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CAN 2025 : Miraculés face à la Tunisie, les Aigles du Mali entre doutes et promesses

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Qualifiés pour les quarts de finale après un scénario haletant, les Aigles du Mali ont éliminé la Tunisie le 3 janvier 2026. Si la manière laisse encore à désirer, cette victoire révèle un groupe capable de se sublimer dans l’adversité et pose un dilemme immédiat au sélectionneur Tom Saintfiet.

Le score est là, mais l’analyse de Mahamet Traoré, expert en communication et consultant football, invite à une certaine prudence. Ce dernier estime que cette qualification face aux Aigles de Carthage ne doit pas masquer les lacunes techniques persistantes. Il convient de lire ce succès avec lucidité car, sur le plan du jeu, le Mali n’a pas encore installé de fondation tactique clairement identifiable. L’équipe a manqué de maîtrise collective et a longtemps semblé subir les événements, particulièrement dans l’entrejeu.

Étonnamment, c’est au moment où le sort semblait s’acharner que le Mali a montré son vrai visage. Après une expulsion laissant l’équipe en infériorité numérique, les hommes de Tom Saintfiet ont enfin affiché du caractère. L’expert observe d’ailleurs que c’est paradoxalement à dix contre onze que les Aigles ont montré davantage de courage et de personnalité. L’entrée de Néné Dorgeles a apporté un premier souffle de révolte, malgré une maladresse parfois partagée avec Yves Bissouma. Le véritable déclic est toutefois venu du banc de touche. Le jeune Gaoussou Diakité, par sa fraîcheur et son audace, a provoqué le penalty décisif. Cette action prouve que les solutions résident aussi chez les remplaçants et les joueurs évoluant sans complexe.

Si le collectif a tangué, un homme a maintenu le navire à flot : Djigui Diarra. Auteur de parades réflexes et impérial lors de la séance des tirs au but, le portier malien a justifié son statut de dernier rempart. Pour Mahamet Traoré, le véritable homme du match reste sans débat le gardien de but, fidèle à son prénom « l’Espoir ». Sans ses interventions décisives, cette qualification n’existerait tout simplement pas.

Désormais, le sélectionneur se retrouve à la croisée des chemins. Il doit décider s’il convient de s’appuyer sur les cadres habituels ou de faire confiance à la garde montante qui a fait basculer le match face à la Tunisie. Le technicien est face à un choix fort : continuer à respecter des hiérarchies parfois stériles ou prendre des risques en lançant des joueurs affamés. Pour le consultant, la suite de la compétition dépendra de cette capacité à bousculer les certitudes. Dans une CAN, ce sont souvent l’audace et la fraîcheur des choix qui font la différence. Le Mali a montré qu’il possédait des armes cachées qu’il lui appartient désormais d’assumer pleinement.

Recensement national : le Gabon lance le décompte général

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Le Gabon entre dans la phase active de la mise à jour de sa structure démographique. Le gouvernement a officiellement lancé la deuxième étape du recensement général de la population (RGP), une opération d’envergure nationale qui a débuté le 2 janvier par la formation des agents techniques. Ce vaste chantier statistique doit permettre de renouveler des données vieilles de dix ans et de redéfinir les priorités de l’action publique sur l’ensemble du territoire.

Pour assurer le succès logistique de cette mission, le ministère de la Planification et de la Prospective a mis à disposition des équipes de terrain un nouveau parc de véhicules. Ce déploiement permet de basculer de la phase de cartographie, dédiée à la localisation des foyers, vers celle du dénombrement effectif.

Noël Moussavou, Directeur général du recensement, a rappelé que cette étape cartographique est le préalable indispensable pour identifier avec précision la répartition des populations. Après la formation des formateurs lancée en début de semaine, un déploiement technique est prévu dès la semaine prochaine pour s’assurer que le dispositif est pleinement opérationnel.

Ce recensement constitue un enjeu stratégique pour le développement social et la réduction des inégalités. Selon Louise Pierrette Mvono, Ministre de la Planification et de la Prospective, l’enquête doit répondre à trois questions essentielles pour l’avenir du pays : le nombre exact d’habitants, leur localisation et leurs conditions de vie réelles. Les données recueillies seront déterminantes pour affiner le soutien aux plus vulnérables et ajuster les investissements publics aux besoins spécifiques de chaque province.

