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Wolverhampton : Mario Lemina perd le brassard de capitaine

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L’international gabonais n’est plus le chef de file des Wolverhampton Wanderers. À la suite d’un comportement jugé inapproprié après la défaite contre West Ham lundi dernier (1-2), l’entraîneur Gary O’Neil a annoncé vendredi que le milieu de terrain gabonais avait été démis de ses fonctions.

Lemina, 31 ans, aurait eu des altercations avec des adversaires, un coéquipier et même un membre du staff après le match, ce qui lui a fallu cette décision. Gary O’Neil a déclaré en conférence de presse : « Mario va continuer de jouer un rôle important pour nous. Il reste un élément clé de l’équipe, mais pour l’instant, nous pensons qu’il est préférable que Nelson (Semedo) assume le rôle de capitaine. »

Cette décision intervient dans un contexte difficile pour Wolverhampton, actuellement 19e de la Premier League. Le club, en quête de stabilité, a affronté Ipswich, 18e au classement, ce samedi dernier dans un match crucial pour éviter la relégation.

Lemina, qui avait été un leader sur le terrain depuis son arrivée au club, devra désormais se concentrer sur ses performances pour regagner la confiance de son entraîneur et de ses coéquipiers.

Gabon : Opiangah sort de l’ombre après trois semaines d’absence

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Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, dans une émission, Le Balcon, de l’activiste et journaliste Jonas Moulenda, exilé en France, Hervé Patrick Opiangah, recherché pour plusieurs chefs d’accusation, a refait surface après plusieurs jours d’absence.

Le dossier judiciaire d’Hervé Patrick Opiangah, véritable feuilleton digne d’un thriller hollywoodien, a pris un tournant inattendu. En effet, après la déclaration du Procureur de la République, le vendredi 13 décembre 2024, concernant des charges lourdes qui pèseraient sur lui, Opiangah a brisé le silence, livrant sa version des faits tout en affirmant qu’il « n’a pas fui », invoquant des raisons de sécurité : « Je n’ai pas fui. […] Le temps est le meilleur allié. Mais aujourd’hui, me voici », a-t-il déclaré.

Une perquisition problématique

Sur la fouille de son domicile, l’ancien député de Mounana a dénoncé les méthodes, qu’il a jugées « d’illégales » des autorités : « Ils n’ont jamais ouvert mes coffres en présence de mes enfants, de mon personnel ou de mes avocats. […] Ils ont emporté tous les coffres à la direction de la police judiciaire et les ont ouverts sans la présence de mes avocats, loin de tout regard. » Concernant les sommes saisies, il affirme pouvoir les justifier : « 175 millions de francs CFA. Oui, je pourrais les justifier à tout moment. Je travaille depuis près de 40 ans. […] Les bijoux, je les ai achetés ou reçus en cadeau» a-t-il affirmé.

Une machination dénoncée

Sur les accusations liées à des supposés dossiers compromettants, l’homme d’affaires a évoqué une conspiration montée depuis plusieurs mois : « Le 20 novembre 2024, j’ai déposé une plainte au parquet pour dénoncer un complot visant à fabriquer des mensonges sur ma prétendue implication dans une déstabilisation. […] Ces informations proviennent d’agents de la Garde républicaine et figurent dans des transcriptions officielles. » Quant aux accusations de viol et d’inceste, initialement portées par une plaignante qui s’est rétractée par la suite, HPO les a également qualifiées de manœuvres : « Au départ, la mère de mes enfants, Bilogué Lucie, n’avait jamais porté plainte. Et soudainement, elle devient plaignante quelques jours après. »

Originaire de Mounana (Haut-Ogooué), Opiangah a rappelé qu’une enquête antérieure, à Lambaréné, avait conclu à l’absence de faits avérés : « Tout avait été corroboré pour dire que cela n’avait jamais existé. Comment, en deux mois, quelqu’un peut-il se contredire ? » Il a dénoncé ce qu’il considère comme une manipulation visant à nuire à son image, insistant sur l’incohérence des témoignages des plaignants et affirmant que ces accusations seraient avant tout motivées par des enjeux politiques.

