et sans budget ? », s’interrogent les agents. Cette situation paradoxale, où l’administration chargée de renflouer les caisses de l’État se retrouve elle-même démunie, alimente une démotivation croissante dans les rangs.

L’ultimatum du 5 avril

Si l’assemblée générale n’a pas débouché sur un arrêt immédiat du travail, la trêve est fragile. L’intersyndicale a officiellement accordé un délai de grâce jusqu’au 5 avril prochain au ministre de tutelle.

Passé cette date, en l’absence de propositions concrètes sur le statut et le déblocage des budgets, le mouvement pourrait basculer vers une paralysie totale des services fiscaux. Un scénario que le gouvernement devra éviter pour ne pas compromettre les objectifs budgétaires de l’année en cours.

Pourquoi une grève aux Impôts pourrait être un séisme budgétaire ?

Si le gouvernement dispose d’un mois pour désamorcer la crise, l’enjeu dépasse largement le cadre des revendications sociales. La Direction générale des Impôts (DGI) est le poumon financier de l’État, c’est elle qui garantit les ressources propres nécessaires au financement des infrastructures, de la santé et de l’éducation.

Une paralysie, même partielle, des services fiscaux entraînerait mécaniquement un retard dans le recouvrement des recettes, fragilisant ainsi l’exécution de la Loi de Finances 2026. Dans un contexte où le Gabon cherche à stabiliser sa dette et à accroître sa souveraineté financière, laisser l’administration fiscale sans budget de fonctionnement et sans statut est un pari risqué.

L’efficacité du contrôle fiscal, rempart contre l’évasion de capitaux, dépend directement de la sérénité de ses agents. Le 5 avril sera donc un test majeur pour la capacité du gouvernement à protéger ses propres rentrées d’argent.

Gabon : Freddy Koula condamné pour injures publiques envers le président de la Fégafoot

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Le verdict est tombé ce mardi 3 mars 2026 au Tribunal correctionnel de Libreville. Poursuivi par Pierre-Alain Mounguengui, le consultant sportif Freddy Koula Moussavou a été reconnu coupable d’injures publiques. S’il échappe à la détention ferme, le prévenu écope d’une peine de prison avec sursis et d’une lourde condamnation pécuniaire.

L’épilogue judiciaire d’une querelle médiatique qui aura duré un an. L’affaire trouve son origine en février 2025 sur le plateau de l’émission « Grand Sport ». Freddy Koula Moussavou y avait tenu des propos particulièrement acerbes à l’encontre du président de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), le qualifiant notamment de « piètre dirigeant sportif » et de « minable arbitre ». Des qualificatifs jugés attentatoires à l’honneur par l’ancien arbitre international, qui avait immédiatement porté plainte.

Initialement poursuivi pour diffamation, les faits ont été requalifiés par le tribunal en injures publiques. En vertu de l’article 286 du Code pénal gabonais, le juge a rendu la sentence suivante : peine de prison de 6 mois avec sursis ; amende de 200 000 FCFA au bénéfice du Trésor public ; dommages et intérêts : 2 millions de FCFA à verser à Pierre-Alain Mounguengui.

Un rappel à l’ordre pour les médias

Cette décision de justice sonne comme un avertissement pour le consultant sportif, dont le sursis pourrait être révoqué en cas de récidive. Au-delà du cas personnel, ce verdict souligne la frontière parfois ténue entre la liberté de critique et l’outrage.

Pour le tribunal, la mission de consultant n’exonère pas du respect de la dignité des personnes. Une jurisprudence qui rappelle aux acteurs des médias que si le débat sportif est libre, la responsabilité pénale demeure engagée, dès lors que le propos bascule dans l’offense personnelle.

Gabon : Top départ pour le permis de conduire digitalisé

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Le Gabon franchit une étape historique dans la modernisation de son administration des transports. Sous la houlette du ministre d’Etat Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, le lancement imminent de l’enrôlement pour le nouveau permis numérique marque la fin des titres sécurisés à l’ancienne et le début d’une ère de transparence.

