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Gabon : Face au « syndrome d’hubris », Steeve Nzegho Dieko prône une thérapie politique

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L’ancien Secrétaire général du PDG et universitaire a présenté, le 15 décembre 2025 à l’Institut français de Libreville, son nouvel essai. Entre diagnostic des pathologies du pouvoir et remèdes éthiques, l’auteur appelle à l’émergence d’un « leader serviteur » en Afrique.

Le diagnostic est posé, et il est sans complaisance. Devant un auditoire attentif à l’Institut français, le Pr Steeve Nzegho Dieko a dévoilé son dernier ouvrage : Le syndrome d’hubris dans les arènes politiques africaines. Pour l’enseignant à l’Université Omar Bongo, il ne s’agit pas seulement d’un livre de plus sur la politique, mais d’une œuvre analytique et porteuse d’espoir.

Anatomie des dérives du pouvoir

L’ouvrage dissèque les mécanismes qui conduisent à l’ivresse du pouvoir, cette déconnexion que les Grecs nommaient l’hubris. « C’est un ouvrage qui traite des pathologies du pouvoir dans les arènes africaines de nos sociétés. Nous avons travaillé autour d’un certain nombre de concepts qui affectent profondément la gouvernance dans la plupart de nos États », a expliqué l’auteur.

Gabon : Face au « syndrome d’hubris », Steeve Nzegho Dieko prône une thérapie politique

Loin de se contenter d’un constat d’échec, Steeve Nzegho Dieko explore des pistes concrètes de redressement. Au cœur de son plaidoyer : la refondation des programmes éducatifs pour y intégrer « l’amour de la patrie », afin de forger une nouvelle conscience citoyenne dès le plus jeune âge.

Du « leader narcissique » au « leader serviteur »

Le concept phare de l’essai repose sur une rupture de paradigme : substituer à l’orgueil de la fonction l’humilité du service. « Il s’agit d’un dirigeant qui place les préoccupations des populations au cœur de son action », souligne l’enseignant-chercheur. Cette vision s’inscrit dans l’afro-politisme, une approche qui invite les décideurs à penser des solutions endogènes aux maux structurels du continent.

Le ton se fait plus pressant lorsqu’il évoque l’urgence sociale. « Lorsque l’on observe les dérives du pouvoir, ce sont nos populations qui en paient le prix le plus lourd. Il faut repenser les mécanismes d’accès au pouvoir et recentrer l’action publique sur le développement culturel, environnemental et économique de nos sociétés », a-t-il insisté, rappelant que la fatalité n’a pas sa place en politique.

Un écho continental

La pertinence de cette réflexion a trouvé un écho favorable tant chez les politiques que chez les universitaires. Le député Guy Roger Ekazami, présent à la cérémonie, a salué une analyse qu’il juge salutaire : « Ce sont des questions essentielles dans la manière de gérer et de gouverner nos populations. Steeve Nzegho Dieko a livré une analyse lucide et montré comment améliorer nos pratiques sans approfondir les blessures existantes. L’amour de soi, l’amour des autres et surtout l’amour de la patrie constituent, selon lui, le véritable remède. »

Venu du Bénin, le Pr Hygin Kakaï a souligné la dimension pédagogique de l’œuvre. « Ce livre arrive à un moment crucial pour l’Afrique. Il met des mots sur des réalités que nous vivons dans plusieurs pays et propose une réflexion courageuse sur l’éthique du pouvoir. Le concept de leader serviteur devrait inspirer les élites politiques africaines et nourrir les débats universitaires. »

Gabon : Face au « syndrome d’hubris », Steeve Nzegho Dieko prône une thérapie politique

En refermant cet ouvrage, l’ambition de Steeve Nzegho Dieko est claire : susciter un sursaut éthique pour que le service public redevienne, enfin, la boussole de la gouvernance africaine.

CNSS : Plus de 3 000 assurés passent à la caisse pour les droits uniques

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Sur les instructions du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, le Dr Olivier Rebienot Pellegrin, a déployé ses équipes sur les différents sites retenus pour l’effectivité du paiement des droits uniques aux assurés. Cette opération, qui a débuté le 19 décembre 2025, sera étendue sur une dizaine de jours à Libreville, mais aussi à l’intérieur du pays.

L’opération a débuté le vendredi 19 décembre 2025 par la réception des assurés concernés, munis des pièces exigées pour leur prise en compte. À l’œuvre sur les sites retenus (EMF Bamboo, Finam et BGFI), les agents de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) reçoivent les bénéficiaires de la mesure.

Déploiement des agents et sécurisation des paiements

Les agents affectés à cette opération, sous la supervision de la direction générale, accueillent les assurés et procèdent à une observation scrupuleuse des consignes, notamment la véracité des pièces fournies. Les paiements se faisant par virements bancaires, les bénéficiaires doivent transmettre un Relevé d’identité bancaire (RIB).

CNSS : Plus de 3 000 assurés passent à la caisse pour les droits uniques

Cette opération inclut 3 010 droits, avec 1 659 prestations de maternité et 1 351 prestations de vieillesse, une démonstration de l’engagement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui vise une justice sociale et un meilleur service aux citoyens. À noter que cette opération concerne des droits payables une seule fois.

« Le droit unique concerne les indemnités journalières de maternité pour les femmes travailleuses, qui bénéficient d’un congé de maternité et dont la CNSS est tenue de rembourser les salaires que la bénéficiaire devrait percevoir. Nous avons aussi les autres prestations comme la prime à la naissance, les allocations prénatales, dont les bénéficiaires peuvent être des hommes comme des femmes, et aussi les allocations de survivance. En ce qui concerne les allocations vieillesse, c’est une prestation servie aux assurés qui ne remplissent pas les conditions d’octroi d’une pension normale », a déclaré Cyril Edou Nsi, responsable de l’agence Bamboo d’Akanda.

