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Le président Oligui Nguema attendu à Abidjan pour l’investiture d’Alassane Ouattara

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, se rendra à Abidjan le lundi 8 décembre en qualité d’invité de marque pour assister à la cérémonie d’investiture de son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. L’annonce, faite par un communiqué de presse de la présidence de la République gabonaise, confirme l’excellence et le caractère fraternel des relations entre Libreville et Abidjan.

Le président Alassane Ouattara a été réélu pour un quatrième mandat à l’issue de l’élection présidentielle du 25 octobre dernier. Une victoire validée par le Conseil constitutionnel avec un score de 89,77 % des suffrages exprimés.

Un partenariat au-delà du politique : la révolution économique du FACIGA

Si la présence du président Oligui Nguema est un acte fort de la diplomatie bilatérale, elle vient également sceller une relation qui a récemment pris une dimension économique stratégique. Cette dynamique est incarnée par le succès retentissant du premier Forum d’affaires Côte d’Ivoire-Gabon (FACIGA).

Organisé à Libreville les 18 et 19 novembre dernier, cet événement a réuni près de 700 acteurs publics et privés des deux nations, constituant un véritable exemple de coopération Sud-Sud sur le continent. La participation de plusieurs membres des gouvernements et des acteurs économiques majeurs a témoigné de l’engagement des deux pays à traduire leur amitié politique en une synergie économique concrète.

Le FACIGA a ainsi jeté les bases d’un pont de collaboration visant à lier étroitement les entreprises, les visions de développement et les opportunités d’affaires communes. La visite du chef de l’État gabonais à Abidjan est donc une réaffirmation que la solidité des relations ivoiro-gabonaises s’exprime désormais avec force non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan économique et commercial.

En marge de l’investiture, le chef de l’État s’entretiendra également avec la communauté gabonaise résidant en Côte d’Ivoire, perpétuant la tradition de dialogue avec la diaspora.

2119 milliards CFA pour le Gabon : l’ère de l’efficacité et du suivi rigoureux

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Devant les hauts cadres de l’administration réunis le 3 décembre à l’auditorium Arambo, la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a livré un diagnostic sans concession et a fixé le cap pour la gestion des investissements 2026. Sous la houlette du Vice-président du Gouvernement, la ministre a clairement indiqué que garantir le bien-être des Gabonais et en finir avec l’histoire des projets inachevés dépendra d’un engagement inébranlable : la planification rigoureuse et le suivi transparent du colossal budget alloué.

Réaffirmant l’engagement de l’équipe gouvernementale, la ministre a rappelé que la Loi de finances 2026, dotée d’un budget d’investissement de 2119,2 milliards de francs CFA, est à la mesure du projet de société en cours. Elle a posé le défi d’emblée : l’efficacité de cet investissement dépendra avant tout de la méthode utilisée.

Une priorité absolue : achever les chantiers existants

La première orientation stratégique majeure pour 2026 est la finalisation des 675 projets répertoriés à travers le pays et qui se trouvent à différents niveaux de réalisation ou de maturation. Pour y parvenir, environ 1000 milliards de francs CFA du budget total seront alloués spécifiquement à cette tâche. « Nous nous étions entendus que pour l’année 2026, le premier travail que nous ferions avec notre budget d’investissement sera d’amener ces projets à terme », a affirmé la ministre Mvono.

2119 milliards CFA pour le Gabon : l'ère de l'efficacité et du suivi rigoureux
Les hauts cadres de l’administration à l’auditorium Arambo, le 3 décembre, attentifs aux explications de la ministre sur la planification et le suivi rigoureux des investissements 2026.

Elle a ensuite insisté sur le respect scrupuleux des engagements budgétaires. « Le ministre d’État en charge des finances l’a dit, nous n’aurons pas de hors budget, nous allons y travailler. Donc tous ces investissements sont dans la loi de finances donc il va falloir les finaliser », a-t-elle martelé.

Fin de l’improvisation : la maturation des projets, un impératif

La seconde méthode essentielle est l’accélération de la phase de maturation des nouveaux projets. La ministre a identifié trois niveaux clés dans la gestion des investissements (l’idée, les termes de référence/études, et le financement) et a révélé que son ministère a reçu une dotation de 159 milliards de francs CFA pour financer les études nécessaires. Ces études sont capitales pour déterminer le mode de financement optimal : secteur privé, partenariat public-privé, ou prise en charge totale par l’État.

L’objectif est clair : prévenir les gaspillages observés par le passé. « Il va falloir que nous accélérions la phase de maturation des projets pour que ces projets soient mis en œuvre. Nous avons une dotation de 159 milliards pour pouvoir faire des études qui vont nous permettre d’amener nos projets à bon terme et éviter que nous ayons ces éléphants blancs », a-t-elle insisté.

Transparence et responsabilité partagée

La démarche du ministère de la Planification inclut la mise en place d’une nouvelle méthode de suivi garantissant cohérence et transparence dans le séquençage des investissements. Un nouveau système de gestion des investissements publics sera d’ailleurs présenté aux cadres pour un suivi rigoureux et partagé. « Tout ce que nous allons faire au cours des prochaines années vise à mettre en place ce projet de société, ces ambitions qui devraient se manifester à la fin par le bien-être des Gabonais », a déclaré la ministre, avant d’interpeller l’assemblée sur l’attente citoyenne. « Nous avons conscience de la question que les Gabonais nous posent souvent : en quoi est-ce que ça change notre vie ? », a-t-elle conclu, soulignant que cet impératif de changement est au cœur de l’ambition gouvernementale.