Un appel à l’apaisement

Hervé Patrick Opiangah a appelé à la retenue tout en évoquant des tensions avec le chef de l’État de la transition, le général Oligui Nguema« Le problème, c’est le général Oligui Nguema et moi. Nous nous connaissons. » Et de rappeler son soutien au général lors du coup d’État du 30 août 2023 : « Pendant que tout le système Ali Bongo Ondimba vous rejetait, j’étais le seul à venir vers vous, à m’engager à vos côtés. Ma présence après le coup d’État n’a jamais été improvisée. Vous le savez, je vous ai soutenu avant, pendant et après. »

Opiangah a également exhorté les personnalités politiques à œuvrer pour l’apaisement : « J’appelle à la sagesse de mes frères et sœurs, notamment Ndong Sima, qui m’a encadré au karaté, Paulette Missambo, François Ndong Obiang, Barro Chambrier, le professeur Ondo Ossa, ainsi que mes jeunes frères Thérence Gnembou et Jocktane. » Il a également invité les membres du CTRI à poursuivre leurs efforts pour garantir la paix et la stabilité du pays.

Une posture intrigante

Malgré cette intervention médiatique, la localisation exacte d’Opiangah reste un mystère. Néanmoins, cette réapparition montre un homme dans une posture bien différente de celle qu’il affichait auparavant.

Gabon : Josiane Mbang Nguema et Tany Boutamba, deux journalistes émérites disparus en deux semaines

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Le milieu de la presse gabonaise est en deuil. En l’espace de deux semaines, le pays a perdu deux figures fortes de la profession, Josiane Christelle Mbang Nguema et Tany Boutamba, laissant derrière eux une communauté journalistique attristée et des familles éplorées.

Josiane Nguema : une plume de L’Union qui s’éteint. Le 3 décembre 2024, Josiane Christelle Mbang Nguema, journaliste chevronnée du quotidien L’Union et présidente de l’Union des femmes de la presse gabonaise (UFEPG), s’est éteinte au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Libreville. Admise aux urgences du Samu social le 1er décembre suite à une soudaine dégradation de son état de santé, elle n’a pas survécu malgré les soins intensifs reçus.

Quelques jours avant sa disparition, Josiane Mbang Nguema participait à un séminaire de renforcement des capacités organisé à Mouila, dans le cadre des préparatifs du référendum. Sa mort brutale a marqué profondément ses collègues et admirateurs, qui saluent la mémoire d’une femme passionnée et engagée pour l’amélioration du journalisme au Gabon.

Tany Boutamba : un critique acerbe au service de la vérité. Le 14 décembre 2024, c’est Tany Boutamba, directeur de publication du média en ligne Média Poste, qui s’est éteint à l’hôpital des armées d’Angondjé après une longue maladie. Bien que les causes exactes de son décès ne soient pas encore précises, des sources proches de la famille évoquent des douleurs abdominales persistantes.

Reconnu pour son esprit critique et sa plume incisive, Tany Boutamba a marqué les esprits par son traitement rigoureux et réfléchi des actualités. Son dernier grand reportage fut la couverture du Dialogue national d’avril 2024, un événement marquant de la vie politique gabonaise. Sa mort laisse un vide dans un secteur déjà confronté à de nombreux défis.

Une double perte pour la presse gabonaise

Ces disparitions successives mettent en lumière la fragilité du secteur médiatique gabonais, qui peine à se renouveler face aux multiples difficultés structurelles. Les départs de Josiane Nguema et Tany Boutamba réduisent le nombre de professionnels actifs dans un domaine essentiel pour la démocratie et le développement du pays.

En ces moments douloureux, la rédaction de Gabonclic.info exprime ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des disparus. Leur mémoire continuera d’inspirer les générations futures de journalistes gabonais.

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema en inspection sur le chantier de la Cité de la Démocratie

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Le samedi 14 décembre 2024, le Président de la Transition, s’est rendu sur le site du chantier de la Cité de la Démocratie, dont les travaux sont confiés à la société turque Summa. La restauration de la légendaire cité vise à doter le Gabon d’un complexe moderne conforme aux standards internationaux, reflétant les ambitions du pays en matière d’infrastructures et de rayonnement à l’international.

