Prendre soin de ceux qui soignent. Derrière ce mot d’ordre souvent répété dans le milieu hospitalier se cache une réalité parfois plus prosaïque : celle de l’accès aux droits sociaux pour les personnels de santé eux-mêmes. C’est pour répondre à cet impératif que la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF) a investi, au début de cette semaine, les couloirs du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL). Objectif de cette immersion : déployer une campagne d’information et de sensibilisation de grande envergure dédiée aux allocations d’aide à la maternité, un dispositif crucial mais parfois méconnu des premiers concernés.
Dans le quotidien effréné d’un grand établissement hospitalier, les agents naviguent constamment entre les urgences médicales, les contraintes de service et leurs propres réalités familiales. Dans ce tourbillon, les démarches administratives, souvent perçues comme un labyrinthe bureaucratique, passent parfois au second plan. Pourtant, l’information sur les droits sociaux ne devrait pas être un luxe. Pour la CPPF, tout l’enjeu consiste à s’assurer que les bénéficiaires potentiels sachent précisément à quoi ils peuvent prétendre et, surtout, comment transformer un droit théorique en une réalité concrète.
La séance, qui s’est déroulée sous le regard attentif de la directrice générale adjointe du CHUL, Nina-Darlyse Andeme Ovono épouse Berre, a rassemblé un public nourri d’agents de l’établissement. Face à eux, les émissaires de la CPPF n’étaient pas venus pour dérouler une simple communication descendante, mais pour engager un véritable dialogue de proximité. Pièces justificatives à fournir, délais de rigueur, calcul des prestations : chaque étape de la procédure a été passée au crible pour lever les zones d’ombre qui découragent trop souvent les requérants.

Une approche de proximité face à la complexité
Pour humaniser cette bureaucratie, la délégation de la CPPF avait dépêché des profils complémentaires, capables de répondre à toutes les facettes du problème :
Herman Obeyi, conseiller technique ; Paula Obambou, chef de service support ; Joanna Akoumé, technicienne chargée de la liquidation des pensions et Eric Ebanega, technicien en communication.
Cette présence pluridisciplinaire a permis de sortir du carcan des notes circulaires froides pour offrir des réponses directes, de guichet à usager. Il s’agissait d’une nécessité absolue : entre la complexité inhérente aux dossiers de prestations familiales et le déficit chronique d’information, l’accès aux droits sociaux se heurte encore trop souvent à des barrières invisibles mais bien réelles.
Pérenniser l’effort pédagogique
Pour la direction du CHUL, cette initiative résonne comme un signal fort. Elle rappelle que l’amélioration de la qualité de vie au travail ne se limite pas à la modernisation des plateaux techniques ou à la gestion des plannings. Elle englobe aussi la protection sociale et l’accompagnement des agents dans les grands moments de leur vie, à commencer par la maternité. Après tout, pour que le personnel soignant puisse offrir les meilleurs soins aux patients, il est indispensable qu’il se sente lui-même soutenu et protégé par les institutions.
Le défi, désormais, réside dans la durabilité de cette action. Pour que cette campagne porte pleinement ses fruits, l’information dispensée au cours de cette matinée ne doit pas rester confinée aux murs de la salle de conférence. Elle devra infuser durablement l’ensemble des services du CHUL, afin que chaque agent, qu’il soit de garde ou de repos, puisse aborder ses futures démarches administratives avec une parfaite clarté et en toute sérénité.