CNSS : Plus de 3 000 assurés passent à la caisse pour les droits uniques

Les critères d’attribution des allocations de vieillesse

Cette tranche, très importante, est essentiellement composée de personnes qui n’ont pas totalisé la période de cotisations requise à la CNSS. « Si l’assuré ne totalise pas le nombre d’années d’immatriculation, qui est au moins de vingt ans, automatiquement la CNSS verse à l’assuré une allocation de vieillesse. L’autre condition, à défaut de la condition des 120 mois d’assurance au cours des vingt dernières années qui précèdent la date d’admission à la retraite, la CNSS verse à l’assuré une allocation de vieillesse en paiement unique », a expliqué Cyril Edou Nsi. En résumé, les paiements uniques concernent les personnes qui ne remplissent pas les conditions leur donnant droit à la pension de vieillesse.

Partout dans les banques où ces prestations sont en cours de paiement, l’accueil est des plus courtois et les bénéficiaires, dont la patience est considérable, participent à une atmosphère de bonne convivialité entre les agents de la CNSS appuyés, bien entendu, par le personnel ordinaire des banques concernées. Le responsable CNSS de la banque EMF Bamboo du carrefour Jiji se félicite des conditions, certes un peu difficiles, mais tenables : « En ce qui concerne le déroulement de l’opération, tout se passe très bien, malgré les conditions un peu difficiles. Jusqu’à présent nous n’avons pas eu de problème, preuve que tout va bien. L’opération est prévue pour s’étendre sur dix jours », s’est-il félicité.

CNSS : Plus de 3 000 assurés passent à la caisse pour les droits uniques

Satisfaction et attentes des mouvements associatifs

Pour la présidente du mouvement Mon IJM, mon droit, Anne Myra Ossouka Ndiaye, le paiement de ces droits arrive comme un épilogue heureux à une lutte ouverte depuis 2019 pour ces recouvrements. « Notre mouvement a pris une allure de revendication depuis 2019, parce que nous pensions qu’il n’est pas normal qu’il y ait dans ce même Gabon des femmes qui fassent leur maternité dans des conditions paisibles et que d’autres soient dans un stress permanent. Vous vous doutez bien que l’arrivée d’un enfant suppose des charges. Et se retrouver pendant plus de trois mois sans le sou est quelque chose d’assez pénible à vivre », a-t-elle déclaré.

Tout en félicitant les pouvoirs publics, en tête desquels le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a ordonné cette opération salutaire au directeur général de la CNSS, le Dr Olivier Rebienot Pellegrin, pour elle, c’est une réelle satisfaction doublée d’un sentiment de justice, d’autant plus qu’au Gabon, l’État mise sur une politique de natalité. « Nous félicitons les actions qui sont menées, bien évidemment elles sont bien accueillies, mais on encourage les pouvoirs publics à faire mieux ».

Car pour Anne Myra Ossouka Ndiaye, certes « Aujourd’hui on parle d’indemnités de maternité, mais qu’en est-il de la politique nataliste dont parle la nouvelle Constitution ? Parce que qui parle de politique nataliste, parle de natalité et parle aussi de maternité. Donc nous sommes tout ouïe pour savoir la suite de cette politique à mener par l’État ».

La présidente de Mon IJM, mon droit a aussi profité du déroulement de cette opération de paiement pour lancer un appel au président de la République. « Monsieur le président de la République, nous vous remercions pour cette action, pour cette attention à l’endroit des femmes travailleuses du privé au Gabon. Et nous souhaitons aussi vous lancer un message dans le sens de savoir quelle est votre vision pour la sécurité sociale au Gabon. Quelle est votre vision pour la politique nataliste au Gabon ? Quelle est votre vision pour la société gabonaise ? », s’est-elle interrogée en guise de conclusion.

[Editorial] Nous sommes poussière, et nous retournerons en poussière

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« Vanité des vanités, tout est vanité », nous rappelle l’Ecclésiaste. Au Gabon – alors que le quotidien d’autres pays est rythmé par les désastres – cette vérité résonne parfois comme un avertissement ignoré. La vie est un souffle bref, un battement d’ombre entre deux silences. Nous naissons nus, et nous repartons seuls, emportés vers la terre de nos ancêtres dans un costume que les termites ne tarderont pas à revendiquer.

Dès lors, à quoi sert cette course folle à l’accumulation, ce besoin de confisquer le bien commun ? L’Histoire est d’une cruelle lucidité. Omar Bongo lui-même, au soir de sa vie, l’avait formulé avec une gravité presque prophétique : « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon, ce que nous sommes en train de faire. Il nous observe, il dit « amusez-vous », mais le jour où il voudra aussi nous sanctionner, il le fera ». Cet aveu d’un homme qui a connu tous les sommets du pouvoir souligne l’essentiel : l’or et l’influence n’achètent pas une seconde d’éternité, ni ne nous soustraient au jugement de l’Histoire.

Pourquoi nous déchirer pour l’éphémère ?

Steve Jobs n’a pas piraté la mort. Les puissants d’hier, dont les noms ornaient nos édifices, habitent aujourd’hui le même silence que le citoyen anonyme. Si les moyens de l’État et l’autorité absolue ne peuvent garantir la vie éternelle, pourquoi nous déchirer pour l’éphémère ? Pourquoi ne pas consacrer notre énergie à ce « vivre-ensemble » qui seul survit au temps ?

Le véritable développement ne se mesure pas à la hauteur des forteresses privées, mais à la qualité de l’harmonie sociale. Jean d’Ormesson nous rappelait que nous sommes des « égarés » sans carte fiable. Mais au Gabon, cette boussole existe : c’est la conscience du bien collectif. Si tant est que l’âme survive, il vaut mieux quitter ce monde avec la certitude d’avoir bâti pour les autres plutôt que d’avoir thésaurisé pour soi.