La ministre Louise Pierrette Mvono a conclu son intervention en insistant sur la nécessité d’une collaboration sans faille entre les différentes administrations. Le nouveau système de suivi, loin de « bloquer la machine », est là pour « la faciliter », a-t-elle assurée, transférant ainsi la lourde charge de la responsabilité et de la réussite de ces investissements aux mains des hauts cadres présents.

La République en crise d’éthique : Oligui Nguéma déclare la guerre totale à l’improbité publique

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La Ve République est-elle condamnée à revivre les pires travers de l’ère précédente ? C’est la question lancinante qui plane sur Libreville. Alors que les spectaculaires révélations du procès Bongo Valentin ont rappelé l’ampleur des saignées opérées impunément dans les caisses de l’État, les aurores de la nouvelle ère sont déjà obscurcies par de troublantes affaires de gabegie et de délinquance financière de haut vol au sommet de l’État.

Le rêve d’une rupture franche n’aura pas duré. Le pays est secoué par une série de dossiers embarrassants qui rappellent l’époque où le milliard était un montant banal dans un pays pourtant en manque cruel d’infrastructures.

D’abord, la mise en détention préventive du conseiller du chef de l’État, Simplice Boungoueres, pour des soupçons de corruption, a agi comme un premier signal d’alarme retentissant.

Ensuite, deux autres affaires illustrent l’étendue du malaise éthique. D’une part, le milieu médiatique a été secoué l’année dernière par de vifs remous autour de la gestion de la subvention publique à la presse. Bien qu’elle ait été portée de 120 à 500 millions de francs CFA par la volonté du président Oligui Nguema, soucieux d’une presse libre et indépendante, cette manne a curieusement occasionné une levée de bouclier.

Des patrons de presse de renom sont montés au créneau, dénonçant publiquement une gestion peu orthodoxe et pointant du doigt la patronne du département de la Communication de l’époque, Laurence Ndong. Face à cette situation, aucune enquête n’a été ouverte et aucune communication officielle claire n’a rassuré le public, même si des sources autorisées indiquent que ce dossier sensible devrait être remis sur la table à l’heure où le peuple réclame un véritable nettoyage.

D’autre part, un autre dossier secoue la chronique avec la gestion cavalière présumée de 10 milliards de francs CFA destinés à la relance du secteur du tourisme. Malgré l’ampleur du montant, le silence radio des autorités contraste avec l’émoi du public. L’enquête visant le patron de ce département ministériel, Pascal Ogowe Siffon, vu à la table du dernier Conseil des ministres, confirme que la corruption et la gabegie touchent les plus hautes sphères.

Ultimatum présidentiel : plus de place à la compromission

Face à cet « entêtement » de certains collaborateurs à confondre leur poche avec les caisses de l’État, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a frappé du poing sur la table. Lors du Conseil des ministres tenu hier, jeudi 4 décembre, le chef de l’État a formulé un rappel à l’ordre ferme et sans appel, marquant l’urgence d’une refondation éthique de l’État.

Selon le communiqué final, Oligui Nguema a souligné la « nécessité d’un sursaut collectif ». Il a rappelé aux détenteurs de l’autorité la responsabilité historique de refonder la nation sur des piliers essentiels : probité, exemplarité et patriotisme actif. Le constat est amer : les efforts déployés ne convergent « pas encore suffisamment vers cette boussole commune ».

Le message se veut sans ambiguïté et sonne comme une sentence. « Tant que la corruption continuera de miner les administrations et que la logique de clan prévaudra sur l’intérêt national, la mise en œuvre des projets structurants demeurera compromise », a-til martelé. Cet avertissement est sévère, car il est assorti d’une promesse de sanction radicale. « Toute dérive ou compromission sera sanctionnée de manière immédiate et exemplaire », a-t-il averti avec sévérité.

La nécessité de mesures radicales

Si les mauvaises habitudes ont la peau dure, les rappels à l’ordre ne suffisent plus. Pour nettoyer au karcher les écuries d’Augias, des mesures radicales s’imposent. Le détournement de fonds publics au Gabon n’est pas qu’une faute de gestion ; les fonds subtilisés représentent des écoles et des hôpitaux non construits, des pénuries d’eau, d’électricité et de médicaments. Ce sont, en définitive, des assassinats silencieux de compatriotes.

Face à l’impunité persistante et à une peine maximale de 20 ans de réclusion jugée insuffisante, la question d’une sanction extrême pour ces délinquants financiers ressurgit avec une force implacable. Il est en effet difficilement concevable que ces cadres, dont la majorité appartient à des sociétés initiatiques, locales ou occidentales (Bwiti, Ndjobi, Franc-maçonnerie, etc.) censées prôner la vertu et l’éthique, foulent aux pieds, avec une telle légèreté cynique, les règles qu’ils sont pourtant tenus de défendre. Ils s’érigent en détourneurs invétérés, gérant l’argent du contribuable avec une incurie et un mépris tels qu’ils en font l’équivalent d’un trésor confié à des mains voraces et irresponsables.

L’heure n’est plus aux atermoiements. Le chef de l’État a lancé un ultimatum solennel. Il lui appartient désormais de sévir sans pitié, et, selon certains, aucune voie, même la peine de capitale, ne devrait être exclue pour moraliser cette caste, afin de prouver que la Ve République tiendra sa promesse de rupture avec la gabegie. Le peuple, lui, attend des actes.

Vol au Lycée islamique de Mouila : deux suspects écroués

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À Mouila, la présence de petits groupes de voleurs, souvent présentés comme d’anciens ouvriers d’Olam Palm, inquiète de plus en plus les habitants. Dans ce contexte tendu, deux jeunes du quartier Didjanu, Mickael Coach Bouloudi (22 ans) et Dinzambou, ont été interpellés et placés en détention préventive à la prison de Mouila suite à un vol commis au lycée islamique de la ville.

Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2025, Mickael serait entré dans l’établissement en passant par le plafond d’une salle de classe avant d’atteindre le bureau du proviseur. Il y aurait dérobé 600 000 francs, un ordinateur et un téléphone Android. Il a ensuite quitté les lieux par la porte pour rejoindre son complice, Dinzambou, resté à l’extérieur pour faire le guet. Le duo aurait partagé le butin monétaire un peu plus tard dans la nuit.

Une dénonciation et la plainte déposée par la victime ont permis aux agents de la Sûreté urbaine d’interpeller Mickael. Au commissariat, il a d’abord nié, avant de passer aux aveux. Il a notamment expliqué avoir gardé le téléphone et détruit l’ordinateur par peur d’être retrouvé. Il a également déclaré avoir remis une partie de l’argent et le téléphone à son grand frère, Soiré Ngouaba, actuellement introuvable.

Présenté au parquet le 1er décembre, Mickael Coach Bouloudi a été inculpé pour vol aggravé puis placé en détention préventive à la prison de Mouila. Son complice, Dinzambou, s’y trouvait déjà, incarcéré dans une autre affaire de trafic de stupéfiants.

Mounana lance une semaine d’action pour une ville plus propre 

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Le maire de Mounana, Émerick Cédric Maka Tongo, accompagné du député de la localité, Rodrigue Bokoko, a lancé, mardi dernier, l’opération « Mounana Ville propre ». Cette campagne, qui va s’étendre toute la semaine dans les 22 quartiers de la commune, a pour objectif de redonner un meilleur visage à la ville.

Les deux responsables veulent débarrasser Mounana des hautes herbes qui longent les routes principales et les rues secondaires. Selon le maire, maintenir une ville propre est une demande importante des habitants, et cette nouvelle dynamique doit s’inscrire dans la durée.

L’opération inclut aussi le ramassage des tas d’ordures qui dégradent l’image de la commune, surtout le long de la voie nationale. La veille du démarrage, le maire a rencontré les chefs de quartier pour discuter de plusieurs points, notamment de la propreté dans leurs zones respectives. Leur implication a été jugée essentielle pour garantir une action efficace et durable.

Le maire et le député ont également assuré que ce type d’initiative ne s’arrêtera pas là : d’autres actions du même genre seront menées pour améliorer le cadre de vie des habitants de Mounana.

RGPL : le gouvernement reprogramme l’opération pour garantir des données fiables

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Le ministère de la Planification et de la Prospective a annoncé, dans un récent communiqué, le décalage du recensement général de la population et des logements (RGPL) à l’année 2026. Cette reprogrammation résulte principalement de la période de forte mobilité observée durant les fêtes de fin d’année, susceptible de générer doublons, omissions et autres erreurs dans les opérations de dénombrement.

Afin d’éviter tout chevauchement entre la phase de recensement et les déplacements massifs de décembre, le ministère a jugé nécessaire d’ajuster son calendrier. Pour mémoire, Alexandre Barro Chambrier, alors vice-président du gouvernement, avait indiqué le 5 novembre que l’opération devait débuter en décembre 2025, pour une durée d’un mois. Toutefois, pour assurer la fiabilité statistique de cette enquête d’envergure, les autorités privilégient une période plus stable. Selon des sources concordantes, le lancement pourrait intervenir dès janvier 2026.

RGPL : le gouvernement reprogramme l’opération pour garantir des données fiables
A cause des déplacements observées pendant cette période des fêtes, le RGPL 2025 est reporté à 2026.

Le RGPL demeure un instrument déterminant pour orienter les politiques publiques. Ses résultats nourrissent la planification dans des secteurs clés tels que le logement, l’éducation, la santé, les transports ou encore l’emploi. Le recensement permet d’identifier les besoins réels des populations, d’évaluer leurs conditions de vie et de mesurer les progrès réalisés au regard des engagements nationaux et internationaux.

En repoussant l’opération, le gouvernement affirme sa volonté de garantir un dénombrement rigoureux et représentatif de la situation démographique du pays. Ce choix s’inscrit dans une démarche visant à fonder les décisions publiques et les investissements sur des données fiables, condition indispensable au développement socio-économique du Gabon.

Le ministère du Pétrole mise sur le capital humain 

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Le ministère du Pétrole et du Gaz a lancé, le 1ʳ décembre à Libreville, un programme de formation pour renforcer les compétences de ses agents, en partenariat avec l’Institut Français du Pétrole (IFP). Prévu jusqu’en mars 2026, ce cycle vise à améliorer la gestion des contrats pétroliers et gaziers tout en intégrant des approches centrées sur l’humain.

Parmi les modules proposés, celui de la psychologue Aalaa Bouraoui : la performance individuelle et collective condition le leadership responsable. Selon elle, ces éléments sont désormais essentiels pour assurer la cohésion des équipes et optimiser les résultats dans un environnement professionnel exigeant. Les participants apprennent à mieux gérer le stress, à communiquer efficacement et à adopter des pratiques favorisant un climat de travail harmonieux.

Le formateur de l’IFP, François Vatier, est resté quant à lui focalisé sur la dimension technique, notamment la négociation contractuelle et la maîtrise des budgets et programmes de travaux. Mais le ministère souligne que la réussite du secteur ne repose pas uniquement sur les compétences techniques : le capital humain et la qualité de vie au travail sont également des leviers clés.

Pour le Directeur de Cabinet, Sylvain Olame Ndong, « cette initiative illustre la volonté du gouvernement de moderniser l’administration sectorielle en conciliant expertise technique et développement personnel des agents ». Une démarche qui se poursuivra jusqu’en mars 2026, offrant aux participants le temps d’intégrer pleinement ces nouvelles compétences dans leur quotidien professionnel.

