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Akure-Davain s’inspire de Singapour et de la Corée pour la justice numérique et les droits

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Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des droits humains, Dr Séraphin Akure-Davain, a reçu ce 29 octobre à Libreville, deux diplomates : l’envoyé spécial du Premier ministre de Singapour, T. Jasudasen, et l’ambassadeur de la République de Corée du Sud, Song Bum-Shin. L’objectif des échanges était le partage d’expériences dans les domaines de la transition numérique et du respect des droits humains.

Lors de son entretien, T. Jasudasen a souligné les défis similaires rencontrés par son pays et le Gabon face aux mutations mondiales. « Nous vivons dans un monde en constante évolution. À Singapour, nous avons développé plusieurs initiatives dans le domaine de la digitalisation. Comme beaucoup de pays, nous faisons face à des défis communs, tel que le changement climatique. Nous pensons donc avoir des solutions que nous pourrions partager avec le Gabon », a expliqué l’envoyé spécial du Premier ministre singapourien.

Dans un second temps, l’ambassadeur de la République de Corée du Sud, Song Bum-Shin, s’est entretenu avec le ministre sur la situation des droits humains, en particulier en milieu carcéral. « Nous avons évoqué plusieurs façons de renforcer la relation bilatérale entre nos deux pays et dans le domaine de la justice, notamment comment améliorer la situation des prisonniers », a-t-il indiqué.

Ces rencontres témoignent, au-delà des échanges diplomatiques, d’une aspiration commune : celle d’un Gabon résolument tourné vers l’avenir. Le pays est décidé à bâtir une justice moderne et profondément humaine, fondée sur la coopération internationale et le partage d’expériences.

Justice : une commission pour mieux aider les vulnérables

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Le ministre de la Justice, Séraphin Akure-Davain, et la ministre de la Femme, Élodie Diane Fouefoue Sandjoh, ont tenu, le 28 octobre à Libreville, une séance de travail consacrée à la mise en place d’un dispositif d’accompagnement juridique pour les populations vulnérables.

Au centre des échanges, une ambition commune : offrir un meilleur accès à la justice aux femmes victimes de violences, aux orphelins et aux personnes âgées. Les deux membres du gouvernement, entourés de leurs collaborateurs respectifs, ont évoqué les mécanismes à instaurer pour rendre l’assistance judiciaire plus accessible et efficace. 

« Au niveau du ministère de la Famille, nous avons plusieurs personnes qui peinent à être accompagnées lorsqu’elles sont confrontées à des problèmes judiciaires. La mise en place d’un bureau d’assistance serait la bienvenue pour soutenir toutes ces personnes vulnérables », a déclaré la ministre de la Femme, Élodie Diane Fouefoue Sandjoh. Séraphin Akure-Davain, a salué « l’engagement constant » de la ministre dans la défense des droits des femmes et des familles.

À l’issue de la rencontre, les deux départements ont décidé de créer une commission mixte chargée de définir le cadre opérationnel et juridique du futur dispositif d’assistance. Une étape jugée essentielle pour garantir une prise en charge durable et adaptée des communautés vulnérables.

Gabon–Brésil : le savoir-faire cosmétique pour transformer les PME et diversifier l’économie

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La rencontre entre la ministre de l’Entrepreneuriat, du commerce et des PME-PMI, Gninga Chaning Zenaba, et l’ambassadeur du Brésil, Miguel Griesbach de Pereira Franco, ouvre de nouvelles perspectives de coopération économique. Formation, transfert de compétences, création d’emplois et promotion de la transformation locale sont au cœur de cette dynamique gagnant-gagnant.

Au centre des échanges, l’organisation d’un séminaire de renforcement des capacités prévu le 6 décembre 2025 représente une opportunité stratégique pour les petites et moyennes entreprises gabonaises du secteur cosmétique. En s’appuyant sur l’expertise brésilienne reconnue mondialement dans les soins capillaires et la cosmétique naturelle, cette initiative permettra aux entrepreneurs locaux d’accéder à des techniques modernes, d’améliorer la compétitivité de leurs produits et de favoriser leur insertion dans des marchés régionaux et internationaux. Ce transfert de compétences contribuera également à structurer un secteur créateur d’emplois et générateur de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes.

La rencontre a également mis en lumière la volonté commune de promouvoir la transformation locale des ressources gabonaises. L’intérêt du Brésil pour la valorisation de l’huile de Moabi, la transformation du bois ou encore la mécanisation de la filière manioc démontre une orientation vers la création de chaînes de valeur nationales. Ces partenariats ciblés favoriseront la réduction des importations de produits finis, l’essor d’industries locales et l’augmentation des exportations non pétrolières. A terme, ces projets viendront renforcer l’autonomie économique du Gabon tout en dynamisant les activités rurales.