La mort égalise les rangs, mais la vie devrait nous rapprocher. Aimons-nous maintenant, pendant qu’il est temps. Car, au bout du compte, nous sommes poussière, et nous retournerons en poussière. Et comme le dit la clameur populaire : « Aimons-nous vivants ! », car demain, il ne restera que le souvenir des actes posés pour la Patrie.

[Tribune libre] Dette publique au Gabon : quand l’emprunt devient une fuite en avant

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Alors que l’agence Fitch Ratings prévoit une explosion de la dette publique à près de 87 % du PIB d’ici 2027, le Gabon s’enfonce dans une zone de turbulences. Entre manque de transparence et corruption endémique, l’emprunt n’est plus une option de gestion, mais une bombe à retardement sociale. Dans cette tribune, l’économiste Arthur Ndougou interpelle : jusqu’à quand financerons-nous l’échec par une dette qui nous étrangle sans jamais nous développer ?

On ne peut plus continuer à parler de la dette publique comme d’un simple sujet technique réservé aux experts. Au Gabon, l’endettement n’est plus un instrument de développement : il est devenu un mode de gouvernance par défaut, une fuite en avant dont les citoyens paient le prix chaque jour. La question n’est plus de savoir si l’État peut encore emprunter. La question est désormais brutale : jusqu’à quand allons-nous financer l’échec par l’emprunt ?

Une dette qui n’a pas changé la vie des Gabonais

Après des années d’endettement, que reste-t-il concrètement ?

 * Une économie toujours dépendante du pétrole,

 * Un chômage massif des jeunes,

 * Des services publics dégradés,

 * Un pouvoir d’achat en chute libre.

Si la dette était réellement un levier de développement, ces réalités auraient changé. Or, elles persistent. Cela signifie une chose simple : la dette contractée n’a pas produit la richesse promise. Une dette qui ne transforme pas la vie des citoyens n’est pas un investissement. C’est une charge reportée.

Le mensonge des “ratios soutenables”

On nous parle de dette “maîtrisée”, de seuils “acceptables”, de normes internationales. Mais les Gabonais, eux, vivent une autre réalité : celle d’un État étranglé par le service de la dette.

Quand rembourser devient prioritaire sur la santé, l’éducation, l’emploi et les infrastructures de base, alors la dette n’est plus soutenable, quels que soient les tableaux Excel. Le vrai seuil critique, c’est quand l’État rembourse avant de servir son peuple.

Taxer pour masquer l’échec

Face à cette impasse, la solution choisie est presque toujours la même : taxer davantage. Taxes indirectes, contributions multiples, prélèvements sur l’eau, l’électricité, le logement. La dette est silencieusement transformée en impôt, payé par ceux qui n’en ont jamais profité.

C’est une injustice économique et sociale majeure : les ménages s’appauvrissent, l’activité recule, l’État s’enferme dans un cercle vicieux. On ne rembourse plus la dette par la croissance, mais par l’appauvrissement.

Une dette sans visage, sans responsabilité

Qui décide de l’endettement ? Qui contrôle son utilisation ? Qui rend compte de ses résultats ? Trop souvent, la dette n’a ni visage politique ni bilan public. Elle engage le pays pour des décennies, mais n’engage personne personnellement. Dans ces conditions, l’emprunt devient un outil dangereux : on emprunte aujourd’hui, d’autres paieront demain.

Le risque n’est plus seulement économique, il est social.

Une dette improductive n’est pas neutre. Elle fragilise la cohésion sociale, alimente la colère silencieuse et mine la confiance dans l’État. Un peuple peut accepter des sacrifices s’il voit un horizon. Mais aucun peuple n’accepte durablement de payer sans comprendre ni bénéficier.

Assez de faux-semblants

Le Gabon n’est pas condamné à la dette. Il est prisonnier de choix politiques qui préfèrent l’emprunt à la réforme, le court terme à la transformation, l’opacité à la responsabilité. Il est temps de dire clairement :

 * Non à la dette pour financer le fonctionnement,

 * Non à la dette sans contrôle parlementaire réel,

 * Non à la dette sans bénéfice économique et social mesurable.

Conclusion : poser la limite

La dette doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un outil exceptionnel, strictement encadré, orienté vers la production de richesse. Tout le reste n’est qu’une fuite en avant.

Un État qui vit d’emprunts sans résultats ne prépare pas l’avenir : il hypothèque le présent.

Arthur Ndougou, Economiste et Financier

Modernisation de l’État : le SIGFiP entre dans sa phase active

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Le Comité de pilotage du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP) a officiellement validé, le 19 décembre 2025 à Libreville, l’achèvement du premier module technique du projet. Cette étape franchie marque un jalon décisif vers une gouvernance financière unifiée, sécurisée et résolument transparente.

Sous la présidence d’Henri-Claude Oyima, ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances et vice-président du Gouvernement par intérim, le Comité de pilotage (COPIL) a dressé un bilan positif des travaux menés depuis novembre. Cette phase de structuration a permis de former les « champions » du système et de réaliser des tests techniques approfondis, tout en confirmant l’effectivité du déploiement des environnements de production. Ce socle technologique repose désormais sur un intranet sécurisé de l’État, un plan d’adressage IP robuste et des bases de données prêtes à l’emploi.

L’ambition est désormais tournée vers le lancement de la production, prévu pour la mi-janvier 2026. Cette transition imminente nécessite le chargement complet du budget de l’exercice 2026 ainsi que la transmission rigoureuse des fichiers relatifs aux plans d’engagement et aux réserves budgétaires. Pour garantir la fiabilité de l’outil, le COPIL a placé les impératifs de cybersécurité au cœur de ses priorités opérationnelles.

