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Un Malien se suicide à Port-Gentil

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La ville de Port-Gentil a été le théâtre d’un drame le jeudi 18 septembre. Un jeune homme d’une trentaine d’années, originaire du Mali, a été retrouvé mort par pendaison.

Le corps de Demba Diawara a été découvert tôt dans la matinée, suspendu à un badamier non loin du lycée Bantsantsa, dans le 4e arrondissement de Port-Gentil.

Selon les témoignages recueillis sur place, le défunt était le gérant d’une quincaillerie dans le quartier de Cent-Manguiers et avait des ennuis de santé perturbant fortement son équilibre de vie. Une source proche du disparu indique qu’il était épileptique et s’était gravement brûlé lors d’une crise récemment.

Seule l’enquête ouverte par le parquet de Port-Gentil devrait permettre d’élucider les circonstances de ce suicide.

Élections législatives et locales 2025 : 80 % du matériel électoral déjà disponible selon Multipress

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À quelques jours du vote des élections législatives et locales 2025, prévu le 27 septembre, le Ministre de l’Intérieur, Herman Immongault, accompagné de Wencelas Mamboundou, président de l’ACER, s’est rendu dans les locaux de l’imprimerie Multipress. L’objectif est de s’assurer que le matériel électoral, bulletins, enveloppes, et urnes seront prêts à temps pour être déployé dans les centres de vote du pays et de la diaspora.

Sur le terrain, les techniciens de Multipress n’ont pas chômé. Plus de 80 % du matériel est déjà prêt, selon les chiffres annoncés par la direction générale. Une démonstration en direct a permis de découvrir le nouveau format des enveloppes électorales, capable de contenir plus de 40 bulletins, ainsi que des urnes adaptées aux nouvelles normes. La mission d’inspection a également révélé que l’essentiel des colis destinés aux huit provinces et aux ambassades est fin prêt. Seule la province de l’Estuaire est encore en cours de finalisation, avec une échéance fixée au 21 septembre.

Cette rigueur dans la planification logistique montre que les erreurs du passé sont prises en compte, dans un souci d’amélioration continue du processus électoral. Sur place, les responsables ont salué la coordination entre les institutions et les prestataires, preuve que, lorsque les efforts sont conjugués, les résultats sont palpables.

Élections législatives et locales 2025 : 80 % du matériel électoral déjà disponible selon Multipress

Les cartons estampillés selon les provinces.

En misant sur la transparence, la modernisation des outils de vote et la mobilisation des acteurs, les autorités espèrent tourner une page, celle des contestations et des suspicions. À l’approche du scrutin, c’est donc un message clair qui est envoyé : chaque vote comptera, et chaque voix doit pouvoir s’exprimer dans le calme, la sécurité et le respect des règles.

Akanda : Thierry Nguia lance sa campagne pour les élections législatives

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Le candidat indépendant au 2 siège d’Akanda, Thierry Nguia, a lancé sa campagne pour les élections législatives et locales du 27 septembre prochain. C’est à Angondjé-Château qu’il a tenu son premier meeting le 18 septembre 2025 devant ses sympathisants.

Juriste de profession et résident de la commune depuis près de dix ans, Thierry Nguia a partagé sa vision et ses ambitions pour Akanda. « Je connais les problèmes de notre commune et j’ai les solutions. Je suis juriste de profession, mais je vais d’abord laisser la robe pour porter la veste de politicien. Le 27 septembre, j’aurai besoin de votre soutien, un soutien que vous devez exprimer dans les urnes », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Akanda : Thierry Nguia lance sa campagne pour les élections législatives

Les militants venus nombreux soutenir leur candidat.

Le candidat a mis l’accent sur sa proximité avec la population et a promis de concrétiser en actes les attentes des habitants d’Akanda en cas de victoire.

Avec ce premier rassemblement, Thierry Nguia donne le coup d’envoi d’une campagne électorale qui s’annonce particulièrement disputée dans la commune.

BGFIBank remporte une victoire judiciaire qui valide son projet d’introduction en bourse

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Le Tribunal de Commerce de Libreville a tranché le 19 septembre en faveur de BGFI Holding Corporation, rejetant les contestations d’un groupe d’actionnaires concernant l’Assemblée générale extraordinaire du 25 juin 2025. Cette décision lève un obstacle crucial et relance officiellement le projet tant attendu d’introduction en bourse.

