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Société civile gabonaise : soutien à la justice et dénonciation des Bongo

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Dans un contexte politique marqué par la tenue prochaine du procès de l’épouse et du fils de l’ancien président Ali Bongo, et suite à la diffusion par ces derniers de vidéos jetant le discrédit sur le pouvoir de Libreville et la justice gabonaise, la société civile monte au créneau. Réunie au sein de l’Inter-associations des forces vives, elle a publié le 7 novembre une motion exprimant son soutien « total et indéfectible » à la justice nationale. Le texte, lu par Bérénice Okomo Obiang, porte-parole de la coalition, dénonce une « campagne de dénigrement » menée sur les réseaux sociaux par certains membres de la famille Bongo.

Dès les premières lignes, le ton est clair : la justice, considérée comme l’un des piliers de la République, agit « au nom du peuple et pour le peuple ». Pour les signataires, toute tentative de la discréditer constitue une atteinte à la souveraineté nationale. La motion vise directement Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin, accusés de tenir des propos « diffamatoires et irrespectueux » envers les magistrats et les institutions judiciaires.

La déclaration s’articule autour de quatre idées fortes : elle exprime d’abord un soutien total à la justice gabonaise et au rôle des magistrats, puis une condamnation ferme des attaques contre l’appareil judiciaire. Elle lance ensuite un appel à la responsabilité des citoyens, des médias et des acteurs politiques pour préserver la cohésion nationale, et prend enfin l’engagement d’appuyer le renforcement et l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Les organisations évoquent même la possibilité d’engager des poursuites contre Sylvia et Noureddine Bongo pour « atteinte à la souveraineté de l’État », « haute trahison » et « incitation à la haine », ce qui pourrait marquer un tournant inédit entre les membres de l’ancienne élite au pouvoir et les institutions actuelles. La motion se conclut par un hommage appuyé aux magistrats pour leur « courage et leur fidélité au peuple gabonais ».

L’après-or à Osaka : Nina Abouna prépare la restitution de l’exploit gabonais 

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La Commissaire générale des expositions du Gabon, Nina Abouna, a présidé le 6 novembre une séance de travail avec l’équipe du Commissariat général aux Expositions du Gabon. Cette rencontre, tenue à Libreville, visait à faire le point sur la participation du Gabon à l’Expo 2025 Osaka et à préparer la clôture officielle de cette expérience internationale.

Selon la responsable gabonaise, les échanges ont porté sur trois points essentiels : le démontage du pavillon et la clôture des activités à Osaka, la restitution de la participation du Gabon, ainsi que l’examen du format et du déroulé de la cérémonie de restitution à venir.

« Un échange constructif qui s’inscrit dans la continuité de notre engagement à valoriser le savoir-faire gabonais et à tirer le meilleur enseignement de cette expérience internationale. Notre ambition reste la même : faire rayonner le Gabon sur la scène mondiale à travers l’excellence et la rigueur dans chacune de nos actions », a-t-elle déclaré.

Pour rappel, le Gabon a obtenu en octobre dernier la médaille d’or à l’Exposition universelle d’Osaka 2025, dans la catégorie « Sauver des vies », grâce à son pavillon conjoint. Ce prix prestigieux a été décerné par le Bureau international des expositions (BIE).

Le pavillon du Gabon regroupait une quinzaine de pays, parmi lesquels Israël, l’Uruguay et Saint-Marin. Cette distinction met en lumière la qualité du travail réalisé par le Commissariat général aux expositions du Gabon et la pertinence du message porté par le pays lors de cette rencontre mondiale dédiée à l’innovation et au développement durable.

Gabon-Huawei : un partenariat stratégique pour une administration 100% numérique

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu le 6 novembre, Lei Wang PDG de Huawei pour la région de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), pour discuter de la digitalisation de l’administration et de projets numériques structurants. Les échanges ont porté sur la modernisation des infrastructures, l’amélioration de la connectivité, la digitalisation des services publics et la formation des acteurs afin de renforcer l’efficacité de l’administration gabonaise.

La PDG région CEMAC de Huawei a présenté les solutions technologiques de son entreprise pour soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale, notamment dans le domaine de l’éducation. « C’est un grand plaisir, d’avoir la chance de présenter un rapport au président, pour voir comment, en utilisant les forces technologiques de Huawei, on peut aider à réaliser la vision du président, dans l’industrie, l’éducation, la connectivité », a-t-elle déclaré. 

