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Gabon : Le ministre de l’Industrie fixe les nouveaux caps pour la ZIS de Nkok

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C’est au sein du cabinet du ministre de l’Industrie et de la transformation locale, Lubin Ntoutoume, et en présence de l’Administrateur général de la zone de Nkok, Serge Samy Biveghe, que s’est tenue une séance de travail décisive. Cette rencontre a permis d’engager des échanges approfondis sur les réformes structurelles et les objectifs de performance fixés pour les cinq prochaines années.

L’enjeu de cette concertation était d’aligner les ambitions de la zone d’investissement spécial sur les nouvelles orientations stratégiques de l’État. À cette occasion, le plan quinquennal de l’Autorité administrative a été présenté, mettant en lumière les réformes jugées indispensables à l’avancement du projet industriel national.

Au cours de cet entretien, Serge Samy Biveghe a détaillé la feuille de route pour le prochain quinquennat. Le dossier exposé met l’accent sur la modernisation des processus administratifs et l’accélération des réformes nécessaires pour accroître l’attractivité de la zone. Pour l’Autorité Administrative, l’objectif est clair : consolider la position de Nkok comme moteur essentiel de l’économie gabonaise.

Lubin Ntoutoume a profité de cette tribune pour rappeler le cadre rigoureux dans lequel doit s’inscrire l’action de ses collaborateurs. S’appuyant sur la lettre de mission confiée par le président de la République, le ministre a insisté sur trois piliers fondamentaux que sont « la loyauté indéfectible envers l’État, le sens aigu du devoir et l’obligation impérative de résultats ».

Gabon : Le ministre de l'Industrie fixe les nouveaux caps pour la ZIS de Nkok

Le membre du gouvernement a réaffirmé que « la ZIS de Nkok demeure le fer de lance de la politique de transformation locale ». Selon les orientations ministérielles, les réformes à venir devront non seulement faciliter l’installation de nouveaux investisseurs, mais également générer des bénéfices tangibles pour les populations gabonaises. Cette séance de travail marque ainsi une étape clé dans la collaboration entre la tutelle et l’organe de gestion, portés par une volonté commune de faire de l’industrie un véritable levier de souveraineté économique.

Interdiction d’importation : le Gabon prépare l’ère du poulet local

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À moins d’un an de l’échéance du 1er janvier 2027, date fixée pour l’interdiction d’importation du poulet de chair, l’État affine sa stratégie. Samedi 17 janvier, à Libreville, le Secrétaire général du Gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, a présidé la deuxième réunion du Comité technique de coordination opérationnelle chargée de piloter cette mesure présidentielle.

Autour de la table, les administrations concernées et les représentants de la présidence ont passé au crible les actions déjà engagées. L’objectif est clair : éviter l’improvisation et garantir une transition maîtrisée vers une production locale capable de couvrir la demande nationale. « Le compte à rebours a commencé pour que, en janvier 2027, nous consommions un poulet made in Gabon », a lancé le Secrétaire général du Gouvernement, donnant le ton d’une réforme qui ne tolère plus les retards.

Les travaux techniques avancent. Des rapports consolidés permettent désormais de préciser les prochaines étapes. « Les rapports que nous avons commencé à consolider nous renseignent sur les prochaines étapes et nous facilitent la mise en place de plans de réalisation précis », a expliqué Abdu Razzaq Guy Kambogo, insistant sur la nécessité d’un pilotage rigoureux. « Cela nous permet aussi un séquençage pour un meilleur suivi », a-t-il ajouté. Mais l’administration ne pourra pas porter seule ce virage stratégique. Le message a été clairement posé. « Dans l’état où l’administration seule ne peut pas être acteur, il y a le secteur privé qu’il faut impliquer », a martelé le Secrétaire général du Gouvernement, appelant à une mobilisation rapide des investisseurs et des opérateurs nationaux.

L’État appelle à l’implication du secteur privé pour réussir la transition vers une production locale.
L’État appelle à l’implication du secteur privé pour réussir la transition vers une production locale.

Plusieurs comités techniques et réunions sectorielles sont programmés dans les mois à venir afin d’aligner capacités de production, infrastructures et mécanismes d’accompagnement. En toile de fond, la volonté affichée du chef de l’État de réduire la dépendance alimentaire du pays, tout en stimulant l’entrepreneuriat local et la création d’emplois.

