En se rendant à l’Institut technologique d’Owendo, au Lycée technique national Omar-Bongo et au Lycée technique de Libreville, le 3 novembre 2026, la ministre de l’Enseignement technique, de la Formation et du Perfectionnement professionnel, Marcelle Ibinga épse Itsitsa, a voulu prendre la mesure des difficultés qui entravent le fonctionnement des établissements. Au cœur des préoccupations : la disponibilité de la matière d’œuvre, indispensable à la formation pratique des apprenants.
Prendre le pouls des établissements pour mieux cerner leurs difficultés et identifier les réponses à apporter : telle est la démarche engagée par Marcelle Ibinga épse Itsitsa. Nommée le 11 octobre 2026 à la tête du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation et du Perfectionnement professionnel, la membre du gouvernement a effectué, le mardi 3 novembre, une visite de terrain dans trois structures de formation de Libreville et ses environs.
L’Institut technologique d’Owendo (ITO), le Lycée technique national Omar-Bongo et le Lycée technique de Libreville ont ainsi constitué les différentes étapes de cette tournée. Une démarche de proximité destinée à confronter les orientations ministérielles aux réalités quotidiennes des établissements.

Au contact des équipes pédagogiques
Au cours de ces déplacements, la ministre a échangé avec les équipes de direction et les responsables pédagogiques. Ces rencontres lui ont permis de mieux apprécier les conditions dans lesquelles les enseignants assurent leurs cours et les apprenants développent leurs compétences.
Au-delà des échanges institutionnels, cette immersion visait à mieux comprendre les contraintes auxquelles les établissements sont confrontés, notamment en matière d’organisation pédagogique et de moyens nécessaires à la conduite des enseignements.
La matière d’œuvre, un enjeu majeur de la formation pratique
Parmi les préoccupations soulevées figure la disponibilité de la matière d’œuvre. Un sujet loin d’être secondaire dans l’enseignement technique et professionnel, où l’acquisition des compétences repose largement sur la réalisation de travaux pratiques.
En effet, sans équipements, fournitures et consommables adaptés, les enseignements pratiques risquent de perdre une partie de leur portée. Or, la maîtrise des gestes professionnels, l’utilisation des outils et la familiarisation avec les conditions réelles de travail constituent des étapes essentielles dans la préparation des jeunes à leur future insertion professionnelle.
La question de la matière d’œuvre renvoie ainsi à un défi plus large : celui de doter les établissements des moyens nécessaires pour dispenser une formation véritablement orientée vers les métiers et les exigences du monde professionnel.
Des attentes à la hauteur des ambitions du secteur
Cette visite de terrain intervient dans un contexte où l’enseignement technique et la formation professionnelle sont appelés à jouer un rôle déterminant dans la transformation de l’économie gabonaise. Les attentes sont nombreuses : amélioration des infrastructures, disponibilité des équipements, renforcement des plateaux techniques, accompagnement des enseignants, adaptation des programmes aux besoins des entreprises et meilleure insertion professionnelle des diplômés.
Pour Marcelle Ibinga épse Itsitsa, l’enjeu consiste désormais à traduire cette écoute des acteurs de terrain en réponses concrètes et durables. Car l’enseignement technique et professionnel ne peut prétendre être le fer de lance de la professionnalisation et de la diversification économique si les établissements ne disposent pas des moyens nécessaires pour former efficacement. Au-delà des visites et des constats, c’est donc sur sa capacité à apporter des solutions aux difficultés structurelles du secteur que la nouvelle ministre sera attendue. Les apprenants, les enseignants et le monde économique espèrent des avancées tangibles : former autrement, mieux équiper et, surtout, préparer une jeunesse capable de répondre aux besoins réels du marché de l’emploi.