Gabon-Huawei : un partenariat stratégique pour une administration 100% numérique
Le Gabon passera bientôt à l’ère numérique.

Selon Mark Alexandre Doumba, ministre de l’économie numérique : « L’échange a permis de partager des connaissances sur ce qui se fait en Chine et ouvre la voie à la signature d’une convention avec Huawei ». Un projet pilote sera lancé avant la fin du mois, connectant deux écoles à Libreville et à Oyem, pour introduire l’éducation à distance au Gabon. « Ce projet sera suivi et évalué dans le cadre de la stratégie nationale », a précisé le ministre.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’administration et de l’inclusion numérique, avec l’objectif d’améliorer l’accès à l’éducation et l’efficacité des services publics.

L’ENM dote les magistrats d’un arsenal juridique antidrogue

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Consciente de la montée du trafic de drogues et de ses effets dévastateurs sur la société, l’École nationale de la magistrature (ENM) a organisé, du 4 au 6 novembre, une formation dédiée aux magistrats. Objectif : renforcer leurs capacités à comprendre, prévenir et réprimer le trafic de stupéfiants, en maîtrisant le cadre juridique, les techniques d’enquête et la coopération avec les forces de sécurité, afin de protéger la jeunesse et préserver la cohésion sociale.

« La lutte contre le trafic des stupéfiants ne relève pas seulement de la sécurité publique, elle constitue un combat pour la dignité humaine et la cohésion sociale », a déclaré Clauvice Nyama Mouketou, directeur de cabinet du ministre de la Justice, à l’ouverture des travaux. Il a rappelé que derrière chaque dossier de drogue se cache souvent le drame d’une famille.

Quelques semaines avant cette rencontre, la Direction générale des services spéciaux (DGSS) et l’Office central de lutte anti-drogue (OCLAD) ont interpellé sept citoyens gabonais, âgés de 21 à 35 ans, impliqués dans un trafic de stupéfiants. Cette opération montre la persistance du problème et la nécessité d’un travail coordonné entre forces de sécurité et justice.

Des magistrats mieux outillés pour combattre le trafic de drogues.
Des magistrats mieux outillés pour combattre le trafic de drogues.

Le directeur général de l’ENM, Armand Yebé, a souligné que « la drogue et les stupéfiants représentent un véritable danger pour la paix sociale et la stabilité du pays ». La formation, organisée en partenariat avec la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise (Italie), aborde les enquêtes transnationales, le blanchiment d’argent et les outils juridiques pour lutter contre le narcotrafic.

La hausse de la consommation de drogues chez les jeunes, notamment dans les établissements scolaires, inquiète les populations. Ce constat appelle à multiplier les initiatives de prévention et de formation pour freiner un phénomène aux conséquences sociales alarmantes.

Gabon-France : vers une coopération énergétique et hydraulique renforcée

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Dans un contexte marqué par les défis persistants dans la distribution de l’eau et de l’électricité, le Gabon et la France ont tenu une rencontre stratégique pour la relance du secteur énergétique gabonais. Le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, a reçu en audience, le 5 novembre, l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès.

Les discussions ont principalement porté sur l’état de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et les perspectives d’investissement pour les entreprises françaises. L’ambassadeur de France a mis en exergue l’esprit de confiance guidant ces échanges. « Nous travaillons ensemble en confiance sur le retour de grands groupes français ici dans le domaine de l’eau et de l’électricité », a affirmé Fabrice Mauriès. Il a ajouté que des projets pourraient être concrétisés lors de futurs rendez-vous franco-gabonais.

Gabon-France : vers une coopération énergétique et hydraulique renforcée
Fabrice Mauriès, ambassadeur de France au Gabon, s’exprimant sur la situation et les perspectives du secteur de l’eau et de l’électricité au Gabon.

L’intérêt d’EDF et des PME françaises

L’engagement français a été souligné, notamment à travers l’intérêt de la société nationale d’électricité, EDF. « Nous avons également évoqué la contribution française dans le domaine de l’électricité avec l’intérêt de la société EDF pour revenir au Gabon, à la fois en termes d’assistance technique et de génération électrique », a fait savoir le diplomate.

Au-delà des grands groupes, l’ambassadeur a également évoqué des opportunités pour les PME françaises. « Nous avons également parlé de projets qui pourraient intéresser des entreprises plus modestes, des PME françaises, dans ces différents domaines », a-t-il précisé, mentionnant notamment l’électrification rurale, l’énergie solaire, et la transition énergétique.

