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[Tribune libre] « Au temps fixé »

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Dans un monde obsédé par l’urgence, la performance et le verdict immédiat, certains rappellent que le temps décisif n’est pas celui des hommes mais celui de Dieu, un temps souvent incompris, parfois douloureux, mais toujours porteur de sens et d’accomplissement. C’est dans cette perspective spirituelle, faite d’épreuves, d’espérance et de foi inébranlable, que s’inscrit la réflexion que partage le Dr Yvon Bamba dans cette tribune libre.

Le calendrier de Dieu n’est pas celui des hommes. Que ceux qui se réjouissent disent gloire à Dieu et que ceux qui pleurent croient qu’à tout moment Dieu peut transformer les pleurs en cris d’allégresse.

En clair nous devons comprendre que les humains que nous sommes, nous ne contrôlons rien ici-bas.

Quand nous pensons que tout est fini, Dieu se sert de notre aveuglement spirituel pour faire éclater sa gloire.

À ceux qui souffrent je dirai que les attaques peuvent durer. Les accusations, les injustices, les humiliations peuvent persister, mais le temps de Dieu arrive toujours.

Éccl 3 v 11 déclare : « Il (Dieu) fait toute chose bonne en son temps… »

Dieu montre à Joseph en songe qu’il sera élevé, mais le Très Haut ne l’informe pas qu’il sera trahi par ses frères, jeté dans un trou, vendu à des étrangers et jeté en prison.

Pendant sa traversée du désert, ses ennemis ont dû se réjouir en disant que tout était fini pour lui. Mais toutes ces épreuves n’ont pas empêché son rêve de s’accomplir.

Aucune manipulation spirituelle ne peut annuler ce que Dieu a décidé.

Ce que Dieu bénit, aucun sorcier, aucune parole, aucun rituel ne peut le détruire.

Le désert est le terrain de préparation de ceux qui sont appelés à témoigner de la gloire de Dieu.

Au temps fixé, les hommes seront stupéfaits, les ennemis reconnaîtront la main de Dieu et la victoire deviendra un témoignage.

Bon week-end à tous et à chacun.

Que Dieu veille sur nos vies.

Dr Yvon Bamba

Panthères du Gabon : levée officielle de la suspension de l’équipe nationale

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Le gouvernement gabonais a officiellement levé la mesure de suspension qui frappait l’équipe nationale de football, les Panthères du Gabon. L’annonce a été confirmée par la Fédération gabonaise de football, marquant la fin d’une parenthèse exceptionnelle ouverte après la contre-performance de la sélection lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Cette décision ouvre une nouvelle phase pour le football gabonais, placée sous le signe de la reconstruction et de la relance sportive.

À la suite de l’élimination précoce des Panthères lors de la dernière CAN, les autorités avaient décidé de suspendre l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre. La mesure, rarissime, visait à tirer les leçons d’un échec jugé préoccupant et à enclencher un processus d’audit et de réforme en profondeur. La suspension avait entraîné la dissolution du staff technique et la remise en question de plusieurs choix sportifs et organisationnels.

Avec la levée de la suspension, la sélection gabonaise peut désormais reprendre officiellement ses activités. La Fégafoot est chargée de conduire la nouvelle étape de la relance, notamment à travers la reconstitution d’un encadrement technique, la réorganisation du groupe et la préparation des prochaines échéances sportives. Le recrutement d’un nouveau sélectionneur et la définition d’un projet sportif renouvelé devraient constituer les principales priorités dans les jours à venir.

Au-delà du simple retour à la compétition, les autorités sportives annoncent une volonté de réforme plus globale du football gabonais. Il s’agit d’améliorer la gouvernance, de renforcer la formation, de moderniser l’encadrement et d’instaurer une culture de performance au sein de la sélection nationale. La levée de la suspension apparaît ainsi comme un point de départ plutôt qu’un aboutissement, avec l’ambition affirmée de reconstruire sur des bases plus solides.

