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TotalEnergies EP Gabon : Responsabilité et réactivité au cœur de l’incident de l’Île Mandji

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La rupture d’un pipeline sur le site de l’Île Mandji, dans la zone sensible de Sette-Cama, a déclenché une onde de choc environnementale et médiatique. Entre inquiétudes légitimes de la société civile, le leader historique du secteur pétrolier gabonais déploie un arsenal de mesures d’urgence, confirmant son engagement indéfectible pour la sécurité environnementale et le développement du pays.

Le 25 février 2026, TotalEnergies EP Gabon a publié un communiqué détaillant un incident technique survenu sur l’Île Mandji. Tout commence le mardi 24 février 2026, en début d’après-midi, lorsqu’une « montée en pression du pipeline reliant le site d’Anguille au terminal du Cap Lopez » est signalée. Ce phénomène conduit à un « percement du pipeline » et à une « fuite localisée d’hydrocarbures » dans un quartier de la zone Asecna, à Port-Gentil.

Dès la détection, la production a été « immédiatement arrêtée » et le pipeline « isolé en amont et en aval ». La « cellule de crise » a été activée, les autorités locales, l’administration de tutelle et les populations riveraines informées et prises en charge.

La société civile en alerte : ONG et communautés exigent transparence et réparation

Malgré la célérité de l’entreprise, l’incident a suscité une vive émotion au sein de la société civile. Le vendredi 27 février 2026, les ONG ROLBG et IBONGA, avec l’appui de leurs antennes locales de Sette-Cama, ont lancé une alerte environnementale majeure, dénonçant une « pollution massive par hydrocarbures suite à la rupture d’un pipeline » sur le site de l’Île Mandji, exploité par TotalEnergies EP Gabon.

Selon elles, la fuite a provoqué « un déversement massif de brut » affectant des écosystèmes sensibles, sanctuaires de biodiversité gabonaise.

Sur le terrain, une nappe d’hydrocarbures a souillé eaux et sols, mettant en danger faune, flore et activités économiques locales (pêche, agriculture, tourisme), aggravant ainsi la précarité des communautés.

Georges Mpaga et les ONG ont exigé « transparence totale sur les circonstances », publication des rapports techniques, application du principe du « pollueur- payeur », nettoyage urgent et réhabilitation des habitats. Ils réclament aussi une « évaluation environnementale indépendante » par des experts internationaux, sécurisation des installations, indemnisation des populations et création d’une commission mixte de suivi.

Pour les ONGs, « la situation est écologiquement intenable » et chaque acteur doit assumer ses responsabilités. Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) appelle à une réponse fondée sur la science et la rigueur.

Par son président Guy Bertrand Mapangou, l’institution a exprimé sa « vive préoccupation » face à la vulnérabilité des écosystèmes marins. Il rappelle que la prospérité pétrolière doit s’accompagner du respect de la biodiversité, appelant à une réponse institutionnelle rigoureuse et transparente, notamment via le Programme national d’évaluation environnementale des sites industriels (PESISE).

Le CESEC préconise des protocoles stricts de réhabilitation, des exigences renforcées pour les régulateurs et une transparence totale, insistant sur la protection des écosystèmes comme impératif stratégique pour les générations futures.

La réponse de TotalEnergies EP Gabon : réactivité, transparence et maîtrise technique

Face à cet incident technique, TotalEnergies EP Gabon s’est rapidement voulu rassurante, affirmant qu’il s’agit d’un événement « non intentionnel » et immédiatement pris en charge par ses équipes spécialisées.

Dans son communiqué, la société indique que « les dispositifs d’intervention d’urgence ont été activés sans délai dès la détection de la fuite. » Ajoutant que « des équipes techniques ont été déployées sur le site afin de contenir la fuite, sécuriser les installations et limiter l’impact environnemental. »  Des moyens de confinement, incluant des barrages flottants et des équipements spécialisés, ont été mobilisés, afin de « circonscrire la propagation des hydrocarbures. »

TotalEnergies EP Gabon affirme également avoir engagé « des opérations de récupération et de nettoyage conformes aux standards internationaux les plus exigeants », tout en assurant « une surveillance environnementale continue pour évaluer et maîtriser les impacts potentiels. »

La société insiste sur son engagement en matière de responsabilité environnementale,rappelant que « la sécurité des populations, la protection de l’environnement et l’intégrité des installations constituent des priorités absolues. » Elle indique, par ailleurs, travailler « en étroite collaboration avec les autorités compétentes et les parties prenantes, afin d’assurer une gestion transparente et efficace de la situation. »

Cette réactivité témoigne de la capacité opérationnelle de l’entreprise à faire face auxsituations d’urgence, illustrant son professionnalisme et sa conscience des enjeuxenvironnementaux.

TotalEnergies, un pilier historique de l’économie pétrolière gabonaise

Présente au Gabon depuis près d’un siècle, TotalEnergies s’inscrit dans l’histoire même de l’industrie pétrolière nationale. L’entreprise trouve ses origines dans la société ELF Aquitaine, acteur majeur de la découverte et du développement des premiers champs pétroliers gabonais dès les années 1950. Devenue Total, puis TotalEnergies, la compagnie a consolidé sa position comme l’un des principaux opérateurs pétroliers du pays.

Entre 2023 et 2025, elle a maintenu une production significative, avec environ 17 000 à 18 000 barils par jour, contribuant de manière substantielle aux recettes nationales et à la stabilité du secteur énergétique.

Malgré un contexte marqué par la maturité de certains champs, et les défis liés à la transition énergétique, l’entreprise poursuit ses investissements et optimise ses opérations.

Au-delà de la production, TotalEnergies joue un rôle structurant dans l’économie nationale. C’est un employeur majeur, générant des milliers d’emplois directs et indirects, notamment dans la province de l’Ogooué-Maritime. Son réseau de stations-service participe également à l’approvisionnement énergétique du pays et au développement du secteur des services.

Son engagement sociétal constitue un autre pilier de sa présence. À travers ses programmes de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), TotalEnergies contribue activement au développement local : construction d’infrastructures éducatives, soutien aux structures sanitaires, programmes de formation professionnelle, initiatives en faveur de la jeunesse et de l’autonomisation des communautés locales.

Dans la région de Port-Gentil et de l’Île Mandji, ces actions ont contribué à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à renforcer le tissu socio-économique local.

L’incident rappelle la sensibilité écologique des opérations pétrolières. Mais la rapidité d’intervention, les mesures techniques et l’engagement pour la transparence témoignent du sérieux de TotalEnergies.

Acteur historique et partenaire stratégique, l’entreprise reste un pilier du secteur énergétique gabonais, inscrivant ses activités dans une dynamique responsable et durable.

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