Le dernier recensement national, effectué en 2016, tablait sur une population d’environ 2,2 millions d’habitants. Depuis lors, les besoins en infrastructures de base, notamment en santé, éducation et voiries, ont considérablement évolué. Les résultats de cette nouvelle campagne sont donc attendus comme un outil de pilotage indispensable pour répondre aux défis actuels du pays.

L’Église de Nazareth invoque la protection divine pour panser les plaies de 2025

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Le premier culte dominical de l’année 2026 à l’Église internationale de Nazareth d’Okala a pris une dimension particulière le dimanche 4 janvier. Sous la direction du révérend pasteur Georges Bruno Ngoussi, la communauté s’est rassemblée pour une cérémonie d’onction des fidèles placée sous le sceau de la sanctification.

Cette célébration s’est tenue dans un climat national encore marqué par le souvenir d’une fin d’année 2025 endeuillée. Entre crimes de sang et accidents de la route meurtriers, le traumatisme reste présent au Gabon. Pour l’institution religieuse, cet acte liturgique ne se limitait pas à la communauté présente, mais visait à invoquer une couverture spirituelle sur l’ensemble de la nation gabonaise afin de conjurer le sort des mois écoulés.

La prédication, axe central de la rencontre, portait sur la purification divine. Le révérend Ngoussi a rappelé à son auditoire que ce processus spirituel puise sa source dans le sacrifice du Christ, tel que préfiguré dans les écritures. Il a souligné que la foi permet aujourd’hui de réactualiser cette purification par le geste symbolique de l’onction.

L’Église de Nazareth invoque la protection divine pour panser les plaies de 2025

L’onction physique des fidèles a constitué le moment fort de la liturgie. Pour les serviteurs de Dieu présents, ce rite matérialise l’intervention du Saint-Esprit comme un rempart contre l’adversité. Le pasteur a insisté sur la nécessité de cet acte concret qui symbolise, selon la doctrine de son église, la sécurisation spirituelle du peuple face aux incertitudes de la nouvelle année.

En clôturant ce premier rassemblement de l’an, l’église internationale de Nazareth d’Okala a clairement défini sa trajectoire pour les mois à venir. En prônant la purification et la foi, elle espère contribuer à l’apaisement du climat social et à la sécurité des citoyens, plaçant 2026 sous le signe d’un renouveau paisible pour le Gabon.

Travaux publics : Edgard Moukoumbi impose la culture du résultat pour 2026

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Le ministre des Travaux publics et de la Construction a choisi de marquer les esprits dès la reprise. En lieu et place de la traditionnelle cérémonie de vœux, Edgard Moukoumbi a convoqué ses équipes le 5 janvier pour une réunion de cadrage aux allures de rappel à l’ordre. Le message est sans ambiguïté : l’année 2026 sera celle de l’action concrète, de la discipline administrative et, surtout, d’une obligation de résultats qui ne souffrira aucune exception.

Face aux responsables administratifs et aux chefs de projet, le membre du gouvernement a exigé une mutation profonde des méthodes de travail. Il prône désormais une posture proactive, rompant avec l’inertie parfois observée dans la conduite des chantiers d’envergure. Pour Edgard Moukoumbi, l’urgence est double : il s’agit d’une part de répondre aux attentes pressantes des populations en matière de mobilité et de logement, et d’autre part de traduire scrupuleusement les orientations des plus hautes autorités de l’État.

Les responsables du ministère face à des consignes claires et à une feuille de route définie
Les responsables du ministère face à des consignes claires et à une feuille de route définie.

La rigueur de gestion devient le nouveau pivot de l’administration des Travaux publics. À cet effet, le ministre a instruit ses collaborateurs de généraliser l’usage de tableaux de bord dynamiques pour chaque projet. Cet outil de pilotage, loin d’être un simple accessoire technique, servira de base à un système de reporting systématique. Désormais, chaque responsable devra rendre compte de l’état d’avancement de ses missions, transformant le suivi en une responsabilité contractuelle permanente plutôt qu’en une formalité épisodique.

