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Gabon : Retards sur les travaux de l’USS, Charles Edgar Mombo menace EGAB AZUR de poursuites judiciaires

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Alors que l’année académique 2026-2027 a déjà commencé, le chantier de rénovation et d’extension du campus de l’Université des sciences de la santé (USS) d’Owendo accuse d’importants retards. Face à une situation jugée préoccupante, le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgar Mombo, hausse le ton et brandit la menace judiciaire contre l’entreprise adjudicataire EGAB AZUR.

Au terme d’une visite de terrain, le ministre de l’Enseignement supérieur n’a pas caché son mécontentement devant la lenteur d’exécution des travaux de rénovation et d’extension du campus de l’USS d’Owendo, financés et lancés depuis 2024 dans le cadre du programme du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).

« Il se trouve que cette entreprise avait bien reçu une grande partie des fonds pour terminer les travaux du Pôle CTRI de l’USS. J’arrive un mois plus tard et j’ai l’impression que rien n’a bougé, que les choses n’évoluent pas. Si la situation ne rentre pas immédiatement dans l’ordre, elle devra se justifier devant la justice », a prévenu, visiblement mécontent, le Pr Charles Edgar Mombo.

Sur le terrain, les insuffisances sont manifestes. Plusieurs bâtiments ne disposent toujours pas des commodités indispensables à leur mise en service. Les voiries restent inachevées, tandis que la devanture du campus attend encore d’être finalisée. Des défaillances qui interrogent sur le respect des délais et les conditions de livraison de ces infrastructures.

Pourtant, le pôle CTRI de l’USS porte une ambition importante : réhabiliter et moderniser les infrastructures universitaires, notamment à travers des laboratoires modernes consacrés aux activités de prélèvement et à la production des résultats d’analyses médicales, conformes aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le programme prévoit également la rénovation des chambres et des espaces de vie, ainsi que des infrastructures académiques au bénéfice des Facultés de Médecine, de Pharmacie, de Maïeutique et de l’Institut Supérieur de Biologie Médicale.

Une rentrée académique confrontée aux contraintes du chantier

Le retard intervient à un moment particulièrement sensible. Depuis le 5 octobre dernier, les cours ont repris dans le cadre de l’année académique 2026-2027. Les étudiants et les personnels universitaires sont donc en droit d’attendre des infrastructures fonctionnelles, adaptées aux exigences de la formation médicale et scientifique.

L’inachèvement des bâtiments, des voies d’accès et des aménagements extérieurs risque de compliquer l’organisation des activités pédagogiques et les déplacements sur le campus. Les espaces de vie et d’hébergement encore indisponibles ou insuffisamment aménagés peuvent également peser sur les conditions d’accueil des étudiants.

Au-delà des désagréments quotidiens, ces retards pourraient compromettre la pleine utilisation des équipements prévus, notamment les laboratoires indispensables aux enseignements pratiques. L’enjeu dépasse ainsi la simple livraison d’un chantier : il concerne directement la qualité de la formation, le fonctionnement de l’université et les conditions de vie estudiantine.

EGAB AZUR face aux interrogations et à la menace judiciaire

Comment des travaux financés et lancés depuis 2024 peuvent-ils accuser un tel retard ? L’entreprise EGAB AZUR dispose-t-elle de l’expertise technique et des capacités opérationnelles nécessaires pour conduire ce chantier à son terme ? La procédure d’attribution a-t-elle été précédée d’un appel d’offres ? Autant de questions auxquelles les responsables du projet et l’entreprise adjudicataire gagneraient à apporter des éclaircissements.

La menace du Pr Charles Edgar Mombo suffira-t-elle à accélérer la cadence et à obtenir des résultats concrets ? Si le ministre annonce une possible saisine de la justice en cas de persistance des manquements, reste à savoir si cette pression produira les effets attendus sur le terrain.

Désormais, l’urgence est claire : EGAB AZUR doit démontrer sa capacité à achever les travaux, afin que les étudiants et les enseignants de l’USS puissent bénéficier d’infrastructures à la hauteur des ambitions affichées.

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