Cette décision suscite à la fois soulagement et attentes au sein de l’opinion publique. Les supporters espèrent un véritable renouveau et non un simple retour au statu quo. Les prochaines sorties internationales de l’équipe nationale constitueront un test décisif pour mesurer l’efficacité des réformes annoncées et la capacité des Panthères à renouer avec les résultats.

Grève dans l’Éducation : un premier accord avec SOS Éducation ravive l’espoir

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Le bras de fer qui paralyse le système éducatif gabonais depuis décembre dernier semble enfin amorcer une phase de détente. Alors que la rentrée des classes après les congés de fin d’année s’est effectuée dans un climat de tension extrême marqué par le durcissement du mouvement mené par le collectif SOS Éducation, une avancée significative a été enregistrée ce lundi 12 janvier 2026. La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a annoncé la clôture d’une phase préparatoire de négociations cruciale, menée durant tout le week-end pour dénouer cette crise.

L’issue de ces quarante-huit heures de discussions intensives s’est matérialisée par un acte administratif fort. Aux côtés de ses homologues de la Fonction publique et de l’Économie, la ministre a procédé à la signature d’un texte cadre pour sortir de l’impasse. « Nous avons paraphé un arrêté portant création d’une commission interministérielle », a déclaré Camélia Ntoutoume Leclercq, précisant que cet outil juridique est désormais le socle sur lequel reposent les espoirs de reprise des cours.

Un examen approfondi pour mettre fin au conflit

L’enjeu de cette nouvelle instance est de répondre point par point aux revendications de ce mouvement spontané, né de la base, qui cristallise la colère des enseignants. Selon les termes de la responsable du département de l’Éducation, « cet arrêté vise à examiner en profondeur les situations administratives et financières des personnels du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Instruction Civique, afin d’y apporter des solutions durables et équitables ». Cette approche transversale, impliquant les finances et la fonction publique, constitue la réponse de la tutelle au mécontentement exprimé sur le terrain.

Le dialogue, entamé le samedi 10 janvier, a permis de dégager des pistes de résolution qui seront examinées dès les prochaines heures. La ministre s’est d’ailleurs félicitée de la qualité des échanges qui ont prévalu durant cette phase préliminaire. « Au terme de deux jours de travaux intensifs, les commissions techniques ont transmis au Gouvernement des recommandations concrètes, fruits d’un dialogue transparent et constructif avec les représentants des enseignants », a-t-elle souligné dans sa communication officielle.

Les ministres Laurence Mengue Me Nzoghe, Camélia Ntoutoume Leclercq et Thierry Minko lors de la clôture de la première étape des discussions ce 12 janvier janvier
Les ministres Laurence Mengue Me Nzoghe, Camélia Ntoutoume Leclercq et Thierry Minko lors de la clôture de la première étape des discussions ce 12 janvier janvier.

Vers une phase opérationnelle sous haute supervision

Le calendrier s’accélère désormais pour tenter de mettre un terme définitif à la grève. Dès demain, mardi 13 janvier 2026, la commission interministérielle se réunira au complexe scolaire d’Alibadeng pour entamer la phase opérationnelle des discussions. Ces travaux se dérouleront sous la haute supervision du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, signe de l’importance accordée par l’exécutif à la résolution de ce conflit social.

La ministre a réitéré la volonté des autorités de stabiliser le secteur de manière pérenne pour le bien de la communauté éducative. « Ensemble, nous poursuivons notre engagement en faveur d’une éducation de qualité et de meilleures conditions de travail pour nos enseignants, piliers de la Nation », a conclu Camélia Ntoutoume Leclercq.