C’est une petite révolution qui s’apprête à transformer le quotidien des usagers de la route. En fin de semaine dernière, une réunion stratégique a réuni le ministre des Transports et son homologue de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, pour finaliser les derniers réglages techniques du permis de conduire digitalisé.

Pour garantir le succès de cette phase de lancement, le gouvernement mise sur la proximité. Le dispositif d’enrôlement sera initialement déployé sur six sites pilotes stratégiques afin d’absorber le flux de demandes sans engorgement : Libreville, trois sites dédiés. Communes périphériques : un site à Owendo, un à Akanda et un à Ntoum.

La technologie au service de l’intégrité

Le nouveau document ne se contente pas d’être moderne, il est conçu comme un rempart contre la fraude documentaire, un fléau qui a longtemps terni le secteur. Lors de la démonstration officielle, les autorités ont mis en avant des standards technologiques avancés: sécurisation des données biométriques, traçabilité totale des opérations et mécanismes anti-contrefaçon.

Le ministre d’État a été on ne peut plus clair : la digitalisation n’est pas synonyme de « permis facile ». Elle s’appuie sur l’ordonnance n°0006/PR/2025 pour garantir que chaque titre délivré corresponde à un conducteur strictement en règle.

Au-delà de l’aspect pratique, cette réforme portée par la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema repose sur quatre bénéfices majeurs. Fiabilité : authentification garantie du titre de conduite. Transparence : réduction des intermédiaires et des risques de corruption. Efficacité : suivi simplifié des dossiers pour l’administration et l’usager. Sécurité : une meilleure régulation des conducteurs sur les routes nationales.

Le compte à rebours est lancé. Avec ce passage au numérique, le Gabon s’offre un levier d’efficacité publique moderne, symbole d’un État qui simplifie la vie de ses citoyens tout en renforçant l’autorité de la loi.

Gabon : La CNSS mise sur la pédagogie et la digitalisation au service de l’entrepreneuriat

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A l’occasion de la première édition du colloque « Devenir un entrepreneur accompli », tenue le 28 février dernier à Libreville, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a réaffirmé son rôle de partenaire stratégique des créateurs de richesse. Entre conseils pratiques et promotion de ses outils numériques, l’institution a placé la protection sociale au cœur de la réussite économique.

Un message clair : aucune aventure entrepreneuriale ne peut s’inscrire dans la durée sans une protection sociale solide. Invitée par l’organisation Education Financière au Gabon (EFG) sous le thème « Entreprendre et réussir au Gabon », la CNSS a profité de cette tribune pour transformer l’obligation légale en un levier de croissance.

Pour briser la glace avec le secteur privé, la Caisse a déployé un stand d’information animé par des techniciens métiers. L’enjeu ? Simplifier les procédures et vulgariser les missions de l’institution. Loin du jargon administratif, les échanges ont permis aux porteurs de projets de mieux saisir les mécanismes de couverture et les droits sociaux, souvent perçus comme des contraintes plutôt que des filets de sécurité.

Cette volonté de dialogue s’est prolongée lors des ateliers thématiques. Deux cadres de l’institution, Edith Mbvughé épouse Mpeindagha (Direction des Prestations techniques) et Lin Sakoussou (Direction de l’Immatriculation et du Recouvrement), ont détaillé l’offre d’accompagnement de la CNSS, de la genèse de l’entreprise à sa phase de maturité.

Gabon : La CNSS mise sur la pédagogie et la digitalisation au service de l’entrepreneuriat

Le numérique au service de la conformité

Le point d’orgue de cette intervention a été la promotion de la plateforme e.cnss.ga. Dans un contexte de modernisation de l’administration gabonaise, cet outil numérique devient le passage obligé pour tout entrepreneur soucieux de sa gestion. Il permet un suivi en temps réel des cotisations et une consultation simplifiée de la situation administrative, garantissant ainsi une transparence totale entre l’employeur et l’organisme de sécurité sociale.

En s’immergeant ainsi dans l’écosystème entrepreneurial, la CNSS confirme son virage stratégique : passer d’une administration de contrôle à un partenaire de conseil. Car au Gabon, entreprendre durablement signifie désormais savoir conjuguer ambition commerciale et responsabilité sociale.