Cette ambition s’incarne dans une feuille de route baptisée « Cap 2026 ». Ce contrat de performance repose sur un socle de quatre piliers indissociables : la mobilisation des énergies, la cohésion des services, l’unité d’action et la redevabilité. Pour Edgard Moukoumbi, l’efficacité collective dépend de cette solidarité interne, seule capable de transformer les directives ministérielles en réalités tangibles sur le terrain.

Parallèlement à ces exigences de productivité, le ministre n’occulte pas la dimension humaine de son département. Il a ainsi mandaté le secrétaire général pour initier, sans délai, une reprise du dialogue avec les partenaires sociaux. En anticipant les points de friction potentiels, le patron des Travaux publics entend garantir un climat social serein, condition préalable indispensable à la bonne exécution du calendrier des grands travaux.

En verrouillant ainsi le cadre opérationnel dès la première semaine de janvier, Edgard Moukoumbi lance un signal fort. Pour ses équipes, le temps de l’observation est révolu, laissant place à une ère de performance où la seule métrique admise sera l’achèvement effectif des projets.

Gabon : Ve République, la fin de l’état de grâce

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Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé, le 5 janvier, le premier Conseil des ministres du premier gouvernement post-transition, quelques heures seulement après la prestation de serment de la nouvelle équipe devant le président de la République et la cour constitutionnel. Pour le chef de l’État, ce rendez-vous n’avait rien d’une simple prise de contact. Il a d’ailleurs d’emblée précisé qu’«il ne s’agit ni d’un moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité collective ».

Le ton martial de ce premier conseil traduit une volonté de rupture nette avec les pratiques du passé. Le Président a rappelé avec fermeté que « le peuple gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats visibles, mesurables et durables ». Désormais, le Programme national de croissance et de développement (PNCD) n’est plus un simple document de travail, mais la « boussole exclusive de l’action gouvernementale ». Chaque membre de l’équipe est désormais lié par des « feuilles de route impératives et opposables », transformant les engagements du projet « Bâtissons l’édifice nouveau » en obligations contractuelles, indique le communiqué final lu par le porte-parole du gouvernement.

Un contrat de performance sous haute surveillance

Cette nouvelle ère se caractérise par l’introduction d’une rigueur managériale inédite au sein de l’appareil d’État. Le chef de l’État a instauré un système de pilotage basé sur la redevabilité, affirmant que « la responsabilité ministérielle ne se mesure pas à l’activité, mais aux résultats obtenus ». Pour matérialiser cette exigence, un calendrier précis a été imposé : chaque ministre dispose de trente jours pour soumettre une feuille de route des « cent jours » et de soixante jours pour présenter un « contrat de performance ministériel » assorti d’indicateurs mesurables.

L’action gouvernementale devra se concentrer sur les attentes prioritaires des populations : la baisse des coûts des transports, l’accès à l’eau potable, la sécurité publique et la lutte contre la corruption. Sur ce dernier point, le Président a été particulièrement incisif, appelant à « restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République », notamment au sein du secteur judiciaire. En rappelant que « le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui de l’exécution », Brice Clotaire Oligui Nguema a signifié à ses ministres qu’ils sont désormais en mission sous le regard vigilant de la nation.

CESEC : Mapangou mise sur le dialogue social pour contenir les tensions

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Reçu en audience le lundi 5 janvier par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouveau Bureau du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), conduit par son président Guy Bertrand Mapangou, a officiellement pris langue avec le chef de l’État, quelques jours après son installation. À cette occasion, le président du CESEC a annoncé faire du dialogue social, de la concertation avec les partenaires syndicaux et de la médiation dans les administrations les principaux axes de son action.

Au sortir de l’audience, Guy Bertrand Mapangou a fixé les priorités de son mandat. Au premier rang : la restauration d’un climat social apaisé. Face aux tensions récurrentes observées dans plusieurs administrations et au sein du mouvement syndical, le CESEC entend jouer un rôle actif de médiation. « Tout ce qu’on entend comme soubresauts dans le monde social et syndical doit pouvoir s’atténuer par le dialogue et la concertation », a-t-il déclaré, se présentant comme un conseiller à la disposition du gouvernement et un acteur du dialogue social.

