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Libreville – Wucheng :  Un partenariat plein de promesses

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À l’hôtel de ville, la délégation de la commune chinoise de Wucheng a été accueillie par Adrien Nguema Mba et son équipe, le 25 juillet 2025. Au programme : la signature d’un mémorandum d’entente, avec l’ambition de redessiner les contours de Libreville.

Loin des grandes déclarations entre États, cette coopération se veut locale, concrète, tournée vers le quotidien des habitants. Avec pour principal objectif la mobilité, la gestion des déchets, l’innovation urbaine, les échanges culturels et l’éducation. Autant de domaines dans lesquels les deux collectivités entendent partager leurs savoir-faire. « Ce mémorandum symbolise notre volonté commune de construire un avenir meilleur pour nos populations », a affirmé Adrien Nguema Mba.

Sur le terrain, les attentes sont grandes. Le personnel municipal espère des formations sur les outils de gestion urbaine. Les jeunes rêvent d’échanges culturels et professionnels et les artisans espèrent voir naître des projets communs dans l’économie verte ou la culture. « Nous espérons approfondir la coopération industrielle et encourager le dialogue culturel et éducatif», a déclaré Hu Yuxian, la maire de Wucheng.

Ce partenariat intervient alors que Libreville cherche à se réinventer par le désengorgement des quartiers, l’amélioration de ses infrastructures et la création des emplois. En invitant officiellement le délégué spécial de Libreville, Adrien Nguema Mba, au Forum économique de Wucheng, les autorités chinoises ouvrent la voie à des investissements ciblés, en phase avec les réalités locales.

Gabon : Pepecy Ogouliguende renforce sa proximité avec les habitants du 2e arrondissement de Port-Gentil

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Députée de la transition pour le 2ᵉ arrondissement du chef-lieu de la province de l’Ogooué-Maritime, Pepecy Ogouliguende était récemment en tournée dans la circonscription dans le cadre de son initiative « Votre député chez vous ». Une démarche de proximité qu’elle a elle-même instaurée depuis 2023, pour rendre compte de son action parlementaire et rester à l’écoute des citoyens.

De Trois-Filaos à Ngadi en passant par Miniprix, la parlementaire a échangé avec les habitants sur les principales lois votées lors de la première session ordinaire de l’année en cours. Mais au-delà du simple compte rendu, l’honorable Ogouliguendé a surtout voulu répondre aux inquiétudes des familles, notamment sur les questions de vie chère, d’accès aux services sociaux de base et d’inégalités persistantes. « Il était important que les populations prennent conscience qu’elles ne sont pas en marge de ce qui se fait. Que le lien entre les parlementaires et les citoyens est toujours d’actualité », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi sa volonté de rapprocher les institutions des réalités locales.

À chaque étape, la représentante du peuple a adopté un ton franc, assumant les défis à relever et appelant à la patience, tout en affirmant que les premiers effets des réformes engagées se feront sentir dans les mois à venir. Dans un geste symbolique de solidarité, des paniers de la ménagère ont été offerts aux familles visitées, renforçant l’image d’une députée proche du quotidien de ses concitoyens. Des moments d’échanges directs avec la populations ont permis d’approfondir le dialogue démocratique et de mieux faire comprendre le rôle de leur représentante à l’Assemblée nationale.

OTAKU N CO : Faire rayonner la culture gabonaise à travers le Manga

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L’organisation non gouvernementale fondée il y a cinq ans par de jeunes passionnés de culture japonaise et de bande dessinée, fait déjà bouger les lignes. Active de manière formelle depuis seulement un an et demi, elle s’impose peu à peu comme un acteur culturel alternatif.