Sur le plan fonctionnel, le système intègre déjà des capacités majeures telles que la centralisation des recettes fiscales et non fiscales, l’exécution des dépenses de fonctionnement, d’investissement et de la dette, ainsi que la gestion dématérialisée des marchés publics. À terme, le SIGFiP permettra de regrouper l’ensemble des flux financiers de l’État sur une plateforme unique directement adossée au Trésor public. Cette intégration vise non seulement une traçabilité complète des opérations et une réduction des délais de traitement, mais aussi une meilleure prévisibilité budgétaire grâce à une capacité d’audit en temps réel.

Cette réforme en profondeur traduit la volonté du président de la République, Brice Clotaire

Oligui Nguema, d’assainir les comptes publics et de combattre la corruption systémique. En chef d’orchestre de ce chantier, Henri-Claude Oyima accélère la cadence pour transformer cette vision en réalité concrète. Plus qu’un simple logiciel, le SIGFiP s’affirme comme le levier indispensable pour restaurer la crédibilité de l’action publique et rationaliser les procédures administratives au Gabon.

Panthères : Aubameyang voit le bout du tunnel à cinq jours du choc face au Cameroun

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L’inquiétude autour du capitaine des Panthères semble s’estomper. Après une semaine rythmée par les soins et l’observation, Pierre-Emerick Aubameyang a franchi une étape décisive ce 19 décembre 2025 dans son protocole de reprise. Si le staff médical se veut rassurant, le verdict final reste suspendu aux résultats d’une ultime imagerie prévue demain 20 décembre.

Le communiqué de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), diffusé ce 19 décembre, apporte un éclairage attendu sur l’état de santé de Pierre-Emerick Aubameyang. Sous la surveillance conjointe des staffs médicaux de la sélection nationale et de l’Olympique de Marseille, l’attaquant gabonais suit une préparation millimétrée pour être au rendez-vous de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, dont le coup d’envoi sera donné ce dimanche 21 décembre au Maroc.

Le chemin de la reprise n’a pourtant pas été sans embûches. Le 17 décembre, une première tentative de course à allure lente s’est soldée par une gêne persistante, contraignant les médecins à observer une période de repos de 48 heures pour garantir une cicatrisation complète de la lésion. Cette stratégie de prudence semble avoir porté ses fruits puisque les tests d’effort réalisés ce vendredi matin se sont révélés particulièrement probants. L’attaquant n’a ressenti aucune douleur, permettant au staff d’évoquer une évolution clinique désormais satisfaisante.

Cette dynamique positive tombe à point nommé pour le Gabon. Les Panthères feront leur entrée dans la compétition le mercredi 24 décembre à 21h00, pour un duel au sommet face aux Lions indomptables du Cameroun au Grand stade d’Agadir. Avant de valider sa participation à ce choc du Groupe F, le joueur devra toutefois se soumettre à une imagerie par résonance magnétique (IRM) ce 20 décembre.

Les résultats de cet examen, communiqués en fin de semaine par l’OM, détermineront si le leader de l’attaque gabonaise est totalement apte à guider les siens pour cette entame cruciale. D’ici là, l’encadrement reste fidèle à sa ligne de conduite : préserver l’intégrité physique de son capitaine à l’aube d’un tournoi continental qui s’annonce intense.

Le Gabon répond aux États-Unis par le principe de réciprocité

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Le gouvernement gabonais a annoncé à l’issue du Conseil des ministres du 18 décembre un réajustement des conditions d’entrée sur son territoire pour les ressortissants américains. Cette décision intervient en réaction aux nouvelles restrictions migratoires décidées par les États-Unis, plaçant le Gabon sur une « liste noire » controversée. Entre fermeté diplomatique et pragmatisme économique, Libreville cherche un équilibre face à une mesure jugée injustifiée.

En invoquant le principe de réciprocité, pilier du droit international, le Gabon ne se contente pas de répondre à une décision unilatérale de Washington. Il adresse un message clair à la Maison-Blanche : aucun État n’est au-dessus des règles de courtoisie diplomatique et de respect mutuel. Pour les autorités gabonaises, l’affront est avant tout symbolique. Être assimilé à des pays dont les systèmes d’état civil seraient jugés défaillants heurte profondément un État engagé depuis plusieurs années dans la modernisation de son administration et la sécurisation de ses documents d’identité.

Cette perception d’injustice alimente une réaction politique assumée. « La réciprocité n’est pas une agression, c’est le rétablissement d’un dialogue d’égal à égal », confie une source proche du ministère des Affaires étrangères. À travers ce réajustement, Libreville entend défendre sa souveraineté tout en réaffirmant sa dignité sur la scène internationale.

Toutefois, l’enjeu pour le Gabon est d’éviter l’isolement diplomatique et économique. Si la réponse politique vise à satisfaire une opinion publique sensible aux questions de souveraineté nationale, le gouvernement reste conscient de l’importance des investissements américains, notamment dans les secteurs stratégiques de l’énergie et de la conservation environnementale.

C’est dans cet esprit que les autorités gabonaises ont pris soin de nuancer leur position, réaffirmant leur attachement à des « relations historiques d’amitié » avec les États-Unis. Cette main tendue traduit l’espoir d’une désescalade rapide. Le « réajustement » annoncé pourrait ainsi constituer un levier diplomatique destiné à favoriser, à terme, le retrait du Gabon de la proclamation américaine.

En attendant les modalités pratiques de cette mesure, le pays se retrouve à la croisée des chemins. Ce bras de fer feutré constitue un véritable test pour la diplomatie gabonaise, appelée à conjuguer fermeté, réalisme et sens de la négociation dans un contexte international de plus en plus exigeant.

