AccueilEditorial Camélia Ntoutoume Leclercq, la voix de l’apaisement qui réconcilie les chômeurs avec la promesse présidentielle

[Editorial] Camélia Ntoutoume Leclercq, la voix de l’apaisement qui réconcilie les chômeurs avec la promesse présidentielle

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Un ministre n’a pas de mérite personnel. Il est là par la seule volonté d’un président de la République élu, qui a choisi, parmi des millions de Gabonais, de lui confier une part de sa vision. La moindre des choses, dès lors, n’est pas de parler en son nom propre, mais d’épouser le serment et le projet du chef de l’État. Camélia Ntoutoume Leclercq, sans battage de presse et de télévision, en offre ce lundi 14 septembre 2026 une parfaite démonstration.

Face à des chômeurs visiblement éprouvés, fragilisés par des semaines d’incertitude administrative et par des échos peu rassurants venus d’ailleurs dans l’appareil de l’État, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, a choisi une autre voie : celle de l’écoute et de l’empathie. On l’a vue et entendue rassurer, expliquer, proposer, discuter, jusqu’à trouver un terrain d’entente avec le Mouvement National des Visionnaires du Gabon (MNVG). Là où l’incertitude avait installé le doute, elle a rétabli la confiance.

Sa particularité tient aussi à ce qu’elle refuse d’incarner : cette catégorie de responsables gabonais qui brillent par népotisme et ethnocentrisme, recrutant dans leur seul cercle familial ou clanique tout en repoussant les enfants des autres. Ce 14 septembre en a été la démonstration inverse. En examinant les 750 dossiers aux profils divers, juristes, gestionnaires, informaticiens, psychologues, diplômés du secondaire comme docteurs, elle a choisi de regarder d’abord les compétences et le potentiel de chacun.

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Délais observés relevaient d’exigences techniques de conformité

Le message qu’elle a livré fut sans détour : « L’engagement de Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema en faveur de l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse et de la résorption du chômage reste absolu et inébranlable », a-t-elle affirmé, précisant que les délais observés relevaient d’exigences techniques de conformité, et non d’un désintérêt pour l’avenir de ces jeunes. Une parole directe, dépourvue de fausse promesse comme de condescendance, qui a manifestement touché des esprits longtemps suspendus à une réponse. « Mouvement National des Visionnaires du Gabon, nous ne sommes plus des chômeurs », a-t-on pu entendre en retour. C’est peu dire que Camélia Ntoutoume Leclercq a, ce jour-là, renoué un dialogue que la frustration avait profondément fragilisé entre ces compatriotes et la promesse présidentielle.

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Chacun sait que le ministère de l’Éducation nationale est une cocotte-minute. Quiconque s’y aventure risque d’être broyé par la machine administrative ou dépassé par la puissance des syndicats et des mouvements collectifs ; plusieurs y ont laissé des plumes. À rebours de cette fatalité, la première responsable du département a fait le choix de la carotte plutôt que du bâton : privilégier le dialogue permanent, l’empathie et les modes alternatifs de règlement des différends pour pacifier un secteur sous tension.

Pleine mesure des plus hautes instructions du chef de l’État

Par cette rencontre, la ministre a montré qu’elle avait pris la pleine mesure des plus hautes instructions du chef de l’État, qui exigent la solidarité gouvernementale au service de l’apaisement du climat social. Car dans la devise du Gabon, le mot « travail » occupe une place centrale. En ouvrant ses portes aux chômeurs, Camélia Ntoutoume Leclercq épouse l’âme même de la nation et la vision présidentielle : permettre à chaque Gabonais de trouver une place digne dans la construction du pays.

Cette démarche illustre une autre conception de l’action publique : une conception dans laquelle la fermeté du cadre réglementaire n’exclut ni l’écoute ni la recherche de solutions. Sans procès d’intention ni désignation de personnes, elle place les compétences au centre du regard porté sur ces 750 compatriotes. Si gouverner, c’est prévoir, c’est aussi savoir prévenir les frustrations avant qu’elles ne deviennent des crises. Ce 14 septembre, les chômeurs du MNVG n’ont pas seulement rencontré une ministre ; ils ont découvert une interlocutrice disposée à écouter, expliquer et construire avec eux. L’histoire retiendra peut-être ce moment où une porte administrative est devenue une passerelle, et où une ministre a su joindre la rigueur de l’État à la chaleur de l’écoute.

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