Vaste décrue à l’ANBG : 34 agents renvoyés dans le cadre d’une restructuration budgétaire

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Le Conseil des ministres du 4 décembre 2025, tenu sous l’autorité du président Oligui Nguema, a pris des mesures significatives concernant l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), marquant un tournant dans la gestion de son personnel. L’exécutif a formellement mis fin aux délégations de service qui permettaient à l’ANBG d’employer un grand nombre d’agents issus d’autres administrations. Au total, 34 personnels sont concernés par cette décision.

La mesure principale concerne 25 fonctionnaires qui étaient jusqu’à présent détachés auprès de l’Agence. Ces agents ont reçu l’instruction de réintégrer immédiatement leurs administrations d’origine, mettant un terme à leur affectation au sein de la structure gérant les bourses étudiantes.

Parallèlement, la décision frappe également neuf (9) agents non fonctionnaires. Nommés en mars 2024 par décret pour occuper des fonctions de délégués provinciaux et extérieurs, ces derniers sont sommés de cesser immédiatement toute activité en lien avec l’ANBG.

Une volonté de clarification juridique et budgétaire

Selon la communication officielle rendue publique à l’issue du Conseil des ministres, cette restructuration découle d’un « plan de cessation des délégations » validé par le gouvernement. La motivation avancée est double : « contraintes juridiques et budgétaires ».

Cet argument met en lumière la détermination de l’administration à clarifier les statuts du personnel et, surtout, à rationaliser les dépenses publiques au sein de cette agence stratégique pour l’éducation nationale. Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de « mise en ordre des établissements publics » engagée par les autorités.

Le gouvernement a tenu à rassurer sur le caractère encadré de cette réorganisation. Il a conclu son annonce en précisant que « les modalités de mise en œuvre seront précisées par les services compétents et portées à la connaissance des intéressés ». Les fonctionnaires et agents concernés attendent désormais ces précisions logistiques et administratives qui devront déterminer le calendrier exact de leur transfert ou de la fin de leur contrat.

Gabon-Belgique : « Tropical Storm V » cimente dix ans d’axe militaire stratégique

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Sur le littoral gabonais, l’exercice militaire conjoint « Tropical Storm V » a marqué, le mercredi 3 décembre 2025, le dixième anniversaire de l’axe stratégique entre Libreville et Bruxelles. Co-présidées par le Ministre gabonais Hermann Immongault et son homologue belge Théo Francken, ces manœuvres, qui ont transformé la presqu’île de la Pointe Denis en un théâtre d’opérations d’une rare intensité, confirment la solidité et la montée en puissance de ce partenariat militaire fondamental.

Après un briefing d’état-major technique tenu à l’hôtel Radisson Blu, détaillant les objectifs tactiques, l’action s’est rapidement déplacée vers la Pointe Denis. Sous un soleil vertical, l’exercice a débuté par un assaut aéroporté spectaculaire.

Les premières troupes d’élite ont été larguées à basse altitude en saut automatique, sécurisant le périmètre. Une seconde vague a suivi, s’insérant depuis plus de 3 000 mètres pour une chute libre maîtrisée jusqu’à la zone d’atterrissage. Une fois au sol, ces unités spécialisées avaient pour mission de simuler des affrontements rapprochés et de valider la coordination avec les troupes déjà pré-positionnées.

Gabon-Belgique : « Tropical Storm V » cimente dix ans d'axe militaire stratégique

Les deux ministres, Hermann Immongault – en sa qualité de ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation assurant l’intérim du ministre de la défense nationale – et Théo Francken, entourés des états-majors gabonais et belge, ont pu observer la synergie interarmées et la précision des opérations. La démonstration s’est conclue par une séquence maritime particulièrement technique, mobilisant des unités navales engagées dans un scénario d’assaut et de sécurisation côtière, démontrant la capacité des forces à opérer sur tous les fronts.

Lancé en 2015, « Tropical Storm » s’est imposé comme le rendez-vous militaire majeur entre le Gabon et la Belgique. Exclusivement organisé sur le sol gabonais, son objectif premier est de renforcer les capacités opérationnelles des Forces Armées Gabonaises  dans des domaines essentiels comme le combat rapproché, l’aéromobilité et les opérations maritimes.

Au-delà de la technique, cet exercice est le symbole d’une coopération durable fondée sur le partage d’expertise et la modernisation des méthodes d’entraînement. Pour Libreville, « Tropical Storm » demeure un levier essentiel pour maintenir un niveau de préparation élevé et adapter en permanence ses forces armées aux défis sécuritaires régionaux complexes.

Communiqué final du Conseil des ministres du 4 décembre 2025

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Ce tour de table gouvernemental, qui s’est tenu ce jour au palais de la présidence de la République, sous la présidence du Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a été l’occasion de plusieurs annonces et programmations. Le président de la République a profité de cette rencontre pour attirer l’attention des membres du Gouvernement sur les insuffisances constatées jusqu’ici dans la mise en œuvre du changement attendu par les populations. Il a notamment relevé le fait que « tant que la corruption continuera de miner les administrations, que certains détourneront la fonction publique au profit d’intérêts personnels, et tant que la logique de clan ou d’avantage particulier prévaudra sur l’intérêt national érigé en principe par les Pères fondateurs, la mise en œuvre des projets structurants demeurera compromise ».

À l’ouverture des travaux, le Conseil a suivi avec une attention  soutenue la communication du Président de la République qui a souligné  avec fermeté la nécessité d’un sursaut collectif. Depuis les événements du  30 août 2023, il n’a cessé de rappeler que la responsabilité historique des  détenteurs de l’autorité de l’État consiste à refonder la Nation sur les  principes de probité, d’exemplarité et de patriotisme actif. Il a toutefois  constaté que les efforts déployés ne convergent pas encore suffisamment  vers cette boussole commune, pourtant essentielle à la réalisation de  l’ambition nationale. 