Les membres du bureau du CESEC lors de l’audience au Palais présidentiel.
Les membres du bureau du CESEC lors de l’audience au Palais présidentiel.

Le président du CESEC a également souligné l’importance des questions culturelles, appelées selon lui à renforcer l’identité nationale et le lien aux traditions, aux côtés des enjeux économiques et sociaux jugés prioritaires dans le contexte actuel.

Cette audience, conforme aux usages républicains, a permis au Chef de l’État d’exhorter les membres du CESEC à la rigueur et au sens de l’intérêt général. Le Conseil est ainsi attendu sur sa capacité à anticiper les crispations sociales, à formuler des avis utiles et à accompagner l’action publique dans une phase où la stabilité sociale demeure un enjeu central.

Avec l’entrée en fonction du CESEC, le dispositif institutionnel issu de la nouvelle Constitution est désormais complet. Reste à voir si cette instance saura peser concrètement sur les décisions et contribuer, au-delà des intentions, à apaiser un climat social encore fragile.

Le contrat de performance, nouveau pacte de confiance de la Vᵉ République

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Alors que le Gabon entame sa marche sous l’égide de la V République, le premier Conseil des ministres de l’ère post-transition sonne la fin de l’insouciance pour l’exécutif. En imposant des contrats de performance et une obligation de résultats immédiats, Brice Clotaire Oligui Nguema rompt avec les privilèges d’antan pour instaurer une culture de la redevabilité.

Entre pression calendaire et exigences de modernisation, cette révolution managériale place chaque membre du Gouvernement face à ses responsabilités devant la nation, transformant la fonction ministérielle d’un prestige social en une mission de service public sous haute surveillance.

De la consécration sociale à la charge républicaine

Au Gabon, la tradition voulait que chaque nomination au gouvernement donne lieu à des réjouissances grandioses, réunissant parents et amis autour de banquets festifs. Pour beaucoup, le maroquin ministériel était perçu comme une consécration sociale, un moyen d’enrichissement personnel ou un levier pour propulser son entourage à travers diverses nominations. Cette époque semble désormais révolue.

Avec la méthode imposée par le chef de l’État en ce début d’année 2026, tout nouveau promu devrait réfléchir à deux fois avant de se lancer dans les festivités, car le Président a rappelé avec force que le peuple gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats visibles, mesurables et durables. La fonction n’est plus une récompense, mais une charge lourde d’obligations où l’on exige que l’État fonctionne, décide, exécute et rende compte.

Le temps où l’on occupait un poste pendant des années en comptant uniquement sur ses relations personnelles avec le chef de l’État ou sa position au sein d’un parti est terminé. Finis les titres fonciers à la tête des départements ministériels. Brice Clotaire Oligui Nguema a été clair en affirmant qu’il ne s’agit pas d’une formalité administrative, mais d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité collective. L’action publique est désormais scrutée, et l’absence de résultats devient un motif suffisant pour être immédiatement débarqué du navire gouvernemental.

Un dispositif de suivi sous haute tension

L’innovation majeure réside dans le dispositif de suivi qui place chaque ministre sous une pression permanente. En instaurant un rapport périodique au Vice-Président de la République et au Vice-Président du gouvernement, le chef de l’État crée une chaîne de commandement serrée, une véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de chaque cabinet. Le calendrier est d’ailleurs implacable : sous trente jours, chaque ministre doit transmettre une feuille de route précisant les priorités immédiates, et sous soixante jours, un contrat de performance assorti d’indicateurs strictement alignés sur le PNCD et les engagements présidentiels.

Cette exigence de redevabilité n’est plus une option, mais une obligation républicaine car, comme le précise le communiqué final du Conseil des ministres, l’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe et arbitre, et non un État qui subit. Le pilotage stratégique ne peut plus se contenter de gérer le quotidien ; il doit désormais répondre aux urgences sociales immédiates que sont l’accès à l’eau, à l’énergie, ou encore la sécurité et la tranquillité publiques.