Le portail e.cnss.ga : bras armé de la modernisation

Le point d’orgue de cette intervention a été la promotion de la plateforme e.cnss.ga. Dans un contexte de modernisation accélérée de l’administration gabonaise, ce portail numérique ne se contente plus d’être une option, il devient le véritable tableau de bord de l’entrepreneur.

En digitalisant les procédures, la CNSS offre un gain de temps précieux et une autonomie inédite. L’outil permet un suivi en temps réel des cotisations, le téléchargement instantané d’attestations et une consultation transparente de la situation administrative. Cette dématérialisation réduit les déplacements physiques et sécurise les données, garantissant ainsi une relation de confiance et de fluidité entre l’employeur et l’organisme de protection sociale.

Jean Bruno Ella Nguema : l’hommage de la diaspora à un combattant de la démocratie

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Il soignait les corps, mais son combat visait à guérir une nation. Le 7 mars 2026, à Paris, la diaspora gabonaise se recueillera pour rendre hommage au Professeur Jean Bruno Ella Nguema, figure de science et de courage, emportée trop tôt.

Il y a des morts qui ne sont pas seulement des absences, mais des silences qui résonnent longtemps. Depuis le 1er février 2026, date de la disparition du Professeur Jean Bruno Ella Nguema, une onde de tristesse traverse la communauté gabonaise, au pays comme dans la diaspora. À 59 ans, cet homme de science, chef du pôle de médecine et chirurgie bucco-dentaire au CHU de Bordeaux, s’en est allé, laissant derrière lui une empreinte rare, faite de savoir, de convictions et d’espérance.

Médecin reconnu, universitaire respecté, il était aussi une conscience. Président de la Convention de la Diaspora Gabonaise, il incarnait cette voix libre qui refusait le renoncement. Son engagement pour l’État de droit, sa foi inébranlable dans la démocratisation du Gabon et sa participation au Dialogue national inclusif d’avril 2024 témoignaient d’un homme qui, malgré la distance, n’avait jamais quitté son pays. Il vivait pour lui, pensait pour lui, espérait pour lui.

Pour honorer cette vie donnée à la science et à la patrie, une journée d’hommage patriotique se tiendra le samedi 7 mars 2026 à 15h30, à la Chapelle Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. La cérémonie débutera par une messe, suivie de témoignages retraçant le parcours d’un homme dont le combat dépassait sa personne. Ce sera un moment de recueillement, mais aussi de transmission, comme pour rappeler que certaines vies ne s’éteignent jamais vraiment. En ces circonstances empreintes d’émotion et de dignité, l’ensemble des compatriotes, les autorités, les amis du Gabon ainsi que tous ceux qui partagent les idéaux de justice, de liberté et de démocratie sont appelés à se joindre à cet hommage, afin d’exprimer, dans l’unité et la reconnaissance, l’attachement collectif aux valeurs qu’il a incarnées avec courage.

Car Jean Bruno Ella Nguema n’était pas seulement un professeur. Il était un repère. Un homme qui croyait, contre les vents contraires, qu’un autre avenir était possible pour son pays. Ceux qui l’ont connu parlent d’une voix calme, d’un regard déterminé, d’une foi profonde en la justice. Ce 7 mars, dans le silence de la chapelle parisienne, la diaspora ne sera pas seule : des milliers de cœurs gabonais vibreront à l’unisson pour rendre un dernier hommage à un patriote courageux. Ce ne sera pas seulement un homme que l’on pleurera, mais une promesse que l’on tentera de garder vivante. Celle d’un Gabon digne, libre et debout, tel que l’avait rêvé Jean Bruno Ella Nguema.

Catastrophe à Setté Cama : les ONG et la société civile sonnent l’alarme face à une marée noire dévastatrice

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« Cri d’alarme », « pollution d’une ampleur effroyable », « situation écologiquement intenable » : à Setté Cama, les ONG et la société civile tirent la sonnette d’alarme et dénoncent une catastrophe écologique majeure après la rupture d’un pipeline, exigeant vérité, réparation et justice environnementale.