Cette rencontre ouvre ainsi la voie à une coopération renforcée entre Libreville et Paris, axée sur la modernisation des infrastructures et l’adoption de solutions innovantes pour garantir un accès durable à l’eau et à l’énergie au Gabon.

Libreville : Un Airbus A320 d’Air Côte d’Ivoire immobilisé après une collision avec une passerelle

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Un incident majeur, mais heureusement sans gravité pour les passagers, a eu lieu à l’aéroport international Léon-Mba de Libreville. Un aéronef de la compagnie Air Côte d’Ivoire, un Airbus A320 immatriculé TUTSV qui venait d’Abidjan, a été heurté par une passerelle d’embarquement alors qu’il s’apprêtait à débarquer ses occupants.

L’événement, survenu le 3 novembre, a eu des répercussions immédiates sur l’appareil et le programme de vol de la compagnie. Le choc, qui a eu lieu au sol, a provoqué un impact important sur la structure de l’avion. L’incident a « provoqué un impact au niveau du fuselage, nécessitant l’immobilisation de l’appareil pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines », confirme la compagnie Air Côte-d’Ivoire dans un communiqué adressé à ses clients et partenaires.

Cette immobilisation forcée de l’Airbus A320, qui fait partie intégrante de la flotte de la compagnie, survient à un moment délicat, alors qu’Air Côte d’Ivoire est en pleine dynamique de croissance et a récemment inauguré des vols long-courriers. La perturbation du programme de vol est inévitable.

Face à cette situation imprévue, Air Côte d’Ivoire a rapidement pris des mesures pour tenter de minimiser l’impact sur sa clientèle. « Des mesures ont d’ores et déjà été prises pour honorer au mieux nos engagements vis-à-vis de vous tout en assurant la continuité de nos services et opérations », a annoncé la compagnie aérienne.

L’équipe d’Air Côte d’Ivoire se veut rassurante quant à sa mobilisation et sa disponibilité pour informer les voyageurs concernés. « L’équipe Air Côte d’Ivoire reste pleinement mobilisée, engagée et disponible pour tout complément d’informations », a conclu le transporteur, insistant sur le fait que la « compréhension et la confiance » des clients et partenaires sont appréciées.

Cet événement malheureux à Libreville remet en lumière l’importance des procédures de sécurité et de la gestion des équipements au sol dans les aéroports. Une enquête devrait être menée afin de déterminer avec précision les circonstances de la collision entre la passerelle et l’aéronef, et d’établir les responsabilités quant à la manipulation de l’équipement au sol. La sécurité des opérations aéroportuaires à l’aéroport Léon-Mba devient un point d’attention crucial suite à cet incident qui a nécessité l’arrêt de l’appareil.

Procès Sylvia et Nourredin Bongo : le Garde des Sceaux convoque les magistrats, l’indépendance de la Justice en question

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À quelques jours de l’ouverture du procès très attendu de Sylvia et Nourredin Bongo, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Séraphin Akure-Davain, a réuni la haute hiérarchie judiciaire, provoquant une vive polémique. Officiellement justifiée par des raisons logistiques, cette initiative est perçue par de nombreux spécialistes du droit comme une ingérence dangereuse de l’Exécutif, remettant en cause l’impartialité de la justice gabonaise.

Autour du Garde des Sceaux, le 6 novembre, siégeaient l’Inspecteur général des services judiciaires, le Secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que les plus hautes figures judiciaires de Libreville : le Premier président de la Cour d’appel, le Procureur général près ladite cour, et surtout le président de la Cour criminelle spécialisée, magistrat directement chargé de présider l’audience du 10 novembre.

Justification : « des correctifs à apporter »

Justifiant cette rencontre, le ministre a affirmé qu’il s’agissait d’assurer le bon déroulement logistique d’un événement hautement médiatisé. « C’est un procès qui sera médiatisé et il m’a paru important de poser la question à ces responsables pour qu’éventuellement à quatre jours de l’audience, s’il y a des correctifs à apporter, que ces correctifs soient là », a-t-il déclaré. Il a tenu à assurer que tout sera mis en œuvre pour une justice rendue « dans la transparence la plus totale ».