Les défis de cette thérapie de choc

Si la méthode séduit par sa rigueur, elle soulève des défis de taille pour une administration en quête de modernisation. Pour que ces contrats ne soient pas de simples catalogues de promesses, l’appareil d’État devra impérativement moderniser ses outils de mesure, s’approprier la géo-compétence pour adapter les objectifs aux réalités des provinces et assumer une lutte ferme contre la corruption. Il s’agit de rompre définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans fin et des délais non tenus pour privilégier l’impact réel sur la production nationale et l’emploi.

Désormais, Brice Clotaire Oligui Nguema ne demande plus seulement à son Gouvernement de travailler, il lui impose de prouver son efficacité immédiate. Le message est limpide : le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui de l’exécution. C’est à ce prix, et uniquement à celui-ci, que la Vᵉ République pourra restaurer le lien de confiance entre le citoyen et l’institution publique.

Communiqué final du Conseil des ministres du 5 janvier 2025

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Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni le lundi 5 janvier 2026 à 12 heures 30, au Palais de la Présidence de la République.

À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité les personnalités promues au sein de l’Exécutif le 1er janvier 2026, à savoir, le Vice-Président de la République, le Vice-Président du Gouvernement, ainsi que l’ensemble des membres du Gouvernement, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits dans leurs fonctions.

Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des Ministres marque l’entrée en responsabilité pleine et entière de l’Exécutif de la V République. Il a précisé qu’il ne s’agit ni d’un moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité collective.

Le Président de la République a rappelé avec force que le peuple gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats visibles, mesurables et durables. Il n’attend plus des intentions, des discours ou des annonces sans suite, mais exige que l’État fonctionne, décide, exécute et rende compte.

À cet égard, le Chef de l’État a indiqué que le Programme National de Croissance et de Développement (PNCD) constitue désormais la boussole exclusive de l’action gouvernementale, en parfaite cohérence avec son projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau. »

Il a précisé que ces documents ne sauraient être assimilés à des déclarations d’intention ou à des catalogues de promesses, mais qu’ils constituent des feuilles de route impératives et opposables, engageant personnellement et collectivement chaque membre du Gouvernement dans leur exécution.

Ainsi, le Conseil a écouté avec une attention soutenue le Président de la République, qui a passé en revue les dossiers et projets prioritaires relevant de chacun des départements ministériels.

À cette occasion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de concentrer l’action gouvernementale sur les problématiques qui affectent directement le quotidien des Gabonaises et des Gabonais, notamment le coût et la performance des transports aériens, la sécurité et la tranquillité publiques, les capacités d’accueil et la qualité du système éducatif, ainsi que la persistance des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’énergie.

Le Chef de l’État a également rappelé l’importance d’accélérer le processus de décentralisation afin de rapprocher l’action publique des citoyens, tout en poursuivant résolument la digitalisation de l’administration, levier essentiel de modernisation, de transparence et d’amélioration de la qualité du service public. Il a par ailleurs souligné la nécessité de lutter avec fermeté contre toutes les formes de corruption, en particulier dans le secteur judiciaire, afin de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Dans le même esprit, le Chef de l’État a appelé à une reprise en main effective et stratégique de la gestion des ressources naturelles nationales, afin que leur exploitation bénéficie prioritairement aux Gabonaises et aux Gabonais et contribue durablement au développement économique et social du pays.

Enfin, il a insisté sur l’obligation pour le Gouvernement d’assurer une prise en charge juste, équitable et ciblée des populations les plus vulnérables, dans un esprit de solidarité nationale et de justice sociale.

Sur un plan méthodologique, le Président de la République a indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois piliers indissociables :

  1. Le pilotage stratégique. Chaque ministre est responsable d’un périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables identifiés. Il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des responsabilités. L’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe et arbitre, et non un État qui subit.
  • La redevabilité. La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à l’activité, mais aux résultats obtenus. Chaque membre du Gouvernement devra rendre compte, de manière régulière, factuelle et sans complaisance, de l’exécution des missions qui lui sont confiées. La redevabilité n’est pas une sanction, mais une obligation républicaine.
  • La culture des résultats. Le Chef de l’État a appelé à rompre définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans fin et des délais non tenus. Désormais, l’action publique sera évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations, sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des services publics.

