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CAN 2025 : Les Panthères presque au complet pour la compétition

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La sélection nationale du Gabon affiche un visage presque complet à l’approche de la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc. Le sélectionneur Thierry Mouyouma a animé une conférence de presse ce lundi 8 décembre à l’hôtel Le Nomad, dans la commune d’Akanda, pour présenter le groupe retenu et faire le point sur la préparation.

Le technicien gabonais a confirmé la présence de l’ensemble des cadres de l’équipe nationale. Pierre-Emerick Aubameyang, Bruno Ecuele Manga, Mario Lemina, Kanga Guelord et Didier Ndong seront bel et bien de la campagne marocaine. Le retour inattendu de Malick Evouna, longtemps éloigné de la sélection, a également marqué les échanges avec la presse, donnant une nouvelle dimension offensive au groupe.

La conférence a aussi permis d’annoncer le retour de plusieurs joueurs revenus de blessure, dont Jim Allevinah, Shavy Babicka et Michel Mboula, des renforts importants pour renforcer la profondeur de l’effectif.

En revanche, deux absences majeures ont été confirmées : celles des jeunes Noah Lemina et Bryan Meyo, pourtant présents lors des dernières rencontres. Le sélectionneur n’a pas donné davantage de précisions, évoquant simplement des choix sportifs.

CAN 2025 : Les Panthères presque au complet pour la compétition
La liste complète des joueurs gabonais convoqués pour la CAN 2025.

Dans cette CAN 2025, le Gabon évoluera dans un groupe relevé où il affrontera le Cameroun, le Mozambique ainsi que la Côte d’Ivoire. Un défi de taille que les Panthères comptent aborder avec ambition et discipline, portées par un effectif expérimenté et enfin presque au complet.

L’éloquence à l’honneur pour la 1ère édition du concours national d’art oratoire

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La scène gabonaise de l’éloquence a vibré le 6 décembre à l’occasion de la première édition du concours national d’art oratoire. Organisé par la JC Speakers Academy, cet événement a rassemblé à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts une foule d’élèves, d’étudiants, de professionnels, et de passionnés, tous unis par la thématique centrale : « L’art oratoire comme compétence essentielle au 21e siècle ».

Dédiée à la promotion de l’éloquence, du débat, et du slam auprès de la jeunesse, cette compétition nationale a vu trente participants s’affronter lors de la phase d’ouverture. L’enjeu était de taille : convaincre un jury exigeant sur un sujet qui résonne fortement dans le pays, « le changement de mentalité ».

À travers divers jeux de mots et structures argumentatives, les candidats ont été invités à défendre leurs idées avec clarté et conviction. L’attente de la jeunesse face aux défis du pays était palpable. « Surtout, derrière l’attente de cette jeunesse, c’est de voir les choses changer », a affirmé Jennifer Nupsia de Mayombo épouse Kangouna.

L'éloquence à l'honneur pour la 1ère édition du concours national d'art oratoire

L’intensité des prestations n’a pas manqué de captiver l’auditoire. L’écrivain gabonais Hass Nziengui a souligné l’importance du thème en rappelant un principe fondamental. « Pas de changement structurel, de changement de la forme, sans changement de mentalité », a-t-il soutenu.

Après cette série de prestations intenses et créatives, le jury a sélectionné dix-huit candidats pour la deuxième étape, qui mène à la demi-finale. Seize qualifiés sont issus du Grand Libreville, tandis que deux jeunes talents représentent fièrement l’intérieur du pays.

Soucieux d’assurer une compétition véritablement nationale et équitable, le président de la JC Speakers Academy, Jules César Redambina Ogandanga, a garanti le suivi et l’accompagnement des finalistes provinciaux. « Toutes les personnes qualifiées en présélection en province viendront sur Libreville, aux frais du comité d’organisation, afin de compétir avec les autres sur le plan national », a-t-il assuré.

La quête du champion national s’étendra désormais sur deux samedis consécutifs. Au-delà de la compétition, les organisateurs rappellent la mission éducative et constructive de l’art oratoire, plaidant pour que ces concours soient intégrés aux programmes scolaires comme une compétence fondamentale du civisme et de la pensée critique.

Le lycée de l’Excellence de Franceville entre dans sa phase finale de construction

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Le chantier du lycée de l’Excellence de Franceville a franchi une étape décisive, en entrant dans sa phase de finition. Une avancée qui suscite enthousiasme et fierté au sein de la communauté lycéenne de Masuku.