Le 27 mars 2025, à Setté Cama, l’ONG ROLBG et l’ONG IBONGA ont publié un « communiqué d’alerte environnementale » dénonçant une « pollution massive par hydrocarbures suite à la rupture d’un pipeline ». Selon elles, le déversement de brut menace « immédiatement l’un des joyaux de la biodiversité gabonaise ».

« Une situation apocalyptique » sur le terrain

Les équipes présentes sur place décrivent « une situation apocalyptique ». La « nappe de pétrole s’étend sur les écosystèmes fragiles de Setté Cama, souillant les eaux et les sols ». L’impact sur la faune et la flore est jugé « critique et dangereux ».

Les conséquences humaines sont tout aussi alarmantes. Les activités de pêche, d’agriculture et de tourisme seraient « paralysées », plongeant les communautés locales dans « une précarité accrue ». Ce territoire, réputé pour sa richesse écologique et son potentiel écotouristique, se retrouve brutalement confronté à une menace durable sur ses ressources naturelles et ses moyens de subsistance.

La société civile exige transparence et responsabilités

Soutenues par le Vénérable Georges Mpaga, les ONG interpellent les autorités parlementaires et gouvernementales. Elles réclament « une transparence totale sur les circonstances de cet incident » ainsi que « la publication immédiate des rapports techniques relatifs à l’intégrité des infrastructures pétrolières ».

Au cœur de leurs revendications figure l’application stricte du principe « Pollueur-Payeur ». L’entreprise responsable doit, selon elles, assumer « l’intégralité des coûts » liés au confinement, au nettoyage d’urgence, à la « réhabilitation écologique des sols, des zones humides et des écosystèmes marins » ainsi qu’à la « restauration à long terme des habitats naturels ».

Elles exigent également une « évaluation environnementale indépendante » confiée à des cabinets internationaux « accrédités et impartiaux », chargés de produire « un rapport public sous 30 jours ».

Protection des populations et commission citoyenne

Les ONG demandent « l’arrêt immédiat de la fuite », la « sécurisation technique du pipeline », le déploiement de « barrières de confinement » et une « information claire et régulière des populations riveraines ».

Elles plaident pour « une indemnisation juste et rapide des victimes », la création d’un « fonds d’urgence » pour les pêcheurs, agriculteurs et riverains impactés, ainsi qu’un « dédommagement de l’État gabonais pour les préjudices écologiques, économiques et patrimoniaux ».

Enfin, elles réclament la mise en place d’une « Commission Mixte de Suivi » intégrant société civile, élus, communautés locales et « experts techniques indépendants », afin de « superviser les opérations de nettoyage » et « assurer le suivi des engagements pris ».

Comme le martèlent les signataires : « La situation est écologiquement intenable. Nous ne laisserons pas cette agression contre notre patrimoine naturel sans réponse. Chaque partie doit désormais prendre ses responsabilités devant l’histoire, devant les générations présentes et futures. »

Le CESEC appelle à une réponse fondée sur la science et la rigueur

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), par son président Guy Bertrand Mapangou, a exprimé sa « vive préoccupation » face à la vulnérabilité des écosystèmes marins. Il rappelle que la prospérité pétrolière doit s’accompagner du respect de la biodiversité, appelant à une réponse institutionnelle rigoureuse et transparente, notamment via le Programme national d’évaluation environnementale des sites industriels (PESISE).

Le CESEC préconise des protocoles stricts de réhabilitation, des exigences renforcées pour les régulateurs et une transparence totale, insistant sur la protection des écosystèmes comme impératif stratégique pour les générations futures.

À Setté Cama, l’alerte des ONG dépasse le simple cadre d’un incident industriel : elle pose la question cruciale de la protection du patrimoine naturel gabonais face aux risques pétroliers. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, c’est bien l’équilibre écologique, la dignité des populations locales et la crédibilité des engagements environnementaux de l’État qui se joueront dans cette marée noire. L’heure n’est plus aux communiqués techniques, mais à l’action, à la transparence et à la responsabilité. (3 087 signes)

TotalEnergies EP Gabon : Responsabilité et Réactivité au Cœur de l’Incident de l’Île Mandji

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Face à l’incident technique survenu sur l’Île Mandji, TotalEnergies EP Gabon déploie un dispositif d’urgence chirurgical. Entre maîtrise technologique et transparence communicationnelle, le géant pétrolier réaffirme sa capacité à protéger l’environnement tout en restant le pilier historique de l’économie nationale.

