La scène gabonaise de l’éloquence a vibré le 6 décembre à l’occasion de la première édition du concours national d’art oratoire. Organisé par la JC Speakers Academy, cet événement a rassemblé à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts une foule d’élèves, d’étudiants, de professionnels, et de passionnés, tous unis par la thématique centrale : « L’art oratoire comme compétence essentielle au 21e siècle ».
Dédiée à la promotion de l’éloquence, du débat, et du slam auprès de la jeunesse, cette compétition nationale a vu trente participants s’affronter lors de la phase d’ouverture. L’enjeu était de taille : convaincre un jury exigeant sur un sujet qui résonne fortement dans le pays, « le changement de mentalité ».
À travers divers jeux de mots et structures argumentatives, les candidats ont été invités à défendre leurs idées avec clarté et conviction. L’attente de la jeunesse face aux défis du pays était palpable. « Surtout, derrière l’attente de cette jeunesse, c’est de voir les choses changer », a affirmé Jennifer Nupsia de Mayombo épouse Kangouna.

L’intensité des prestations n’a pas manqué de captiver l’auditoire. L’écrivain gabonais Hass Nziengui a souligné l’importance du thème en rappelant un principe fondamental. « Pas de changement structurel, de changement de la forme, sans changement de mentalité », a-t-il soutenu.
Après cette série de prestations intenses et créatives, le jury a sélectionné dix-huit candidats pour la deuxième étape, qui mène à la demi-finale. Seize qualifiés sont issus du Grand Libreville, tandis que deux jeunes talents représentent fièrement l’intérieur du pays.
Soucieux d’assurer une compétition véritablement nationale et équitable, le président de la JC Speakers Academy, Jules César Redambina Ogandanga, a garanti le suivi et l’accompagnement des finalistes provinciaux. « Toutes les personnes qualifiées en présélection en province viendront sur Libreville, aux frais du comité d’organisation, afin de compétir avec les autres sur le plan national », a-t-il assuré.
La quête du champion national s’étendra désormais sur deux samedis consécutifs. Au-delà de la compétition, les organisateurs rappellent la mission éducative et constructive de l’art oratoire, plaidant pour que ces concours soient intégrés aux programmes scolaires comme une compétence fondamentale du civisme et de la pensée critique.