Situé au quartier Dialogue, dans le 2ᵉ arrondissement, cet établissement d’envergure se distingue par la qualité et la diversité de ses infrastructures. Le futur lycée abritera des salles de classe modernes, ainsi que des logements réservés aux enseignants et au personnel administratif.

Un gymnase ultramoderne, un terrain de football, une bibliothèque et une salle multimédia consacrée à l’initiation informatique viendront compléter cet ensemble, en parfaite adéquation avec la vision de digitalisation impulsée par le Gouvernement.

Les autorités matérialisent la politique de revalorisation du système éducatif national, l’un des axes majeurs défendus par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce projet ambitieux confirme la volonté de doter la jeunesse gabonaise d’un cadre d’apprentissage moderne, performant et propice à l’excellence.

Pascal Houangni Ambouroue prend les rênes de Port-Gentil

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La capitale économique du Gabon a officiellement tourné une page administrative majeure. Hier, samedi 6 décembre, Pascal Houangni Ambouroue, élu le 28 novembre, a été formellement investi dans ses fonctions de maire par le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault.

L’événement, qui s’est tenu au cœur de la foire municipale en présence de la gouverneure Françoise Assengone Obame et de toutes les forces vives de la province, a été l’occasion de confirmer le changement de cap souhaité par l’État. Après son installation, le nouveau maire a immédiatement procédé à l’installation de ses adjoints et des maires d’arrondissements.

Le ministre fixe le cadre de la nouvelle République             

Dans son discours de circonstance, Hermann Immongault a d’abord salué l’action du général Pierre Rizogo Rousselot, délégué spécial sortant, et de son équipe, les remerciant au nom du Président de la République pour leur mission.

Pascal Houangni Ambouroue prend les rênes de Port-Gentil
Le nouveau maire Houangni Ambouroue et son équipe avec le ministre de l’Intérieur et la gouverneure.

Poursuivant son propos, le représentant du gouvernement a tracé les lignes directrices strictes pour l’administration locale, insistant sur la nécessité d’une rupture concrète en phase avec les idéaux de la Ve République. Il a notamment mis l’accent sur l’impératif de moderniser l’administration en exigeant une gestion numérique des redevances municipales pour mettre fin aux fraudes et maximiser les ressources. D’autres priorités incluent la professionnalisation du personnel, la réduction des effectifs superflus, et une solution pérenne à la problématique des déchets.

S’adressant directement à la nouvelle équipe dirigeante, le ministre a souligné l’absolue nécessité d’une conduite irréprochable. « En votre qualité de détenteur de l’autorité de l’État, vous devez être animés par une probité sans faille, un sens du devoir exemplaire et un patriotisme actif. Votre administration doit faire preuve d’une intégrité et d’une transparence inébranlables, ainsi que d’une loyauté absolue envers les institutions », a déclaré Hermann Immongault, rappelant que l’édile est le premier miroir de l’autorité étatique locale.

Houangni Ambouroue pour la proximité et la croissance innovante

Pour sa première prise de parole en tant que maire, Pascal Houangni Ambouroue a exprimé sa profonde reconnaissance au chef de l’État pour la marque de confiance accordée et pour sa détermination constante à garantir le développement équilibré du pays.

Pleinement conscient des multiples défis qui assaillent la capitale économique, allant de l’amélioration du cadre de vie à l’attractivité territoriale et à l’assainissement, le maire a affiché une détermination sans faille à servir la population. « Je m’engage à être un maire accessible, constamment sur le terrain, à l’écoute de tous les citoyens et résolu à rétablir la confiance entre l’hôtel de ville et les populations », a affirmé le premier magistrat de la ville.

Outre l’audit général (financier, RH, opérationnel) annoncé après son élection, le maire a esquissé une feuille de route ambitieuse visant à catalyser la croissance. Il entend encourager les initiatives citoyennes, valoriser l’insertion professionnelle et structurer l’économie informelle. Pour financer cette nouvelle dynamique, la municipalité explorera des mécanismes novateurs tels que le partenariat public-privé pour créer, par exemple, une banque alimentaire destinée aux plus démunis, l’établissement d’un fonds de dotation dédié aux petits métiers, et l’émission d’un emprunt obligataire sur la place boursière de la CEMAC.