TFH : Brice Clotaire Oligui Nguema impose la transparence et l’éthique

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Face aux controverses entourant la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH), le chef de l’État a fermement recadré le débat lors du Conseil des ministres du 18 décembre. En exigeant une traçabilité absolue et une lutte sans merci contre la fraude, il entend transformer cette réforme fiscale en un véritable contrat de confiance avec les populations.

Alors que la taxe forfaitaire d’habitation faisait « couler beaucoup d’encre et de salive » au sein de l’opinion, le président de la République a pris ses responsabilités pour dissiper les zones d’ombre. Avec une fermeté assumée, le chef de l’État a pointé du doigt les risques de dérives, alertant notamment sur les tentatives de contournement et les trafics de compteurs qui menacent l’intégrité de l’assiette fiscale.

Pour stopper ces pratiques, l’instruction présidentielle est tombée, sans équivoque : les ministres compétents et les opérateurs du secteur doivent déployer, sans délai, des mécanismes renforcés de contrôle et de dissuasion. L’objectif affiché est de sanctuariser les recettes publiques : aucun centime ne doit échapper au Trésor par des voies détournées.

Une exigence de « redevabilité »

Au-delà de la simple surveillance technique, c’est une véritable éthique de gestion que le Président a imposée au Gouvernement. Brice Clotaire Oligui Nguema a formellement requis la mise en place de circuits d’affectation « clairs, transparents et traçables ». Pour le numéro un gabonais, chaque citoyen doit avoir la certitude que les ressources collectées ne se perdront pas dans les méandres administratifs, mais seront réinjectées dans les services publics de proximité.

En agissant ainsi, le chef de l’État change le paradigme : la TFH ne doit plus être perçue comme un fardeau, mais comme un levier patriotique de développement. Le gouvernement défend désormais une vision de croissance endogène, où ces fonds deviennent le carburant nécessaire à l’essor des collectivités locales et au financement de projets structurants.

Plus qu’un impôt, la TFH s’affirme sous cette impulsion comme un acte de solidarité nationale. En élargissant la base contributive de manière équitable, elle vise à soutenir les plus vulnérables par une redistribution plus juste des richesses. Sous l’égide de Brice Clotaire Oligui Nguema, la fiscalité se veut désormais le socle d’un Gabon nouveau, où chaque contribution construit l’avenir de tous.

Ministère de la Fonction publique : le grand ménage d’Oligui Nguema

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Après le constat cinglant d’un absentéisme généralisé lors de sa visite inopinée au ministère de la Fonction publique, le président de la République a joint l’acte à la parole. Le Conseil des ministres du 18 décembre a acté une purge sans précédent, signalant la fin de l’inertie bureaucratique.

Le lundi 15 décembre 2025 restera une date charnière pour la haute administration gabonaise. En franchissant les portes du ministère de la Fonction publique et du renforcement des capacités sans protocole préalable, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a confronté la réalité d’une institution désertée. Face à des bureaux vides et une lenteur administrative devenue structurelle, la réponse de l’Exécutif ne s’est pas fait attendre. Lors du Conseil des ministres d’hier, jeudi 18 décembre, le couperet est tombé : la dissolution complète du cabinet du ministre a été prononcée, marquant une rupture nette avec le laxisme ambiant.

Un naufrage administratif au cœur de l’État

Ce coup de balai intervient dans un contexte de tension sociale aiguë. Le ministère de la Fonction publique est, par essence, l’âme de la gestion des carrières de milliers d’agents publics. Alors que les fonctionnaires gabonais accentuent la pression sur le gouvernement pour la régularisation de leurs situations administratives, le spectacle offert par les services centraux est apparu comme une insulte à l’urgence sociale.

Le chef de l’État a pu constater l’inconcevable : des dossiers d’agents, censés être le socle de vies professionnelles entières, conservés dans des conditions exécrables. Entreposés à même le sol ou entassés dans de vieilles cantines poussiéreuses, ces documents critiques témoignaient d’un mépris profond pour le service public. Ce degré d’abandon, couplé à un absentéisme chronique, rendait toute efficacité impossible.

Une décapitation stratégique pour restaurer l’ordre

Pour stopper cette dérive, les sanctions ont frappé le cœur même de la hiérarchie ministérielle. La mesure de suspension, immédiate et « jusqu’à nouvel ordre », décapite l’organigramme de l’institution. En tête de liste, le Secrétaire Général, le Colonel Jonas Sambi, et son adjoint, Elie Christian Aghoma-Molombo, quittent leurs fonctions. Ils sont suivis par la Directrice générale de la Fonction publique, Edith Kombila, dont le départ symbolise l’échec de la gestion opérationnelle.

La purge s’étend également aux services techniques les plus critiqués lors de la visite présidentielle. Ainsi, Jean Mabicka (Archives et Documentation), Jacques Ada (Gestion des Personnels et Contentieux), ainsi que Zeinabou Mbourouba (Recrutement) et Téclaire Mekui Owono (Communication) sont tous démis de leurs responsabilités.

Le message est limpide : l’administration ne doit plus être un « harem de laxistes ». En sanctionnant l’immobilisme au plus haut niveau, Brice Clotaire Oligui Nguema impose une nouvelle éthique de responsabilité. Le temps de l’impunité est révolu ; celui de la compétence et du respect du citoyen commence.

Communiqué final du Conseil des Ministres du 18 décembre 2025

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Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 18 décembre 2025, à 11 h 00, dans la salle habituelle des délibérations, au Palais de la Présidence de la République. 