À un an de l’échéance, l’État veut montrer que l’interdiction d’importation du poulet de chair ne sera ni un slogan ni un pari risqué, mais une décision préparée, encadrée et assumée.

Éducation nationale : le grand bluff de la reprise

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Le bras de fer entre le gouvernement et le terrain a tourné à l’avantage de la base ce lundi 19 janvier. Malgré l’offensive médiatique du ministère et les appels à la reprise lancés par certains leaders syndicaux, les établissements scolaires sont restés déserts, confirmant la force d’une solidarité enseignante qui semble désormais échapper à tout contrôle.

Le silence des cours de récréation et les salles de classe vides ont apporté un démenti cinglant aux prévisions gouvernementales. Dans la plupart des établissements, seuls quelques rares élèves ont fait le déplacement, tandis que le corps enseignant brillait par son absence. Ce constat sans appel marque ce que les observateurs qualifient déjà d’échec patent pour la tutelle, incapable de briser une cohésion qui outrepasse désormais les consignes officielles de certains états-majors syndicaux.

Cette paralysie était pourtant prévisible après la démonstration de force orchestrée le samedi 17 janvier lors de la grande assemblée générale d’Awendje. Ce jour-là, une mobilisation massive des enseignants avait scellé le sort de la reprise. Le rassemblement avait pris une dimension symbolique avec la présence de leaders de renom, Marcel Libama et Simon Edzo, venus prêter main-forte à la base. À l’issue des débats, le verdict est tombé, sans appel : maintien du mouvement de grève. Cette décision a été prise en dépit des appels à l’apaisement lancés par le gouvernement, certains syndicats et les leaders de SOS Éducation ayant participé aux négociations d’Alibandeng, lesquelles avaient pourtant débouché sur des engagements étatiques.

Entre communication offensive et soupçons d’intimidation

Face à cette fronde, la riposte du ministère s’est organisée dès le dimanche 18 janvier à travers une offensive communicationnelle musclée. La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, après une concertation avec les associations de parents d’élèves, a affirmé sur ses réseaux sociaux que ses hôtes étaient tous unanimes pour que les cours reprennent ce lundi 19 janvier, avant d’exhorter elle-même les troupes à regagner les écoles. Ce discours s’est accompagné d’une note beaucoup plus ferme du Secrétariat général du ministère, demandant aux parents d’accompagner leurs enfants et enjoignant aux inspecteurs de veiller à ce que la reprise soit bel et bien effective.

Cette stratégie de la fermeté est vivement critiquée par les acteurs de terrain qui y voient une forme d’intimidation maladroite. Un leader syndical, que nous avons pu joindre par téléphone, ne cache pas son indignation face à ces méthodes. « Cette initiative est bien maladroite », affirme-t-il, avant de poursuivre que « le ministère appelle à la reprise des cours alors qu’il n’est pas à l’origine de leur arrêt ». Pour lui, « la logique voudrait que ce soit les enseignants ayant lancé le mouvement de grève qui appellent à sa levée ou sa suspension » et il conclut en demandant « pourquoi alors procéder par des intimidations si cette reprise est actée par tous ? ».

Le principe de précaution des parents face au désert scolaire

Sur le terrain, la prudence l’a emporté chez les familles. De nombreux parents ont préféré garder leurs enfants à domicile, craignant pour leur sécurité. Un parent d’élève dont le fils est en cycle primaire justifie ce choix avec pragmatisme. « C’est surtout pour des raisons de sécurité », confie-t-il. « Mon fils est à l’école primaire et si les enseignants ne sont pas là, ce n’est pas prudent de l’envoyer car à son âge, ça joue beaucoup et sans surveillance un accident est très vite arrivé », explique-t-il. Avant de trancher : « tant que les enseignants n’annonceront pas leur retour dans les salles de classe, je préfère le garder à la maison ».

Une « reprise progressive » aux airs de mise en scène

Pour tenter de sauver les apparences, le ministère a diffusé dans la matinée des images censées illustrer une reprise progressive dans certains établissements. Cependant, ces clichés ont rapidement été dénoncés sur les réseaux sociaux. De nombreux parents d’élèves ont fustigé une « communication scénarisée », affirmant que ces photos ne correspondaient nullement à la réalité observée dans les écoles ce lundi.