Le 25 juillet, à quelques jours de l’ouverture du Festival Cosplay Manga, les responsables de OTAKU N CO ont eu une rencontre avec la presse à la Baie des Rois. Objectif, expliquer leur démarche et rappeler que le manga peut aussi raconter l’Afrique. « Nous voulons montrer que la passion peut créer de l’emploi, faire vivre des jeunes, aller plus loin que ça », affirme Mengue Bienvenue Paule, secrétaire générale de l’organisation. Une déclaration forte, dans un pays où les arts graphiques sont encore trop souvent jugés inutiles ou marginaux. Pour OTAKU N CO, le Manga est un langage universel, une passerelle moderne, vivante et accessible pour transmettre la culture gabonaise.

Dans les allées du festival, prévu du 1er au 3 août, les visiteurs découvriront des artistes gabonais qui créent des personnages, customisent des vêtements, animent des miniatures, le tout dans un esprit de transmission et de fierté. « Nous mettons surtout en avant les artistes locaux tels que Tag Djefrhy avec son œuvre ZARUS », souligne la présidente Beang Amélie Gisèle. L’enjeu est de déconstruire les clichés. Le Manga n’est pas une sous-culture étrangère, mais un art narratif né au Japon, aujourd’hui mondialisé, à la croisée de l’image, de l’émotion et de l’imaginaire.

OTAKU N CO : Faire rayonner la culture gabonaise à travers le Manga

Un montage qui illustre la vision d’OTAKU N CO : raconter le Gabon autrement, grâce au manga.

Pour OTAKU N CO, il ne s’agit pas d’imiter, mais de créer un univers gabonais du Manga, avec ses propres codes, ses propres héros. « Le Manga n’est pas une menace pour notre culture. Au contraire, c’est à travers le manga que nous allons parler de nous », insiste Beang. Leur rêve ? Voir naître des sagas made in Gabon, inspirées de nos récits, nos combats, nos héros oubliés.

Peut être que demain, les grandes icônes de la bande dessinée africaine naîtront ici, entre deux stands de cosplay et une planche de BD signée par un gabonais. C’est ce pari un peu fou qu’OTAKU N CO est en train de tenter.

Gabon : Trafics illicites et falsifications de documents à la prison centrale de Libreville

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Le réseau qui vient d’être démantelé par la Direction générale des services spéciaux, met en lumière les manquements inquiétants du système carcéral gabonais et la complicité de certains agents pénitentiaires.

Des prisonniers qui organisent des trafics depuis leurs cellules, des téléphones qui circulent moyennant argent et des documents administratifs falsifiés depuis la prison centrale de Libreville, tels sont les méfaits mis en lumière par les agents la direction générale des services spéciaux. « En partant au tribunal, j’ai laissé des consignes à M. Mathias et M. Amine de gérer certaines choses pendant mon absence. En prison, il y a certains quartiers où il y a des téléphones, avec lesquels on communique moyennant quelque chose », a reconnu le principal suspect chez nos confrères de Gabon 1ère. Une déclaration qui interroge profondément sur le rôle et la responsabilité des matons censés assurer la discipline et la sécurité dans les centres de détention.

Comment expliquer qu’un détenu parvienne à passer des coups de fil, transmettre des ordres, et même organiser un trafic de faux documents, parfois d’une grande sensibilité comme des certificats de nationalité ou des passeports ? Il est évident que de telles pratiques ne sont possibles qu’avec la complicité tacite ou active de certains agents pénitentiaires, qui ferment les yeux – ou tendent la main – contre rémunération. Une réalité qui va à l’encontre de la volonté affichée des autorités publiques de restaurer l’autorité de l’État et les valeurs de la République.

Gabon : Trafics illicites et falsifications de documents à la prison centrale de Libreville

Plus inquiétant encore, ces dérives révèlent que la prison n’est plus un lieu de réinsertion ou de sanction, mais un espace poreux où les réseaux criminels peuvent prospérer à l’abri des regards. Dans ce contexte, les agents qui permettent l’introduction et l’utilisation de téléphones en détention sont tout aussi coupables que les détenus eux-mêmes. En encourageant indirectement la récidive, ils trahissent la mission qui leur est confiée et mettent en péril les efforts de réforme.

