Le Centre de conférences de Sipopo (Guinée Équatoriale) a accueilli, le 20 février dernier, les travaux du Comité des représentants permanents (COREP) de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Cette rencontre technique, étape cruciale avant la session ordinaire du Conseil des ministres, s’est concentrée sur la soutenabilité financière de l’institution.
Au cœur des échanges : l’examen du rapport d’exécution budgétaire 2025 et l’analyse minutieuse du projet de budget pour l’exercice 2026. Ces documents, assortis de leurs annexes techniques, constituent la feuille de route financière de l’organisation sous-régionale. Les conclusions du COREP seront soumises prochainement à l’arbitrage final du Conseil des ministres.
Le Gabon, garant d’une gestion équilibrée
Représentant le Gabon sous les instructions de Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, ministre des Affaires étrangères, Freddy Nze Ekekang (Commissaire général à l’Intégration régionale) a porté la voix du pragmatisme.
Dans un environnement économique régional complexe, la délégation gabonaise a insisté sur un point clé : l’augmentation projetée du budget 2026 doit impérativement s’aligner sur la capacité contributive réelle des États membres.
À travers cette participation active, le Gabon réitère sa vision d’une intégration régionale qui ne soit pas seulement politique, mais solidaire et économiquement viable. Cette position s’inscrit dans la continuité des efforts de la CEEAC pour renforcer la gouvernance communautaire tout en respectant les équilibres financiers de chaque nation partenaire.