En s’enfermant dans une communication de façade face à une solidarité inébranlable, le gouvernement semble avoir perdu le contact avec la réalité des établissements. Aujourd’hui, l’intimidation a montré ses limites ; seule la satisfaction réelle des revendications pourra désormais débloquer les verrous des salles de classe.

CAN 2025 : Le Sénégal sacré champion d’Afrique au terme d’une finale électrique face au Maroc

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Le Sénégal est de nouveau sur le toit de l’Afrique. Au terme d’une finale haletante, tendue et marquée par une vive controverse arbitrale, les Lions de la Téranga ont dominé le Maroc (1-0 après prolongation) au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, s’offrant ainsi leur deuxième titre continental après celui de 2021.

Dans un stade acquis à la cause des Lions de l’Atlas, la rencontre a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité et de suspense. Dès les premières minutes, les deux formations ont affiché une grande rigueur tactique, se neutralisant dans un combat très fermé. Le Maroc, porté par son public et désireux de décrocher un sacre à domicile, a tenté d’imposer son rythme, tandis que le Sénégal s’est montré solide et discipliné, misant sur sa puissance athlétique et ses transitions rapides. Les occasions franches ont été rares durant le temps réglementaire, tant les défenses ont pris le pas sur les attaques. Édouard Mendy, côté sénégalais, et Yassine Bounou, dans les buts marocains, ont veillé avec autorité, maintenant le score vierge jusqu’aux dernières minutes.

Le tournant du match : un penalty manqué et la polémique

Le moment clé de la finale intervient en fin de temps réglementaire. À la suite d’une intervention litigieuse dans la surface sénégalaise, l’arbitre, après consultation de la VAR, accorde un penalty au Maroc. Une décision qui provoque une vive contestation du camp sénégalais et plusieurs minutes de tension sur la pelouse. Brahim Díaz se charge de l’exécution, mais sa tentative est parfaitement lue par Édouard Mendy, qui repousse le ballon. « Nous savions que ce match se jouerait sur des détails et le destin nous a souri sur ce penalty », a déclaré le portier sénégalais en zone mixte (propos rapportés par la presse locale). Cet arrêt décisif a maintenu le Sénégal en vie, plongeant le stade dans un silence de plomb avant que les deux équipes ne se dirigent vers la prolongation.

Il ne faudra que quelques minutes en prolongation pour voir le sort de la rencontre basculer. À la 94e minute, Pape Gueye surgit aux abords de la surface et déclenche une frappe puissante qui trompe Bounou. Le Sénégal ouvre le score au meilleur des moments et prend une option décisive sur le titre. Touchés mais pas résignés, les Marocains jettent alors toutes leurs forces dans la bataille. Les assauts se multiplient, mais la défense sénégalaise, emmenée par un Kalidou Koulibaly impérial, résiste avec sang-froid. Le capitaine sénégalais a d’ailleurs souligné après la rencontre que « ce groupe a montré une résilience incroyable face à l’adversité et au public adverse » (selon ses déclarations d’après-match). Malgré la pression constante, les Lions de la Téranga ont conservé leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Un deuxième sacre historique

Avec cette victoire, le Sénégal décroche le deuxième titre de champion d’Afrique de son histoire, confirmant son statut de grande puissance du football continental. Ce succès, acquis à l’extérieur face au pays hôte, renforce un peu plus la génération dorée sénégalaise.

Pour le Maroc, la déception est immense. Battus à domicile, les Lions de l’Atlas voient s’envoler un rêve de sacre national qui leur échappe depuis 1976. Le sélectionneur marocain a d’ailleurs reconnu avec amertume que « le football est parfois cruel, surtout quand on manque l’occasion de plier le match au moment opportun » (déclaration faite en conférence de presse). Entre intensité tactique et suspense extrême, cette finale de la CAN 2025 restera comme l’une des plus mémorables de l’histoire du tournoi.

[Communiqué] La CECA-GADIS ouvre son Bureau d’Accueil futurs Propriétaires Partenaires Affiliés (PPA)

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Comme annoncé en novembre 2025, la CECA-GADIS a ouvert depuis le 5 janvier 2026 son Bureau d’Accueil PPA. Un guichet unique d’information pour accompagner les futurs Propriétaires Partenaires Affiliés dans le commerce alimentaire de détail est désormais opérationnel.