Ouvrant les travaux, le Conseil a pris acte, avec une attention soutenue, des rappels du Président de la République relatifs à l’achèvement de la Transition, désormais engagée dans sa phase terminale. La mise en place du Bureau du Sénat, le mercredi 18 décembre 2025, puis, dans les prochains jours, celle du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), de la Cour constitutionnelle et du futur gouvernement viendront parachever ce processus et consacrer le retour du Gabon à la pleine normalité constitutionnelle, fondée sur des institutions républicaines régulières, l’équilibre des pouvoirs et la continuité de l’État. 

Ce moment charnière, au-delà de sa portée procédurale, appelle un devoir collectif de lucidité et de responsabilité, en mémoire du chemin parcouru, des épreuves traversées et des sacrifices consentis pour préserver l’unité nationale et la stabilité de l’État. 

Revenant sur la Taxe forfaitaire d’habitation, le Chef de l’État a prévenu sur les risques de fraude et de contournement, notamment via les trafics de compteurs, qui menacent son assiette. En conséquence, il a instruit les ministres concernés ainsi que les opérateurs du secteur de déployer des mécanismes renforcés de contrôle, de prévention et de dissuasion. Cette réforme, essentielle pour élargir la base contributive et assurer l’équité territoriale, requiert un encadrement administratif rigoureux, transparent et socialement responsable pour atteindre ses objectifs. 

Il a également souhaité, voire exigé, sur la mise en place de mécanismes clairs, transparents et traçables d’affectation des ressources issues de cette taxe, afin de garantir aux populations que les fonds collectés sont effectivement consacrés à l’amélioration de leur bien-être et des services publics de proximité. 

Sur le plan économique et financier, dans le cadre des échanges avec le FMI, le Président de la République a exigé la publication intégrale de toutes les conventions minières et l’audit exhaustif de celles conclues sur la période 2010-2024. Cette double mesure vise à renforcer la transparence, la redevabilité et l’équité du secteur.

Le Conseil a par ailleurs instauré le principe systématique de la prise de participation de l’État au capital, au moins 10%, de toute nouvelle société minière s’installant sur le territoire, garantissant ainsi le respect des intérêts stratégiques nationaux et une juste rétribution des ressources.

Toujours dans le cadre de la reprise en main des secteurs à fort enjeu économique et social, le Conseil a réaffirmé l’orientation irréversible de l’État vers la gabonisation des activités stratégiques. C’est ainsi que le Président de la République a instruit les ministères concernés de proposer un plan pour une gabonisation progressive des activités de revente du ciment, secteur actuellement contrôlé à 95 % par des non-nationaux, tout en garantissant l’accessibilité du produit et la maîtrise de son prix. 

Dans la même dynamique, le Président de la République a annoncé la prochaine réappropriation par l’État du secteur des jeux de hasard via un opérateur public. Ce choix souverain, guidé par l’intérêt national, permettra de capter et de rediriger des recettes aujourd’hui insuffisamment maîtrisées, tout en encadrant strictement un secteur aux risques sociaux élevés.

Cette réforme générera d’importantes externalités positives : les recettes seront affectées à des politiques publiques sociales et éducatives, tout en renforçant la protection des populations, la sécurité économique et la création d’emplois nationaux. Elle transforme ainsi un enjeu régulatoire en levier de développement au service du bien-être collectif.

Le Conseil a rappelé que la digitalisation de l’administration constitue une orientation irréversible et un levier central de modernisation de l’État, de correction des dysfonctionnements et d’amélioration des services publics.

À cet effet, le Président de la République a souligné que la priorité doit être donnée, pour les prochains mois, à la digitalisation des services publics à fort impact : archives administratives, modes de paiement, collecte électronique des impôts et recettes publiques, état civil intégralement dématérialisé, délivrance des permis et licences, traçabilité des flux commerciaux et portuaires, ainsi qu’à la modernisation numérique des secteurs sanitaire et des transports. Cette transformation devra également intégrer les collectivités locales et connecter les centres universitaires au réseau rénové de l’administration, afin de garantir une action publique cohérente, équitable et tournée vers l’économie du savoir.

Enfin, le Conseil a pris acte des mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis d’Amérique le 16 décembre 2025, relatives à l’instauration de nouvelles restrictions partielles et de limitations d’entrée concernant certains États, dont le Gabon.

Conformément aux usages et au principe de réciprocité qui encadrent les relations diplomatiques et consulaires entre États souverains, le Conseil a décidé du réajustement des conditions d’entrée sur le territoire national applicables aux ressortissants américains, dans le strict respect des dispositions nationales en vigueur et en cohérence avec les nouvelles modalités arrêtées par la partie américaine.

Dans le même temps, et soucieux de préserver la qualité des relations historiques d’amitié, de dialogue et de coopération qui lient le Gabon et les États-Unis d’Amérique, le Conseil a réaffirmé sa disponibilité à maintenir un échange constructif et à œuvrer, dans un esprit de respect mutuel, au renforcement des partenariats bilatéraux au bénéfice des deux peuples.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

– Projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière.

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 87 du Règlement n° 02/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024 portant prévention et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et de la prolifération en Afrique Centrale, porte attributions, composition, réorganisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière.

L’Agence Nationale d’Investigation Financière, en abrégée « ANIF » dotée 

de l’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence, a pour mission de traiter et transmettre des informations en vue de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Les membres composants cette Agence sont désignés par les administrations dont ils relèvent, notamment :

– un haut fonctionnaire détaché par le Ministère en charge des Finances ;

– un Magistrat spécialisé dans les questions financières ;

– un haut fonctionnaire de l’Administration des Douanes spécialisé dans les enquêtes économiques et financières.

Ainsi, pour son fonctionnement l’ANIF comprend :

– les services d’appui ;

– les départements.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut de Formation des Professeurs d’Ecole de Franceville ;

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut de Formation des Professeurs d’Ecole de Mouila ;

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut de Formation des Professeurs d’Ecole d’Oyem.