Il est temps d’ouvrir un véritable débat national sur les conditions de détention et le fonctionnement des prisons au Gabon. Car restaurer les institutions, ce n’est pas seulement nommer de nouveaux dirigeants, c’est aussi refonder l’éthique professionnelle à tous les niveaux, y compris dans les cellules les plus obscures du système pénitentiaire.

COP30 : Libreville se prépare à jouer un rôle clé à Belém

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A quelques mois de la Conférence des Parties sur le climat, le ministre de l’Environnement de l’écologie et du climat,  Mays Mouissi, a échangé avec l’ambassadeur du Brésil, pour renforcer la coopération bilatérale et affiner la participation stratégique du Gabon à cet événement mondial.

A l’approche de la COP30, prévue du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil, le ministre de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, Mays Mouissi, a reçu, le 23 Juillet 2025, en audience l’ambassadeur brésilien, Miguel Griesbach de Pereira Franco. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs logistiques et diplomatiques liés à la participation gabonaise. Les deux personnalités ont notamment évoqué l’organisation d’une réunion préparatoire en amont de la conférence, afin de mieux structurer les échanges et harmoniser les positions.

L’ambassadeur du Brésil a souhaité obtenir des informations sur la composition de la délégation gabonaise, dans l’objectif d’anticiper les besoins logistiques et protocolaires à Belém. Plus largement, il a réaffirmé son engagement à renforcer les relations bilatérales dans le domaine environnemental, en capitalisant sur les nombreux points d’intérêt partagés entre les deux pays.

COP30 : Libreville se prépare à jouer un rôle clé à Belém

Pour sa part, le ministre Mays Mouissi a révélé la volonté du Gabon à ne pas se limiter à une présence symbolique à la COP30. Il a déclaré que le pays présentera une feuille de route ambitieuse, en cohérence avec ses engagements climatiques et sa volonté d’influencer positivement les négociations internationales. Le ministre a également exprimé la détermination du gouvernement à faire du Gabon un acteur structurant dans les discussions mondiales sur le climat, tout en consolidant les partenariats environnementaux avec le Brésil et les autres nations engagées.

Journée de la finance : Une stratégie pour booster la croissance

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Placée sous le thème « Quelle stratégie de financement pour assurer une croissance forte », la journée de la finance, organisée par le ministère de l’Economie, des Finances, de la Dette et des participations chargé de la lutte contre la vie chère, ce 25 juillet 2025, a réuni membres du gouvernement et partenaires techniques et financiers du Gabon.

En ouverture, le ministre d’Etat Henri Claude Oyima a livré un discours ferme et structuré, exhortant les bailleurs de fonds à s’arrimer à la trajectoire du développement national.

Un changement de paradigme pour booster la croissance

La rencontre, au thème fort évocateur, « Quelle stratégie de financement pour assurer une croissance forte ? », a vu la participation des partenaires techniques et financiers, déterminés à accompagner le Gabon dans la mise en place d’une économie forte et durable. La présence à ce conclave des représentants de l’Agence française de développement (AFD), de l’Union Européenne, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD), de la BDEAC et de l’Association des professionnels des établissements de crédit du Gabon (APEC) est un signal fort, un intérêt manifeste pour accompagner le gouvernement dans l’atteinte des objectifs qu’il s’est fixés.  A noter que cette rencontre se déroule dans un contexte d’élaboration de la loi de finances 2026 et du Plan national de croissance et de développement (PNCD). L’objectif du ministre d’État Henri Claude Oyima est clair : mobiliser 10 000 milliards de FCFA pour insuffler une dynamique de croissance robuste et inclusive, avec une projection de 10 % à l’horizon 2026.