Au-delà de la dimension économique, cette coopération stratégique s’inscrit dans une logique de progrès social. Les investissements prévus dans les secteurs à fort potentiel permettront la création d’emplois durables, l’amélioration des revenus des ménages et le développement de pôles économiques régionaux. Le ministère de l’entrepreneuriat démontre ainsi sa volonté d’accompagner les PME vers une économie diversifiée, compétitive et tournée vers l’innovation.

Agrosource mise sur le Gabon : un investissement agro-industriel porteur de plus de 1 100 emplois

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Reçue en audience, le 21 octobre dernier, par Odette Polo Pandzou, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural, la délégation du groupe Agrosource Gabon a présenté son projet d’investissement dans les filières hévéa et palmier.

Le groupe Agrosource a confirmé son intérêt pour la transformation locale avec un projet d’envergure alliant industrialisation et développement rural. A travers l’implantation d’une usine de transformation et l’exploitation de 3 800 hectares de terres actuellement sous-utilisées, l’opérateur prévoit la création de plus de 1 100 emplois, dont 700 directs. Ce projet placé sous le modèle de partenariat public-privé prévoit une participation du gouvernement gabonais comprise entre 30 et 35 %, garantissant ainsi un partage équilibré des bénéfices au service de l’intérêt national.

Soucieuse de cadrer l’investissement dans une dynamique durable et structurante, la ministre Odette Polo Pandzou a fixé une feuille de route claire. Le démarrage de l’exploitation se fera en priorité sur 500 hectares dans la province de la Nyanga, dans une logique de développement territorial équilibré. Prochaine étape : la transmission d’un dossier formel au Président de la République pour solliciter ses orientations en vue de la concrétisation rapide du projet.

Le Capao, moteur d’emplois locaux et de développement communautaire à Omboué

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En inaugurant le Centre d’appui à la pêche artisanale d’Omboué (Capao) le 28 octobre 2025, Laurence Ndong, ministre de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, porte-parole du gouvernement, aux côtés de Régis Onanga Ndiaye, ministre des Affaires étrangères, et de Françoise Assengone Obame, gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, a marqué une étape décisive dans la modernisation de la filière halieutique au Gabon. Au-delà de son importance infrastructurelle, cette réalisation constitue un véritable levier socio-économique, porteur d’emplois et de transformation durable au profit des communautés locales.

Le Capao d’Omboué est conçu comme un instrument de développement au cœur du tissu social local. Doté d’un hall de vente moderne, d’un quai de pêche sécurisé, d’une unité de production de glace de trois tonnes par jour, d’une chambre froide et d’espaces d’écaillage et de stockage, il répond directement aux besoins des pêcheurs, mareyeuses, émailleurs, jeunes et familles vivant de la pêche artisanale. Cette plateforme permettra d’améliorer les conditions de travail, d’optimiser la chaîne de valeur du poisson et de garantir une meilleure conservation des produits halieutiques, tout en réduisant les pertes post-récolte.

L'inauguration du Centre d’Appui à la Pêche Artisanale d’Omboué (Capao) est un atout de développement économique et social pour les communautés locales.
L’inauguration du Centre d’Appui à la Pêche Artisanale d’Omboué (Capao) est un atout de développement économique et social pour les communautés locales.

L’ouverture du Capao contribuera également à la création d’emplois directs et indirects, générant une véritable dynamique économique à Omboué. En structurant davantage la commercialisation du poisson, cette infrastructure favorisera l’augmentation des revenus des acteurs locaux et encouragera l’émergence d’une économie bleue inclusive. Elle jouera aussi un rôle clé dans l’approvisionnement régulier des marchés en produits halieutiques de qualité, participant ainsi à l’objectif national de souveraineté alimentaire.

Intégrée à la nouvelle stratégie nationale pour la mer, la pêche et l’économie bleue, cette réalisation traduit la volonté du gouvernement d’investir durablement dans les économies locales. « Au-delà de son importance symbolique, le Capao est un outil économique et social qui nous permettra de valoriser nos ressources, de renforcer la sécurité alimentaire et de bâtir une économie bleue inclusive, responsable et durable », a souligné la ministre.

En parallèle, la réhabilitation de la brigade de pêche d’Omboué renforce les capacités nationales de contrôle et de lutte contre la pêche illégale, protégeant ainsi les ressources halieutiques et les intérêts des communautés riveraines. « Omboué devient ainsi un symbole d’action concrète, de proximité et de fierté nationale, un lieu où la mer unit, nourrit et inspire », a conclu Laurence Ndong.