La CECA-GADIS confirme son engagement en faveur du développement du commerce alimentaire de détail avec l’ouverture officielle, le 5 janvier 2026, de son Bureau d’Accueil PPA (Propriétaire Partenaire Affilié) pour toutes les personnes physiques ou morales souhaitant rejoindre le réseau PPA. Ce dispositif innovant vise à offrir aux entrepreneurs, un cadre structuré pour développer leur activité commerciale en bénéficiant de l’expertise et du savoir-faire de la CECA-GADIS.

Auprès du Bureau d’Accueil vous obtiendrez des informations détaillées sur le programme PPA et ses avantages. Avec le Réseau PPA, la CECA-GADIS réaffirme sa volonté de stimuler l’entrepreneuriat et renforcer son maillage commercial sur le territoire.

Développez votre activité. Rejoignez l’univers CECA-GADIS maintenant !

Pour plus d’informations :
Info line (WhatsApp inclus) : 076 48 79 54

Email : ppa@cecagadis.com

[Communiqué] La CECA-GADIS ouvre son Bureau d’Accueil futurs Propriétaires Partenaires Affiliés (PPA)

Affaire Bounda Balondzi : Prison ferme et saisie de villa pour l’ex-ministre des Travaux publics

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L’ancien ministre des Travaux publics d’Ali Bongo Ondimba, Léon Armel Bounda Balondzi, a quitté le box des accusés pour regagner sa cellule de la prison centrale de Libreville, mais cette fois avec le statut de condamné. Le 16 janvier 2026, le tribunal correctionnel spécialisé a rendu un délibéré lourd de sens, marquant la fin d’un feuilleton judiciaire qui tenait l’opinion publique en haleine depuis son arrestation au lendemain du coup d’État du 30 août 2023.

Reconnu coupable de corruption passive, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs et violation des procédures d’octroi des marchés publics, Léon Armel Bounda Balondzi a été condamné par le Tribunal correctionnel spécialisé à quatre ans d’emprisonnement, dont trois ans ferme. Cette sentence est assortie d’une amende de 5 millions de francs CFA, de la confiscation de sa résidence de Fougamou et d’une condamnation solidaire à verser plus de 390 millions de francs CFA à l’État gabonais à titre de dommages et intérêts.

Des réseaux d’influence au mépris de la loi

L’audience de fond, tenue le 19 décembre dernier, avait mis en lumière les dérives d’une gestion jugée opaque par le ministère public. Au cœur des débats : la réhabilitation du marché de Potos à Franceville. Le tribunal s’était étonné du choix de l’entreprise ZEN B.T.P., qui avait facturé les travaux à 3 milliards de francs CFA, alors que la société SOCOBA proposait une offre concurrente à 900 millions de francs CFA. Pour justifier ce gouffre de plus de deux milliards, l’ancien ministre avait alors invoqué « l’expérience et la capacité de ladite entreprise », tout en concédant qu’elle ne figurait pas dans les fichiers de l’État.

Le procès a pris une tournure politique lorsque le juge a rappelé les aveux de l’accusé consignés durant l’enquête préliminaire. Selon ces documents, l’ex-ministre aurait agi sous les instructions de Ian Ngoulou, alors conseiller influent à la présidence de la République. Le magistrat a souligné que Bounda Balondzi s’était déclaré redevable envers Ian Ngoulou pour sa nomination en tant que ministre car ce dernier serait à l’origine de son poste. Une déclaration qui vient confirmer, pour l’accusation, l’existence de réseaux d’influence contournant les règles légales de la commande publique.

Un épilogue carcéral et une leçon pour l’avenir

Sur l’origine de sa fortune, l’ex-ministre a vainement tenté de justifier ses avoirs. « J’ai fait 33 mois au gouvernement où je percevais un salaire trimestriel de 45 millions de francs CFA », avait-il argué, invoquant également des « aides familiales » pour l’achat de sa maison de Fougamou. Des explications balayées par le tribunal qui a ordonné la saisie de ce bien immobilier. Son complice, Abdoul Hatem Moussavou, a lui aussi été condamné à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour avoir bénéficié de ces largesses sans même fournir de caution bancaire.

