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Présidentielle au Bénin : Forte mobilisation attendue de la diaspora au Gabon

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A quelques jours du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, le consulat du Bénin à Libreville a présenté le dispositif prévu pour les 6 126 électeurs inscrits sur le territoire gabonais. Un rendez-vous marqué par un engouement massif et une organisation simplifiée par le vote par procuration.

L’effervescence monte au sein de la communauté béninoise du Gabon. Pour ce rendez-vous capital du dimanche 12 avril, les autorités consulaires affichent des chiffres records : 6 126 électeurs sont appelés aux urnes. Cette base électorale robuste est le fruit du Recensement à vocation individuelle (RAVIP), un système d’enrôlement automatique qui inscrit directement les citoyens en âge de voter selon leur adresse de résidence.

« L’engouement est terrible. Tout le monde veut participer à cette élection, même ceux qui s’y prennent à la dernière minute », a confié Akadjame Christian Marius, attaché consulaire, lors d’un point presse. Un enthousiasme qui témoigne de l’intérêt majeur de la diaspora pour l’avenir politique à Cotonou.

Un bureau unique, une solution flexible

Pour des raisons logistiques, un centre de vote unique a été retenu : le consulat du Bénin à Libreville. Pour pallier l’éloignement des ressortissants installés à l’intérieur du pays, notamment ceux vivant loin de la capitale, le consulat mise sur la flexibilité. « On ne va pas demander à un compatriote de quitter Bitam pour venir voter à Libreville. Le vote par procuration est donc la solution privilégiée », a précisé l’attaché consulaire. Cette mesure vise à garantir que chaque voix compte, malgré la dispersion géographique des électeurs sur l’ensemble du territoire gabonais.

Alors que la campagne touche à sa fin au Bénin, le consulat se veut rassurant sur la transparence et le bon déroulement des opérations de dimanche. L’objectif est de transformer ce « fort intérêt » en une participation historique.

Duel au sommet à Cotonou

La course à la succession de Patrice Talon, qui ne se représente pas après deux mandats, se résume essentiellement à un duel entre deux figures majeures. D’un côté, Romuald Wadagni, le dauphin désigné par la mouvance présidentielle, et de l’autre, Paul Hounkpè.

L’opposition fragmentée. Le scrutin est marqué par l’absence du principal parti d’opposition, Les Démocrates (soutenu par l’ancien président Boni Yayi), dont les listes n’ont pas été validées pour ce cycle électoral. Cette situation crée une configuration inédite où deux camps seulement s’affrontent pour la magistrature suprême.

Une présidentielle à forts enjeux diplomatiques. Au-delà des frontières, cette élection suscite un espoir de renouveau dans les relations avec le Niger, particulièrement tendues depuis le coup d’État à Niamey en 2023. Si aucun candidat ne l’emporte dès le premier tour, un second tour est déjà programmé pour le 10 mai 2026. Le président élu prêtera serment le 24 mai 2026.

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