Taekwondo – Mondiaux de Wuxi : le président Oligui Nguema salue le courage des athlètes gabonais

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Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a adressé un message empreint de fierté et d’encouragement aux représentants gabonais engagés aux Championnats du monde de Taekwondo, actuellement en cours à Wuxi, dans la province du Jiangsu, en Chine.

« En ces moments cruciaux des Championnats du Monde de Taekwondo à Wuxi, j’exprime toute ma fierté et mon admiration à nos athlètes gabonais qui portent haut les couleurs de la Nation. Votre engagement, votre courage et votre sens du devoir illustrent la force tranquille et la dignité du peuple gabonais », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook officielle.

Le président a également souligné la symbolique de cette participation. « Par votre détermination et votre excellence, vous incarnez la jeunesse d’un pays qui se lève, confiant en son destin et résolu à se surpasser. Le Gabon tout entier est à vos côtés, uni dans la fierté, la confiance et la prière pour votre réussite. Que votre parcours soit marqué par la victoire, l’honneur et la gloire du drapeau national », a-t-il ajouté.

Les Championnats du monde de Taekwondo 2025 se tiennent du 24 au 30 octobre au Taihu International Expo Center de Wuxi. L’événement, organisé par World Taekwondo (WT), rassemble plus de 2 000 athlètes venus d’environ 200 pays. Il s’agit de la 27ᵉ édition de cette prestigieuse compétition, la plus importante au monde après les Jeux olympiques.

La délégation gabonaise compte plusieurs athlètes engagés dans différentes catégories de poids. Parmi eux, certains espèrent rééditer les performances historiques du pays dans cette discipline, à l’image d’Anthony Obame, médaillé d’argent olympique à Londres en 2012, qui a contribué à faire du Gabon une nation respectée sur la scène mondiale du taekwondo.

Ces Mondiaux constituent une étape majeure du nouveau cycle olympique en vue des Jeux de Los Angeles 2028. Ils offrent aux combattants gabonais une occasion de se mesurer à l’élite mondiale et de gagner de précieux points pour le classement international.

Affaire Sylvie et Nourredin Bongo : une session criminelle spéciale annoncée pour le 10 novembre

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Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Minang, a annoncé ce mercredi 29 octobre la tenue d’une session criminelle spéciale à partir du 10 novembre 2025 au palais de justice de Libreville. Cette session portera sur plusieurs affaires importantes liées à la délinquance économique, financière et au grand trafic, dont l’affaire très attendue opposant le ministère public à Sylvia Bongo Ondimba et onze autres accusés, parmi lesquels Noureddin Bongo-Valentin.

Lors d’une conférence de presse, le procureur général a assuré que toutes les démarches ont été accomplies pour garantir un procès juste et transparent. « Toutes les diligences en vue de la tenue d’un procès juste, transparent et équitable ont été accomplies dans les délais légaux », a déclaré Eddy Minang, soulignant la rigueur du parquet dans la préparation des audiences.

Concernant l’affaire Sylvia Bongo, les douze accusés ont été régulièrement cités, à l’exception de l’ancienne première dame et de son fils, cités à leur domicile de La Sablière, à Akanda. Bien que résidant actuellement à Londres, ils demeurent officiellement résidents au Gabon, selon les dispositions du Code civil, a indiqué le procureur général.

Le magistrat a également précisé qu’une seule avocate s’est constituée pour représenter Sylvia Bongo. Les tentatives de notification d’un avis à conseil, effectuées les 12, 19 et 23 septembre, ont toutefois échoué, la secrétaire du cabinet ayant refusé de recevoir le document. « Le principe du contradictoire, le respect des droits de la défense et la présomption d’innocence sont au cœur de notre action », a insisté le procureur général.

Cette session, qui s’annonce comme un moment fort de l’actualité judiciaire gabonaise, verra comparaître plusieurs anciens responsables du régime déchu d’août 2023, dont Steeve Nzegho Dieko, Cyriaque Mvourandjiami, Jessye Ella Ekogha, Abdul Oceni Ossa et Mohamed Ali Saliou.

Gabon : l’Autorité de régulation ferroviaire en pleine crise

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Salaires impayés, audit bloqué, gouvernance opaque : l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) traverse une période difficile. C’est le constat alarmant dressé par le président du Conseil de régulation, François Banga Ebomi, lors de la session du 28 octobre 2025.

Dix mois après sa prise de fonction, François Banga Ebomi décrit une institution « en situation chaotique », minée par un management « sans vision stratégique ».