Peine de mort au Gabon : Docteur Iloko Boussengui dénonce une « diversion cynique »

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Le paysage politique gabonais est en ébullition depuis la suggestion du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel de réintroduire la peine capitale. Alors que l’émotion populaire semble parfois réceptive à cette idée face à la recrudescence des crimes de sang, l’élite intellectuelle et politique monte au créneau. Parmi les voix les plus critiques, celle du docteur Stéphane Germain Iloko Boussengui se fait entendre avec une virulence particulière.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle voit dans cette sortie une manœuvre délibérée visant à détourner l’attention des Gabonais des maux profonds qui minent actuellement le pays. Pour l’acteur politique, le timing de cette déclaration ne doit rien au hasard. Il estime que le pays s’enlise dans des crises concrètes et douloureuses que le pouvoir peine à juguler. Dans une analyse sans concession, il affirme que ce débat n’a rien de spontané et qu’il s’agit d’une diversion de plus.

Selon lui, pendant que les passions s’enflamment sur une question tranchée par l’histoire constitutionnelle du Gabon, les urgences sociales sont reléguées au second plan. Il cite notamment les grèves dans l’Éducation nationale et le secteur ferroviaire, ainsi que la situation précaire de la main-d’œuvre non permanente.

L’indignation du docteur Iloko Boussengui se porte également sur la déliquescence des services publics de santé. Il pointe du doigt la gestion de la CNAMGS qui prive les citoyens les plus fragiles de prise en charge, ainsi que l’état de délabrement de l’hôpital de Melen. Face à ce constat, il s’interroge sur la légitimité et le cadre de la déclaration initiale. « S’agissait-il d’une opinion personnelle ou de la parole officielle d’une institution consultative de la République ? » questionne-t-il avec insistance, tout en soulignant que le CESEC n’a tenu aucune session ordinaire pour débattre d’un sujet d’une telle gravité.

Le docteur Iloko Boussengui refuse de voir la Nation entraînée dans ce qu’il qualifie de débat factice au mépris des règles républicaines. Pour lui, l’improvisation n’a pas sa place au sein des institutions, surtout lorsqu’il s’agit de tester l’opinion sur des questions fondamentales liées à la vie humaine. « La peine de mort n’est pas un débat ouvert au Gabon », tranche-t-il avec force, rappelant que cette pratique est constitutionnellement dépassée. Il invoque tant les Écritures saintes que les valeurs républicaines pour rappeler le caractère intangible et sacré de la vie.

L’ancien candidat à la présidentielle appelle à une vigilance accrue quant à l’orientation de la nouvelle République. Il rejette l’idée d’une gouvernance par la peur ou par la régression morale. « La Ve République ne peut pas commencer son histoire par un acte de régression morale et juridique », prévient-il, exhortant le gouvernement à ne pas suivre cette voie. Pour Stéphane Germain Iloko Boussengui, l’enjeu n’est pas de restaurer l’échafaud, mais de garantir la justice et la dignité pour tous les Gabonais, loin des manœuvres politiques de diversion.

Guy-Bertrand Mapangou ou le dangereux mirage de la loi du talion

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En proposant le rétablissement de la peine de mort, Guy-Bertrand Mapangou, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a franchi une ligne rouge où la lucidité républicaine s’efface devant la brutalité populiste. Sa sortie, lors des vœux au chef de l’État le 8 janvier 2026, révèle une dérive inquiétante qui menace l’équilibre du Gabon. La société gabonaise est actuellement secouée par une recrudescence des crimes de sang, que l’opinion qualifie de « crimes rituels ».

Le meurtre atroce du petit Cameron Loko a plongé les familles dans une peur viscérale. Chaque jour, l’angoisse grandit face à une barbarie qui semble gangrener le pays. C’est dans ce climat de psychose que le président du CESEC, s’adressant au président Brice Clotaire Oligui Nguema, a évoqué avec gravité les appels populaires face à la « recrudescence de l’affreuse gangrène des crimes crapuleux, face aux enlèvements et meurtres sauvages d’enfants ».

Sans détour, il a suggéré la tenue d’un référendum pour rétablir la peine capitale. Cette proposition, bien qu’ancrée dans une émotion légitime, s’avère techniquement dangereuse. Le Gabon a aboli la peine de mort par la loi n°3/2010 du 15 février 2010, lui substituant la réclusion criminelle à perpétuité. En ignorant les engagements internationaux ratifiés en 2014, Mapangou expose le pays à un isolement diplomatique et à une régression majeure de son image de marque.