S’étalant sur une période de seize mois, le projet englobe la construction d’un grand centre de conférences avec plusieurs salles de conférences et de réunions, une salle de banquet et une salle de congrès, des bureaux administratifs, un carré VIP et une salle présidentielle. En complément, le chantier inclut des installations connexes comprenant 55 villas destinées à accueillir des chefs d’État, un nouveau palais présidentiel, une clinique médicale, un zoo et un complexe sportif. Ces infrastructures stratégiques visent à renforcer la capacité d’accueil, au Gabon, de grands événements internationaux et à améliorer l’attractivité du pays.

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema en inspection sur le chantier de la Cité de la Démocratie

Lancé il y a quatre mois, le chantier mobilise plus de 1 350 travailleurs, dont 900 Gabonais. Ce qui souligne l’engagement du gouvernement en faveur de la création d’emplois locaux. La société Summa, active depuis quinze ans dans quatorze pays, dont huit en Afrique, s’impose comme un acteur clé dans les secteurs du BTP, de l’énergie et de la santé.

À l’issue de sa visite, le président de la Transition a exprimé sa satisfaction face à l’avancement des travaux. Il a insisté sur l’importance de ce chantier pour le positionnement stratégique du Gabon en Afrique, tout en exhortant la société Summa à respecter les délais de livraison.

La Cité de la Démocratie, construite en 1977, sous la présidence de feu Omar Bongo Ondimba, pour accueillir le sommet de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), est un lieu chargé de symboles. Elle a été le théâtre de plusieurs événements marquants de l’histoire gabonaise. Sa destruction sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba, déchu le 30 août 2023, avait suscité colère et incompréhension au sein de la population.

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema en inspection sur le chantier de la Cité de la Démocratie

Le projet actuel redonne vie à cet espace emblématique, en incarnant la volonté des autorités à moderniser le Gabon et de le projeter dans une nouvelle ère de développement et de prestige.

Gabon|République Tchèque : renforcement de la coopération économique

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Le Vice-premier ministre gabonais chargé de la Planification et de la Prospective, Alexandre Barro Chambrier, a reçu son homologue tchèque, Marian Jurečka, également ministre du Travail et des Affaires sociales, le jeudi 12 décembre 2024.

Cette réunion a marqué une étape importante dans les relations bilatérales entre le Gabon et la République tchèque, avec un focus sur les opportunités d’investissement dans des secteurs stratégiques pour le développement du Gabon, comme le pétrole, les transports, la santé, les infrastructures et le tourisme.

La délégation tchèque a exprimé un vif intérêt pour les projets prioritaires du gouvernement gabonais, notamment ceux relatifs aux infrastructures (ports, routes, chemins de fer) et à la production énergétique. Ces domaines, essentiels pour le renforcement des capacités économiques et logistiques du Gabon, sont alignés avec les ambitions du gouvernement de transition, sous la direction du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, de moderniser les secteurs clés de l’économie nationale.

En outre, cette entrevue s’inscrit dans la volonté des deux nations de concrétiser leur coopération économique à travers la mise en place de la Chambre de Commerce conjointe Gabon-République tchèque. Cet organe facilitera les échanges commerciaux, la coopération technique et le transfert de technologies entre les deux pays.

La visite du ministre tchèque à Alexandre Barro Chambrier s’inscrit dans le cadre des efforts du Gabon à diversifier ses partenaires économiques et attirer des investissements étrangers afin de soutenir sa croissance et son développement durable.

Gabon : Plusieurs milliards de nos francs pour moderniser les infrastructures routières

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Le Gabon franchit une nouvelle étape dans le renouvèlement de son secteur routier avec la signature d’un partenariat d’une valeur de cinq milliards de francs CFA. Ce projet a été officialisé le 11 décembre dernier entre le ministère des Travaux publics et le groupe Business Facilities Corporation (BFC).

Cet investissement, d’une durée d’exploitation de 25 ans, portera sur la mise en œuvre et l’exploitation de plusieurs infrastructures clés composées de la station de pesage de Lalara, le poste de péage de Medoumane, ainsi que les stations mixtes de pesage et de péage de Mitzic et Biyi. Ces projets devraient avoir un impact direct sur le quotidien des populations locales, avec la création de 200 emplois directs et 250 emplois indirects.

Le ministre des Travaux publics, le général Flavien Nzengui Nzoundou, s’est félicité de cet accord, qui s’inscrit parfaitement dans la vision des plus hautes autorités du pays. En plus de stimuler l’économie locale, ce partenariat permettra également de renforcer les compétences dans les métiers du péage et du pesage, contribuant ainsi à un développement concret et durable des régions concernées.

