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Gabon : 30 jours accordés aux entreprises pour régulariser leurs dettes

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La direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par un communiqué du 21 janvier 2025, a accordé un délai de 30 jours aux entreprises ayant bénéficié d’un moratoire pour le paiement de leurs dettes. Ces dernières n’ayant pas respecté leurs engagements, sont désormais invitées à régulariser leur situation avant la fin de cette période.

En effet, les entreprises concernées ont jusqu’à la date limite de 30 jours pour régler leurs paiements en souffrance. Au-delà de ce délai, la CNSS entamera les procédures légales de recouvrement, comme le stipulent les textes en vigueur.

Les responsables de la CNSS rappellent l’importance de se conformer à cette échéance afin d’éviter des actions judiciaires ou administratives pouvant nuire aux entreprises en défaut.

Mali : Un rassemblement historique à Kurukanfuga pour marquer le retrait définitif des pays de l’AES de la CEDEAO

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La Confédération de Peuples de l’Alliance des États du Sahel (CP-AES) a lancé un appel solennel à la mobilisation générale pour célébrer une date historique : le retrait définitif des pays de la Confédération de l’AES de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Cet appel a été fait lors d’une conférence de presse ce samedi 25 janvier 2025 au siège du Collectif pour la défense des militaires (CDM) à Bamako.

Un meeting historique organisé par la Confédération des Peuples de l’Alliance des États (CP-AES) a appelé tout le peuple malien à se mobiliser pour se rendre à cet espace qui a marqué la vie sociopolitique dans l’histoire du Mali.

Dans une déclaration faite par la secrétaire générale, Mme Aïssata Maïga, Coordination nationale de la CP-AES, a souligné l’importance de ce moment pour les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, soulignant leur détermination à construire un avenir commun en dehors de l’organisation régionale.

Le rassemblement est prévu pour le mardi 28 janvier 2025 à 13 heures à Kurukanfuga, un lieu chargé d’histoire, considéré comme le temple de Droit constitutionnel de l’ancien empire du Mali.

Mali : Un rassemblement historique à Kurukanfuga pour marquer le retrait définitif des pays de l’AES de la CEDEAO

Les organisateurs espèrent ainsi renouer avec les traditions ancestrales et affirmer leur identité commune. « Ce rendez-vous est celui de l’honneur, de la souveraineté retrouvée et de la dignité des peuples de la Confédération de l’AES », a déclaré un porte-parole de la CP-AES. « Nous invitons tous les patriotes, toutes les organisations panafricaines à se joindre à nous pour célébrer cette étape majeure.»

A signaler que cet appel à la mobilisation intervient dans un contexte marqué par les tensions entre les pays du Sahel et la CEDEAO, suite à une série de coups d’État et à des divergences de vues sur la gestion des crises sécuritaires dans la région.

Gabon : Hermann Immongault invite les Gabonais à s’approprier le nouveau électoral pour en garantir le succès

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Le ministre de l’Intérieur était face à la presse nationale et internationale, ce samedi 25 janvier 2025, pour faire le point sur la promulgation du nouveau Code électoral, adopté le 22 janvier dernier.

Bien que critiqué par certains bords politiques, ce code s’inscrit dans un processus lancé en 2023 pour rétablir progressivement l’ordre constitutionnel au Gabon. Selon le ministre Immongault, sa mise en application représente une grande avancée pour le pays, avec des innovations majeures, comme la création de l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER), chargée de garantir la régularité des scrutins et la sincérité des résultats.

Une autre innovation importante concerne la représentation des Gabonais de l’étranger, avec la création de deux sièges de députés dédiés à la diaspora. Le code électoral prévoit également l’affichage public des procès-verbaux des opérations électorales dès la proclamation des résultats, afin de renforcer la transparence des scrutins.

Ce code électoral est le résultat d’un processus qui a pris un tournant décisif après l’adoption de la nouvelle Constitution, avec la mise en place d’une Commission nationale pour élaborer son avant-projet. Ce travail a été enrichi par les contributions d’acteurs politiques et d’experts, ainsi que par l’intégration des expériences du droit comparé. « Conformément aux recommandations du Dialogue national inclusif et aux exigences de la Constitution, le projet de code électoral a été adopté par le Conseil des ministres, puis soumis au Parlement lors de la session extraordinaire du 10 au 20 janvier 2025 », a rappelé Hermann Immongault.

Le ministre de l’Intérieur a insisté sur le fait que l’adoption de ce Code électoral n’est pas le fruit du hasard, mais résulte d’un travail minutieux, d’une réflexion approfondie et d’un dialogue soutenu, tant au sein de la Commission qu’au Parlement, où le texte a été voté à l’unanimité. Les députés et sénateurs ont partagé un objectif commun : répondre aux attentes des Gabonais en matière de transparence et de modernité des processus électoraux. « Ce Code électoral à lui seul ne peut vivre que si nous nous engageons et mettons de la volonté pour voir les choses bien se passer », a conclu Hermann Immongault, appelant les Gabonais à s’approprier pleinement ce texte.