L’instrumentalisation de l’effroi au service d’un opportunisme politique

Pour un président d’institution censé éclairer l’exécutif par la raison, cette posture relève de l’émotion brute. Elle confirme un opportunisme qui semble sans limites. Ancien ministre de l’Intérieur puis de la Communication, Guy-Bertrand Mapangou connaît pourtant parfaitement les engagements de l’État. En choisissant d’instrumentaliser la détresse des familles pour manipuler l’opinion, il signe une intervention qui a profondément gêné les observateurs avertis.

L’ironie de cette proposition réside dans son aspect punitif sommaire. Celui qui prône aujourd’hui cette « République du talion » semble ignorer les dérives qu’une telle législation pourrait entraîner dans un système encore en quête de transparence. Le risque est réel de voir des innocents sacrifiés sur l’autel d’une justice expéditive. Au lieu de proposer des réformes structurelles pour la sécurité des citoyens, l’intervenant préfère agiter le spectre de l’échafaud, une solution de facilité qui ne règle en rien le problème de fond des réseaux de commanditaires.

La faillite d’un système face au culte de l’argent facile

La réalité est que la société gabonaise souffre d’un système de privilèges dévoyé. Les crimes de sang prospèrent là où une élite cupide pense pouvoir bâtir une réussite sur le meurtre plutôt que sur le mérite. La corruption et le népotisme ont engendré une caste prête à tout pour conserver ses avantages matériels. Si l’accès aux responsabilités reposait sur la compétence et le sacerdoce, si l’administration était bâtie sur une véritable méritocratie, ces crimes reculeraient d’eux-mêmes. Ces meurtres ne sont pas une fatalité culturelle, mais le symptôme d’une perte totale de repères moraux dans une société où l’ascension sociale semble parfois déconnectée du travail.

La méritocratie et la justice contre la tentation de la mise à mort

Le retour à la mise à mort n’est pas la solution. Aucune République sérieuse n’utilise ses institutions pour éliminer ses citoyens. La seule réponse viable réside dans une justice indépendante et ferme, capable de frapper les vrais commanditaires, y compris les intermédiaires occultes. Brice Clotaire Oligui Nguema a d’ailleurs rappelé avec force que la main de  l’État ne tremblera pas devant les criminels.« Je réaffirme avec fermeté que l’État ne laissera pas impunis les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires, quels qu’ils soient », a-t-il martelé.

Cependant, en instruisant clairement le président du CESEC d’initier cette consultation populaire, le chef de l’État ouvre une boîte de Pandore. Cette décision risque de transformer une émotion légitime en une confusion juridique périlleuse, mêlant homicides volontaires, crimes rituels et simples braquages sous le même couperet. La voie républicaine doit demeurer celle de l’éducation et de l’indépendance judiciaire. Il s’agit d’enseigner aux futures générations que la réussite s’acquiert par les études et l’effort, non par le crime.

Guy-Bertrand Mapangou, serviteur de longue date du régime déchu, n’a jamais brillé par une vision de développement, mais il trouve aujourd’hui la « brillantissime » idée de ramener le pays à une « République de la mort ». Cette proposition funeste trahit une absence de hauteur et expose le Gabon à l’opprobre. Le pays mérite une élite responsable, non des pulsions dictées par l’opportunisme.

Vœux au Président de la République : La FEG trace la voie d’une économie forte en 2026

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Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux au chef de l’État, le 8 janvier dernier, la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) a rompu avec le simple protocole pour livrer un plaidoyer offensif en faveur de la relance.

Dans son adresse au président Brice Clotaire Oligui Nguema, le patron des patrons, Alain Claude Kouakoua, a dessiné les contours d’une année 2026 placée sous le signe de la performance, à condition de lever les verrous structurels qui entravent encore l’initiative privée.