Gabon : SOS Prisonniers Gabon plaide pour le droit de vote des détenus

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Dans un courrier adressé, le 13 décembre dernier à Murielle Minkoue, ministre de la Réforme des institutions et coordinatrice de la Commission nationale chargée de l’élaboration de l’avant-projet du code électoral, SOS Prisonniers Gabon a sollicité une réforme garantissant le droit de vote des détenus. Cette demande concerne notamment ceux qui n’ont pas commis de meurtres ou d’autres délits graves, en accord avec les principes internationaux des droits de l’homme.

Lionel Engonga, président de SOS Prisonniers Gabon et député de la Transition, estime que le droit de vote, protégé par l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, constitue un pilier de la citoyenneté. Il déplore que, dans la pratique, les personnes incarcérées soient souvent exclues des processus électoraux. À cet effet, il plaide pour que l’avant-projet du Code électoral intègre une section intitulée « Du droit de vote des personnes détenues ». Inspirée des exemples d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Burkina Faso, cette disposition permettrait aux détenus de voter directement au sein des établissements pénitentiaires dans des centres de vote spécialement aménagés.

Avec une population carcérale estimée à plus de 5 000 détenus dans le pays, dont plus de 3 000 à Libreville, l’adoption d’une telle réforme permettrait à ces citoyens de participer d’accomplir leurs devoirs civiques. Cela offrirait aux prisonniers une voix dans les politiques qui les concernent directement, comme la réforme du système judiciaire et pénitentiaire. Une telle mesure pourrait également réduire le taux d’abstention et renforcer l’idée que la voix de chaque citoyen compte, indépendamment de sa situation.

Dans le contexte de la restauration des institutions et du retour à l’ordre constitutionnel, SOS Prisonniers Gabon souligne que cette initiative s’alignerait avec les ambitions du pays pour une démocratie moderne et respectueuse des droits humains. Intégrer cette réforme au futur Code électoral serait un signal fort, celui d’un pays engagé pour la justice, l’inclusion et l’égalité des droits.

Le plaidoyer de SOS Prisonniers Gabon invite à une réflexion profonde sur la citoyenneté et les droits des détenus. En reconnaissant leur droit de vote, le Gabon pourrait jeter les bases d’un système électoral plus inclusif, conforme aux standards internationaux. Comme le rappelle l’ONG, « chaque voix compte », même derrière les barreaux.

Gabon : Organisation des assises de la Presse francophone à Libreville en 2025

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Vendredi 13 décembre, une réunion du bureau élargi de l’Union de la presse francophone (UPF), section Gabon, s’est tenue au siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) sous la direction de Désiré Ename, président de l’UPF Gabon et directeur de publication du journal Échos du Nord

Désiré Ename a exposé les démarches déjà entreprises auprès des autorités gabonaises pour concrétiser cet événement. Un comité d’organisation a été mis en place, constitué de huit commissions : budget et finances, accueil, sécurité et protocole, commission scientifique, divertissement et excursions, transport et logistique, communication, hébergement et restauration et santé.

Gabon : Organisation des assises de la Presse francophone à Libreville en 2025

Une nouvelle assemblée est prévue le mercredi 18 décembre pour affiner les préparatifs, avec des détails logistiques qui seront communiqués prochainement. Les membres intéressés sont invités à rejoindre l’une de ces commissions.

Le Gabon, qui compte plus de 100 journalistes affiliés à l’UPF, ambitionne l’organisation de ces assises après une première tentative infructueuse en 2023. Désiré Ename et son équipe espèrent tirer parti du contexte actuel de transition pour donner une impulsion nouvelle à la presse gabonaise.

Gabon : Organisation des assises de la Presse francophone à Libreville en 2025

Créée en 1950 à Paris, sous le nom d’Association internationale des journalistes de langue française (AIJLF), le groupe a évolué en Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) en 1971, avant de devenir l’Union internationale de la presse francophone (UPF) en 2001. Cette organisation constitue un pilier journalistique de la francophonie et joue un rôle clé dans la promotion des valeurs et de la culture francophones.

L’organisation des assises de 2025 à Libreville marquera une avancée significative pour le secteur médiatique gabonais, en consolidant sa place sur la scène francophone.