L’affaire opposait la holding à plusieurs actionnaires, dont Sogafric Holding et la famille Kerangall, qui remettaient en cause la légalité de l’assemblée. Les requérants contestaient notamment l’introduction en bourse et une augmentation de capital de 15,7 milliards de FCFA. Après avoir examiné l’ensemble du dossier, le Tribunal a débouté toutes les demandes des plaignants.

« Le Tribunal a rejeté l’ensemble des allégations des requérants et les a, de ce fait, déboutés de toutes leurs demandes », déclare BGFI Holding Corporation dans un communiqué. L’entreprise y voit une confirmation de sa politique de « bonne gouvernance, de transparence, de déontologie et de conformité ».

Cette décision marque un tournant décisif. Le groupe annonce d’ores et déjà la reprise imminente du processus d’introduction en bourse à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Selon le communiqué, une communication officielle apportera très prochainement « l’ensemble des précisions nécessaires » sur le calendrier de cette opération stratégique.

Cette victoire permet à BGFIBank de se concentrer sur ses ambitions futures. Le groupe précise en effet que son plan « DYNAMIQUE 2025 » est dans sa phase finale, avec des performances supérieures aux attentes. L’entreprise prépare déjà son prochain plan stratégique 2026-2030, qui vise à « soutenir le développement et la croissance durable des économies africaines ».

Le Gouverneur du Woleu-Ntem met en garde contre l’usage des biens de l’État pendant la campagne

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Dans un communiqué rendu public le 18 septembre 2025, le Gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djeki, rappelle une règle claire : les moyens de l’État ne doivent en aucun cas servir à soutenir des candidats en campagne. Une mise au point jugée nécessaire, alors que l’effervescence électorale gagne la province à l’approche des scrutins du 27 septembre.

Depuis le lancement officiel de la campagne, selon les autorités de la province du Weleu-Ntem, certains candidats et militants auraient recours à des véhicules, infrastructures ou autres ressources publiques pour appuyer leurs activités politiques. Une pratique qui, au-delà de l’illégalité, porte atteinte à l’équité entre prétendants au suffrage.

Face à ces dérives, le Gouverneur a choisi la fermeté. Son message se veut un avertissement à l’endroit de ceux qui tenteraient de contourner les règles : les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives lourdes, mais aussi à la rigueur de la justice. Pour Jules Djeki, la crédibilité du processus électoral passe par une égalité de traitement entre tous les candidats.

Ce rappel trouve son fondement dans la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025, portant Code électoral. En son article 101, elle est sans ambiguïté : « Pendant la campagne, il est interdit l’utilisation des biens ou moyens publics aux fins de celle-ci, sous peine de sanctions pénales prévues par la présente loi organique. » Une disposition qui traduit la volonté du législateur de protéger l’intégrité du jeu démocratique.

Magistrat ou politique : choix impossible au Gabon ?

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Le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) a dénoncé, lors de sa conférence de presse ce vendredi 19 septembre, la situation de plusieurs magistrats en exercice qui, en dépit de leur candidature aux élections législatives et locales, n’ont pas été mis en disponibilité. Cette pratique illégale met en péril l’impartialité de la justice et la crédibilité des institutions.

« Les candidatures des magistrats ne peuvent être acceptées pendant l’exercice de leurs fonctions qu’en cas de démission ou de mise en disponibilité préalable », a rappelé le Synamag, citant l’article 190 de la loi organique portant Code électoral. Une exigence qui, selon le syndicat, n’a pas été respectée, malgré plusieurs interpellations restées sans réponse.

Le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), pourtant garant de la discipline des magistrats, est resté silencieux. « Pourquoi l’organe qui incarne l’autorité judiciaire, le gendarme de la discipline et garant du respect des règles et principes auxquels tout magistrat est astreint, reste-t-il insensible ? », s’est interrogé le Synamag.

Des cas concrets pointés du doigt

Le syndicat cite plusieurs noms, dont celui d’Apollinaire ONDO MVE, Inspecteur général des Services judiciaires, candidat de l’Union pour la République (UPR) aux élections législatives. Le Synamag déplore le maintien en fonction d’un haut responsable judiciaire qui se présente à une élection politique, alors que son rôle est de garantir le respect des bonnes pratiques et du statut des magistrats.

