La Confédération syndicale Machette Syndicale des Travailleurs Gabonais Vaillants (MSTGV) a dénoncé, ce 20 janvier à l’immeuble ABC Mall au quartier Charbonnage, une campagne de diffamation visant son président confédéral, Pierre Mintsa Edzang.
Selon la confédération, les attaques se sont intensifiées après le discours prononcé par ce dernier lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le 8 janvier dernier au Palais de la Rénovation.
Face aux accusations d’« imposture » relayées sur les réseaux sociaux, la MSTGV affirme que son président « ne s’est jamais imposé ». Annie Gisèle Nyangui Moukagni, porte-parole, explique que Pierre Mintsa Edzang aurait été sollicité en urgence après l’incapacité des partenaires sociaux initialement désignés à produire le discours dans les délais. Son texte aurait été validé par le protocole d’État, tandis qu’une autre version déposée hors délai aurait été rejetée.
La confédération indique aussi que certains syndicalistes ont refusé de lire le discours et sont restés assis pendant la cérémonie, un geste jugé irrespectueux envers le chef de l’État.
Concernant l’accusation selon laquelle il aurait donné une « instruction » au président, la MSTGV parle d’une interprétation sortie de son contexte, précisant qu’il évoquait la situation des agents de la Main-d’œuvre non permanente (MONP) et appelait au respect de la continuité de l’administration.
Sur le plan syndical, la MSTGV dénonce enfin des alliances non respectées lors des élections au Conseil économique, social, environnemental et culturel, et met en garde toute personne qui continuerait à ternir l’image de son président, annonçant des poursuites judiciaires.