Gabon : Une journaliste agressée, la HAC monte au créneau

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Dans un communiqué de la Haute autorité de la communication (HAC), publié le 23 janvier 2025, son président, Germain Ngoyo Moussavou, a fermement condamné l’agression physique de Jessica Ondjoua, journaliste de TV+ Afrique, le 20 janvier 2025, survenu dans l’exercice de son métier.

Depuis un certain temps, les journalistes, au Gabon, font face à diverses formes de pressions, allant des menaces et intimidations à des arrestations non-conformes aux procédures légales. L’agression physique de Jessica Ondjoua serait, pour la HAC, la ligne rouge qui ne devrait pas être franchie et estime que cette barbarie est la « goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Habituellement critiquée pour ses sanctions controversées contre les médias, la HAC a pris, pour une fois, position en faveur de la presse pour dénoncer un traitement qu’elle a qualifié d’ignoble.

L’incident a eu lieu à la suite de l’audition d’un ministre à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI). Ce qui révèle un contexte de tension accrue autour de l’activité journalistique.

Le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, avait pourtant réaffirmé, lors de sa première rencontre avec les communicateurs, à la veille de sa prestation de serment, le 4 septembre 2023, l’importance de la liberté de la presse. Des mesures concrètes avaient été prises au cours de cette rencontre historique, telles que la restauration de la subvention à 500 millions de francs CFA et l’attribution de postes budgétaires, saluées par tous les professionnels des médias comme des avancées significatives. En plus, le Gabon a récemment enregistré une remontée significative dans le classement de Reporters sans frontières (RSF).

L’agression de Jessica Ondjoua vient mettre en lumière la persistance de pratiques répressives d’un autre âge, exacerbées par l’excès de zèle de certains flagorneurs dans l’entourage des personnalités publiques. Mais surtout une grande confusion désormais perceptible entre la profession de journaliste et l’activisme des influenceurs sur la Toile. Cet amalgame, source d’insécurité dans la profession, compromet le travail des professionnels des médias.

Conscient des défis auxquels font face les journalistes, Ngoyo Moussavou a lancé un appel au respect des droits des professionnels de la presse dans l’exercice de leur mission, qui est d’informer tout simplement. Est-ce un crime ? Question.  Pour l’ancien directeur de publication du quotidien national « L’Union », garantir la sécurité et l’intégrité des journalistes est aujourd’hui essentiel pour le renforcement de la démocratie et la lutte contre les abus de pouvoir. Surtout à l’ère de la transition, tournant décisif, pendant lequel le pays aspire à des véritables changements, notamment en matière de gestion des deniers publics.

Cet événement souligne la nécessité d’un engagement collectif pour protéger la liberté de la presse et permettre aux journalistes de travailler sans crainte ni entrave.

Gabon : Les financements des campagnes électorales désormais plafonnés

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Le nouveau code électoral fixe des règles strictes visant à encadrer les dépenses et la gestion des comptes des campagnes électorales, avec objectif la limitation des excès financiers observés lors des élections antérieures.

Pour l’élection présidentielle, les candidats ne pourront plus dépenser plus de dix milliards de francs CFA. En cas de second tour, ce montant sera réduit à cinq milliards de francs CFA.

L’article 108 du code électoral ne concerne pas uniquement la présidentielle, mais encadre également les autres élections. Pour les législatives, le plafond est de 100 millions de francs CFA, pour les sénatoriales, de 30 millions et pour les conseils locaux, 50 millions de francs CFA. Quels que soient leurs moyens financiers, les candidats devront recentrer l’enjeu électoral sur les idées et les programmes de société.

Cependant, pour que cette réforme soit véritablement efficace, son application stricte est essentielle. Si les plafonds sont respectés, cela constituerait une avancée significative pour la transparence des élections au Gabon. Toutefois, des inquiétudes subsistent quant à la possibilité de contourner ces restrictions, qui soulève des questions sur la réelle capacité de cette réforme à garantir des élections équitables.

Afin de renforcer le contrôle, il est imposé aux candidats de tenir un compte de campagne détaillant toutes les ressources et dépenses de ce processus. Dans les 60 jours suivant la proclamation des résultats, les candidats doivent soumettre leurs comptes à la Cour des comptes ou à la Chambre provinciale des comptes, accompagnés des pièces justificatives des financements et dépenses.

Enfin, des sanctions sévères sont prévues en cas de violation des règles, notamment en cas de financement illicite ou un dépassement des plafonds. La responsabilité personnelle du candidat pourrait être engagée, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à l’inéligibilité pour une période de cinq à dix ans.

Des mécanismes de suivi et des sanctions, seront consolidés dans un cadre législatif pour garantir des élections plus transparentes et équitables au Gabon.

Gabon : La date de l’élection présidentielle fixée

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Dans le cadre de cette principale consultation politique, la date d’ouverture de la campagne sera déterminée selon les règles du nouveau Code électoral. L’article 90 de ce code stipule que la campagne s’ouvre quatorze jours avant le scrutin.