Le mercredi 25 février 2026, TotalEnergies EP Gabon a publié un communiqué détaillant un incident technique sur l’Île Mandji. Tout commence le mardi 24 février 2026, en début d’après-midi, lorsqu’une « montée en pression du pipeline 10″ reliant le site d’Anguille au terminal du Cap Lopez » est signalée. Ce phénomène conduit à un « percement du pipeline » et à une « fuite localisée d’hydrocarbures » dans un quartier de la zone Asecna, à Port-Gentil.

Dès la détection, la production a été « immédiatement arrêtée » et le pipeline « isolé en amont et en aval ». La « cellule de crise » a été activée, et les autorités locales, l’administration de tutelle et les populations riveraines informées et prises en charge.

La réponse de TotalEnergies EP Gabon : réactivité, transparence et maîtrise technique

Face à cet incident technique, TotalEnergies EP Gabon s’est rapidement voulu rassurante, affirmant qu’il s’agit d’un événement « non intentionnel » et immédiatement pris en charge par ses équipes spécialisées. Dans son communiqué, la société indique que « les dispositifs d’intervention d’urgence ont été activés sans délai dès la détection de la fuite ».

L’entreprise souligne que « des équipes techniques ont été déployées sur le site afin de contenir la fuite, sécuriser les installations et limiter l’impact environnemental ». Des moyens de confinement, incluant des barrages flottants et des équipements spécialisés, ont été mobilisés afin de « circonscrire la propagation des hydrocarbures ».

TotalEnergies EP Gabon affirme également avoir engagé « des opérations de récupération et de nettoyage conformes aux standards internationaux les plus exigeants », tout en assurant « une surveillance environnementale continue pour évaluer et maîtriser les impacts potentiels ».

La société insiste sur son engagement en matière de responsabilité environnementale, rappelant que « la sécurité des populations, la protection de l’environnement et l’intégrité des installations constituent des priorités absolues ». Elle indique par ailleurs travailler « en étroite collaboration avec les autorités compétentes et les parties prenantes afin d’assurer une gestion transparente et efficace de la situation ».

Cette réactivité témoigne de la capacité opérationnelle de l’entreprise à faire face aux situations d’urgence, illustrant son professionnalisme et sa conscience des enjeux environnementaux.

TotalEnergies, un pilier historique de l’économie pétrolière gabonaise

Présente au Gabon depuis près d’un siècle, TotalEnergies s’inscrit dans l’histoire même de l’industrie pétrolière nationale. L’entreprise trouve ses origines dans la société ELF Aquitaine, acteur majeur de la découverte et du développement des premiers champs pétroliers gabonais dès les années 1950. Devenue Total, puis TotalEnergies, la compagnie a consolidé sa position comme l’un des principaux opérateurs pétroliers du pays.

Entre 2023 et 2025, TotalEnergies EP Gabon a maintenu une production significative, avec environ 17 000 à 18 000 barils par jour, contribuant de manière substantielle aux recettes nationales et à la stabilité du secteur énergétique. Malgré un contexte marqué par la maturité de certains champs et les défis liés à la transition énergétique, l’entreprise poursuit ses investissements et optimise ses opérations.

Au-delà de la production, TotalEnergies joue un rôle structurant dans l’économie nationale. L’entreprise est un employeur majeur, générant des milliers d’emplois directs et indirects, notamment dans la province de l’Ogooué-Maritime. Son réseau de stations-service participe également à l’approvisionnement énergétique du pays et au développement du secteur des services.

Son engagement sociétal constitue un autre pilier de sa présence. À travers ses programmes de Responsabilité Sociétale des Entreprises, TotalEnergies contribue activement au développement local : construction d’infrastructures éducatives, soutien aux structures sanitaires, programmes de formation professionnelle, initiatives en faveur de la jeunesse et de l’autonomisation des communautés locales.

