Le 24 février 2026, la mairie de Libreville a franchi une étape clé dans l’assainissement de ses espaces marchands. Pierre Matthieu Obame Etoughe, maire de la commune, a reçu le rapport de la commission ad hoc chargée de réviser les contrats de prestation d’hygiène et de propreté. Ce document, fruit de deux mois d’enquête, préconise 23 réformes pour rompre avec les pratiques opaques du passé.
L’heure est au grand ménage dans les marchés de la capitale. Entre le 15 décembre 2025 et le 19 février 2026, les experts de la commission ad hoc ont passé au crible l’ensemble des concessions domaniales et des baux à construction liant la municipalité aux prestataires privés.
L’audit révèle des dysfonctionnements chroniques qui, au fil des années, ont dégradé la qualité du service public et fragilisé l’équité entre exploitants. L’objectif de cette révision est triple : rétablir l’ordre dans l’attribution des espaces ; durcir les normes d’hygiène et de salubrité ; rééquilibrer les contrats au profit de la municipalité et des usagers.
Pour Pierre Matthieu Obame Etoughe, ce rapport est un levier de modernisation. « Il s’agit de mettre fin aux pratiques irrégulières et de garantir un cadre plus sain », a martelé l’édile lors de la réception officielle du document, saluant au passage la rigueur du travail fourni.
23 recommandations pour transformer la gouvernance
Le rapport ne se contente pas d’un diagnostic, il impose une feuille de route structurée autour de 23 recommandations stratégiques. Celles-ci visent notamment à résilier ou réviser les conventions non conformes et à renforcer les mécanismes de contrôle de la mairie sur les concessionnaires.
Cette offensive contre les arrangements de gré à gré marque une volonté de l’exécutif municipal de reprendre la main sur un secteur économique vital pour des milliers de Librevillois.
Si le signal politique est clair, le succès de cette réforme repose désormais sur son application sur le terrain. Les commerçants et usagers, souvent victimes de la gestion erratique des marchés, attendent de voir comment ces recommandations se traduiront dans leur quotidien. La crédibilité de la mairie se joue maintenant sur sa capacité à transformer ce rapport en actions concrètes.