Interrogé sur les menaces de boycott formulées par la défense, le ministre de la Justice a maintenu une position ferme. Les avocats français des accusés avaient récemment fait savoir que leurs clients, installés à Londres après leur mise en liberté provisoire pour raison médicales, ne feraient pas le déplacement de Libreville, évoquant l’absence de garantie d’un « procès juste et équitable ». « Qu’ils soient présents ou non, ils seront jugés », a-t-il le ministre Akure-Davain, évoquant ainsi la possibilité d’un jugement par contumace.

Réactions : des frontières « dangereusement brouillées »

Cette réunion a immédiatement soulevé une vague d’indignation dans les milieux du droit et au sein de l’opinion publique. Pour bon nombre d’observateurs, elle constitue une « maladresse de trop » qui confirme les doutes persistants sur l’indépendance de l’appareil judiciaire.

« En convoquant le Premier président de la Cour d’appel, le Procureur général, l’Inspecteur des services judiciaires et même le Bâtonnier dans son cabinet à quatre jours du procès, le ministre brouille dangereusement les frontières entre l’exécutif et le judiciaire », a réagi Peter Stephen Assaghle, docteur en droit, dans une tribune sur les réseaux sociaux.

Le juriste s’interroge également sur la nature des ajustements évoqués par le ministre. « Le fait même que le ministre parle de “correctifs à apporter à quatre jours de l’audience“ est extrêmement problématique : Quels correctifs ? Juridiques ? Organisationnels ? (…) Si c’est judiciaire, alors c’est une violation frontale de l’indépendance du siège », soutient-il.

De son côté, le célèbre caricaturiste Pahé, de son vrai nom Patrick Essono, a résumé l’émoi général sur sa page en s’interrogeant ironiquement : « Que font donc nos magistrats dudit procès chez lui, en son bureau, avant le procès, si la justice est libre, indépendante, dans la séparation des pouvoirs ? »

Cette rencontre a assurément donné « du grain à moudre » aux détracteurs qui doutent de la capacité de la justice à agir de façon libre et indépendante dans cette affaire éminemment politique.

Pour rappel, Sylvia et Nourredin Bongo ont été mis aux arrêts au soir du 30 août 2023, suite au coup d’État militaire qui a mis fin au long règne de la famille Bongo à la tête du Gabon. Après près de deux ans de détention, ils ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Ils sont accusés, entre autres, de détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, trouble des opérations d’un collège électoral, et usurpation de titre et de fonction. Leur procès s’ouvre ce 10 novembre devant la Cour criminelle spécialisée à Libreville.

Le Cnou et le ministère du Logement unis pour bâtir des campus modernes à travers le Gabon

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La directrice générale du Centre national des œuvres universitaires (Cnou), Zora Kassa Nzigou, a été reçue le 5 novembre par le ministre du Logement, Ludovic Megne Ndong. Au cœur des échanges : la construction de logements étudiants sur l’ensemble du territoire national, un projet ambitieux qui traduit la volonté du gouvernement de transformer durablement le cadre de vie universitaire.

Nommée à la tête du Cnou le 8 octobre dernier, Zora Kassa Nzigou s’est résolument engagée à repenser la politique d’hébergement des étudiants. L’audience accordée par le ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre s’inscrit dans cette dynamique. L’objectif principal de cette rencontre était de sécuriser des parcelles de terrain indispensables au lancement de la construction de campus modernes, adaptés aux besoins actuels et aux standards internationaux de la jeunesse estudiantine.

Un plan ambitieux pour le logement étudiant national

Le projet, baptisé Campus modernes pour un enseignement supérieur de qualité, sera déployé en plusieurs phases sur l’ensemble du territoire national. Il vise prioritairement à résorber le déficit criant en lits universitaires et à garantir des conditions de vie optimales, facteurs essentiels à la réussite académique des étudiants gabonais.

Ce vaste programme prévoit une couverture géographique étendue, agissant comme un levier pour la décentralisation de l’enseignement supérieur. Les réalisations majeures concerneront l’Estuaire, avec des implantations à Akanda et Owendo pour renforcer la capacité d’accueil de la capitale. Le programme se poursuivra dans l’intérieur du pays, notamment dans le Haut-Ogooué (Franceville et Mvengué), la Ngounié (Mouila) et la Nyanga (Tchibanga et Mayumba).