Le Président de la République a insisté sur le fait que tant que la  corruption continuera de miner les administrations et que certains  détourneront la fonction publique au profit d’intérêts personnels, et tant  que la logique de clan ou d’avantage particulier prévaudra sur l’intérêt  national érigé en principe par les Pères fondateurs, la mise en œuvre des  projets structurants demeurera compromise. 

Face à cette situation, le Président a invité l’ensemble des acteurs  publics à se ressaisir collectivement. Il a réaffirmé sa pleine confiance dans  les capacités de notre peuple et dans la valeur intrinsèque de l’homme  gabonais, tout en avertissant que toute dérive ou compromission sera  sanctionnée de manière immédiate et exemplaire. 

Abordant la réduction des marges de manœuvre budgétaires induite  par le niveau d’endettement du pays, le Président de la République a  instruit le Ministre d’État, Ministre de l’Économie, d’accélérer la  digitalisation de la collecte des recettes. Il a, à cet effet, souligné l’urgence  du déploiement du Système intégré de gestion des finances publiques,  véritable colonne vertébrale de la modernisation et de la dématérialisation  de l’action publique. 

Ce dispositif structurant a pour vocation d’unifier, au sein d’une  plateforme intégrée et adossée au Trésor Public, l’ensemble des  paiements fiscaux, non fiscaux et douaniers. Il permettra d’instaurer une  chaîne de gestion entièrement dématérialisée, plus efficiente, plus 

transparente et strictement alignée sur les impératifs de soutenabilité et de  crédibilité des finances publiques. 

Dans cette perspective, le Conseil a pris acte des orientations du  Chef de l’État relatives à l’élargissement de l’assiette fiscale par  l’instauration d’une taxe forfaitaire d’habitation. Applicable à l’ensemble  des logements, résidentiels comme professionnels, selon une classification  fondée sur les zones et caractéristiques géographiques, cette taxe fera  l’objet d’un prélèvement mensuel adossé à la facturation d’électricité, la  SEEG étant retenue comme opérateur de collecte. Les zones rurales  seront exemptées pour la première phase. 

L’entrée en vigueur est prévue en 2026, conformément au pacte  fiscal républicain visant à renforcer l’équité contributive et à garantir les  moyens nécessaires à la politique nationale de relance. Le rendement  attendu de ce prélèvement est d’environ 2,8 milliards FCFA. 

Parallèlement, le Conseil a réaffirmé la priorité accordée à la  rationalisation de la dépense publique. Il a relevé les dérives constatées au  sein des services publics personnalisés et des autorités administratives  indépendantes, notamment l’inflation injustifiée des jetons de présence  dans les Conseils d’administration et de régulation. Dans le cadre d’une  gouvernance rénovée, il a été décidé de limiter à trois conseils 

d’Administration maximums par an pour ces entités, et de plafonner  strictement les jetons de présence en fonction du statut juridique de  chaque satellite de l’État. 

Le Ministre d’État en charge de l’Économie et des finances a ainsi  été chargé de soumettre dans les meilleurs délais un cadre normatif  complet et cohérent régissant la gouvernance de ces structures et la  rémunération de leurs organes délibérants. 

Sur un autre plan, le Conseil a examiné la situation de la position  extérieure du Gabon, caractérisée par un déficit résultant de la baisse des  exportations, des retards de rapatriement des devises et du maintien  d’importations élevées. Il a constaté que cette situation découle  principalement d’une application insuffisante du règlement CEMAC relatif  au rapatriement obligatoire. En conséquence, le Conseil a décidé de  mettre en œuvre un plan d’action conjoint avec la BEAC afin de stabiliser  les réserves dès le premier semestre 2026.

Afin d’améliorer la performance de l’exécution des projets financés  avec l’appui des partenaires techniques et financiers et face aux  insuffisances structurelles relevées, faibles taux de décaissement,  duplication des interventions, dispositifs de pilotage inopérants et coûts  financiers excessifs, le Conseil a décidé de restructurer les projets  insuffisamment performants, de créer un Comité National de Pilotage,  d’installer un Secrétariat Technique unique et de rattacher directement les  chefs de projet aux ministres sectoriels. Cette réorganisation vise à  renforcer l’efficacité opérationnelle, maîtriser les coûts et garantir un  alignement strict des financements extérieurs sur les priorités nationales. 

Enfin, le Président de la République a enjoint les Ministres assurant  l’intérim de leurs collègues démissionnaires à garantir la pleine effectivité  de ces intérims. Il a été constaté, de manière récurrente, que certains  Cabinets de Ministres sortants s’abstiennent de transmettre les dossiers  en leur possession, invoquant le retour de leurs titulaires. 

Le Président de la République a rappelé avec fermeté le principe de  continuité de l’État ainsi que l’impersonnalité des fonctions ministérielles.  En conséquence, il a ordonné la cessation immédiate de ces pratiques,  afin d’assurer la régularité du fonctionnement des services publics et la  bonne marche de l’action gouvernementale. 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres à délibérer sur les affaires suivantes :  

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

− Projet de loi portant création, attributions et organisation de la  Société Lancaster Ré-Ndama. 

Ce projet de loi s’inscrit dans la volonté affirmée du Président de la  République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, de positionner le  Gabon comme une destination touristique de référence et d’attirer des  investissements structurants en vue de doter le pays d’infrastructures  hôtelières de haut niveau.