Les projets de loi susmentionnés sont pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, des articles 74 et 75 de la loi n° 21/2011 du 14 février 2012 portant orientation générale de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche, ainsi que de l’article 41 de la loi n° 020/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État.

Ces projets de loi créent des Instituts de Formation des Professeurs dans trois (3) chefs-lieux de province et définissent le cadre légal et réglementaire qui régira la formation des enseignants de l’enseignement pré-primaire et primaire, afin de répondre aux conclusions relatives à la formation contenues dans le Rapport du Dialogue National Inclusif.

Placés sous la tutelle du Ministère de l’Éducation Nationale, ces Instituts sont considérés comme des établissements publics à caractère professionnel, dotés d’une autonomie pédagogique, administrative et financière.

Pour leur fonctionnement, ils disposent de : 

– un Conseil d’Administration ; 

– une Direction Générale ; 

– une Agence Comptable ; 

– un Conseil d’Établissement ; 

– un Conseil Scientifique ; 

– un Conseil de Classe ; 

– un Conseil de Discipline. 

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

– Projet de décret portant suppression du Haut-Commissariat chargé du projet Belinga. 

La suppression visée par le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre du transfert des anciennes attributions du Haut-Commissariat vers les ministères compétents : le Ministère des Mines pour la coordination et le suivi des activités minières, le Ministère des Transports pour les infrastructures ferroviaires et portuaires, et le Ministère de l’Énergie pour les infrastructures énergétiques. 

Le texte prévoit également le transfert à l’État, par l’intermédiaire des ministères concernés, des biens, droits, obligations, archives et engagements contractuels du Haut-Commissariat. 

Cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, à clarifier les responsabilités, à simplifier les procédures administratives et à optimiser l’utilisation des ressources publiques, tout en garantissant la continuité et l’efficacité de l’action de l’État dans la conduite du projet Belinga. 

– Projet de décret instituant une Task-force présidentielle pour le développement de la Mine de Belinga. 

Placée sous l’autorité directe du Président de la République, cette structure spéciale, administration chargée d’une mission temporaire et interministérielle, est chargée du pilotage stratégique, de la coordination et du suivi du développement de la mine de fer de Belinga ainsi que des infrastructures associées, notamment le port minéralier de Kobe-Kobe, le chemin de fer Belinga Kobe-Kobe et les centrales hydroélectriques.

Elle dispose d’un pouvoir de coordination sur l’ensemble des administrations et entités publiques concernées et assure la cohérence entre les volets minier, industriel, logistique, énergétique, environnemental et social du projet. Elle supervise les études techniques et économiques, veille au respect des normes environnementales et sociales, assure l’interface avec les partenaires financiers et investisseurs, et favorise le développement local par la formation, l’emploi et le transfert de compétences.

Composée d’un Coordonnateur général, d’un adjoint, de représentants de la Présidence et des ministères concernés, ainsi que d’experts, elle dispose d’un Secrétariat technique permanent et peut créer des commissions spécialisées. Les administrations publiques et entreprises publiques sont tenues de lui apporter pleine collaboration. 

Ce service public de mission rend compte directement au Président de la République par des rapports trimestriels et annuels et dispose des moyens financiers, matériels et humains nécessaires à sa mission. Sa durée est fixée à cinq ans, renouvelable une fois, ou jusqu’à l’atteinte complète des objectifs stratégiques assignés. 

MININSTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE 

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone du Port de Kobe-Kobe ; 

Le présent projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone portuaire a pour objectif de doter le Gabon d’un port en eau profonde et d’une plateforme logistique moderne, constituant une infrastructure stratégique pour soutenir la politique nationale de transformation locale, de réindustrialisation et de souveraineté économique. 

Il vise également à sécuriser le foncier, à réaliser des infrastructures portuaires, industrielles, énergétiques et logistiques d’intérêt général, à offrir un cadre juridique favorable et attractif pour les investissements publics et privés, et à positionner le Gabon comme un hub portuaire et industriel de référence en Afrique centrale. 

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) d’une parcelle dans la commune de Mouila. 

Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61 du 10 mai 1961 réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique et instituant des servitudes pour l’exécution des travaux publics vise l’occupation par l’Etat des parcelles, n° 17, 18, 20, 21 et 22 correspondant respectivement à une superficie d’environ 1654 m² et 1325 m², section J du plan cadastral de la Commune de Mouila en vue de la construction du siège local de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale et de plusieurs annexes. 

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

– Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes.

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, a pour objet d’actualiser le cadre juridique institué par le décret n° 00212/PR/MEPPDD du 21 juillet 2017. 

Il redéfinit les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes, en abrégé CNATEFM. 

La Commission a pour mission d’élaborer le Plan National d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes et d’en assurer le suivi de mise en œuvre.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION

Projet de Décret portant attributions et réorganisation de la Direction Générale de l’Économie Numérique. 

Pris en application des dispositions de la loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006, fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, ainsi que de ses textes subséquents, chaque service de l’État est créé ou réorganisé afin de disposer d’un texte spécifique définissant ses attributions et son organisation. 

La Direction Générale de l’Économie Numérique est chargée d’élaborer et de veiller à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d’économie numérique, de télécommunications et de nouvelles technologies de l’information, en concertation avec les autres administrations concernées. 

– Projet de Décret portant création, attributions et organisation de la Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cyber sécurité. 

La Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cybersécurité(DGDINC), compétente notamment en matière de suivi du spectre des fréquences et des radiocommunications aux niveaux national et international, est placée sous l’autorité d’un Directeur Général, assisté d’un Directeur Général Adjoint. Tous deux sont nommés par décret pris en Conseil des Ministres, sur proposition du ministre en charge du département, parmi les agents publics permanents de première catégorie justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans dans les domaines relevant des attributions de la Direction Générale. 

