La Conférence gabonaise des grandes écoles et universités privées (CGEUP) a officiellement effectué sa rentrée solennelle ce vendredi 30 octobre 2026 au sein de l’Université Libreville Nord (ULN). Marquée par la présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, le Pr Charles Edgar Mombo, ainsi que de figures de la société civile à l’instar du pasteur Mike Jocktane, cette cérémonie consacre le rôle stratégique de l’enseignement privé dans l’écosystème éducatif national. Pour la CGEUP, ce rendez-vous institutionnel jette les bases d’une synergie renforcée pour répondre aux défis de l’employabilité des jeunes.

Une coalition d’élite pour hisser les standards académiques. Face aux mutations du marché de l’emploi, les principaux pavillons universitaires privés du pays ont choisi de faire front commun. La CGEUP rassemble désormais des institutions majeures telles que l’Université Libreville Nord, BBS, l’Institut de management et des sciences appliquées (IMSA) ou encore l’Institut des techniques avancées (ITA).
Cette fédération de compétences vise à rompre l’isolement des établissements en favorisant le partage d’expériences et la mutualisation des infrastructures pédagogiques. L’ambition affichée est claire : harmoniser les curricula par le haut et instaurer un label de qualité rigoureux, capable de rassurer les familles comme les recruteurs.



L’employabilité des diplômés au cœur du plaidoyer patronal
Dans son discours d’orientation, le président de la CGEUP, le Pr Jean-Louis Nkoulou Nkoulou, a recentré les débats sur la finalité de l’appareil de formation privée. Insistant sur la modernisation des méthodes d’apprentissage et l’intégration continue de l’innovation, il a rappelé que la légitimité des grandes écoles se mesurera à leur capacité à délivrer des profils immédiatement opérationnels. Pour l’organisation, l’enseignement supérieur privé doit cesser d’être une simple alternative de substitution pour devenir le moteur de compétences alignées sur les besoins réels de l’économie gabonaise.

Ce besoin de décloisonnement a été fortement relayé par Pacôme Marie Itsana, président-fondateur de l’Université Libreville Nord. Plaidant pour une interconnexion plus fluide entre les différentes institutions du consortium, il a souligné que l’université moderne ne peut plus se contenter de dispenser des savoirs théoriques. Elle se doit d’armer civiquement et techniquement la jeunesse face aux réalités complexes et changeantes de son époque.
Un ancrage institutionnel fort sous le signe de la co-régulation
L’implication directe du Pr Charles Edgar Mombo, qui avait à ses côtés le pasteur Mike Jocktane à cette cérémonie solennelle,x traduit la reconnaissance par l’État du poids croissant du secteur privé dans la résorption de la demande d’enseignement supérieur. Sa présence résonne comme un signal fort de la volonté de l’administration centrale d’accompagner et de contrôler la qualité de ces offres académiques, dans le cadre d’un partenariat public-privé redéfini.
Soutenus par une audience de choix, les leaders de la CGEUP affichent désormais leur feuille de route : accélérer les réformes d’insertion professionnelle, stimuler l’innovation technologique en classe et faire de ce réseau un pilier incontournable du capital humain de demain au Gabon.