À cette fin, le Président de la République a exigé, dans chacune des lettres de mission distribuées aux membres du Gouvernement, la mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non négociable de pilotage de l’action gouvernementale.

Il a précisé que :

  • sous trente (30) jours, chaque ministre devra transmettre une feuille de route des cent (100) jours, précisant les priorités immédiates, les actions à engager, celles déjà lancées et leur niveau d’exécution, les responsables désignés ainsi que les résultats attendus ;
  • sous soixante (60) jours, chaque ministre devra proposer un contrat de performance ministériel, assorti d’indicateurs clairs, mesurables et vérifiables, strictement alignés sur le PNCD et les engagements présidentiels ;  
  • de manière périodique, un rapport d’exécution devra être adressé au Vice-Président de la République et au Vice-Président du Gouvernement, afin d’assurer un suivi rigoureux, interministériel et continu de l’action gouvernementale.

Le Chef de l’État a souligné que ce cadre s’applique à tous, sans exception.

En conclusion, le Président de la République a indiqué avec clarté que le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui de l’exécution. Chaque membre du Gouvernement a été choisi pour sa géo-compétence, son expérience et sa capacité à produire des résultats.

Il a réaffirmé que l’État gabonais doit redevenir efficace, crédible et respecté, et a appelé l’ensemble du Gouvernement à faire preuve du sens élevé de l’État, de discipline collective et d’engagement personnel, afin que ce Gouvernement incarne, dès à présent, l’autorité, la méthode et la performance attendues par le peuple gabonais.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE :

– SECRETARIAT GENERAL

Secrétaire Général : M. Christian LOUEMBET-ONGUELE.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

– Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près l’Empire du Japon : M. Serge Thierry MICKOTO CHAVAGNE

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

CABINET DU MINISTRE

Directeur de Cabinet : M. Jules Bertrand Potier LOEMBE, Inspecteur des Finances.

SECRETARIAT GENERAL

Secrétaire Général : M. Guy Nazaire SAMBA, Administrateur des Services Économiques et Financiers.

MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ :

DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER

Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE en remplacement de M. Aristide GNAMAT PASSADI admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Fin.

Barro chambrier à la Vice-Présidence, le choix de l’équilibre et de l’excellence

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Par décret présidentiel en date du 1er janvier 2026, Hugues Alexandre Barro Chambrier a été élevé aux fonctions de vice-président de la République. Cette nomination, qui intervient après son passage remarqué en tant que premier vice-président du Gouvernement, marque un tournant vers une quête de sérénité et d’excellence au sommet de l’État.

L’ascension de ce technocrate avéré ne relève guère du hasard. Homme d’État à la réputation solidement ancrée, Barro Chambrier incarne une figure de pondération et de rigueur qui semble aujourd’hui indispensable au bon fonctionnement du pouvoir exécutif. Son profil, caractérisé par une réserve naturelle alliée à une expérience politique de premier plan, offre un contraste saisissant avec la mandature de son prédécesseur.

Séraphin Moundounga a en effet laissé le souvenir d’une gestion plus clivante, marquée par des tensions persistantes dans son fief de Moabi et des joutes verbales mémorables, notamment avec l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima. On se souvient de la réplique incisive de ce dernier, évoquant le « syndrome d’Érostrate » pour fustiger une quête de notoriété par la destruction, tout en remettant en cause l’exemplarité de son parcours.

À l’opposé de ces turbulences, Hugues Alexandre Barro Chambrier apporte une stature faite de probité et d’un charisme naturel. Ancien cadre de haut vol au Fonds monétaire international et leader politique respecté, il dispose d’une lecture fine des enjeux économiques et diplomatiques. Son arrivée à la vice-présidence est perçue par de nombreux observateurs comme un gage de stabilité et une volonté de restaurer le prestige d’une fonction qui exige, par essence, une distinction irréprochable.