Journée de la finance : Une stratégie pour booster la croissance

Longtemps dépendant d’un modèle économique extraverti, fondé sur l’exportation brute des ressources, le Gabon ambitionne désormais une refonte structurelle. Sept axes prioritaires définissent cette nouvelle matrice de développement : l’accès équitable à l’énergie et à l’eau potable ; l’amélioration du système éducatif et de la formation technique ; la santé publique ; le logement décent ; les infrastructures modernes ; la transition numérique, ainsi que la souveraineté alimentaire à travers une relance agricole vigoureuse. En parallèle, l’État entend assainir la gouvernance économique, à travers une meilleure transparence budgétaire, l’optimisation de la gestion des entreprises publiques et une valorisation efficiente du patrimoine de l’État.

Des réformes de fond pour rassurer les partenaires

Henri-Claude Oyima a dressé l’inventaire des réformes en cours : audit rigoureux des exonérations fiscales, rationalisation des dépenses publiques, sanctuarisation des budgets prioritaires (rémunérations, service de la dette, investissements productifs), et une réallocation stratégique des ressources vers les secteurs à fort potentiel.

Côté projets structurants, plusieurs pôles de croissance ont été mis en lumière : développement de l’économie verte et bleue, essor du tourisme durable, digitalisation accrue, industrialisation ciblée, sans oublier l’exploitation rationnelle des richesses minières (fer de Belinga, manganèse de Moanda et de Ndjolé).

Infrastructures et gestion rationnelle des financements extérieurs

Les infrastructures ne sont pas en reste. Des secteurs d’importance ont été relevés, parmi lesquels figurent : les ports en eau profonde à Mayumba, Port-Gentil et Libreville, l’électrification intégrale du territoire, les axes ferroviaires stratégiques (Belinga-Mayumba, Owendo-Franceville), la création de zones économiques spéciales, les centres de formation technique, les instituts supérieurs sectoriels et un data-center national, pilier de la souveraineté numérique.

Le ministre d’Etat a insisté sur le caractère sélectif des projets qui devront bénéficier de financements extérieurs. Seuls ceux présentant un impact structurant tangible seront éligibles à l’endettement. Il a exhorté les bailleurs de fonds à aligner leurs mécanismes sur cette nouvelle approche et à proposer des instruments innovants, souples et adaptés aux défis nationaux. « Le Gabon offre désormais un cadre d’investissement sécurisé, une gouvernance modernisée et des opportunités concrètes. Nous sommes résolus à accélérer la transformation de notre économie dans une logique de souveraineté, de soutenabilité et de résilience », a conclu Henri-Claude Oyima.

Gestion des activités connexes au transport : Le ton monte entre le ministère des Transports et les municipalités

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Dans une correspondance, datée du 23 juillet 2025, adressée au président de la République, les syndicats des agents du ministère des Transports terrestres (GTT, CNPC, CNDDT) dénoncent une tentative d’usurpation de prérogatives ministérielles par certaines municipalités. En toile de fond, un conflit institutionnel qui met en péril la cohésion administrative et expose le pays à une grave crise d’autorité.

Le climat s’est sensiblement détérioré entre le ministère des Transports, de la marine marchande et de la logistique et les collectivités locales du Grand Libreville. En cause, la gestion des activités dites « connexes au transport », entre autres les gares routières, les points d’embarquement, les lavages de véhicules, et l’expertise technique. Les syndicats affirment que ces prérogatives, relevant historiquement de l’État central, font aujourd’hui l’objet d’une récupération par les autorités municipales, au mépris des textes en vigueur. «Depuis plus de 40 ans, notre administration est la cible de manœuvres visant à la déposséder de ses attributions légales », rappelle la correspondance.

Cette tension a été exacerbée par une décision présentée comme « non écrite » et « non officielle » du Vice-président du gouvernement, qui aurait suspendu les compétences du ministère des Transports dans ce domaine au profit des municipalités. Or, selon les syndicats, une telle mesure viole la loi organique n°001/2014 sur la décentralisation, notamment ses articles 218 à 222. «L’inscription d’une activité dans une loi de finances ne suffit pas à transférer la compétence. C’est une entorse grave à l’esprit même de la décentralisation », peut-on lire dans le texte.