Sont également pointés du doigt Christiane NZIENGUI, Procureure générale près la Chambre provinciale des comptes de Tchibanga, Judicaël NDO EBAMBA, magistrat de l’ordre judiciaire, et Anicet LINGOMBE ENGO, affecté à la Cour des comptes et en détachement au ministère des Eaux et Forêts. Tous sont candidats pour le parti Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Le syndicat a dénoncé le fait que certains continuent d’exercer leurs fonctions juridictionnelles, ou de profiter des avantages qui y sont rattachés, en violation manifeste des textes.

Un précédent ignoré

Cette crise de confiance n’est pas sans précédent. L’affaire Linda Bongo, sœur de l’ancien président Ali Bongo, avait fait scandale. Photographiée en tenue du Parti démocratique gabonais lors d’un meeting de campagne, elle avait provoqué l’indignation de l’opinion publique et de ses pairs. À l’époque, son immunité supposée était attribuée à son lien de parenté avec le chef d’État. Après la chute d’Ali Bongo, la magistrate a été traduite en Conseil de discipline.

Ce précédent n’a visiblement pas servi de leçon. Les magistrats incriminés aujourd’hui appartiennent à des formations politiques proches du pouvoir, l’UDB et l’UPR. Ce qui suggère un soutien qui compromet l’image et l’intégrité de la magistrature.

Le Syndicat des magistrats s’indigne de la tenue tardive du CSM

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Le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) dénonce la violation de la loi par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dont la session du 12 septembre a eu lieu bien après le délai légal, créant une situation de stress pour les magistrats et leurs familles.

Le Synamag a tenu à rappeler, lors d’une conférence de presse ce 19 septembre au Tribunal administratif de Libreville, la loi organique n° 017/2022, qui stipule clairement que le Conseil supérieur de la magistrature doit se réunir en session ordinaire en juillet. Pour le syndicat, le choix de cette période n’est pas anodin, car il vise à permettre aux magistrats de s’organiser et d’assurer une transition sereine avant la rentrée judiciaire d’octobre.

Cette année encore, la session s’est tenue après la rentrée des classes, créant un véritable casse-tête pour les familles de magistrats. « Les enfants sont restés à la maison dans l’incertitude, ce qui engendre un stress inutile pour les familles », déplore le syndicat, qui pointe les lourdes conséquences de ce retard sur la vie professionnelle et personnelle des magistrats.

Le Synamag souligne que cette situation a des répercussions directes sur l’efficacité du service public. Les magistrats affectés à de nouveaux postes doivent organiser leur déménagement à leurs frais. Ce qui peut retarder leur prise de fonction. Ce constat alarme le syndicat qui dénonce l’« inadmissible » situation où « l’organe qui a pour mission d’exercer l’autorité judiciaire […] soit à l’origine des dysfonctionnements de l’appareil judiciaire ».

Le syndicat a appelé les autorités à respecter scrupuleusement la loi, afin de préserver l’intégrité du système judiciaire et les droits des magistrats. Le Synamag se dit prêt à saisir le Conseil d’État pour contester les décisions du CSM si les irrégularités constatées ne sont pas corrigées. 

Une action qui témoigne de la détermination du syndicat à faire respecter le bon fonctionnement de la justice.

Oligui Nguema et Bilie-By-Nze se rencontrent pour apaiser les tensions

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Au lendemain des critiques virulentes d’Alain-Claude Bilie-By-Nze sur l’organisation des élections législatives et locales, le président d’Ensemble pour le Gabon (EPG) a été reçu par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema ce jeudi 18 septembre. Une rencontre cruciale pour apaiser les tensions et clarifier les positions respectives du pouvoir et de l’opposition.

Le 17 septembre, jour de l’ouverture de la campagne, le président du parti Ensemble pour le Gabon a, lors d’une conférence de presse, dénoncé la violation du Code électoral et la publication tardive des listes de candidatures. Preuves, selon lui, d’une mauvaise organisation des élections. Il a insisté sur la nécessité de prendre le temps de bien faire les choses, sollicitant le report des scrutins. «Il n’ y a pas urgence. Sortons bien de la transition. Sortons de la transition en faisant bien les choses. Ne sortons pas en faisant pire que ce qu’on a dénoncé », a-t-il martelé lors de sa rencontre avec les journalistes.

Oligui Nguema maintient le cap et promet transparence et inclusivité

Selon le communiqué de presse de l’EPG, la rencontre avec le président Oligui Nguema, ce 18 septembre, a permis au chef de l’opposition de réitérer la demande de report. Deux motifs principaux ont été avancés : le risque de «perturbations du calendrier scolaire » et, surtout, le « non-respect des dispositions du code électoral, s’agissant des délais de publication des candidatures».

