La Ligue de l’Estuaire de karaté a lancé, ce samedi 14 mars 2026, les phases éliminatoires de sa coupe provinciale. Entre respect du calendrier et promotion de l’arbitrage féminin, cette compétition marque un tournant décisif pour la saison 2025-2026.
Le tatami du Gymnase d’Oloumi à Libreville a repris vie. Après le championnat provincial et la Coupe de Mouana, la Ligue de l’Estuaire entame une nouvelle étape de son programme annuel. Cette Coupe de l’Estuaire n’est pas qu’une simple formalité : elle est le verrou qui vient clôturer une saison riche en stages et en confrontations.
Pour Maître Wen Thibault Kassi, président de la Ligue, la tenue de cet événement est une question d’exigence institutionnelle. « Nous sommes dans le respect strict du programme d’activités. Après les compétitions statutaires et les formations, il était impératif d’organiser cette Coupe pour boucler la boucle », a-t-il précisé lors des éliminatoires.

La grande innovation de cette édition réside dans la visibilité accordée aux femmes en dehors du combat pur. Le corps arbitral, souvent dans l’ombre, se féminise. « L’objectif est de mettre en avant la gent féminine dans l’arbitrage, un secteur où elle a longtemps été en retrait », explique Charlène Chingouagoye Wayi, arbitre nationale. Durant cette première journée, les femmes ont été placées au cœur du dispositif pour diriger les échanges.

Des athlètes en quête de progression
Sur le tapis, l’intensité était palpable. Pour Frédéric Manvoumba Mombo, fils du célèbre Maître Wapacha, ce tournoi est un baromètre essentiel : « Cela nous permet de nous évaluer et de corriger nos erreurs. »

Un enthousiasme partagé par Nang Gisèle Jade, qui voit dans cette compétition une vitrine pour le karaté féminin. « Nous montrons que les femmes ont leur place et peuvent rivaliser avec détermination et discipline », a-t-elle affirmé.

Les regards sont désormais tournés vers les phases finales, où les meilleurs karatékas de la province s’affronteront pour décrocher le titre ultime de la saison.