L’arrivée de Pascal Houangni Ambouroue et de son équipe est perçue comme un moment charnière pour la cité pétrolière, consacrant le retour à une gouvernance locale pleinement représentative, en harmonie avec les lois en vigueur, et positionnant Port-Gentil dans la perspective du renouveau tracé par la Cinquième République.

Cependant, les attentes énormes et légitimes de la population, qui a voté pour cette nouvelle ère, pèsent lourdement sur l’équipe municipale : le nouveau maire est attendu au tournant et devra traduire concrètement ses promesses de rupture, de proximité et d’assainissement dans le quotidien des Port-Gentillais pour ne pas décevoir l’espoir placé en lui.

Lambaréné : « ville belle, ville lumière, ville prospère », la vision de Guy Pierre Biteghe

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Un peu plus d’une semaine après son investiture officielle, le nouveau maire de Lambaréné, Guy Pierre Biteghe, a dévoilé la feuille de route de son mandat lors d’une cérémonie réunissant autorités locales, dignitaires religieux et sympathisants. Plaçant son action sous la devise ambitieuse « Lambaréné, ville belle, ville lumière, ville prospère », l’édile entend capitaliser sur les atouts historiques et naturels de la capitale de la province du Moyen-Ogooué.

Le maire s’appuie sur l’identité de Lambaréné, portée notamment par le fleuve Ogooué, ses ponts emblématiques, l’hôpital Albert Schweitzer, la mission Saint François Xavier et le lycée évangélique Michel Fanguinoveny. « Nous avons une ville à construire », a-t-il déclaré, remerciant ses soutiens et promettant de transformer cette identité historique en un véritable moteur de développement, de prospérité et d’amélioration du cadre de vie grâce à l’engagement de son équipe municipale.

Lambaréné : « ville belle, ville lumière, ville prospère », la vision de Guy Pierre Biteghe

Énergie et formation : les défis prioritaires du développement

Néanmoins, le maire a rapidement mis en évidence les obstacles majeurs qui freinent l’essor économique de la commune et éloignent les entrepreneurs. « Depuis mon installation, j’ai commencé les échanges avec les opérateurs économiques ; cependant, nous avons un très gros handicap qui fait fuir les entrepreneurs et hommes d’affaires à Lambaréné, c’est celui de l’énergie et, dans une moindre mesure, la route », a-t-il affirmé lors de son allocution.

Face à ce constat, l’axe social et éducatif prend une importance capitale dans le programme du maire Biteghe. Il a exprimé son inquiétude quant au risque de voir une jeunesse « mal formée » sombrer dans « l’oisiveté, le banditisme et les drogues », a-t-il fait remarquer.

Lambaréné : « ville belle, ville lumière, ville prospère », la vision de Guy Pierre Biteghe

Pour y remédier, la municipalité prévoit la création d’un centre préscolaire et scolaire accessible aux familles, avec une possible gratuité pour les plus vulnérables. Un aspect novateur de ce projet est l’accent mis sur les langues vernaculaires : 90 % des enseignements seront dispensés en Fang, Galoa et Akele, et seulement 10 % en français, dans le but de protéger et de valoriser le patrimoine linguistique et culturel local.

Le programme éducatif sera complété par des initiatives de formation professionnelle, comme la modernisation de l’atelier municipal de menuiserie et l’érection d’un garage municipal dédié à la formation en mécanique. Enfin, pour stimuler l’émulation, un championnat scolaire primaire et secondaire culminera avec l’organisation de la Coupe municipale.

Relance culturelle et agricole pour dynamiser l’économie

Le volet culturel n’est pas en reste, avec l’annonce de la création de la Fête d’Art et Culture de l’Ogooué (FACULT Ogooué), un événement annuel destiné à valoriser les artistes locaux.

Sur le plan économique, le maire mise également sur la relance du secteur agricole. Le plan s’articulera autour de trois zones de production dédiées respectivement au plantain, au manioc et au taro, avec un soutien prévu pour l’élevage et la pisciculture.

Ces orientations interviennent quelques jours seulement après son installation officielle le 26 novembre 2025. Le mandat de Guy Pierre Biteghe ne fait que commencer, et les habitants de Lambaréné attendent désormais de voir si les actions concrètes seront à la hauteur des ambitieuses promesses de la « ville belle, ville lumière, ville prospère ».

IPEL : un programme pour booster l’entrepreneuriat féminin au Gabon

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L’ONG Jeune Femme Ose a officiellement lancé le programme Investir pour elle (IPEL) le samedi 6 décembre. Cette initiative ambitieuse vise à stimuler l’entrepreneuriat féminin en encourageant l’investissement dans les projets innovants portés par les jeunes Gabonaises.