Face à ce qu’ils considèrent comme une défiance manifeste à l’égard de l’autorité de l’État, les agents du ministère des Transports réclament une clarification urgente. « Cette dérive affaiblit la cohésion gouvernementale, crée des zones de flou administratif et ouvre la voie à des affrontements inutiles sur le terrain », s’alarme Eugénie Maramba, présidente d’un syndicat. Pour elle, le ministère reste « l’unique autorité compétente en matière d’organisation des transports terrestres ». A travers cet appel solennel au président Brice Clotaire Oligui Nguema, les agents espèrent non seulement une restauration de l’ordre hiérarchique, mais aussi une réaffirmation des principes fondamentaux de la Ve République.

Dans cette atmosphère pesante, le spectre d’un conflit plus large plane sur les relations entre l’État central et les pouvoirs locaux. Les syndicats préviennent que si rien n’est fait pour remettre de l’ordre dans le secteur, les scènes de violences et d’insécurité risquent de se multiplier. « L’heure est grave. Ce n’est plus simplement une question de prérogatives administratives, c’est une question de survie de l’autorité républicaine », concluent-ils.

UDB : Les listes de la discorde à Bayi-Brikolo (Aboumi)

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À Bayi-Brikolo, fief oublié du Haut-Ogooué, la colère gronde. À deux mois des élections, les populations dénoncent un recyclage honteux des figures de l’ancien régime au sein de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). Le rêve du renouveau vire au cauchemar de la continuité.

Dans le département de Bayi-Brikolo, l’espoir d’un nouveau départ semble déjà compromis. À l’approche des scrutins législatifs et locaux prévus pour le 27 septembre, la tension est à son comble. Les listes dévoilées par l’UDB font l’effet d’une douche froide : des noms décriés, des figures décrépites du passé et des candidatures imposées sans consultation. Sur les réseaux sociaux, la voix de la jeune activiste Hymelda, surnommée « la Dame de Fer », résonne comme un cri du peuple trahi : « Ce ne sont pas les listes du changement, ce sont les listes des satans ! ». Dans une vidéo virale, elle dénonce des candidats « sans bilan », coupables d’avoir précipité le sous-développement de la région.

Sans les nommer, ses flèches visent clairement les transfuges du PDG, parmi lesquels le tristement célèbre Jean-Bosco Ndjounga, ancien baron du PDG, passé sans remords à l’UDB, et bien décidé à reconduire ses pratiques hégémoniques. Les populations, elles, réclament l’arbitrage du Président Fondateur de l’UDB, Brice Clotaire Oligui Nguema, craignant que leur colère ne se transforme en vote sanction.

Du rêve au désenchantement

Depuis le 30 août 2023, les Gabonais avaient cru à une page tournée. Mais l’apparition de l’UDB, censée incarner la rupture, laisse un goût amer. Très vite, les démissions en cascade des anciens cadres du Parti Démocratique Gabonais avaient alerté les observateurs : le vieux système mutait sous un nouveau nom.

L’UDB, devenu refuge politique pour transfuges en quête de légitimité, donne aujourd’hui l’image d’un parti miné de l’intérieur. À Bayi-Brikolo comme ailleurs, la reconduction des pratiques honnies du PDG menace la crédibilité de l’ensemble du processus. Si les « bâtisseurs » ne redressent pas la trajectoire, ils pourraient bien voir leur maison s’effondrer sous les coups d’un électorat déçu et révolté.

Gabon : L’UNICEF et le Japon, un appui décisif pour la vaccination infantile

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Le ministère de la Santé et l’UNICEF poursuivent leur partenariat stratégique pour améliorer la couverture vaccinale au Gabon. A l’approche d’une nouvelle riposte contre la diphtérie, un nouveau lot de carnets Mère-Enfant et des infrastructures de conservation de vaccins viennent renforcer les capacités du pays.