Elle comprend : 

– la Direction de la Stratégie et de la Planification ; 

– la Direction des Infrastructures Numériques ; 

– la Direction de la Cybersécurité et de la Normalisation. 

POLITIQUE GENERALE MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil des Ministres a pris acte du démarrage effectif des activités du Contrôle Général d’État, et ce, conformément aux très hautes instructions du Chef de l’État et des dispositions de l’ordonnance n°001/PR/2023 du 29 septembre 2023 ratifié par la loi n°004/2023 du 31 janvier 2024. 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

Au terme de la présentation du Ministre, et fort du retour du Gabon dans l’Union Africaine (UA), le Conseil des Ministres, a marqué son approbation pour la candidature du Gabon, pour un mandat de deux (02) ans (2026-2028), au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. 

Par ailleurs, le Conseil a également donné son accord aux demandes d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après : 

– Monsieur Bjorn KLOUMAN BEKKEN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège près la République Gabonaise avec résidence à Kinshasa ; 

– Monsieur Léo TREMBLEY, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Confédération Suisse près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa. 

Le Conseil a également pris connaissance de la note relative à la dégradation rapide de la situation humanitaire des réfugiés congolais (RDC) au Burundi, consécutive à l’intensification des violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). 

Cette crise, marquée par un afflux massif de populations civiles, touche principalement des femmes et des enfants vivant dans des conditions de précarité extrême, avec de graves déficits en abris, alimentation, santé et services de base. 

Le Gouvernement a été sensibilisé à l’urgence humanitaire et à l’appel à la solidarité régionale et internationale lancé par la CEEAC, afin d’éviter une aggravation de cette crise aux conséquences sécuritaires et humanitaires majeures.

MINISTERE DE LA SANTE 

Suite à la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre du plan d’urgence, ainsi que pour l’intégration d’une action visant l’élargissement et la mise à niveau de la voie d’accès au Centre Hospitalier Régional Estuaire–Melen (CHREM) et au Centre National de Santé Mentale (CNSM), à la suite du sinistre survenu le lundi 15 décembre 2025. 

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

Le Conseil a validé le projet relatif à l’ensemble des engagements de l’État pour la mise en œuvre du projet minier de Belinga et des infrastructures connexes. En effet, ledit projet constitue un levier stratégique majeur pour l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles et le développement économique durable de la République Gabonaise. 

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION 

Le Conseil des Ministres s’est félicités des avancées des décisions relatives au renforcement de la coopération sous-régionale en matière de gestion et d’utilisation rationnelle des fréquences radioélectriques avec ses pays limitrophes conformément aux dispositions règlementaires nationales et au règlement des communications de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). 

Le Conseil a également marqué son accord à la demande d’autorisation pour le déploiement du plan d’action relatif à la mise en œuvre du Registre Social Unique (RSU) ce conformément à l’ordonnance n°0006/PR/2025 du 12 août 2025 portant digitalisation des caisses de prestations et de prévoyance sociale. 

Le Conseil a pris note de l’opérationnalisation des trois programmes structurants MADIGIPAIE, Ecoles connectées et Wifi à Bord du train SETRAG destinées à accélérer la transformation numérique du pays au bénéfice de l’économie, de l’éducation et de l’amélioration concrète des conditions de vie des populations.

De même, dans le cadre du renforcement de la coopération régionale, le Conseil a approuvé la signature et la mise en service des trois accords historiques et stratégiques avec la République de Guinée Equatorial marquant une avancée majeure dans l’intégration numérique entre les deux pays. 

– Le premier accord porte sur la suppression des frais d’itinérance (roaming) ; 

– Le deuxième a permis la suppression des interférences sur les réseaux de télécommunications dans la zone frontalière entre Oyem et Mongomo ; 

– Enfin, le troisième à permis au Gabon et la Guinée Equatorial de procéder à l’interconnexion de leurs réseaux de fibre optique. 

MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT, DU COMMERCE ET DES PME/PMI 

Le Conseil a suivi avec attention la présentation du plan triennal de développement et de promotion de l’Économie Sociale et Solidaire, conçu comme une stratégie structurante visant à renforcer ce secteur afin de contribuer à l’inclusion sociale, à la création d’emplois et de richesse. 

Ce plan ambitionne ainsi de poser les fondements d’une politique publique cohérente en faveur de l’Économie Sociale et Solidaire, adaptée aux réalités socio-économiques nationales. 

Enfin, s’agissant des mesures individuelles, le Conseil a pris les décisions suivantes : 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DE CAPCITES CABINET DU MINISTRE 

Il est mis fin aux fonctions des membres du Cabinet du Ministre. 

En outre, les responsables administratifs ci-après désignés sont suspendus de leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre : 

– Colonel Jonas SAMBI, Secrétaire Général ; 

– M. Elie Christian AGHOMA-MOLOMBO, Secrétaire Général Adjoint ;

– Mme Edith KOMBILA, Directeur Général de la Fonction Publique ; 

– M. Jean MABICKA, Directeur Central des Archives et de la Documentation ; 

– M. Jacques ADA, Directeur de la Gestion des Personnels et du Contentieux ; 

– Mme Zeinabou MBOUROUBA, épouse ALARA, Directeur du Recrutement ;

– Mme Teclaire MEKUI OWONO, Directeur Central de la Communication. 

Le Ministre de la Fonction Publique est chargé de veiller, pour ce qui le concerne, à l’application de la présente décision ainsi qu’à celle des mesures relatives aux intérims, afin d’assurer la continuité du service. 

MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE 

Province du Woleu-Ntem 

– M. Soumaré KOMBILA, Chef de Service de l’Urbanisme à la Direction Provinciale du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat, est suspendu de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre. 

Le Gouverneur et le Directeur Provincial du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’application de la présente décision. 

Fin.