Face à ces arguments, le président de la République a campé sur ses positions, réaffirmant sa volonté de maintenir le calendrier électoral. 

Dans une position sans ambiguïté, il a «insisté sur le fait que le processus de sortie de la transition passe nécessairement par la tenue de ces élections». Bien que la demande de report n’ait pas été acceptée, l’engagement d’Oligui Nguema pourrait constituer une avancée significative. Il a, en effet, assuré que «tout sera mis en œuvre pour la bonne tenue de ces dernières dans un climat de paix, d’inclusivité et de transparence».

Un signe de maturité politique

L’audience, conclut le communiqué d’Ensemble pour le Gabon, a également été l’occasion d’aborder d’autres sujets d’importance capitale pour l’unité nationale, notamment le «vivre-ensemble», les «priorités sociales » et la «situation préoccupante des étudiants » au Gabon et à l’étranger.

Cette rencontre au sommet est saluée par les observateurs de la vie politique gabonaise. «Quand il s’agit du Gabon, on doit mettre les engagements partisans de côté et s’asseoir pour se parler et trouver des compromis, pour le bien de la nation tout entière», a commenté un analyste politique. Cet échange direct, qui tranche avec la période où pouvoir et opposition se regardaient en chien de faïence, est perçu comme un signe de maturité politique et une marque de la carrure d’hommes d’État des deux personnalités.

Vol à la CNAMGS : des agents auditionnés 

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Un vol pour le moins surprenant a eu lieu le 12 septembre 2025 à la direction des ressources humaines de la Cnamgs, à La Sablière, dans la commune d’Akanda. Un disque dur contenant des données sensibles sur les salaires des agents a disparu.

Particularité de l’affaire : aucune trace d’effraction n’a été relevée ni sur la porte du bureau, ni dans le reste du bâtiment, pourtant considéré comme très sécurisé. Pour une source interne, « le vol ne peut venir que de l’intérieur », ce qui laisse planer de forts soupçons de complicité interne.

Saisie de l’affaire, la police a aussitôt lancé une enquête. Les enquêteurs procèdent actuellement à l’audition de plusieurs agents de la Cnamgs pour tenter de faire la lumière sur ce vol.

Si les raisons de ce geste restent floues, ses conséquences pourraient perturber le fonctionnement des services de l’institution. La direction générale attend que les auteurs soient rapidement identifiés et traduits devant la justice.

Élections législatives et locales 2025 : La campagne est bel et bien lancée

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La campagne électorale pour les législatives et locales prévues le 27 septembre 2025 a officiellement démarré le mardi 17 septembre sur l’ensemble du territoire national. Un coup d’envoi marqué par une forte mobilisation des partis politiques et des indépendants, mais aussi par des critiques sur l’organisation du scrutin.

À Libreville comme ailleurs, formations politiques, plateformes citoyennes et figures indépendantes ont multiplié discours, chants militants et rassemblements. Dans la capitale, l’ambiance était à la hauteur de l’enjeu, avec la présence de plusieurs personnalités de premier plan. Alexandre Barro Chambrier a mené la charge pour le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), tandis que l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) du président Brice Clotaire Oligui Nguema et le mouvement Gabon Espérance marquaient également leur territoire.

Élections législatives et locales 2025 : La campagne est bel et bien lancée

Une ouverture de campagne en force pour le RPM.

La candidate indépendante Haresse Kengue a, elle aussi, mobilisé ses soutiens. De son côté, Paulette Missambo, présidente de l’Union Nationale, a choisi de lancer sa campagne à Lastoursville, sa ville natale dans l’Ogooué-Lolo. Un choix hautement symbolique, salué par une foule nombreuse.

Des critiques qui entachent le processus

Derrière cette ferveur, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer des failles dans le processus électoral. Alain Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), a affirmé : « C’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’une campagne électorale commence alors que la liste définitive des candidats n’a pas encore été publiée dans son intégralité. Cela veut dire que nous ne savons pas, à ce jour, qui est réellement en lice. »

Cette déclaration contraste vivement avec celle du ministre de l’Intérieur, qui assurait le 16 septembre que les listes avaient bel et bien été arrêtées.
Dans ce climat mêlant enthousiasme et crispation, les prochains jours seront décisifs. Entre promesses de changement et appels à la transparence, les autorités sont attendues sur leur capacité à garantir un scrutin crédible et à la hauteur des attentes citoyennes.