Dans la région de Port-Gentil et de l’Île Mandji, ces actions ont contribué à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à renforcer le tissu socio-économique local.

L’incident rappelle la sensibilité écologique des opérations pétrolières. Mais la rapidité d’intervention, les mesures techniques et l’engagement pour la transparence témoignent du sérieux de TotalEnergies. Acteur historique et partenaire stratégique, l’entreprise reste un pilier du secteur énergétique gabonais, inscrivant ses activités.

Gabon : La municipalité de Libreville et la société civile au chevet de la mangrove

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A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, la mairie de Libreville et l’ONG Les Amis de la Lowé ont uni leurs forces ce samedi 28 février 2026. Une opération de salubrité d’envergure a été menée pour libérer la mangrove de l’aéroport des déchets plastiques qui menacent cet écosystème vital.

Le constat est sans appel : sur la voie de contournement de l’aéroport de Libreville, les palétuviers étouffent sous les détritus. Pour remédier à cette situation, la Direction générale de l’Environnement de la mairie de Libreville a organisé une action de terrain ciblée. Sur ce site à forte sensibilité écologique, les équipes ont procédé à un ramassage intensif de déchets, en majorité des plastiques.

Pour Samuel Tanda, directeur général de l’Environnement, l’enjeu dépasse la simple esthétique urbaine. « Le plastique constitue un danger majeur pour l’équilibre écologique de la mangrove. Cette opération vise à freiner une dégradation qui, à terme, expose aussi la ville aux inondations », a-t-il averti.

En dégageant les racines des palétuviers, l’opération permet de restaurer la circulation de l’eau et de favoriser la régénération naturelle de la forêt littorale. En saison des pluies, cet écosystème joue un rôle crucial de barrière naturelle contre les crues urbaines, protégeant ainsi les habitations riveraines.

Objectiver la pollution par la donnée

La particularité de cette journée réside dans l’introduction d’une pesée systématique des déchets collectés. Cette démarche scientifique permet d’évaluer précisément l’ampleur de la pollution et de constituer une base de données fiable pour orienter les futures politiques environnementales de la ville.

Par cette intervention, la mairie de Libreville affiche sa volonté de passer des discours aux actes, en inscrivant la protection des zones humides dans une stratégie de préservation durable et mesurable du patrimoine naturel gabonais.

Les Amis de la Lowé, sentinelles de la lagune

Fondée pour protéger l’un des poumons verts de la capitale, l’ONG Les Amis de la Lowé est devenue un acteur incontournable de la sensibilisation environnementale au Gabon. Au-delà des collectes de déchets, l’organisation milite pour la création de sanctuaires éducatifs au cœur des mangroves et mobilise régulièrement les citoyens pour la sauvegarde des écosystèmes côtiers.

Gabon : Crise à la COSYGA, la centrale syndicale dénonce une « usurpation de titre »

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Dans un communiqué transmis ce mardi 3 mars 2026, dont Gabonclic.Info a reçu copie, la Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA) a réaffirmé la légitimité d’Estelle Blanche Lepanda à sa tête. L’organisation dénonce vigoureusement les agissements de Wenceslas Mba Nguema et interpelle le ministère du Travail sur une confusion jugée « arbitraire ».

La guerre des chefs semble loin d’être terminée au sein de la plus ancienne centrale syndicale du pays. Pour le Secrétariat exécutif national de la COSYGA, l’heure est à la « clarification définitive ». Objectif : mettre fin à ce qu’elle qualifie d’imposture après le congrès statutaire des 20 et 21 février 2026, lequel a porté Estelle Blanche Lepanda à la présidence de l’organisation.

Le communiqué ne mâche pas ses mots à l’égard de Wenceslas MBA Nguema, accusé de s’attribuer indûment le titre de Secrétaire général « au mépris des lois de la République ». La confédération rappelle que ce différend a déjà fait l’objet de plusieurs procédures devant les tribunaux gabonais.

Selon la COSYGA, la justice a tranché de manière « irrévocable » sur les plans pénal et civil, reconnaissant des faits de faux, usage de faux et usurpation de titre. Pour la centrale, ces décisions confirment la souveraineté du congrès comme unique instance de légitimation, invalidant de fait les prétentions de M. Mba Nguema.