La Société Lancaster Re-Ndama prendra la forme d’une société  d’économie mixte, dont le capital sera conjointement détenu par l’État et  des partenaires privés, personnes morales de droit. Elle sera placée sous  la tutelle technique du Ministère en charge du Tourisme. 

La société aura notamment pour objets : 

− l’acquisition du terrain relevant du titre foncier n°119, cadastré n°12  section F du plan cadastral de Libreville, d’une superficie de 1  hectare, 91 ares et 84 centiares, ainsi que de l’hôtel Re-Ndama ou de  toute construction existante ou future sur ce site ; 

− la rénovation, la réhabilitation et la modernisation de l’hôtel ainsi  acquis ; 

− l’exploitation commerciale de l’établissement sous la marque «  Lancaster », incluant l’ensemble des prestations hôtelières ; − la gestion, la promotion, la valorisation et le développement de  l’établissement, y compris la mise en œuvre d’activités annexes. La société sera administrée par un Conseil d’Administration et dirigée  par un Directeur Général. Les statuts, qui précisent son organisation  interne ainsi que les attributions des organes de gouvernance, seront  approuvés par décret pris en Conseil des Ministres. 

En tant que société d’économie mixte, Lancaster Re-Ndama sera  soumise aux règles de la Comptabilité publique ainsi qu’au système  comptable OHADA applicable aux sociétés anonymes. 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES  INSTITUTIONS 

– Projet de loi autorisant le Président de la République, Chef de  l’État, Chef du Gouvernement à légiférer par ordonnance  pendant l’intersession parlementaire. 

Pris en application de l’article 99 de la Constitution, le présent projet de  texte a pour objet d’habiliter le Président de la République à légiférer par  ordonnance durant l’intersession parlementaire, afin d’assurer la continuité  normative et la célérité de l’action publique.

– Projet de loi organique portant organisation interne et fixant les  règles de fonctionnement et de désignation des membres du  Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel. 

Pris en application de l’article 154 de la Constitution, le présent projet  de loi organique définit l’architecture interne ainsi que les modalités de  fonctionnement et de désignation des membres du Conseil Economique,  Social, Environnemental et Culturel (CESEC).  

Il procède à une actualisation globale du cadre juridique de  l’Institution, rendue nécessaire par l’entrée en vigueur de la nouvelle  Constitution.  

La loi organique intègre, en outre, la composante culturelle, désormais  constitutive des missions du Conseil, et consacre la participation des  Gabonais de l’étranger et des populations autochtones aux travaux de  l’Assemblée plénière et de la Commission permanente. 

Dans son organisation, le Conseil Economique, Social,  Environnemental et Culturel (CESEC) comprend : 

− l’Assemblée plénière, organe d’orientation et de décision regroupant  l’ensemble des membres titulaires ; 

− le Bureau du Conseil, organe exécutif, composé d’un Président, de  deux Vice-Présidents, de deux Questeurs et de trois Secrétaires ; 

– Projet de décret fixant les modalités de désignation des  Membres du Conseil Économique, Social, Environnemental et  Culturel (CESEC) 

Le présent projet de décret définit les modalités de désignation des  membres du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel.  Conformément aux articles 152 et 153 de la Constitution, la désignation  de ces membres s’opère par décret, par voie élective ou par cooptation,  selon les catégories et procédures prévues.

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE L’INCLUSION 

– Projet de décret fixant les modalités d’attribution et de calcul de  la pension d’invalidité et de la pension de survivants 

Pris en application des dispositions de la loi n°037/2023 du 23 juillet  2023, modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°6/75 du 25  novembre 1975 portant Code de la Sécurité Sociale, laquelle matérialise le  processus de réforme juridique de la Sécurité Sociale, le présent texte se  justifie par la nécessité d’instaurer un nouveau paramétrage.  

Il intègre notamment le réajustement des taux de cotisation de la  branche des pensions ainsi que le relèvement des cotisations, afin  d’assurer la pérennité et l’équilibre financier du système. 

– Projet de décret fixant les taux, l’assiette et le plafond des  salaires soumis à cotisations. 

Le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre de la réforme  approfondie des dispositions antérieures régissant la branche des  pensions de retraite.  

Son adoption et la mise en œuvre des nouveaux paramètres  constituent une étape essentielle du processus de restructuration de la  CNSS, visant à renforcer l’efficacité et la pérennité du système. 

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION  ET DE L’INNOVATION 

– Projet de décret portant attribution et réorganisation de la  Direction Centrale des Systèmes d’Information dans les  ministères. 

Pris en application de l’ordonnance n°0006/PR du 12 août 2025  portant réglementation de la digitalisation en République gabonaise, le  présent projet de texte a pour objet, compte tenu des évolutions constatées dans le secteur de l’économie numérique, en particulier l’essor  des technologies émergentes, l’accélération des initiatives de digitalisation  et le développement des technologies de l’information et de la  communication, de redéfinir les missions des Directions centrales des  systèmes d’information et de préciser les modalités de désignation de  leurs responsables. 

POLITIQUE GENERALE 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

Le Conseil a pris connaissance avec la plus grande attention et une  vigilance accrue des communications concernant les audits administratifs,  le recensement exhaustif du patrimoine immobilier et l’inventaire des  compteurs d’eau et d’électricité dans la Province de l’Estuaire, menés  strictement conformément à la décision du Conseil des Ministres du 30  mai 2025. 

L’audit des engagements locatifs de l’État, portant sur quatre-vingt onze (91) baux dont le coût mensuel excède 500 000 FCFA TTC pour un  engagement annuel total de 24 666 472 901 FCFA, a révélé des anomalies  significatives : inoccupation prolongée de bâtiments, vétusté des  infrastructures, surévaluation des loyers et manquements fiscaux (TSIL et  IRPP).  