Sur le plan institutionnel, les prérogatives du vice-président de la République sous la Ve République sont essentielles à l’équilibre du pouvoir. Collaborateur direct du chef de l’État, il a pour mission première de le suppléer dans des tâches spécifiques et de représenter la haute autorité de l’État lors de missions officielles, tant sur le plan national qu’international. Le vice-président participe activement à la coordination de l’action politique et peut se voir confier des dossiers stratégiques nécessitant une expertise technique de haut niveau, domaine dans lequel l’actuel promu excelle.

Cette nomination vient ainsi rassurer les partenaires du Gabon et l’opinion publique nationale. En choisissant un homme dont la compétence n’a d’égale que la courtoisie républicaine, le pouvoir s’assure une interface de choix pour mener à bien les réformes structurelles attendues. Barro Chambrier ne se contente pas d’occuper un siège ; il redonne à la fonction ses lettres de noblesse, alliant la technicité de l’économiste à la sagesse du politique chevronné.

« La maison Gabon prend l’eau », alerte Bilie-By-Nze lors de ses vœux à la nation

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Le passage à l’an 2026 n’a pas adouci le ton de l’opposition gabonaise. Dans une allocution solennelle prononcée le 1er janvier, Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon, a transformé la traditionnelle présentation des vœux en un bilan frontal contre le régime actuel. Deux ans et demi après le coup de force d’août 2023, l’ancien Premier ministre dresse le portrait d’un pays plongé dans la « désillusion » et dénonce ce qu’il qualifie de « République des copains, coquins et consanguins ».

L’opposant a débuté son propos en rappelant l’immense espoir suscité par le changement de régime. « L’espoir a laissé place à la désillusion et le peuple n’y croit plus », a-t-il affirmé d’entrée de jeu. Selon lui, les promesses de restauration des institutions et de fin du clientélisme se sont fracassées sur la réalité d’un pouvoir solitaire. « La volonté du général s’est imposée comme la volonté générale et elle prévaut désormais sur la loi », a-t-il martelé pour souligner une dérive autoritaire.

Il fustige une gestion qu’il résume par le terme de « bricolage », affirmant que le droit a été remplacé par de petits arrangements politiciens au détriment de l’intérêt général. « Bricoler, ce n’est pas gouverner ; bricoler, c’est improviser », a-t-il asséné pour disqualifier la méthode de l’exécutif. Pour le leader d’Ensemble pour le Gabon, cette approche fragilise les fondements mêmes du pays. « Les institutions fonctionnent désormais dans une forme d’exception permanente, dans un clair-obscur constitutionnel fait d’arrangements politiciens », a-t-il déploré.

Une dérive institutionnelle et financière pointée du doigt

Le constat économique est tout aussi sombre. Alain-Claude Bilie-By-Nze pointe une dérive inquiétante des finances publiques, révélant que la dette nationale aurait atteint 8 600 milliards de francs CFA à la fin de l’année 2025. « On nous annonce avoir remboursé 3 000 milliards de dettes alors que la dette est passée à 8 600 milliards, soit 4 600 milliards empruntés en deux ans », a-t-il fustigé. Parallèlement, il dénonce une pression fiscale étouffante sur les ménages, tandis que le coût de la vie asphyxie les foyers. « L’impunité s’est installée au sommet de l’État », a-t-il ajouté pour lier la crise économique à l’absence de redevabilité.

Sur le plan social et sécuritaire, l’homme politique s’est fait l’écho des angoisses de la population face aux crimes rituels et à l’insécurité. « Comment demander à un peuple de croire encore quand il a peur pour ses enfants ? », s’est-il interrogé avec gravité. Pour lui, la gestion actuelle manque de profondeur historique et de sérieux. « Bâtir une nation, ce n’est pas confondre action et gesticulation », a-t-il tonné en conclusion de son analyse sociétale.

L’ancien Premier ministre n’a pas non plus épargné le bilan judiciaire de la transition, qualifiant les récents grands procès, Bongo Valentin et Young team, de « simulacres ». Pour sortir de cette impasse, il appelle à un « réveil collectif » et demande aux Gabonais de ne pas accepter leur sort sans réagir. « Ils veulent nous inculquer une mentalité d’esclave, mais la désillusion n’est pas la résignation », a-t-il conclu pour appeler au sursaut national.