Actuellement au Qatar pour un ultime stage de préparation de la FIFA, l’officiel gabonais Pierre Atcho est en lice pour décrocher son ticket pour la Coupe du monde 2026. Un rendez-vous historique qui pourrait mettre fin à 36 ans d’attente pour l’arbitrage gabonais.
Le sifflet gabonais est à un tournant de son histoire. Depuis le 23 et jusqu’au 27 février 2026, Pierre Atcho participe à Doha, au Qatar, à un regroupement décisif organisé par la FIFA. Ce stage réunit l’élite des officiels internationaux présélectionnés pour la phase finale de la Coupe du monde, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet prochain aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
Durant ces cinq jours, le numéro un de l’arbitrage national subit une batterie de tests rigoureux. Le programme, défini par l’instance faîtière du football mondial, ne laisse place à aucune approximation : évaluations physiques intenses, tests techniques, analyses psychologiques et simulations de matchs de haut niveau via l’assistance vidéo (VAR).
Selon Montel Moussounda, membre de la direction nationale de l’arbitrage à la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), ce rassemblement est le « filtre final ». Seuls les arbitres ayant validé toutes les étapes avec succès seront retenus sur la liste définitive pour le Mondial.
Marcher sur les traces de Jean-Fidèle Diramba
L’enjeu est immense pour Pierre Atcho. En cas de sélection, il deviendrait le deuxième Gabonais de l’histoire à officier lors d’un Mondial, 36 ans après la performance mémorable de Jean-Fidèle Diramba lors de la Coupe du monde 1990 en Italie.
Cette ascension fulgurante s’inscrit dans la politique de développement portée par Pierre Alain Mounguengui, président de la Fégafoot, qui a fait de la promotion et de la professionnalisation de l’arbitrage une priorité de son mandat. A quelques mois du coup d’envoi en Amérique du Nord, le Gabon retient son souffle pour son unique représentant dans le corps arbitral.