Incarcéré depuis septembre 2023, Léon Armel Bounda Balondzi a déjà passé un peu plus de deux ans en détention préventive ; par conséquent, il lui reste désormais moins d’un an à purger sur ses trois ans de prison ferme. Cette condamnation résonne aujourd’hui comme un avertissement solennel pour les gouvernants actuels.

Alors que de nombreux chantiers lancés pendant la Transition sont en cours, la question de la transparence des marchés publics reste brûlante : les règles de mise en concurrence sont-elles scrupuleusement appliquées ? La norme est-elle devenue la règle ou l’exception ? Le dossier Bounda Balondzi rappelle avec force que si le pouvoir peut offrir l’illusion de l’impunité, le temps de la justice finit toujours par rattraper ceux qui confondent les caisses de l’État avec leurs propres intérêts ou ceux de leurs protecteurs.

Protection de la biodiversité : l’État et le secteur privé scellent une alliance historique

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Le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat a paraphé un partenariat stratégique avec la Société d’exploitation du transgabonais (Setrag), la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) et l’ONG Conservation Justice le jeudi 15 janvier. La signature de ces traités repose essentiellement sur la modernisation des moyens humains et techniques. Cette mutation profonde, comme le stipule le document officiel, « a pour but de réduire le trafic de faune le long du chemin de fer et de prévenir les collisions ferroviaires avec les grands mammifères ».

La première convention signée entre le ministère, la Setrag et Conservation Justice marque un pas significatif contre la criminalité environnementale. En intensifiant les contrôles et en démantelant les réseaux de trafic illégal de produits le long de la voie ferrée, les partenaires entendent sécuriser les chaînes de valeur tout en protégeant les espèces menacées.

L’implication de la Setrag et de la Comilog permet désormais de traiter avec une efficacité nouvelle les collisions entre les trains et la grande faune sauvage. Ce projet utilise des dispositifs technologiques et scientifiques de pointe pour réduire les accidents impliquant les éléphants. L’objectif final demeure de bâtir des infrastructures résilientes et en parfaite adéquation avec les exigences de la préservation de la nature.

Pour la Setrag et la Comilog, cette signature réaffirme que la performance industrielle est désormais indissociable de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE). Ce partenariat public-privé exemplaire place le Gabon comme un modèle en matière de développement durable, fidèle à ses engagements internationaux. Il démontre qu’au Gabon, la croissance économique et la protection de la biodiversité peuvent et doivent progresser de concert.

Andrea

[Tribune libre] Crise dans l’éducation : la loi 18/92 rend l’intervention présidentielle incontournable

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Face à une grève qui paralyse l’école depuis deux semaines, le dialogue social semble avoir atteint un point de non-retour, marqué par un désaveu flagrant des bases enseignantes envers leurs représentants. Dans cette tribune, Darius Enguengh Mintsa, Docteur en Psychopédagogie et conseiller au Syndicat de l’Education nationale (Sena), analyse l’impasse actuelle et démontre que, devant l’échec des « négociations tripartites », la solution n’est plus administrative mais institutionnelle. S’appuyant sur la loi 18/92, il affirme qu’ « il faudra se tourner vers le président de la République » pour activer une médiation salvatrice, car « la non-conciliation est désormais manifeste » et menace directement la stabilité du système éducatif national.

La grève qui paralyse nos écoles depuis plus de trois semaines s’inscrit dans un climat de tensions profondes entre l’État employeur et les organisations représentatives du personnel. Elle met en lumière un dysfonctionnement majeur du dialogue social dans un secteur pourtant essentiel à la cohésion nationale.

Alors que la Tutelle et certains partenaires sociaux engagés dans le dialogue tripartite ont appelé publiquement à la reprise des cours, la réaction du corps enseignant révèle un décalage frappant entre les positions affichées par ces organisations et les attentes réelles de leurs bases. Le refus d’une partie significative des enseignants de reprendre le travail, malgré les injonctions institutionnelles et syndicales, montre que les syndicats favorables à la reprise ne disposent plus de l’autorité nécessaire pour engager leurs adhérents dans un compromis. Cette perte de légitimité opérationnelle constitue l’un des éléments centraux de la crise actuelle.