Une réunion d’évaluation et de projection s’est tenue, le jeudi 24 juillet 2025, entre le ministre de la Santé, Pr Adrien Mougougou, et la représentante résidente de l’UNICEF, Dr Marie-Reine Chirezi Fabry. Deux ans après le renforcement de leur partenariat, les deux responsables ont dressé un état des lieux encourageant sur les actions menées dans le secteur de la santé, notamment dans le domaine de la vaccination. Au cœur des échanges : la poursuite des activités vaccinales intensifiées, actuellement déployées dans plusieurs régions sanitaires. L’ultime étape concernera la région nord, en parallèle d’une riposte ciblée contre la diphtérie, prévue du 6 au 10 août prochain.

Rappelons que la diphtérie est une maladie infectieuse grave qui affecte principalement la gorge et les voies respiratoires. Elle peut entraîner des difficultés à respirer, des complications cardiaques, et peut être mortelle, surtout chez les enfants. Très contagieuse, elle se transmet par la toux, les éternuements ou le contact direct avec une personne infectée. D’où l’importance, selon les autorités sanitaires, de maintenir une vigilance accrue et de renforcer la couverture vaccinale.

Outre cette campagne, le ministre de la Santé s’est réjoui de la mise à disposition de 15.000 carnets Mère-Enfant offerts par l’UNICEF. Ces documents, destinés à être distribués gratuitement dans les centres de santé, sont essentiels pour le suivi médical des femmes enceintes et des enfants. « Le carnet Mère-Enfant est un outil vital pour le suivi médical des plus vulnérables », a souligné Dr Marie-Reine Chirezi Fabry. Ce soutien s’inscrit dans une démarche globale d’appui matériel aux structures sanitaires.

Gabon : L'UNICEF et le Japon, un appui décisif pour la vaccination infantile

Une démarche rendue possible grâce à la coopération japonaise, qui a financé la construction et l’équipement de chambres froides pour la conservation des vaccins à Libreville, Franceville, Mouila et Oyem. D’autres capitales provinciales sont également concernées. A travers ces initiatives, le Gabon pourrait renforcer sa couverture vaccinale, améliorer la santé maternelle et infantile et consolider ses capacités logistiques pour faire face aux urgences sanitaires.

Exposition Osaka 2025 : Le Gabon entre écologie, culture et coopération

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Le Vice-président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, est arrivé, le 24 juillet, à Osaka, grande ville portuaire située dans l’ouest du Japon, pour participer à la Semaine du Gabon organisée dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka-Kansai 2025. Cet événement mondial, qui réunit plus de 150 pays autour du thème « Concevoir la société du futur », se tient du 13 avril au 13 octobre 2025.

Organisée du 23 au 30 juillet, en marge de l’Exposition Osaka 2025, la Semaine du Gabon vise à promouvoir l’image d’un pays ouvert, engagé dans la transition écologique et la coopération internationale. Le pavillon gabonais a mis en avant le thème : « Notre forêt, moteur universel qui sauve des vies », soulignant l’importance de la préservation des écosystèmes du bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie.

Exposition Osaka 2025 : Le Gabon entre écologie, culture et coopération

Parmi les temps forts, l’inauguration d’un espace dédié au Dr Albert Schweitzer, Prix Nobel de la paix 1952 et fondateur de l’hôpital éponyme de Lambaréné, a rappelé les liens historiques entre le Gabon et l’humanisme. « Albert Schweitzer a laissé une très grande notion philosophique, c’est la révérence à la vie sous toutes ses formes. Nous avons des similitudes avec les Japonais, parce que nous partageons cet héritage », a déclaré Pascal Ogowe Siffon, ministre du tourisme durable et de l’artisanat.

Un panel sur l’impact des femmes dans l’écotourisme, notamment autour du parc de Moukalaba-Doudou, ainsi qu’une conférence sur l’héritage du Dr Schweitzer, ont renforcé le message du Gabon : celui d’un pays qui valorise son patrimoine naturel, ses figures historiques et qui désire peser dans les débats mondiaux sur l’environnement et le développement durable.