D’autres pôles universitaires locaux verront le jour à Makokou pour l’Ogooué-Ivindo et à Koula-Moutou pour l’Ogooué-Lolo. Enfin, la modernisation touchera l’Ogooué-Maritime (Port-Gentil) et le Woleu-Ntem (Oyem), assurant ainsi un maillage complet.

Ces futurs campus ne se limiteront pas à de simples dortoirs ; ils intégreront des infrastructures complètes, telles que des espaces de travail collaboratif, des centres de documentation et des zones de loisirs, favorisant un environnement d’étude stable et propice à l’épanouissement.

Cette initiative interministérielle offre un cadre propice pour un enseignement supérieur inclusif et performant. Le Cnou, en partenariat étroit avec le ministère du Logement, entend ainsi renforcer son rôle d’acteur central dans l’amélioration concrète des conditions de vie et d’apprentissage des étudiants gabonais. C’est un engagement fort du gouvernement pour l’avenir de sa jeunesse.

Élections des bureaux des conseils locaux : le calendrier est fixé

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Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, a convoqué les conseillers municipaux, départementaux et d’arrondissement pour l’élection des bureaux des conseils locaux dans un communiqué rendu public le 5 novembre 2025.

Selon le calendrier établi, les scrutins se tiendront le 9 novembre pour les maires des communes avec arrondissements, le 11 novembre pour les maires des communes sans arrondissements ainsi que les présidents des conseils départementaux, et le 16 novembre pour les maires d’arrondissements.

« Ces élections marquent une étape essentielle dans la consolidation du processus démocratique au niveau local », a déclaré le ministre Hermann Immongault, qui a instruit les gouverneurs et préfets à veiller au bon déroulement des sessions.

Ces scrutins s’inscrivent dans la continuité du processus de normalisation institutionnelle. Ils visent à mettre en place les exécutifs locaux avant la fin de la période transitoire déclenchée le 30 août 2023, marquant ainsi une avancée vers le retour à l’ordre constitutionnel.

Transport aérien : l’OACI valide la sûreté et le nouvel essor du secteur au Gabon

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu le 5 novembre une délégation de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), conduite par Romain Ekoto, Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WACAF). Cette rencontre visait à renforcer la coopération technique entre le Gabon, l’OACI et l’ASECNA dans le cadre de la modernisation du transport aérien national, notamment à travers la mise aux normes internationales des infrastructures et le suivi du projet du nouvel aéroport d’Andem.

 « Il y a des progrès significatifs qui ont été notés et qui forcent la reconnaissance internationale à travers le certificat de l’OACI au Gabon », a déclaré Prosper Zo’o Minto’o, Directeur général de l’ASECNA, saluant la dynamique engagée par les autorités gabonaises. Cette distinction de l’OACI vient justement couronner l’essor remarquable du secteur aérien gabonais. Ces dernières années, le pays a multiplié les initiatives pour renforcer sa compétitivité et sa conformité aux standards internationaux.

Avec un score de 78,77 % à l’audit USAP-CMA, le Gabon confirme son essor dans le domaine de l’aviation civile
Avec un score de 78,77 % à l’audit USAP-CMA, le Gabon confirme son essor dans le domaine de l’aviation civile.

La compagnie nationale Fly Gabon illustre cette dynamique en renforçant sa flotte avec un Airbus A320, destiné à l’ouverture de nouvelles lignes internationales, notamment vers Johannesburg. Dans le même temps, le Gabon a amélioré la sûreté de son aviation civile, atteignant un score de 78,77 % à l’audit USAP-CMA de l’OACI en 2025, un résultat qui traduit les efforts constants des autorités pour moderniser le secteur et garantir un haut niveau de sécurité.

« Il y a des projets importants. En plus de la mise en œuvre des aéroports internationaux du Gabon, il y a la construction d’un nouvel aéroport, que l’OACI est prête à soutenir. Et nous, à l’ASECNA, accompagnons tous les efforts déployés pour la modernisation des infrastructures et le développement du transport aérien », a ajouté le directeur général de l’ASECNA.

Fort de ces avancées, le pays a également affirmé sa position d’acteur clé dans le transport aérien régional, en accueillant plusieurs réunions techniques et ministérielles d’envergure africaine. Ces initiatives renforcent son rôle de plateforme stratégique pour la coopération aéronautique en Afrique centrale.

Ainsi, cette reconnaissance internationale confirme la crédibilité du Gabon sur la scène mondiale déterminé à se positionner comme un hub aérien moderne, sûr et compétitif au cœur du continent.