L’urgence financière : solder le passif pour libérer l’investissement

Le premier axe de cette feuille de route concerne la survie immédiate des opérateurs. Pour la FEG, la relance est intrinsèquement liée à l’apurement de la dette intérieure. Alain Claude Kouakoua a rappelé que les délais de paiement excessifs « assèchent les capacités financières des opérateurs économiques et freinent l’investissement ainsi que la création d’emplois ».

Dans cette optique, le règlement total et définitif de cette créance souveraine demeure, selon lui, indispensable pour redonner du souffle aux entreprises et restaurer une confiance mutuelle entre l’État et ses partenaires privés.

Un environnement des affaires à réformer pour plus de compétitivité

Au-delà de la question monétaire, c’est tout le cadre opérationnel qui est remis en question. Le patronat dénonce une pression administrative multiforme, citant « la multiplication des contrôles, la persistance de la parafiscalité et l’hétérogénéité des pratiques ». Ce climat est aggravé par une économie informelle galopante qui, en plus de fragiliser l’équité, « érode l’assiette fiscale ».

Pour y remédier, la fédération prône une harmonisation des procédures et une meilleure lisibilité des prélèvements. Cette exigence de clarté s’étend au secteur logistique, où la FEG appelle à une réforme de la chaîne portuaire orientée vers la « digitalisation et la responsabilisation des acteurs » afin de réduire les surcoûts qui alimentent la cherté de la vie.

Un pacte social fondé sur l’équilibre et l’adéquation emploi-formation

Enfin, la vision de la FEG pour 2026 intègre une dimension sociale prudente. Tout en reconnaissant la CNSS et la CNAMGS comme des piliers du modèle gabonais, le patronat plaide pour des réformes « concertées, progressives et équilibrées » qui ne sacrifieraient pas la viabilité des entreprises sur l’autel de la protection sociale. Ce partenariat renouvelé doit également s’attaquer au défi de la jeunesse.

Pour Alain Claude Kouakoua, l’adéquation entre les besoins du marché et les dispositifs de formation doit devenir une priorité absolue afin d’offrir des perspectives concrètes aux jeunes tout en répondant aux attentes techniques des employeurs. En se positionnant comme une véritable vigie, la FEG propose ainsi au sommet de l’État un contrat de performance où l’écoute du terrain devient le moteur de la croissance nationale.

L’ENS bat le fer devant l’ANBG : six mois sans bourses, la coupe est pleine

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Le siège de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) est le théâtre d’une vive tension ce lundi 12 janvier 2026. Dès les premières lueurs de l’aube, les étudiants de l’École normale supérieure (ENS) ont investi les lieux pour manifester leur exaspération face à une situation précaire qui perdure. En cause, le non-versement de leurs allocations d’études depuis juillet 2025, plongeant de nombreux futurs enseignants dans une détresse financière alarmante.

Sur place, l’ambiance est électrique et prend les traits d’un véritable concert de casseroles. Dans un vacarme assourdissant, les manifestants frappent sur tout objet métallique à leur portée pour briser le silence de l’administration. « Notre patience a désormais des limites : nous réclamons simplement de quoi vivre et étudier dans la dignité », s’indigne l’un d’entre eux, pointant du doigt l’impossibilité de subvenir à ses besoins élémentaires après un semestre d’attente.

L’ENS bat le fer devant l’ANBG : six mois sans bourses, la coupe est pleine
Les manifestants, bien déterminés a aller jusqu’au bout

La détermination est palpable sur les visages, malgré la fatigue accumulée. « Nous ne reculerons pas d’un iota et ce sit-in se poursuivra jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause », prévient un autre manifestant, témoignant de la fermeté d’un mouvement qui refuse désormais les promesses sans lendemain.

La mobilisation a rapidement provoqué l’intervention des forces de l’ordre. La police est désormais déployée sur les lieux pour encadrer le rassemblement, alors que les grévistes attendent toujours un signal fort de la direction de l’ANBG. Pour ces étudiants, l’enjeu dépasse la simple revendication financière ; il s’agit de la survie même de leur cursus académique.