Le dispositif est conçu pour établir un cadre où les femmes visionnaires, détentrices d’idées novatrices, peuvent rencontrer des investisseurs déterminés à accompagner et à financer leurs projets.

Un véritable levier d’autonomisation

Destiné aux jeunes femmes mères, ambitieuses, créatives ou visionnaires, le programme IPEL se positionne comme un véritable levier d’autonomisation économique. Il offre aux participantes l’opportunité concrète de transformer leurs idées en projets structurés et durables, contribuant ainsi activement au développement national.

Lors de la présentation, Danielle Mboumba, présidente de l’ONG Jeune femme ose et initiatrice de l’événement, a délivré un message mobilisateur. « Le message est d’oser », a-t-elle insisté. Rappelant un de ses adages, elle a ajouté qu’« une femme de vision connaît sa direction ». La présidente a souligné la complémentarité des rôles : « Il y a celles qui ont la vision et il y a celles qui ont les finances ». Elle a vivement encouragé la participation au programme IPEL, « qui est un programme de financement de projets dans lesquels on trouve des investisseurs ». Avant de lancer également un appel aux pouvoirs publics : « J’appelle les autorités à s’engager dans cet élan parce que ce que nous faisons contribue également au développement de notre nation ».

IPEL : un programme pour booster l’entrepreneuriat féminin au Gabon

Un soutien politique salué

Invitée à l’événement, Pepecy Ogouliguende, ancienne député de la Transition, a chaleureusement salué cette initiative, soulignant son importance dans la dynamique nationale de développement. « Je voudrais féliciter et saluer l’initiative », a-t-elle déclaré. Elle a par ailleurs rappelé l’enjeu fondamental de cette démarche. « La question de l’autonomisation économique est à la base du développement », a-t-elle martelé. L’actuelle conseillère municipale de la commune de Port-Gentil s’est dit impressionnée par la qualité de l’organisation. « J’ai assisté aux présentations depuis le début, et je suis vraiment émerveillée par la qualité des intervenants, les conseils pratiques, etc. », a-t-elle confié.

IPEL : un programme pour booster l’entrepreneuriat féminin au Gabon

L’événement a également été enrichi par le témoignage de Murielle Dirat, journaliste, présentatrice et productrice d’émissions, venue partager son parcours avec les participantes. Elle a expliqué être venue « encourager les jeunes qui se sont lancées dans le projet IPEL, qui consiste à emmener les jeunes femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat, à se prendre en main et surtout à croire en elles ». L’entrepreneuriat exige, selon elle, « une discipline, savoir qui l’on est, ce que l’on veut faire et où l’on va ». Poursuivant son récit, elle a révélé : «J’ai découvert que moi-même aussi je suis une entrepreneure, mais avec un profil particulier. Je n’ai fait que leur raconter mon vécu et les encourager à croire en elles ».

IPEL : un programme pour booster l’entrepreneuriat féminin au Gabon

Par ce programme, l’ONG Jeune femme ose réaffirme son engagement ferme en faveur de la promotion du leadership féminin et de la création d’opportunités économiques pour les jeunes femmes. Cette initiative entend contribuer à bâtir une société plus inclusive, où le potentiel et la créativité des femmes constituent de véritables moteurs de développement.

Renouvellement du CESEC : la société civile dépose officiellement ses dossiers de candidature

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La société civile gabonaise a franchi une nouvelle étape dans le processus de renouvellement du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Hier, samedi 6 novembre, la coalition des organisations de la société civile s’est rendue au ministère de la Réforme pour déposer les dossiers de candidature destinés à l’élection des futurs conseillers membres.

Selon Frederick Mba Bibang, porte-parole de la société civile, l’opération a été menée par le comité technique et scientifique de la coalition. À ce jour, 47 dossiers de candidature ont été enregistrés dans les différentes thématiques réservées aux associations et ONG, parmi lesquelles les droits humains, le développement rural, les personnes vivant avec un handicap, ainsi que les domaines culturel et environnemental. À ces dossiers s’ajoutent une vingtaine de candidatures issues du secteur des salariés, principalement déposées par les syndicats.

Renouvellement du CESEC : la société civile dépose officiellement ses dossiers de candidature
Frederick Mba Bibang, porte-parole de la société civile.