Vingt-quatre (24) baux concernent des bâtiments vétustes et  inoccupés pour un coût annuel de 2 293 018 320 FCFA, et soixante-sept  (67) contrats présentent des défauts de paiement des taxes, induisant un  préjudice fiscal de 3 059 034 114 FCFA. 

Le Conseil a décidé la mise en œuvre immédiate de mesures  correctives confiées au Ministère en charge de l’Économie et des  Finances et aux départements concernés, incluant la résiliation ou  renégociation des baux, la régularisation fiscale et le recouvrement  des montants dus, avec une économie annuelle potentielle estimée à 8  324 057 627 FCFA, et a recommandé l’extension de l’audit à l’ensemble  du territoire national.

Dans le cadre du recensement du patrimoine immobilier, 878  parcelles appartenant à l’État ont été identifiées, dont 392 titrées et 486 à  régulariser, avec 128 parcelles occupées illégalement (14,58 %) et 38  réserves foncières dont 24 squattées (63 %). Le bâti public recensé  comprend 3 772 édifices, répartis entre bureaux (1 826), logements  administratifs (1 336) et autres infrastructures (610), dont 2 049 situés à  Libreville. L’état physique du parc révèle 1 379 bâtiments vétustes (37 %),  dont 749 à Libreville, soit plus de la moitié des édifices dégradés. 

L’inventaire des compteurs d’eau et d’électricité a identifié 276  compteurs d’eau et 448 compteurs d’électricité, certains alimentant  plusieurs bâtiments, avec un nombre significatif de compteurs délabrés :  62 pour l’eau (22 %) et 105 pour l’électricité (23 %). 

Des branchements directs anarchiques ont été constatés,  présentant des risques d’électrisation et d’incendie. La dépense en eau a  augmenté de 18 % entre 2023 et 2024, passant de 2 853 985 980 FCFA à  3 361 599 146 FCFA, en raison de l’absence de contrôle des facturations  SEEG et du suivi des consommations dans les bâtiments de l’État.  L’analyse des consommations électriques a mis en évidence des  irrégularités majeures, avec des pics anormaux de facturation, notamment  en mai 2023 et entre juillet et août 2024, conduisant à une augmentation  cumulée anormale de 84 699 261 824 FCFA.  

Le Conseil a souligné la nécessité de mesures coercitives et d’un  contrôle rigoureux des consommations d’eau et d’électricité afin de  maîtriser les charges budgétaires de l’État et d’assurer une gestion  efficace des ressources publiques. 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION,  CHARGE DE L’INTEGRATION REGIONALE ET DE LA DIASPORA 

Au terme de la présentation de Monsieur le Ministre, le Conseil des  Ministres a approuvé les demandes d’agrément des personnalités  diplomatiques suivantes : 

− Monsieur Luis Miguel LEANDRO DA SILVA, Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Portugaise près la  République Gabonaise, avec résidence à São Tomé-et-Principe ;

− Monsieur Parfait BUSABIZWA, Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la République du Rwanda près la République  Gabonaise, avec résidence à Kinshasa ; 

− Monsieur Peter GUSCHELBAUER, Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la République d’Autriche près la République  Gabonaise, avec résidence à Abuja, République Fédérale du Nigéria ; 

− Monsieur Seyed Gholamreza MIRMOHAMMAD MEIGONI,  Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République  Islamique d’Iran près la République Gabonaise, avec résidence à  Abidjan, République de Côte d’Ivoire ; 

− Monsieur Ryan EL AKHRAS, Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la République Centrafricaine près la République  Gabonaise ; 

− Monsieur Daouda SOUMAH, Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la République de Guinée près la République  Gabonaise, avec résidence à Libreville ; 

− Monsieur Michael DESLAIMES, Consul Général de France au  Gabon. 

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA  DECENTRALISATION 

Le Conseil a marqué son accord pour la validation, conformément  aux dispositions de l’article 49 de l’ordonnance n°009/PR du 11 février  2016 relative aux partenariats public-privé, ratifiée par la loi n°20/2016 du 5  septembre 2016, de la négociation du contrat de délégation de services  publics relatif à certaines activités de propreté urbaine envisagé sous le  format de partenariat public-privé.  

Ce projet de contrat, conclu avec le groupement de droit local  EZONA, bénéficiera aux communes de Libreville, Owendo, Akanda et  Ntoum.  

Les activités, complémentaires aux dispositifs de gestion existants,  porteront sur la propreté urbaine des espaces viaires par balayage et  lavage mécanisé, le piquetage par ilotage, le curage programmé des  caniveaux pour la collecte des débris, l’enlèvement programmé ou signalé  des encombrements, le nettoyage des bassins versants et embouchures, 

ainsi que le désherbage des accotements viaires, le défrichage et  l’ensoleillement des abords des routes selon une fréquence définie.  Cette initiative, qui complète les actions de la Société Clean Africa  dans la lutte contre l’insalubrité, permettra la création de 1 441 emplois  directs, dont 500 dès la phase de lancement.  