L’ENS bat le fer devant l’ANBG : six mois sans bourses, la coupe est pleine
Seule une réponse efficace de la tutelle permettant le paiement de plusieurs mois dus pourra faire baisser la fièvre, assurent les grévistes

Face à l’enlisement de la situation, l’ouverture d’une médiation avec le ministère de l’Enseignement supérieur semble désormais inévitable. Seule une concertation directe entre la tutelle, le ministère en charge des Finances et les représentants des étudiants pourrait permettre de débloquer les fonds nécessaires et d’apaiser durablement le climat social au sein de l’ENS. Sans un calendrier de paiement précis, le risque d’une contagion de la colère à d’autres établissements universitaires reste entier.

AFG Bank Gabon : La fidélité au travail célébrée sous le sceau de l’excellence

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L’effervescence était à son comble au Radisson Blu de Libreville le vendredi 9 janvier 2026. L’African Financial Group Bank y a orchestré une cérémonie d’envergure pour honorer 35 de ses collaborateurs, élevés au rang de modèles de loyauté. L’événement a pris une dimension particulière avec la présence de Jacqueline Ilogue Bignoumba, ministre du Travail, du plein emploi, du dialogue social et de la formation professionnelle, dont c’était la toute première immersion officielle.

Pour le membre du gouvernement, cet acte va bien au-delà de la simple remise de décorations. « Ces distinctions ne sont pas de simples récompenses, mais le symbole d’une vie consacrée au développement de l’économie nationale », a souligné la ministre.

Le président du Conseil d’Administration, Jacques Adiahenot, a profité de cette tribune pour saluer le parcours exemplaire de ses équipes et les résultats solides enregistrés au cours de l’exercice 2025. Il a rappelé que la force de l’institution réside dans la constance de ses talents. « Ces distinctions sont des marques de reconnaissance, mais aussi des encouragements pour tous les travailleurs à persévérer avec rigueur et passion », a-t-il déclaré.

Au cœur des allocutions, la question du capital humain s’est imposée comme le véritable moteur de la banque. La ministre a d’ailleurs martelé que la pérennité financière ne peut s’envisager sans un pacte social solide entre l’employeur et ses agents. « La performance d’une institution comme AFG Bank Gabon repose avant tout sur la qualité de son climat social et la valorisation de ses ressources humaines », a insisté Jacqueline Ilogue Bignoumba.

Le clou de la journée fut la décoration des récipiendaires, arborant fièrement leurs médailles de bronze, d’argent et d’or pour 10, 20 et 30 années de service. Ce marathon professionnel exige une stabilité qui prend souvent racine dans la sphère privée, un aspect que l’autorité ministérielle n’a pas manqué de mettre en lumière. « La sérénité au foyer est le moteur de l’efficacité professionnelle », a rappelé la ministre du Travail.

Dans une ambiance conviviale et résolument tournée vers les défis futurs, AFG Bank Gabon a démontré qu’elle dispose d’un socle humain prêt à affronter la concurrence. En guise de mot de la fin, les responsables de l’établissement ont affiché leur confiance en l’avenir. « Avec un personnel engagé, tout est envisageable », a rappelé la direction.

L’AES fait bloc derrière le Venezuela face à « l’agression » américaine

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Dans un communiqué officiel publié le 8 janvier 2026, la Confédération des États du Sahel (AES) a réagi avec une rare virulence à l’intervention militaire des États-Unis sur le sol vénézuélien. En dénonçant une violation caractérisée des normes internationales, l’organisation sahélienne entend porter le débat devant les plus hautes instances mondiales.

L’indignation est unanime au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Réunis sous la bannière de la Confédération, les trois pays ont exprimé leur « vive préoccupation » à la suite d’une opération aéroportée américaine. Selon le document signé par le Capitaine Ibrahim Traoré, actuel président en exercice de l’alliance, cette incursion étrangère aurait conduit à « l’enlèvement illégal » du président Nicolás Maduro et de son épouse.