Depuis l’ouverture de la période de dépôt le 22 novembre, la coalition affirme avoir constaté un engouement notable des organisations de la société civile, déterminées à participer à la vie de l’institution en tant que conseillers membres. La mobilisation s’explique notamment par le rôle prépondérant réservé à la société civile au sein du CESEC : sur les 99 sièges que compte l’institution, 66 sont attribués aux représentants de la société civile.

Frederick Mba Bibang a enfin souligné l’importance du respect des délais imposés par l’administration, l’échéance officielle ayant été fixée au samedi 6 décembre. Pour la coalition, cette rigueur témoigne de la volonté de contribuer à un processus transparent et conforme aux exigences institutionnelles.

SOS Éducation : la fronde enseignante s’organise et menace de paralyser l’école gabonaise

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L’école Martine Oulabou de Libreville a servi de cadre, ce samedi 6 décembre 2025, à une vaste assemblée générale réunissant un nombre conséquent d’enseignants venus exprimer leur exaspération. À l’issue de cette rencontre, les membres du mouvement SOS Éducation ont décidé de déposer un préavis de suspension de cours entre lundi et mardi prochains auprès de leur tutelle.

Les revendications formulées portent entre autres sur la régularisation urgente de toutes les situations administratives en attente, le paiement des rappels-soldes et des vacations, la mise en solde de centaines d’enseignants exerçant sans rémunération, ainsi que l’intégration de nombreux enseignants bénévoles. Pour SOS Éducation, l’heure n’est plus aux tergiversations : il s’agit désormais de restaurer un minimum de justice professionnelle dans un secteur déjà fragilisé.

Un mouvement spontané et déterminé

Né de manière spontanée au début du mois de décembre, SOS Éducation se distingue par son absence de leadership syndical traditionnel et par sa détermination à rompre avec les pratiques jugées complaisantes de certaines « têtes syndicales corrompues », désormais perçues comme proches du pouvoir.

Le mouvement fédère aujourd’hui des enseignants du primaire et du secondaire, unis autour d’un même objectif : obtenir, enfin, des réponses concrètes aux difficultés qui entravent leur carrière et leur quotidien professionnel.

Dans les provinces également, les directions d’académie ont accueilli des assemblées générales, bien que la mobilisation y ait été plus modeste qu’à Libreville. Partout, cependant, la colère est palpable et la volonté d’obtenir réparation demeure intacte.

Une menace de paralysie de l’école

Les enseignants préviennent : si aucune avancée notable n’est enregistrée dans un délai d’une semaine, une grève nationale sera déclenchée. Et les signaux sont déjà alarmants. Dans de nombreux établissements scolaires du pays, plusieurs collectifs ont également déposé des préavis de grève, laissant entrevoir une paralysie généralisée du système éducatif gabonais.

Face à cette montée de tensions, la réaction rapide du gouvernement est vivement attendue. Celui-ci devra apporter des réponses « idoines » aux revendications formulées pour éviter une crise éducative majeure en cette fin d’année.

Cancer de la prostate : 2 292 hommes dépistés en novembre 2025 au Gabon 

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Alors que la 6 édition de Novembre bleu vient de s’achever, les chiffres dévoilés le 5 décembre lors de la cérémonie de clôture résonnent comme un sérieux avertissement. Malgré les campagnes de sensibilisation, tout indique que de nombreux hommes continuent d’éviter le dépistage, par gêne ou par crainte, au risque de compromettre leur santé.

En 2025, 2 292 hommes ont été dépistés, un chiffre en progression, mais encore loin de ce qui serait nécessaire pour freiner la progression silencieuse du cancer de la prostate. Selon le Pr Steevy Ndang Ngou Milama, coordinateur de Novembre bleu, les données hospitalières témoignent d’une réalité préoccupante. « 514 hommes dépistés au CHU de Libreville, dont 34 cas suspects ; 326 dépistés au CHU de Port-Gentil, pour 79 cas suspects », a-t-il déclaré.

Ces résultats rappellent que le cancer de la prostate demeure l’un des plus meurtriers chez l’homme, et que la détection tardive réduit drastiquement les chances de survie.

Des équipements pour renforcer le diagnostic

L’un des temps forts de la cérémonie a été la remise officielle de kits de laboratoire et de dépistage au laboratoire d’anatomopathologie de l’Université des sciences de la santé, à l’Institut des maladies infectieuses Professeur Daniel Gahouma, ainsi qu’au CHU d’Owendo. Un soutien matériel déterminant pour améliorer les capacités diagnostiques et appuyer les équipes mobilisées contre les cancers.