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA  RECHERCHE SCIENTIFIQUE 

Le Conseil des Ministres a validé le plan de cessation des  délégations de l’ANBG, prévoyant le retour de vingt-cinq (25)  fonctionnaires dans leur administration d’origine et la fin des fonctions de  neuf (9) agents non fonctionnaires, nommés Délégués provinciaux et  extérieurs par décret du 20 mars 2024. Cette décision tient compte des  contraintes juridiques et budgétaires. Les modalités de mise en œuvre  seront précisées par les services compétents et portées à la connaissance des intéressés.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné plusieurs mesures individuelles, dont les  principales portent sur les nominations suivantes : 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE 

Secrétariat Général de la Présidence de la République  

Département des Travaux Publics et des Infrastructures 

• Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Olivier MOUCKOCKO 

Sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine : 

• M. Wenceslas YABA, précédemment Conseiller Spécial, Chef du Département  Santé 

• Pr. Daniel Franck IDIATA, précédemment Conseiller Spécial, Chef du  Département Éducation, Formation Professionnelle et Enseignement Supérieur 

Cabinet du Président de la République 

• Conseiller du Président de la République : Dr. Roger MBOUMBA MBINA 

Sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine : 

• M. Yann Franck KOUBDJE, précédemment Conseiller Spécial, chargé de  missions du Président de la République 

Mesdames : 

• Mme Nadège Arcadie MOUGNANGA, précédemment Conseiller du Président  de la République 

• Mme Erica Darlhène MOUSSOUNDA BIMBOUNZA, épouse MBEGNIGA,  précédemment Conseiller du Président de la République 

Cabinet du Vice-Président de la République 

Sont remis à la disposition de leur administration d’origine : 

• M. Aimé YEMBI 

• Dr Edouard ENGOHANG 

• M. Auguste Francis TAÏKA 

• M. Ulrich TCHIANTOU JOUMAS 

• M. Elvis TCHINGA MOUELE 

• M. Eric Georges DIOUF 

• Commandant de Police MVINE ANDJAYE Yves 

• Mme Denise Patricia OSSALOUGOU, épouse JOHNSON 

• Mme Josiane NGOUANGA BOURDES 

• M. Magloire MENGANDE MESSILIE 

• Lieutenant MOBOUASSE Marie Françoise 

• M. Benjamin SAMBA

• M. Juste Benjamin EGUEYI ONEWIN 

• M. Rufin KAMBA 

• M. Charles TOUZOLA MBOUKOU 

• M. Yvon JEUNEU 

Secrétariat Général du Gouvernement 

• Conseiller, Directeur de la Communication Gouvernementale : M. Alboury  NDIAYE 

• Conseiller, Directeur de la Législation : M. Gaspard NANEKOULA • Conseiller, Directeur de la Production et des Publications Officielles : M. Dinos  Félicien OLOUNA 

• Conseiller, Directeur du Conseil Interministériel et du Suivi des Actes :  Mme Michelle Vanessa BADOBA KOMBA 

• Conseiller, Directeur du Suivi et de l’Évaluation de l’Action Gouvernementale :  M. Guy Hermann MAÏSSA 

• Conseiller, Directeur de Cabinet du Secrétaire Général du Gouvernement :  M. Jean Danice AKARIKI 

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGÉ DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE 

Services sous tutelle 

Caisse de Stabilisation et de Péréquation (CAISTAB) 

• Président du Conseil d’Administration : M. KOUANGA Jean-François • Directeur Général Adjoint : M. NANG EKOH Dieudonné 

• Conseiller du Directeur Général : Mme Sidonie Prudence DJOROGO  ESSANGA 

Centrale d’Achats du Gabon 

• Président du Conseil d’Administration : M. Gustave Benoît ANCHOUEY  WANLELE 

• Directeur Général : M. Théophile BOUTAMBA 

Agence Nationale d’Investigation Financière 

• Directeur Général : M. Guenolet BOUMAS NGABINA 

MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE ET DE LA  LOGISTIQUE 

Services sous tutelle 

Office National de Sûreté et de Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG)

• Directeur Général Adjoint : M. Wilson MAKAYA MAKAYA, en remplacement de  Mme Rosine OYANE OBAME, remise à la disposition de son administration  d’origine. 

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION,  CHARGÉ DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA 

Secrétariat Général – Services Extérieurs 

Ambassade de la République Gabonaise près la République de Guinée • Ambassadeur: M. Persis Lionel ESSONO ONDO 

Ambassade de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine Consulats Honoraires 

• Hong Kong : M. MUI WAI SUM 

• Singapour : M. ZHANG YUANTIAN 

MINISTÈRE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA  DECENTRALISATION 

Services déconcentrés 

Sous-Préfecture du District de NDANGUI 

• Sous-Préfet : M. Jérémie FOUALA IYANGUI 

MINISTÈRE DE L’ACCÈS UNIVERSEL À L’EAU ET À L’ÉNERGIE Société de Patrimoine 

• Conseiller du Directeur Général : M. Noval ANKAMA, en remplacement de  M. Justin BEKALE, admis à faire valoir ses droits à la retraite 

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS 

Services sous-tutelle 

La Poste S.A. 

• Président du Conseil d’Administration : Mme Louise BOUKANDOU Agence Gabonaise de Presse (AGP) 

• Administrateur, Directeur Général : Mme Hermine OTOUNGA, en  remplacement de M. Ghislain Ruffin ETHOUGHE 

MINISTÈRE DE LA SANTÉ 

Services sous-tutelle 

Centre Hospitalier Universitaire de Libreville 

• Directeur Général : Pr. Elsa Joséphine AYO NKANA, épouse BIVIGOU • Directeur Général Adjoint : Pr. Steeve MINTO’O ROGOMBE

Centre Hospitalier Régional de Melen 

• Directeur Général : Dr. Michel-Arnaud SAPHOU DAMON 

MINISTÈRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

Services sous-tutelle 

Société Nationale Immobilière (SNI) 

• Conseiller du Directeur Général : Mme Solange NDOUNA 

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE  SCIENTIFIQUE 

Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU) 

• Président du Conseil d’Administration : M. Jacques Pierre AYORI 

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ÉLEVAGE ET DU  DÉVELOPPEMENT RURAL 

Services sous-tutelle 

Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG) 

• Président du Conseil d’Administration : M. Patrick Médard AMVAME NDONG