Gabon|Affaire Opiangah : L’UDIS interpelle, la justice réagit

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Le vendredi, 13 décembre 2024, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) a organisé une réunion solennelle à son siège d’Owendo. Cette séance a été marquée par une déclaration officielle du président intérimaire, César Opiangah. Le bureau politique de l’UDIS a sommé le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) de fournir des explications sur ce qu’il qualifie de « traque judiciaire » contre Hervé Patrick Opiangah (HPO), président fondateur du parti. Cette sortie a suscité une réaction du procureur de la République.

Au terme de la réunion du Bureau politique, Georges Boupenga, porte-parole de l’UDIS, a fermement dénoncé une perquisition armée, le 20 novembre dernier, dans les locaux du parti. Perquisition qu’il a d’ailleurs qualifiée d’illégale et d’abusive. « Cette opération, menée sans mandat judiciaire, viole les principes fondamentaux de l’État de droit », a-t-il affirmé. L’UDIS exige également des clarifications sur les accusations portées contre HPO, notamment celles de viol et d’inceste aggravé, ainsi que pour atteinte à la sûreté de l’État.

Quelques heures après les déclarations de l’UDIS, le procureur de la République a tenu une conférence de presse, pour apporter des précisions sur l’affaire.

Hervé Patrick Opiangah, ancien ministre des Mines et figure politique influente, est introuvable depuis le 20 novembre, date à laquelle il ne s’est pas présenté à une convocation de la police judiciaire, se faisant représenter par ses avocats. Le procureur a révélé que des mandats d’amener avaient été émis en raison de la gravité des accusations. Des perquisitions simultanées ont été menées dans ses propriétés de Tahiti et Razel, au cours desquelles des biens importants ont été saisis. Il s’agirait d’une somme de 179, 6 millions de FCFA en espèces, des objets de luxe et des documents pouvant constituer des preuves d’une instruction. Les fonds saisis auraient été transférés au Trésor public, et les clés des propriétés remises à Ali Ben Opiangah, fils de l’accusé. Le procureur a réfuté les accusations d’abus formulées par l’UDIS, assurant que les procédures auraient respecté le cadre légal et que les allégations concernant des mineurs expulsés des lieux étaient infondées.

L’affaire de HPO suscite de nombreuses interrogations. L’UDIS dénonce une manipulation politique contre son leader, autrefois proche d’Ali Bongo et membre influent de la Transition, tandis que le ministère public soutient détenir des preuves tangibles.

Malgré tout, plusieurs interrogations restent pour l’heure sans réponse. La disparition d’Hervé Patrick Opiangah alimente le mystère, d’autant que le pays est actuellement soumis à un couvre-feu strict à partir de minuit.  L’opinion publique demeure dans l’expectative jusqu’aux prochains développements de cette affaire politico-judiciaire complexe à l’ère de la transition.

Nigéria : Suspension temporaire des opérations à l’aéroport d’Abuja après un incident sur un avion-cargo

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Abuja, 11 décembre – Les autorités nigérianes ont annoncé mercredi, 11 décembre, la suspension temporaire des activités à l’aéroport international Nnamdi Azikiwe, de la capitale nigériane, à la suite d’un incident impliquant un avion-cargo.

Un Boeing 737-400 de la compagnie locale, Allied Air, a subi un éclatement de pneu avant de déraper hors de la piste d’atterrissage. Heureusement, les cinq membres de l’équipage ont été évacués sans aucune blessure, selon un communiqué de l’Autorité aéroportuaire fédérale du Nigeria (FAAN).

En réponse à cet incident, les autorités ont immédiatement fermé la piste d’atterrissage, ce qui a entraîné des retards importants pour plusieurs vols en attente d’atterrissage ou de décollage. Les équipes de secours ont été mobilisées pour nettoyer la piste et permettre une reprise sécurisée des opérations.

Le Bureau d’enquête de sécurité du Nigeria (AIB-N) a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Une équipe d’experts a été dépêchée sur les lieux pour recueillir les données disponibles, évaluer les dommages et interroger les parties concernées.

Cet incident souligne, une fois de plus, la nécessité de renforcer les mesures de sécurité dans les infrastructures aéroportuaires, alors que le pays cherche à moderniser ses installations et à garantir des opérations fiables pour les usagers.