Le ministère de la Santé a salué la mobilisation des professionnels, bénévoles, organisations communautaires et partenaires institutionnels, rappelant que la lutte contre les cancers demeure un engagement collectif, constant et indispensable. Mais les chiffres de novembre Bleu sont clairs : tant que les hommes hésiteront à se faire dépister, la bataille contre le cancer de la prostate restera inachevée.

À noter que cette cérémonie a également marqué la clôture de la 12ᵉ édition d’Octobre rose, consacrée à la lutte contre le cancer du sein, ainsi que la commémoration différée de la Journée mondiale de l’élimination du cancer du col de l’utérus.

Coupe du monde 2026 : le rêve africain à l’épreuve du tirage au Sort

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Le tirage au sort de la Coupe du monde de la FIFA 2026, la toute première de l’histoire à réunir 48 équipes, a eu lieu hier, vendredi 5 décembre, à Washington DC. L’élargissement du format donne aux neuf représentants africains une chance historique de marquer la compétition. L’analyse des groupes révèle des fortunes diverses, avec certains favoris clairs pour les 16e de finale et d’autres face à des défis majeurs.

Le tirage au sort a dessiné les douze groupes de la compétition. Avec l’introduction des 16es de finale, chaque sélection africaine devra viser l’une des deux premières places de son groupe pour poursuivre l’aventure. Les perspectives s’annoncent contrastées.

Les favoris : Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal

Le trio formé par le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Sénégal détient le plus fort potentiel de qualification. Dans un groupe équilibré avec le Brésil, Haïti et l’Écosse, les Lions de l’Atlas ont les cartes en main pour sécuriser la deuxième place, voire défier le Brésil s’ils réitèrent leur forme de 2022. Le duel face à l’Écosse s’annonce décisif.

De son côté, face à l’Allemagne (favorite), Curaçao et l’Équateur, les champions d’Afrique 2023 ivoiriens disposent des arguments pour sortir du premier tour, l’Équateur étant leur principal rival. Enfin, le Sénégal se retrouve avec la France comme tête d’affiche dans le Groupe I ; la bataille pour la deuxième place se jouera probablement contre la Norvège. Forts de leur expérience et de leur talent, les Lions de la Teranga sont armés pour rivaliser et atteindre les 16e de finale.

Les outsiders : Algérie, Égypte, Ghana

Trois autres nations – l’Algérie, l’Égypte et le Ghana – ont les moyens de surprendre, à condition de réussir leurs matchs clés. Les Fennecs du groupe J devront se battre pour la deuxième position derrière l’Argentine, le match contre l’Autriche étant crucial, leur qualification dépendant de leur capacité à retrouver leur stabilité passée.

L’Égypte, dans le groupe G, fera face à une Belgique semblant hors d’atteinte ; derrière elle, la lutte est ouverte avec l’Iran et la Nouvelle-Zélande. Les Pharaons devront s’assurer d’une victoire obligatoire contre la Nouvelle-Zélande et faire preuve d’efficacité face à l’obstacle iranien. Quant au Ghana, placé dans le groupe L avec l’Angleterre et la Croatie, le groupe est difficile. Cependant, le potentiel offensif des Black Stars leur donne un espoir, à condition d’assurer la victoire contre le Panama et d’obtenir un résultat face à l’une des puissances européennes.

Les défis : Afrique du Sud et Cap-Vert

La tâche s’annonce plus ardue pour les deux derniers représentants. Pour l’Afrique du Sud (Groupe A), après le Mexique, la bataille pour la deuxième place sera engagée face à la Corée du Sud. Les Bafana Bafana devront absolument remporter leur match contre l’équipe issue des barrages européens et éviter la défaite face aux Sud-Coréens. Enfin, le Cap-Vert, placé dans un groupe H très relevé avec l’Espagne, l’Arabie saoudite et l’Uruguay, part comme un outsider. Leur qualification, face à deux géants, constituerait un exploit majeur du tournoi.

Le tableau est dressé : les sélections africaines se retrouvent dans des configurations variées, mais l’opportunité de briller est réelle. Si le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Sénégal confirment leur statut, et si les trois outsiders réussissent leurs paris, l’Afrique pourrait envoyer un nombre inédit d’équipes au second tour, marquant de son empreinte cette nouvelle ère de la Coupe du monde.