« C’est en véritables figurants que nous exerçons nos fonctions », a-t-il déploré. Selon lui, le Conseil de régulation est écarté des décisions depuis décembre 2024. Aucun rapport d’activités ne lui est transmis, et les incidents sur le transgabonais ne sont communiqués qu’après coup. « Nous apprenons parfois par la presse, plusieurs jours après, la survenance d’un déraillement », a-t-il regretté.

Sur le plan social, la situation est tout aussi préoccupante. Plusieurs agents n’ont plus perçu leurs salaires depuis quatre mois. « Au 28 octobre, je n’ai toujours pas reçu mes salaires de septembre et d’octobre », a révélé Banga Ebomi. Il dénonce en outre des recrutements massifs de personnels non qualifiés et un système de rémunération injuste : certains employés absents depuis des mois continueraient d’être payés, tandis que d’autres attendent toujours leur dû. Le tout dans un contexte de moyens matériels quasi inexistants.

Prévu tous les cinq ans, l’audit du Transgabonais n’a plus été réalisé depuis seize ans. Pourtant, 500 millions de FCFA avaient été mobilisés auprès de BGFIbank pour relancer la procédure en 2024. Mais le projet a été bloqué « pour des raisons obscures » par l’ancienne direction, aujourd’hui entendue à la DGR pour malversations financières.

Face à ces dérives, le Conseil de régulation a décidé de lancer un audit complet de l’ARTF avec l’appui d’un cabinet indépendant. « Il est urgent de restaurer la confiance et de replacer la régulation ferroviaire au cœur de la gouvernance publique », a plaidé François Banga Ebomi.

Pour lui, la survie de l’institution passe par un redressement immédiat de sa gestion et le rétablissement d’une régulation crédible et indépendante du transgabonais, pilier du réseau ferroviaire national.

Les « Digie Women Awards » 3e édition : le numérique au service de la nature

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À l’initiative de Annie Chrystel Limbourg Iwenga, marraine permanente des « Digie Women Awards » (Diwa), la 3e édition de cette compétition qui met en avant les femmes du numérique a été lancée le 23 octobre lors d’une conférence de presse à la Baie des Rois.

Cette année, le thème choisi est : « Biodiversité et innovation digitale : quand l’intelligence artificielle et la cybersécurité protègent le vivant ». L’événement vise à valoriser les femmes qui contribuent au développement technologique et entrepreneurial au Gabon, tout en soulignant leur rôle dans la transformation numérique du pays.

Lors de son intervention, la marraine a expliqué que ce thème permet de changer notre regard sur la technologie. « Le digital n’est pas l’ennemi de la nature, mais un allié. L’intelligence artificielle peut aider à protéger les forêts, surveiller les océans ou encore sauvegarder les zones menacées. Quant à la cybersécurité, elle protège nos données, nos savoirs et nos identités pour que la révolution numérique reste humaine, éthique et africaine », a-t-elle déclaré.

Les inscriptions pour cette édition sont ouvertes depuis le 24 octobre et se poursuivront jusqu’au 30 novembre 2025 sur le site www.digiewomenawards.com. Ensuite, la phase de votes en ligne aura lieu du 1er au 15 décembre, après la publication de la liste des nominées dans les 11 catégories de prix.

La cérémonie de remise des trophées se tiendra le 19 décembre, dans les jardins d’Ianna à Okala.

2 500 ordinateurs distribués lors de la 2e phase du programme « un étudiant, un ordinateur »

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La deuxième phase de distribution des ordinateurs portables aux nouveaux bacheliers s’est tenue le 24 octobre sur l’esplanade de la baie des rois, en présence du ministre de l’Economie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark Alexandre Doumba. Plus de 2 500 ordinateurs ont été remis dans le cadre de cette initiative présidentielle, visant à favoriser l’inclusion numérique et à outiller la jeunesse gabonaise pour relever les défis de la transformation digitale du pays.

Cette phase fait suite à la première étape du programme présidentiel, au cours de laquelle 10 000 ordinateurs ont été distribués aux étudiants gabonais, accompagnés de panels éducatifs et d’échanges constructifs entre jeunes, influenceurs et acteurs du numérique. Cette initiative, illustre la volonté de mettre la jeunesse au cœur du développement numérique national. « L’avenir du Gabon repose sur une jeunesse éduquée et déterminée à relever les défis du monde moderne », avait souligné le chef de l’État lors de la première phase.

Les bénéficiaires de cette deuxième distribution ont exprimé leur profonde gratitude au président pour cette démarche qui leur ouvre de nouvelles perspectives académiques et professionnelles. Le ministère de l’Economie numérique, rappelle son engagement à accompagner la jeunesse gabonaise afin de transformer le numérique en véritable levier de prospérité partagée. Tout en contribuant à bâtir un Gabon plus inclusif, innovant et tourné vers l’avenir.