Face à cette impasse, la Tutelle annonce l’envoi d’encadreurs pédagogiques dans les établissements, notamment pour procéder au recensement des absences. Une telle démarche laisse entrevoir une stratégie de coercition administrative qui, si elle échoue, rendra toute négociation bilatérale encore plus improbable. L’État s’exposerait alors à un conflit social durable, aux conséquences éducatives, sociales et politiques potentiellement lourdes.

« Que faire pour sauver notre école, déjà malade depuis plusieurs années ? », m’a demandé un parent d’élève. La réponse s’impose désormais : il faudra se tourner vers le président de la République, conformément à la loi 18/92 du 18 mai 1993 relative aux organisations syndicales des agents de l’État. Cette loi encadre précisément ce type de situation. Son article 21 prévoit qu’en cas de non-conciliation dans les huit jours suivant le dépôt du préavis de grève, un procès-verbal doit être transmis au chef du Gouvernement, lequel désigne alors un médiateur accepté par les parties.

Deux constats s’imposent :

  • Le délai légal de huit jours a été dépassé avant même l’ouverture des négociations tripartites, ce qui constitue une anomalie procédurale.
  • La non-conciliation est désormais manifeste : une part considérable des bases syndicales rejette les propositions gouvernementales et désavoue les organisations ayant appelé à la reprise.

Si les enseignants ne reprennent pas la craie dans les prochains jours, nous nous trouverons dans le cas de figure explicitement prévu par la loi 18/92. La conséquence juridique est claire : le chef du Gouvernement doit activer le mécanisme de médiation afin d’éviter l’enlisement d’un conflit qui menace la stabilité du système éducatif et, au-delà, l’équilibre social du pays. Dans le cadre institutionnel de la Ve République, cette responsabilité incombe au président de la République.

Darius Enguengh Mintsa, Docteur en Psychopédagogie, Conseiller stratégique du Secrétaire général du Sena

Éducation nationale : le « non » catégorique d’Awendje fait trembler le gouvernement

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Le plateau mythique d’Awendje a repris ses droits de sanctuaire de la contestation ce samedi 17 janvier, transformant ce qui devait être une séance de conciliation en un véritable bras de fer populaire. Alors que le gouvernement et certains signataires de SOS Éducation misaient sur un essoufflement du mouvement, la base enseignante a répondu par une démonstration de force et une unanimité de béton : la grève continue, plus déterminée que jamais.

Le décor était planté dès les premières heures de la matinée. Empêchés de se réunir à l’école Martine Oulabou, les enseignants ont convergé massivement vers Awendje, prouvant que la mobilisation ne dépendait pas d’un lieu, mais d’une colère profonde. Ce rassemblement intervient après les négociations marathon d’Alibandeng, menées sous l’égide du vice-président du gouvernement, où l’exécutif a jeté sur la table des chiffres qu’il espérait décisifs.

Des avancées comptables face à une base intransigeante

Le bilan officiel affichait pourtant des avancées notables : mise en solde de 328 sortants de l’ENS et de l’ENSET, passage en présalaire de 692 diplômés de l’ENIL et de l’ENIF, intégration de 108 scientifiques et régularisation de 1910 ex-bénévoles. Au total, près de 7000 situations administratives auraient été traitées ou débloquées. Mais pour la base, le compte n’y est pas. Si les représentants de SOS Éducation avaient initialement appelé à la reprise des cours le 14 janvier, ils ont été désavoués par une foule qui refuse de se nourrir de statistiques.

« Tout ou rien », ont clamé les manifestants, balayant des promesses qu’ils qualifient de « souvent non suivies d’effet ». Entre les cris de ralliement, le slogan « No money, no school» a résonné comme un avertissement sans frais à l’endroit du ministère. Les enseignants ne veulent plus de pansements sur une plaie ouverte, mais une guérison définitive de leur statut social. « Nous tenons le bon bout, ne baissons pas les bras. N’ayons pas peur devant les intimidations du gouvernement », a martelé un intervenant, fustigeant au passage la note ministérielle ordonnant des contrôles de présence dans les établissements, une méthode jugée « maladroite » et « provocatrice ».

L’appel à l’arbitrage du palais du bord de mer

Le mouvement a reçu le soutien de poids des figures historiques de la lutte syndicale. Marcel Libama et Simon Ndong Edzo sont montés au créneau pour galvaniser les troupes. Marcel Libama a d’ailleurs estimé que le dialogue avec les interlocuteurs actuels était arrivé à son terme, appelant le président de la République à prendre personnellement la main sur ce dossier explosif.