Le ministère du Travail pointé du doigt

Au-delà de la querelle de personnes, la COSYGA exprime son « indignation » face à l’attitude de l’administration. La centrale pointe une forme de complicité passive de certains services du ministère du Travail qui continuent de convier le camp adverse aux rencontres officielles.

Plus grave encore, l’organisation dénonce une « division arbitraire de la subvention étatique », y voyant une violation flagrante de l’autorité de la chose jugée et une atteinte directe aux libertés syndicales.

En conclusion, la COSYGA décline toute responsabilité pour les actes posés par Wenceslas Mba Nguema. Elle adresse une mise en garde formelle aux administrations et partenaires sociaux : « Seule Madame Estelle Blanche Lepanda est l’interlocutrice légale et légitime de la centrale. » La confédération se réserve le droit d’engager de nouvelles poursuites judiciaires pour protéger son patrimoine et son image de marque, alors que le climat social reste tendu.

Estelle Blanche Lepanda, une élection historique

En accédant au Secrétariat général de la Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA), le 21 février 2026, Estelle Blanche Lepanda marque un tournant majeur dans l’histoire du syndicalisme gabonais. Elle devient la première femme à diriger cette centrale historique depuis sa création en 1969.

Ancienne figure de proue du Secrétariat exécutif, elle succède à Philippe Djoula. Son mandat s’ouvre sous le signe de la légalisation et du renouveau, avec pour mission prioritaire de restaurer l’unité de la centrale et de sécuriser son patrimoine face aux contestations internes. Sa victoire au congrès de février est aujourd’hui le socle sur lequel elle entend rebâtir le dialogue social avec le gouvernement.

 Gabon : Panoro Energy passe à la vitesse supérieure

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Le producteur indépendant londonien intensifie ses opérationsau Gabon sur le bloc offshore Dussafu Marin. Entre forages imminents et décisions stratégiques sur le gisement Bourdon, Panoro Energy consolide sa position d’acteur clé du secteur extractif gabonais.

Panoro Energy franchit un nouveau cap dans ses ambitions gabonaises. Dans un contexte de redynamisation du secteur pétrolier national, la société basée à Londres a annoncé le lancement de quatre nouveaux puits de production. Ces forages, qui seront opérés depuis la plateforme Mabomo, visent l’objectif de doper mécaniquement les capacités d’extraction du bloc offshore Dussafu Marin.

Si l’augmentation de la production actuelle est une priorité, tous les regards sont désormais tournés vers la découverte prometteuse de Bourdon. Situé sur le même permis, ce gisement fait l’objet de toutes les attentions de la part de l’état-major de la compagnie.

« Plus tard cette année, nous prendrons une décision sur le plan de développement et la décision finale d’investissement (FID) pour la découverte de Bourdon », a confirmé Julien Balkany, président exécutif de Panoro Energy. Une étape cruciale qui pourrait transformer le profil de production de l’entreprise au Gabon dans les mois à venir.

Le Gabon, pilier de la stratégie africaine

Ces investissements massifs témoignent de la confiance renouvelée de Panoro et de ses partenaires envers le bassin sédimentaire gabonais. Pour le groupe, le Gabon ne représente pas seulement une zone d’exploitation, mais un pilier stratégique au sein d’un portefeuille africain déjà bien étoffé, incluant la Guinée Equatoriale, l’Afrique du Sud et la Tunisie.

En misant sur des technologies de forage de pointe et sur le développement rapide de nouveaux actifs, Panoro Energy s’inscrit dans une logique de pérennisation de ses revenus tout en contribuant activement aux recettes fiscales et au dynamisme économique du pays.

Au premier trimestre 2025, la production nette de Panoro Energy au Gabon a atteint 6 841 barils par jour (bopd) sur le permis Dussafu, contre une moyenne de 4 843 bopd en 2024. Le groupe prévoit de rétablir la production brute du bloc à 40 000 bopd grâce à de nouveaux forages, soutenu par l’augmentation de ses réserves prouvées et de nouvelles explorations.