Le Conseil des ministres du 22 janvier 2025 a adopté un décret portant convocation du collège électoral pour l’élection présidentielle. Ce décret fixe la date du scrutin au samedi 12 avril 2025, de 7h00 à 18h00, conformément à la réglementation en vigueur.

En application de l’article 90 du Code électoral, la campagne électorale pour la présidentielle devrait s’ouvrir en fin mars 2025, soit quatorze jours avant le jour du scrutin. Ce qui donne deux semaines aux partis politiques et à leurs éventuels candidats pour battre campagne.

Cependant, la date exacte de l’ouverture de cette campagne pourrait faire l’objet d’un arrêté du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.

Mali : Les nouveaux passeports AES pour une libre circulation

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À compter du 29 janvier prochain, les nouveaux documents de voyage seront officiellement mis en circulation, une étape importante dans le cadre de la libre circulation des personnes au sein de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel.

Cette opération, annoncée par le Président en exercice de Confédération de l’AES, le président de la Transition du Mali, le général Assimi Goïta, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de l’organisation. Bien que les anciens passeports soient toujours valables jusqu’à leur expiration, les ressortissants de l’AES, souhaitant bénéficier des avantages du nouveau passeport, pourront effectuer un échange conformément aux procédures en vigueur.

La mise en circulation de ces nouveaux passeports est perçue comme une avancée majeure pour l’intégration régionale et un symbole de l’unité entre les États membres de l’AES.  Elle devrait faciliter les déplacements des populations de ces Etats, stimuler les échanges économiques et renforcer les liens entre les ressortissants de ces pays.

Le Président Goïta a assuré que toutes les mesures nécessaires seront prises pour garantir une mise en œuvre efficace de cette nouvelle mesure et assurer la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire de l’AES.

Gabon : Renforcement des capacités des enseignants

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Le 22 janvier 2025, à Oyem, un séminaire a été organisé au profit des enseignants. Ce stage initié par le Centre de perfectionnement pédagogique Manfred Mendame Ndong, est porté sur l’élaboration des protocoles pédagogiques selon la méthode « Super Efficace » pour les niveaux pré-primaire et primaire. L’objectif est de perfectionner les méthodologies d’enseignement dans certaines matières.

Ce séminaire de formation, qui s’étendra sur trois jours, a été ouvert en présence des autorités éducatives locales, notamment Jérôme Nguimbi, directeur d’Académie provinciale du Woleu-Ntem, et Jérôme Angoué, directeur de Zone académique Woleu-Ntem/Ogooué-Ivindo.

Le directeur du centre, Vincent Edzodzommo Ekong, en tant qu’organisateur, a lancé les travaux du séminaire en rappelant la vision des plus hautes autorités gabonaises en matière d’éducation. Il a souligné le fait que cette initiative soit inscrite dans la volonté d’atteindre une « école gabonaise d’excellence », comme l’a rapporté notre confrère de Radio Gabon Woleu-Ntem, Bernadin Ngui Ngui Obiang.

Durant ces moments du donné et du recevoir, les organisateurs proposent une formation pratique axée sur des modules spécifiques. Le premier jour a été consacré au Français, avec des travaux sur la présentation, la charte de bonne conduite, la clarification des concepts et la compétence. Le second jour est dédié aux mathématiques, abordant l’organisation et le découpage de l’école élémentaire au Gabon, ainsi que la résolution des problèmes en mathématiques. Enfin, le dernier jour portera sur l’étude du milieu (EDM), avec l’élaboration de protocoles en EDM et en technologie, à l’aide des manuels « Super Efficace » et des expériences personnelles des enseignants.

Ce séminaire a attiré une participation importante d’enseignants du bassin pédagogique du Woleu-Ntem Centre. Rappelons que l’objectif est de leur permettre la maîtrise de la méthodologie des protocoles dans des matières dites « émergentes », telles que les mathématiques, le Français et l’étude du milieu, avec un accent particulier sur la résolution de problèmes.

Mali : Le Conseil communal de Yélékébougou dissous pour mauvaise gestion

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Le Conseil des ministres a décidé la dissolution du Conseil communal de cette circonscription locale de la région de Koulikoro. Cette décision, annoncée par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, fait suite à de nombreuses irrégularités constatées dans la gestion de la commune.

Selon le communiqué officiel, les conseillers municipaux de Yélékébougou seraient impliqués dans plusieurs affaires de malversations financières, de morcellements illégaux du domaine de l’État et de non-respect des procédures légales. Ces agissements ont non seulement porté préjudice aux finances publiques mais ont également eu des répercussions négatives sur la vie quotidienne des habitants, avec notamment une dégradation des services publics.

Cette dissolution n’est pas une surprise pour les observateurs de la scène politique locale. Depuis plusieurs mois, les autorités avaient été alertées sur les dysfonctionnements au sein du Conseil communal. Malgré les mises en garde et les demandes d’explications, la situation ne s’était pas améliorée.