Simon Ndong Edzo’o, fidèle à son franc-parler, a résumé l’intransigeance des grévistes d’une formule incisive : « Derrière rien, il n’y a rien ». En décidant de ne plus reconnaître leurs interlocuteurs habituels, les enseignants d’Awendje ne suspendent pas seulement les cours ; ils suspendent le crédit accordé à la parole publique, plongeant l’année scolaire dans une incertitude que seules des mesures concrètes et immédiates pourront désormais lever.

En transformant cette assemblée en un acte de rupture, les enseignants ont envoyé un message clair : à l’heure des bilans comptables du gouvernement, c’est désormais la réalité du portefeuille et de la dignité qui dictera le retour, ou non, dans les salles de classe.

Éducation nationale : Pour Alain-Claude Bilie-By-Nze, « le problème est moins budgétaire que politique »

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Le secteur éducatif gabonais traverse une zone de turbulences marquée par une énième grève des enseignants, mais pour l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, le malaise dépasse largement la simple question des rappels de solde. Dans une tribune incisive, l’homme politique invite ses compatriotes à changer de logiciel pour passer d’une gestion comptable à une vision stratégique de l’école.

L’ancien chef du gouvernement commence par déconstruire certains discours actuels sur l’origine du blocage administratif. Il rappelle qu’avant la transition, l’Éducation nationale n’était pas le parent pauvre des régularisations. « Entre 2019 et 2023, le secteur de l’Éducation nationale a été, de très loin, le premier bénéficiaire des régularisations administratives », Bilie-By-Nze. Il précise d’ailleurs que sur cette période, le ministère a absorbé plus de 5 000 situations régularisées, un volume qu’il juge « largement supérieur à tous les autres ministères réunis ».

Toutefois, l’auteur ne nie pas la légitimité de la colère sociale actuelle, surtout à la lumière des promesses récentes. « La demande des enseignants est d’autant plus légitime aujourd’hui qu’il a été dit, de manière péremptoire et définitive, que « l’État a l’argent » », souligne-t-il. Pour lui, le maintien de la grève malgré ces assurances financières prouve que « le problème est moins budgétaire que politique ». Il assume sa part de responsabilité passée tout en précisant qu’un ministre « ne porte pas sa propre vision » mais « met en œuvre le projet du Président de la République ».

L’illusion des moyens face au défi de la compétence

Le cœur de son analyse porte sur l’inefficacité d’un système qui, malgré les investissements, continue de produire des résultats décevants. L’ancien Premier ministre regrette que les gouvernements successifs aient réduit l’école à un problème matériel. « Ils se trompent sur l’essentiel : les moyens ne suffisent pas à faire une bonne école », martèle le président d’Ensemble pour le Gabon. Il pointe notamment du doigt une école qui « n’a pas préparé les jeunes à l’économie réelle » et qui « continue de produire des cohortes de chômeurs ».

L’analyse s’appuie sur des comparaisons internationales pour souligner le retard structurel du Gabon. L’auteur note que des pays comme le Rwanda ou le Vietnam consacrent entre 15 et 20 % de leur budget à l’éducation, contre environ 8 à 10 % au Gabon. Au-delà des chiffres, c’est la qualité de l’enseignement qui l’inquiète. « L’emploi suit les compétences, pas les diplômes », rappelle-t-il en citant l’OCDE, tout en déplorant que la formation continue des enseignants gabonais soit « proche de zéro ».

Pour sortir de l’impasse, Alain-Claude Bilie-By-Nze propose huit chantiers, allant de la réforme des contenus pédagogiques à l’intégration du secteur privé et confessionnel dans un cadre national strict. Il insiste sur la nécessité de sortir de la « verticalité administrative » pour impliquer tous les acteurs de la société. « Tant que ces compétences sont importées ou externalisées, la souveraineté reste théorique », prévient l’homme politique.

Cette tribune sonne comme un avertissement contre la tentation de résoudre la crise par de simples chèques. Pour l’ancien Premier ministre, l’école doit devenir « la première politique industrielle » du pays pour garantir sa survie économique. Faute de quoi, le Gabon continuera de transformer chaque conflit social en une simple négociation financière, oubliant que l’avenir d’une nation se joue d’abord dans ses salles de classe.