Pour les capitales de l’AES, cet événement dépasse le cadre d’une crise régionale pour devenir une attaque frontale contre les piliers de la diplomatie moderne. Le texte souligne que l’usage de la force armée contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État souverain constitue, par définition, un acte d’agression. « La Confédération AES condamne fermement cet acte grave et contraire au droit international, notamment aux principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations Unies », martèle le communiqué.

Une remise en cause de l’ordre international

Cette prise de position n’est pas fortuite pour une organisation qui a placé la protection de la souveraineté au cœur de son existence. L’AES voit dans cette action une dérive d’autant plus alarmante qu’elle émane d’un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette situation, selon les termes de la Confédération, participe à une « fragilisation continue de l’ordre international » qui menace directement la stabilité globale.

L’alliance sahélienne ne se limite pas à une protestation formelle et appelle désormais à une réaction concrète du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle exhorte l’institution internationale à sortir de sa réserve afin de condamner l’action de Washington et de restaurer la légalité internationale, laquelle a été, selon elle, bafouée par cette intervention musclée.

En réaffirmant son attachement indéfectible à un ordre mondial multipolaire fondé sur l’égalité souveraine des États, la Confédération a tenu à témoigner sa totale solidarité au peuple vénézuélien. Ce soutien sans faille illustre l’ambition de l’alliance de peser davantage dans l’arène géopolitique mondiale tout en consolidant ses liens avec les nations partageant une ligne politique résolument anti-impérialiste.

Gouvernement : l’impératif de résultats au cœur du séminaire de Libreville

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L’heure n’est plus aux diagnostics mais à l’efficacité immédiate. Au lendemain du premier séminaire gouvernemental de l’année, tenu ce samedi 10 janvier 2026 à Libreville, le message adressé à la nouvelle équipe est sans équivoque : l’action publique doit désormais se traduire par des bénéfices concrets pour les citoyens. Cette rencontre stratégique, la première depuis la nomination du gouvernement le 1er janvier dernier, a servi de cadre à un rappel à l’ordre solennel sur les priorités de l’État.

Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a donné le ton dès l’ouverture des travaux en rappelant aux ministres, secrétaires généraux et responsables de l’administration la nature profonde de leur engagement. « Notre mission est claire et noble : servir l’intérêt général, sans complaisance ni calcul », a-t-il martelé dans l’enceinte du Conseil interministériel. Durant dix heures d’échanges intensifs, les participants ont balisé les chantiers de l’exercice 2026, s’appuyant sur des piliers tels que le fonctionnement de l’Exécutif, le cadre juridique de l’action publique, la Loi de finances 2026 ainsi que le Plan national de croissance et de développement 2026-2030.

Au-delà de la mise à niveau technique, la primauté a été donnée à l’impératif de performance. Le Vice-Président a fermement averti ses collaborateurs en affirmant qu’« apprendre ne suffit pas », les exhortant à s’extraire des simples réflexions pour entrer de plain-pied dans l’exécution. Pour le numéro deux du gouvernement, la responsabilité des décideurs est désormais engagée. « Il nous appartient désormais de traduire ces échanges en décisions opérationnelles, puis en actions concrètes sur le terrain », a-t-il affirmé.

Cette exigence de transformation répond directement à une pression sociale croissante, dans un contexte où les attentes restent fortes et où les marges de manœuvre de l’État sont étroitement surveillées. Hermann Immongault a ainsi insisté sur le fait que les enseignements tirés de ces travaux devaient impérativement permettre « d’avancer plus rapidement, avec méthode et efficacité », posant les jalons d’une gouvernance basée sur la discipline et la coordination.

Alors que ce séminaire marque le début d’une phase que l’Exécutif veut résolument opérationnelle, le cap est désormais fixé et la méthode annoncée. Il reste maintenant l’épreuve du terrain, là où les populations attendent moins des discours que des changements tangibles dans leur quotidien.